Ostéopathie

1. Historique

Andrew Taylor Still (1828-1917) est le fondateur de l’ostéopathie. Dans son enfance, il accompagnait son père qui était pasteur méthodiste et rebouteux. Il observait les manipulations empiriques que son père pratiquait. Andrew n’avait pas fait d’études médicales, mais il avait le sens de l’observation : il s’amusait à disséquer des écureuils pour comprendre le fonctionnement de leur squelette.

En 1861, quand débuta la guerre de sécession, Still fut recruté dans l’armée de l’Union et pratiqua une médecine d’urgence, avec les moyens du bord. Ce fut à partir de ces nombreuses observations et expérimentations qu’il mit peu à peu en place une théorie et une pratique. Il pensait que tout déplacement articulaire, même minime, nommé subluxation, peut entraîner des troubles fonctionnels et même des pathologies avérées. Still créa le concept d’ostéopathie en 1855 avec ce postulat : « la structure gouverne la fonction ».

2. Trois concepts fondent l’ostéopathie

* L’être humain est un tout psycho-somato-spirituel. Toute lésion à un endroit du corps peut avoir des répercussions à n’importe quel autre endroit du corps.
* L’être humain possède en lui toutes les capacités à l’auto guérison. L’ostéopathie ne fait que stimuler ces facultés d’auto guérison.
* La fonction dépend de la structure. Si les structures ostéo-myo-articulaires empêchent une bonne vascularisation, il peut s’en suivre une limitation du mouvement ou une immobilisation entraînant l’enraidissement de l’articulation et des tissus péri-articulaires.

Still fonde en 1892 son école : the American school of osteopathie à Kiksvillen dans le Missouri. Un de ses élèves, John Martin Little John, fonde en 1917 la première école d’ostéopathie en Angleterre. Toutes les écoles d’ostéopathie en Europe, quelles que soient leurs divergences, se recommandent de ces fondateurs.

3. Domaine où l’ostéopathie prétend pouvoir intervenir

L’ostéopathie s’est beaucoup diversifiée et prétend pouvoir apporter sa contribution spécifique dans presque tous les domaines de la médecine.
Ainsi, l’ostéopathie se veut intervenir pour les pathologies congénitales, néo-natales, orthopédiques, rhumatismales, traumatiques, neurologiques, psychiatriques, gastro-entérologiques, les pathologies de la sphère uro-génitale, de la sphère ORL, de la sphère broncho pulmonaire…

4. Reconnaissance légale en France

Ce n’est que récemment que l’ostéopathie a été reconnue par le gouvernement français. En voici la définition :

« l’ostéopathie et la chiropraxie constituent un ensemble de pratiques manuelles ayant pour but d’identifier les dysfonctionnements de mobilité du corps et d’y remédier par des techniques appropriées ».

5. Enseignement

Pour les médecins et les kinésithérapeutes, la formation en enseignement théorique et pratique est d’environ 1 200 heures. Pour le titulaire du baccalauréat, elle est de 2 660 heures, soit trois ans d’études.

Depuis septembre 2007, 33 écoles ont été autorisées en France à former et à délivrer un diplôme d’ostéopathie. Dans quelque temps, il s’en trouvera une quarantaine. Ces écoles privées recrutent des élèves ayant le bac et pouvant payer une scolarité coûteuse. Chaque année, 2 000 ostéopathes obtiendront leur diplôme d’ostéopathie (DO). Il n’y aura pas assez de travail pour tout le monde. À titre de comparaison, il y a 40 000 dentistes en exercice en France, avec 1 000 dentistes formés chaque année. Cette multiplication à venir des ostéopathes n’est pas sans poser de sérieuses questions quant à leur volonté d’élargir leur domaine de compétence et de compléter leurs pratiques par des méthodes de moins en moins contrôlables.

L’académie de médecine n’a toujours pas validé l’ostéopathie, émettant périodiquement de sérieuses réserves car aucune étude scientifique sérieuse n’a encore prouvé son efficacité. Cependant, de plus en plus de personnes ont recours à ce type de soins et disent trouver un mieux-être, un arrêt des douleurs, une amélioration de leur mobilité.

5. Il existe plusieurs formes d’ostéopathie

A. L’ostéopathie structurale
L’ostéopathie structurale recouvre toutes les techniques de « reboutage » qui, au fur et à mesure de la pratique et de l’observation, ont donné lieu à des protocoles de manipulations manuelles (parfois différents selon les écoles). Ce sont des gestes secs et précis qui permettent de remettre des vertèbres ou d’autres os qui auraient été déplacés légèrement (subluxation). Ces manipulations peuvent être audibles. On entend un léger craquement. Elles permettent, lorsqu’elles sont bien faites et à bon escient, de récupérer la mobilité des articulations et de faire cesser ou atténuer la douleur.
Un bon praticien va d’abord masser pour détendre les muscles et favoriser la circulation, permettre au patient de trouver un climat de confiance et de relaxation, avant d’opérer le geste sec et précis qui permet la libération de ou des articulations ou des zones douloureuses et coincées.

B. L’ostéopathie fonctionnelle
L’ostéopathe par des gestes précis et doux, amplifie le mouvement de l’articulation en souffrance dans le sens de la non-douleur. Cela permet ensuite une correction douce et spontanée. Les techniques sont dites « directes » quand elles agissent directement sur les os contigus à l’articulation. Elles sont dites indirectes quand elles utilisent un bras de levier.

C. L’ostéopathie viscérale
L’ostéopathie viscérale s’occupe de la « renormalisation » des mouvements des organes internes ou des viscères (foie, estomac, intestins, poumons, utérus) qui seraient perturbés dans leur mobilité. Des tests et des manipulations très douces aident à la recherche des tensions anormales des fascias et ligaments qui suspendent et stabilisent les viscères à l’appareil locomoteur. Pour l’ostéopathie viscérale, il existe un mouvement global ainsi qu’un mouvement propre à chacun des organes internes.

D. L’ostéopathie crânienne
C’est Sutherland (1873-1954) qui, le premier, décrit un déplacement des os du crâne perceptible à une palpation très affinée.
Pour les ostéopathes crâniens, toute diminution, altération ou cessation de la mobilité des os du crâne, peut entraîner des perturbations dans tout le corps. La mobilité des os du crâne serait liée au mouvement respiratoire primaire (MRP), mouvement involontaire dû
– au mouvement du cerveau lui-même dans la boîte crânienne,
– au mouvement du liquide céphalo-rachidien,
– aux tensions réciproques des membranes crâniennes et rachidiennes.
Ces mouvements minimes entraîneraient des mouvements très subtils, mais perceptibles, des os du crâne et du sacrum, et même de tout le corps. En percevant et en accompagnant les zones de blocage et de diminution de mouvement, l’ostéopathe crânien est censé ré-harmoniser les tensions et les disfonctionnements de toutes les articulations et donc procurer un effet bénéfique sur tout l’organisme.

E. L’ostéopathie fluidique est encore plus subtile
L’ostéopathe entre dans l’intimité des mouvements crâniens ou des tissus des organes, des viscères. Attentif au mouvement respiratoire primaire, il va l’accompagner pour aider le corps à s’harmoniser par lui-même.
L’ostéopathie crânienne et fluidique s’intéresse beaucoup à la symphyse sphéno-basilaire, c’est-à-dire au point de jonction entre la base de l’occiput et le sphénoïde.

Prenons connaissance de ce qu’en dit Yves Guillard, dans son livre « L’ostéopathie en douceur » :

« Pendant ses études d’ostéopathie, le praticien apprend à tester les mouvements de la symphyse sphéno-basilaire… Ce test demande bien sûr une grande finesse car il faut « rentrer dans l’inertie des tissus » pour pouvoir les mobiliser. Mais il y a possibilité d’aller encore plus loin : au lieu de chercher à faire bouger le crâne dans le sens du test, il suffit d’imaginer simplement ce mouvement. Et oh surprise ! Le mouvement se fait alors tout seul, mais il est devenu beaucoup plus précis.

Cette capacité d’induire des mouvements extrêmement fins par la pensée est bien connue et elle est utilisée dans d’autres disciplines que l’ostéopathie. Mais elle ouvre la porte à une approche ostéopathique raffinée, agréable, pour le patient comme pour le thérapeute et d’une remarquable efficacité ».

L’ostéopathie, comme beaucoup d’autres thérapies manuelles lorsqu’elles sont pratiquées par des personnes bien formées compétentes et honnêtes, peut permettre un réel soulagement dans de nombreuses pathologies dites fonctionnelles : c’est-à-dire quand la fonction de l’articulation des tissus, des organes ou des viscères, est perturbée. Elle est par contre impuissante quand il s’agit de lésions avérées concernant la structure, notamment les cancers, les maladies dégénératives, héréditaires, ou les traumatismes lésant irrémédiablement telle ou telle partie du corps.

Un même thérapeute peut, en un premier temps, procéder à des approches pertinentes, efficaces et saines. En un deuxième temps, une autre pratique peut s’insinuer insidieusement, moins rationnelle, moins objectivable, qui s’apparente d’avantage au magnétisme ou à la médiumnité. Il ne s’agit pas de dénoncer l’osthéopathie ! Il s’agit d’ailleurs ici de l’osthéopathie fluidique, une branche particulière. Ainsi, Yves Guillard, déjà cité, donne ce témoignage à propos de la qualité de ce toucher hyper léger que l’ostéopathe peut acquérir :

« Peu à peu j’ai allégé mon toucher, ne cherchant plus qu’à induire les mouvements recherchés. Et à ma grande surprise, la sensation est devenue de plus en plus évidente, jusqu’au moment où je me suis rendu compte que mes mains n’étaient plus du tout en contact, mais nous entrons là dans un autre domaine… ».

C’est précisément « ce domaine » qui à la fois doit être l’objet d’une analyse critique sur le plan thérapeutique comme du discernement sur le plan spirituel.

Pour lors, redonnons la parole à Yves Guillard :

« Une autre expérience m’a également marqué et amusé : j’ai eu la chance de travailler pendant deux jours avec un magnétiseur. Cela nous a amené à faire ensemble plusieurs constatations. Nous trouvions à peu près les mêmes zones de lésion, lui en cherchant les régions chaudes et froides, et moi en testant la mobilité des différents diaphragmes. Quand je posais mes mains sur une partie quelconque du corps de mon patient et que mon ami travaillait sur une autre zone, je sentais immédiatement entre mes mains les modifications apportées par son action. Inversement, il ressentait aussitôt toutes les modifications que je pouvais apporter chez le patient. »

La suggestion de l’opérateur peut provoquer concrètement ce qu’il imagine. Pour preuve, voici le témoignage d’un kinésithérapeute en formation d’ostéopathie. Lors d’un exercice, il devait percevoir le mouvement respiratoire primaire crânien. Pour ce faire, il faut poser très délicatement les mains sur le crâne du patient et percevoir les mouvements dans une attitude de grande réceptivité ; cette perception nécessite un climat de relaxation important du thérapeute comme du patient. Dans le témoignage relevé, quelques minutes après le commencement de l’exercice, le patient a déclaré qu’il ressentait des maux de tête dans la région frontale. Le kinésithérapeute a réalisé qu’il était alors en train de rêver : il était au bord de la mer et des vagues venaient se fracasser sur des rochers. Cette expérience a été très troublante pour lui. Son rêve éveillé qu’il n’avait pas contrôlé, avait eu cet effet que lui a révélé le patient. Cela l’a incité à abandonner ce genre de pratique.

Bertran Chaudet

Les soins esséniens

Objet : Demande d’avis sur les soins esséniens

Je me permets de solliciter votre avis sur les conseils d’une amie paroissienne, que vous avez déjà aidée, et qui m’a invité à consulter votre site web suite à une conversation que nous avons eue récemment ensemble.

Voici l’objet de mon questionnement :

L’une de mes amies, avec qui je discute régulièrement de questions de spiritualité, prend depuis quelques années des cours pour donner des soins esséniens. La définition qui est donnée de ces soins sur le site de référence est la suivante :

« Les soins esséniens sont une approche thérapeutique qui utilise le pouvoir guérisseur de la lumière et du son ainsi que le massage de points énergétiques dans le but de maintenir ou rétablir un équilibre harmonieux entre le corps, l’âme et l’esprit. Ces soins agissent en rétablissant la circulation de l’énergie qui a été perturbée par le stress, la maladie, les formes-pensées négatives et les difficultés de la vie quotidienne. »

http://sois.fr/therapie_essenienne/presentation_des_soins_esseniens/

[…]

Récemment, cette amie m’a proposé de me faire l’un de ses soins, afin de parfaire les techniques qu’elle apprend dans ses stages. Comme j’ai beaucoup d’affection et de confiance en elle, j’ai tout de suite accepté cette idée, mais en l’évoquant à mon amie de la paroisse, cette dernière m’a mis en garde contre ces pratiques, en m’avertissant qu’elles pouvaient ouvrir des portes au Malin, et causer des dégâts importants sur ma vie, celle de mes proches et de mes descendants sur plusieurs générations.

C’est fort de cet avertissement et sur son conseil que je me suis rendu sur votre site, en pensant y trouver quelques réponses ou éclaircissements. J’avoue ne pas comprendre quel pourrait être le lien entre ces soins prodigués dans un esprit de bienveillance, et les ouvertures occultes qui pourraient en résulter.

Je n’ai aucun doute sur le fait que le satanisme, le spiritisme, la magie noire ou les sciences occultes sont autant de portes ouvertes vers Satan, et doivent être bannis de notre vie de Chrétien. Cependant, sommes-nous ici dans ce cas de figure ? Comment pourrait-on expliquer que l’action humaine visant le rétablissement énergétique dans le corps d’autrui pour son bien puisse déplaire à Dieu et ouvrir des canaux vers Satan ? Le cas échéant, peut-on s’appuyer sur des bases bibliques qui pourraient en expliquer la cause ?

Aussi, avant d’aller plus loin dans la suite à donner à sa proposition, et connaissant maintenant votre intérêt pour ces sujets, je me permettais de vous envoyer un mail pour savoir si vous aviez un avis sur la question, et si, selon vous, la pratique des soins esséniens et le christianisme pouvaient cohabiter sans faille ou de façon indifférente, ou si au contraire les deux étaient incompatibles. En effet, il me serait fort regrettable de m’adonner à quelque pratique qui éloigne de Dieu, en en ayant été informé préalablement, et avec les éléments de compréhension qui s’imposent.

 

Bonjour…

Vous écrivez avec justesse : « Le satanisme, le spiritisme, la magie noire ou les sciences occultes sont autant de portes ouvertes vers Satan, et doivent être bannis de notre vie de Chrétien. ». Il faudrait ajouter que toutes les techniques énergétiques, quelles qu’elles soient : reiki, soins esséniens, etc. ouvrent vers le monde des ténèbres.

Car vous voyez bien, en fouillant le site d’Anne Givaudan dont vous me faites une citation, qu’on est totalement ailleurs ; on est dans le réseau multiforme du Nouvel Age…

Vous écrivez : « Comment pourrait-on expliquer que l’action humaine visant le rétablissement énergétique dans le corps d’autrui pour son bien puisse déplaire à Dieu et ouvrir des canaux vers Satan ? »Il ne s’agit pas d’une action purement humaine ; à partir du moment où l’on prétend se brancher sur l’énergie universelle, on est exactement dans le même cas de figure que pour le magnétisme, le reiki, ou la conjuration des brûlures… Ça marche tout de suite, parce que ceux qui tirent les ficelles derrière sont les puissances des ténèbres… Vous aurez donc dans un premier temps une sorte d’amélioration et de bien-être, et dans un deuxième temps, une « gamelle », un problème directement spirituel, car vous avez ouvert la porte.

Cette Anne Givaudan a collaboré avec Daniel Meurois ; et la liste des livres publiés par cet homme (dont « Visions esséniennes ») nous donne des nourritures encore plus ésotériques… Un ami écrivait, à la lecture de la 4° de couverture :

«  Nous sommes en plein délire essénien. Pas celui de Ernest Renan dans sa vie du Christ qui disait : « Le christianisme est un essénisme qui a réussi ». En fait là il s’agit d’un syncrétisme caricatural réunissant la kabbale juive et ses sephiroth, et un ésotérisme théosophe avec les chakras et leur purification. Un montage ésotérico mystico nébuleux qui semble faire quelques adeptes. Un délire sur le plan historique et une escroquerie pour le reste. Il y a une médecine essénienne issue de ce délire, particulièrement efficace quand on n’a rien, et toxique si l’on est réellement malade… »

Voyez aussi : http://www.esseniens.com

http://sois.fr

Fouillez les sites, regardez les images, lisez les titres des publications…

Tirez-en vous-même les conclusions.

Bien cordialement.

DA

La violence psychologique

La violence psychologique : un document de travail

Voici un document de travail canadien assez complet : La violence psychologique : un document de travail. Centre national d’information sur la violence dans la famille. Préparé par Deborah Doherty et Dorothy Berglund. Ottawa : Agence de la santé publique du Canada, 2008.

Télécharger le document 

 

Maltraitance psychologique et résilience

Le fonctionnement familial psychologiquement maltraitant

Un travail de Michelle Vanhooland (Université Rennes2)

Télécharger le document.

Voir son livre :

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=35202

 

Les 15 signes avant-coureurs de la violence psychologique

Les manipulateurs ont des comportements qui permettent de les repérer très tôt dans une relation. La victime potentielle peut alors choisir de poser immédiatement des limites ou de quitter la relation.

http://www.mirepi.com/PDF/signesavant.pdf

Le traumatisme psychique

Un livre de M. François Lebigot, Éd. yapaka.be, coordination de l’aide aux victimes de maltraitance. Ce livre traite du trauma sur la base d’une conception non banalisante, telle qu’elle ressort d’une clinique et d’une psychopathologie rigoureuses et émerge d’un intérêt porté au sujet traumatisé plus qu’à ses symptômes.

http://www.yapaka.be/sites/yapaka.be/files/ta_trauma_psychique.pdf

Suicide : l’autopsie psychologique

Véritable méthode d’investigation scientifique s’inscrivant dans le cadre de travaux de recherche, l’autopsie psychologique vise à identifier les facteurs de risque, les événements précipitants ainsi que les interactions complexes entre les différents facteurs susceptibles d’être impliqués dans le geste suicidaire. Son principe repose sur l’analyse rétrospective du parcours psychologique, social et médical de sujets décédés par suicide.

Obtenir une meilleure connaissance des causes de décès par suicide, tel est l’enjeu pour améliorer la prévention du suicide et tel est également l’objectif de l’autopsie psychologique. En France, le suicide est une priorité de santé publique qui a conduit à la mise en place, depuis 2000, d’une stratégie nationale de prévention des actes suicidaires. Développée aux États- Unis et dans quelques pays nordiques, l’autopsie psychologique n’est pour l’instant pas appliquée en recherche en France car il n’existe pas de protocole standardisé.

Un document de l’INSERM

 

Analyse

  1. Connaissance des décès par suicide …………………………………………. 1
  2. Conditions et pré-requis de l’autopsie médicolégale :
    aspects pratiques et juridiques …………………………………………………. 7
  3. Principes et méthodologie de l’autopsie psychologique ……………… 11
  4. Bonnes pratiques cliniques et aspects psychologiques ………………… 21
  5. Considérations méthodologiques et éthiques appliquées

à l’analyse des corrélats biologiques …………………………………………. 29

  1. Estimation des besoins de formation pour la réalisation
    d’autopsies psychologiques ……………………………………………………… 37
  2. Application de l’autopsie psychologique
    aux suicides survenus en détention………………………………………….. 47
  3. Application de l’autopsie psychologique aux suicides
    au cours d’hospitalisations ……………………………………………………… 55
  4. Application de l’autopsie psychologique aux suicides

sur route et dans les transports ………………………………………………… 63

Stress, traumatisme et harcèlement

Une conférence (25 octobre 2001) de Didier ANTHOR, Psychothérapeute, Consultant senior en ressources humaines.

Cet exposé constitue une tentative de précision sur les notions de stress, de harcèlement et de traumatisme ainsi qu’une approche des liens que ces notions entretiennent entre elles.

L’usage des notions

Depuis Saussure, nous savons que le signe linguistique est aléatoire et que de même il y a plusieurs niveaux de langue. Un même mot a plusieurs sens et plusieurs usages avec des publics et des contextes différents. Le mot stress dans un domaine médical va faire référence à dès phénomènes biologiques, avec notamment, la production de substances telles que l’adrénaline, la noradrénaline et le cortisol. Le même mot stress, chez les psychologues va désigner un état psychologique, avec trois phases : la phase d’adaptation, la phase de résistance, la phase de dépassement. Dans le grand public, le stress désigne la pression mentale ressentie dans une situation : par exemple, il est commun de dire « ici tout le monde est stressé ! », « ici on manage par le stress ».

En fait, les trois notions qui nous intéressent (stress, harcèlement et traumatisme) sont passées d’un domaine scientifique à un usage grand public. Il y a actuellement une banalisation de la notion de harcèlement qui sert à la fois deux maîtres : l’intégration dans notre système de connaissance d’un phénomène nouvellement reconnu socialement et une protection contre celui-ci. En affirmant à qui veut bien l’entendre que tout le monde peut être stressé, harcelé, traumatisé, les individus se défendent magiquement, tentent au niveau des mots de nier leur fragilité.

La souffrance et la destruction que représentent ces processus sur les plans psychique et biologique. Chacun de ces processus peut conduire à la mort par pathologie ou par suicide. À la réception téléphonique du centre de prévention, 25 % des appelants confient avoir fait au moins une tentative de suicide. Les psychothérapeutes, accueillent des personnes qui sont hémiplégiques, en énurésie secondaire ou atteints de bien d’autres maux, à la suite d’un harcèlement moral au travail.

Pour avancer dans la compréhension, abordons en premier la notion de stress, sujet principal de l’exposé de ce soir.

La définition du stress

Le stress se manifeste, quand, face à un événement qu’elle considère comme important et comme une menace éventuelle, une personne doit juger de ses ressources personnelles et sociales afin d’être en mesure d’assumer la situation. Il lui faut alors élaborer des stratégies d’ajustement pour en réduire la perturbation ; si la mobilisation des ressources permet de le faire, cela va constituer une expérience positive qui renforce le sujet (c’est un stress normal), dans le cas contraire, cela va introduire un dysfonctionnement chez la personne, qu’elle va traiter grâce à ses défenses habituelles, si le dysfonctionnement s’installe, il va entraîner des pathologies psychiques et physiques (c’est un stress chronique).

Le stress est une réponse non spécifique à la situation ; que l’agent stresseur ou la situation soient plaisants ou désagréables, cela n’est pas important « la seule chose qui compte, est l’intensité de la demande de réajustement ou d’adaptation ». Le stress a trois objectifs : il focalise l’attention, il mobilise les capacités mentales et il incite à l’action. De nature réactionnelle, le stress disparaît lorsque disparaît le stresseur.

Si l’on peut mieux décrire les différents états du stress et voir en quoi le même mécanisme d’adaptation à une situation peut dans certains cas être favorable pour la personne, dans d’autre cas néfaste, on serait tenté de voir dans la situation extérieure au sujet, la cause de cette distinction importante. La tentation est grande ; une typologie des « mauvais cas de figure » pourrait rendre d’énormes services en matière de santé. En réalité, ce n’est pas la situation qui doit être qualifiée de stressante, mais c’est essentiellement l’évaluation subjective faite par la personne qui importe. Il nous faut renoncer ici à une illusoire description objective de faits contrôlables et ayant la même valeur pour tous. C’est toujours de la particularité de la réactivité actuelle de la personne, en rapport avec l’événement, qu’il faut partir pour comprendre ce qui se passe pour le sujet. Ce qui compte ici, c’est premièrement de voir comment la situation est perçue (quels sont les éléments d’information ont été sélectionnés par la personne, quels sont ses moyens de comparaison, en tenant compte de ses capacités physiologiques, cognitives et émotionnelles). et deuxièmement, d’examiner comment la situation a-t-elle été interprétée.

Plusieurs études confirment que c’est le stress perçu par les personnes concernant les événements de leur vie quotidienne et le passé récent qui est le plus prédictif des troubles de la santé psychologiques et physiques ultérieurs, alors que la gravité objective de l’agent stresseur est moins prédictif sur les troubles psychologiques et physiques et ce, avec une grande variabilité d’un sujet à l’autre.

Nous retiendrons la définition de l’agence européenne pour la sécurité et la santé au travail ; le stress « survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face. Bien que le processus d’évaluation des contraintes et des ressources soit d’ordre psychologique, les effets du stress ne sont pas uniquement de nature psychologique. Il affecte également la santé physique, le bien-être et la productivité ».

Les liens entre stress et harcèlement

Il n’y a pas à confondre stress et harcèlement. Les deux notions ne se superposent pas dans un usage équivalent, mais elles entretiennent néanmoins des rapports entre elles.

Tout d’abord le stress désigne un état psycho-physiologique de l’individu, alors que le harcèlement un phénomène psycho-social, impliquant une dimension relationnelle entre une personne qui subit ce harcèlement et une autre personne ou un groupe de personnes qui mettent en œuvre ce mode de rapport à autrui. D’un côté, dans le harcèlement, on a affaire à une situation globale, d’un autre, dans le stress il s’agit plutôt de la conséquence du premier sur le second (du harcèlement sur le stress), d’un état de réaction adaptative de la personne, mettant celle-ci en défense, quand elle se sent soumise à une agression ou à une menace.

Pour le harcèlement, si l’on se réfère à la définition de la loi sur le harcèlement adoptée en 2002 qui précise : « Art. L. 122-49. – Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. » ; la traduction sur le plan psycho­physiologique de l’altération de la santé physique ou mentale consiste, en un premier temps, dans le déclenchement d’un état de stress chez la personne qui subit le harcèlement.

Invariablement le harcèlement moral au travail va engendrer cet état de stress et le prolonger, car harcèlement rime avec durée et répétition. Les effets de ce harcèlement sur la santé de la personne seront comparables à ceux décrits dans la troisième phase de l’état de stress (stress dépassé).

Le harcèlement va produire les désordres sur la santé imputables au stress, mais sans pour autant en constituer une cause spécifique. Par exemple, le « BURN OUT » aboutit aux mêmes résultats que le harcèlement moral, sans y être assimilable. Le stress n’est pas un état pathologique, c’est son maintien de manière forcée pour la personne qui va produire la dégradation de la santé, par le dépassement des capacités d’adaptation du sujet, par l’ouverture d’une crise, par l’épuisement de ses ressources, par l’installation d’une conduite de survie où les défenses engagées peuvent déboucher sur l’instauration d’un état pathologique.

Ce que l’on observe, c’est que le harcèlement va dans une première phase développer l’état de stress, l’aggraver dans ses effets, mais les conséquences mortifères du harcèlement ne peuvent se résumer au seul état de stress.

Il y a un saut phénoménologique fondamental entre stress et traumatisme. La gravité des destructions qu’inflige le processus de harcèlement tient davantage à l’installation d’un syndrome post-traumatique.

Mais avant d’aller plus loin et dans les rapports entre harcèlement et traumatisme prenons quelques instants pour distinguer encore harcèlements et stress.

Dans une première phase, où l’on subit le harcèlement moral, les signes de manifestations sont effectivement ceux du stress.

La différence entre une pression externe et le harcèlement, c’est que celui-ci est un processus qui dure et qui s’aggrave. Si, dans la situation de travail, cela ne dépasse pas cette première production de stress, un repos réparateur à la dimension de l’atteinte suffira à rétablir l’équilibre ; ou bien dans l’organisation du travail, un changement positif des conditions d’activité permettra d’obtenir une amélioration.

Le harcèlement se caractérise par la durée et la répétition que subit la personne, c’est ce qui va faire entrer celle-ci dans une deuxième phase ; les symptômes vont empirer et constituer alors une atteinte durable de la santé de la personne. Aux premiers symptômes, vont s’ajouter d’autres avec notamment l’élévation des troubles neurovégétatifs. À partir de cette deuxième phase, on peut dire que le harcèlement n’épargne personne.

Il y a des différences qualitatives particulières des individus pour résister au stress ; mais le harcèlement lui, fait plier tout le monde.

Il est dès lors difficile de conserver un état de santé et des relations sociales, le harcèlement est aussi un processus d’isolement global, avec l’environnement professionnel, avec l’entourage familial et avec ses propres ressources. Le harcèlement va enclencher le développement de ressources de défense de la personne à un niveau inhabituel.

Dans la troisième phase du harcèlement, c’est l’entrée à proprement parler dans un syndrome post-traumatique qui pose sa marque irréversible au cœur de la psyché de l’individu. Même si on a affaire à un management par le stress, il y a une différence essentielle, car dans ce cas de situation productrice de stress, il n’y a pas d’intentions malveillantes comme dans le harcèlement, ni de développement de relation passionnelle avec tous les sentiments qui l’accompagnent. L’objectif reste alors la production ; alors que dans le harcèlement c’est la soumission qui est visée. Le harcèlement met en œuvre un autre type de rapports à l’autre, c’est l’emprise et le déni d’autrui comme sujet, qui est instauré et c’est cela qui constitue la cause essentielle du traumatisme chez la victime de harcèlement moral, quel que soit le type de harcèlement moral au travail : hiérarchique, par les pairs ou par les subordonnés.

Le harcèlement et le traumatisme

Le harcèlement ne correspond pas au schéma classique du traumatisme où, à un choc, s’ensuit un état traumatique, le harcèlement par sa durée et sa répétition de l’attaque constitue ce que l’on appelle un traumatisme cumulatif : la succession et la potentialisation de mini-chocs conduisent au même état pathologique que celui dû à un seul choc. Bien que le stress puisse conduire à la mort par épuisement progressif, rappelons que ce n’est pas le but premier de ce mécanisme psycho-biologique, mais bien au contraire l’adaptation à situation importante pour l’individu. Le stress est une réponse non spécifique tandis que l’état post-traumatique constitue la mise en place d’un ensemble de défenses comme réponse spécifique à une situation humaine très particulière.

Le traumatisme ne signifie pas, utiliser ses propres défenses, mais plutôt, le dépassement de celle-ci.

« L’angoisse constitue une protection contre le choc (schrek, la peur). Dans la mémoire traumatique, il semble que l’esprit n’ait pas eu le temps de recourir à cette protection et qu’il ait subi, sans y être préparé le traumatisme. Sa reichchutz (sa défense contre les stimulis) est débordée, il se voit frustré de sa fonction principale et primaire, celle d’éloigner les excitations excessives. » 28 février 1919, Lettre E. JONES FREUD

La différence essentielle entre stress et traumatisme, c’est que, le trauma lui, inclut d’emblée pour la personne la rencontre avec sa propre mort. C’est le fait de subir l’impensable qui détruit, de rencontrer une ou plusieurs personnes, qui ont à votre égard une visée destructrice, que celle-ci soit consciente ou non chez l’agresseur. Celui-ci déploie bien souvent, ses capacités pour ne pas être perçu tel quel par l’entourage et ses défenses pour ne pas voir les conséquences de ses conduites. La situation sera plus grave encore, lorsque l’on découvre l’intention meurtrière, que l’on perçoit confusément que l’autre « veut ma propre mort » ; on plonge alors dans un autre monde. La découverte de la haine, chez l’autre, mais aussi chez soi, la saisie dans ses tripes de la violence, fait basculer la personne dans une descente aux enfers. Les victimes entrent dans un fort ressenti de sentiments mêlés de culpabilité, de honte et de peur, surtout, le plus intenable est d’être confronté sans cesse à une perception de l’horreur (l’effroi).

De cette entrée dans le post-traumatique, s’en suit un cortège de symptômes :

La dépression s’installe plus ou moins fortement en fonction de la personnalité, de son hygiène de vie et du soutien de son entourage. Le risque majeur reste le suicide.

Certaines addictions s’installent, avec des dépendances au tabac, à l’alcool et aux toxiques, mais également à certains médicaments psychotropes.

Les troubles du comportement alimentaire se développent aussi.

La pathologie somatique s’aggrave et se multiplie également. Le harcèlement, non stoppé, conduit régulièrement au développement de pathologies chroniques sévères fortement invalidantes, telles que la fibromyalgie, des atteintes cardiaques ou neurologiques.

En plus de ce tableau de dommages subis, le harcèlement va progressivement installer la personne dans ce qui est décrit par le terme d’État de Stress Post-Traumatique (ESPT) ; lequel est bien mal nommé, car il ne s’agit pas de stress, mais c’est la référence américaine en psychiatrie.

Cet état se caractérise par :

– les réactions à l’état de choc (ex : panique, crise d’angoisse…)

– des conduites d’évitement – le simple fait pour la personne harcelée de passer devant le lieu du travail peut provoquer des malaises,

– des pensées intrusives – les événements blessants du harcèlement reviennent continuellement en flash de manière involontaire dans la représentation mentale.

– des somatisations diverses.

Le syndrome post-traumatique est d’une nature radicalement différente du stress. Il pousse la personne vers la mort, par pathologie ou suicide.

Cela pose d’ailleurs un problème de fond pour la santé publique en ce qui concerne le traitement de ce harcèlement ; les victimes sont mal soignées ; c’est le premier risque de survictimation. Cela va de la dénégation de la souffrance « Allez, il faut retourner au travail, maintenant », jusqu’au traitement médicamenteux lourd et inapproprié.

L’expérience de plusieurs années d’accueil des personnes victimes de harcèlement permet d’affirmer que tout harcèlement sérieux doit être pris en charge sur le plan psychologique avec si possible, un psychothérapeute spécialiste en victimologie.

Le harcèlement est un fléau social, son traitement fondamental doit être placé au niveau de la prévention au sein des entreprises et des services, avec une élévation de la conscience éthique dans les relations de travail.

Le harcèlement pose la question du sort de l’humanité, du retour de la barbarie dans notre civilisation dominée par un économique inféodé au financier.

Didier ANTHOR, psychothérapeute, consultant senior en ressources

Le site du Cepvim sur lequel j’avais trouvé cet article n’existe plus. Vous pouvez retrouver Didier Anthor ici.

Pervers narcissiques

Manipulateurs Pervers Narcissiques

Accompagnement des victimes de violence psychologique et de manipulateurs pervers narcissiques, hommes ou femmes. Le site de Geneviève Schmit (sans pour autant adhérer à certaines recommandations de « médecines » parallèles).

http://pervers-narcissiques.fr

 

Les pervers narcissiques : les reconnaître, s’en protéger

Les pervers narcissiques séduisent au premier abord par leur côté charmeur et flatteur, très vite, à leur contact, un malaise s’installe, malaise qui se transforme rapidement en une spirale infernale de culpabilisation et de dévalorisation pour celles et ceux qui vivent à leurs côtés.

Qui sont ces pervers narcissiques ? Pourquoi se comportent-ils ainsi ? Comment les repérer ? Comment s’en protéger ? Est-il possible de leur venir en aide ?

Une émission RCF de 60 mn avec Christophe Medici

https://rcf.fr/vie-quotidienne/les-pervers-narcissiques-les-reconnaitre-sen-proteger

 

 

Les manipulateurs, ils sont partout !

Interview du P. Pacal Ide  au moment de la sortie de son livre Manipulateurs. Les personnalités narcissiques : détecter, comprendre, agir.

On lira avec intérêt l’interviewe menée par Famille Chrétienne ci-dessous.

http://www.famillechretienne.fr/famille-education/psychologie/les-manipulateurs-ils-sont-partout-%21-206685

>>> Qu’il me soit permis de faire une petite réflexion à propos du chapitre sur les manipulateurs dans l’Église. « L’Église est un terreau favorable aux manipulateurs ».

Un ami me faisait remarquer ce titre d’un article sur le site de la Croix, écrit par Céline Hoyeau, qui interviewe le P. Pascal Ide, de l’Emmanuel, à propos de son livre.

Céline Hoyeau pose la question qui fâche… « Comment se fait-il qu’on semble en trouver autant parmi les fondateurs de communautés nouvelles ? » Et Pascal Ide de renchérir : « D’abord on n’en trouve pas seulement là, mais aussi dans les congrégations religieuses, les paroisses, le clergé diocésain… En fait partout où  il y a des postes de pouvoir… » Là, peut-être va-t-on un peu vite, on dirait une esquive.

Ensuite : — Q « Certaines de ces personnalités portent du fruit : de nombreuses vocations, un rayonnement de leur prédication, des conversions, etc. N’est-ce pas contradictoire ? » — R « La parole du Christ selon laquelle on juge l’arbre à ses fruits (cf. Mt 7,16) demande que l’on vérifie bien si fruits proviennent de l’arbre. Prenez l’exemple des Légionnaires Christ. Le fruit ne vient pas de Martial Maciel, mais des vérités évangéliques qu’il énonçait ».

La journaliste  part de prémisses non vérifiées : il y a de nombreuses vocations, il y a un rayonnement de leur prédication, ils provoquent des conversions. En un mot « certaines de ces personnalités portent du fruit » et le père Pascal Ide l’admet sans discussion.

Partant de là, puisqu’on a posé a priori qu’il y a du fruit, il faut bien qu’il vienne de quelque part, il faut en expliquer la source. Ce ne peut quand même pas être les manipulateurs à la tête de ces communautés portent du fruit, mais ce sont les vérités évangéliques qu’ils ont énoncées…

Là, ce n’est plus de la pétition de principe, mais de la casuistique ! Donc les communautés fondées ou dirigées par des manipulateurs, des narcissiques, portent du fruit. CQFD. C’est la conclusion rassurante que l’on insinue pour clore l’entretien.

Finalement, peuple des baptisés, ne t’inquiète pas s’il y a des manipulateurs dans l’Église puisque, in fine, ils ont énoncé des vérités évangéliques qui font porter du fruit à leurs communautés. Blanc seing pour les Communautés nouvelles. Bravo Pacal Ide ! Et tant pis pour les victimes : elles ont trop mangé de fruits.

Manipulation mentale

La manipulation mentale est un phénomène essentiel qui mène à la dérive sectaire. Elle est universellement répandue, et  il est bon de prendre connaissance de ses mécanismes, afin de s’examiner soi-même, et de savoir observer ce qui se passe autour de soi. Nous rencontrons la manipulation mentale beaucoup plus souvent qu’une secte en bonne et due forme !

Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens

Résumé sous forme d’organigramme du livre des psychosociologues Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois, livre devenu un classique incontournable dans l’analyse du phénomène.

Huit critères pour évaluer le totalitarisme idéologique

Le contrôle du milieu

La « manipulation mystique »

L’exigence de pureté

Le culte de la confession

La « Science sacrée »

Le langage codé

La doctrine au-dessus de la personne

Le pouvoir absolu sur l’existence

Sur le site Prévensectes

Les techniques secrètes pour contrôler les forums et l’opinion publique

Techniques pour manipuler les forums sur Internet

Les 25 règles de la désinformation

Les 8 traits d’un désinformateur

Comment repérer un espion

En résumé : 17 techniques pour enterrer la vérité

Lien vers le site

 

Neuro-pirates, neuro-esclaves; l’ingéniérie sociale

L’ingéniérie sociale, planification et modification des comportements humains à des fins de manipulation..  Conférence de Lucien Cerise et Paolo Cioni, organisée par Scriptoblog, vidéo réalisée par l’Agence Info Libre.

Lien vers le PDF de la conférence.

 

L’homme formaté

L’homme formaté. Anti-manuel de manipulation mentale. Hacking Social Blog & Horizon Gull.

Manipulations commerciales, médiatiques et professionnelles.

Lien vers le PDF du livre.

Enfance maltraitée

Pour aider les enfants

Site d’aide aux enfants en difficulté et en situation de handicap en milieu scolaire

Réalisé par Sylvie Castaing, enseignante spécialisée.

http://sylviecastaing.chez.com/maltraitance.htm

 

Un bon site (en anglais) avec sa boîte à outils, concernant la prévention des abus émotionnels et physiques sur les enfants

http://www.eyesonbullying.org/index.html

 

Agir contre le harcèlement à l’école

http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr

 

De la maltraitance psychologique à la Bien Traitance, où se situer ?

Voir ce documentais au point par l’association suisse DIS NO, association pour la prévention de la maltraitance et des abus sexuels envers les enfants.

Quantique : mécanique. Médecine ?

Bernard de Fornel, auteur de cet article, est de formation : ingénieur, docteur es Sciences, Professeur honoraire de l’Institut National Polytechnique de Toulouse; et membre de la Pastorale Nouvelles Croyances et Dérives Sectaires du diocèse de Toulouse depuis 1992.

Ouverture

Au début du 20° siècle

les objets de notre quotidien,  —>   sont expliqués par la physique classique

Pour les atomes, ces lois           —>   ont des résultats non conformes  à la réalité

La mécanique Quantique  explique :

– le rayonnement des étoiles,

– Le comportement des atomes et de la lumière

– …

Elle a permis le développement  d’applications :

– les ordinateurs,

– les supraconducteurs

– L’énergie nucléaire…

Les évènements, décrits par la théorie quantique sont

# contre-intuitifs

# paradoxaux

# irrationnels

comparés à la réalité de tous les jours.

La Mécanique Quantique(MQ)  intéresse,

en raison des indéterminations, les adeptes

> du paranormal,

> des médecines parallèles,

pour une confirmation rationnelle

de leurs croyances. 

La médecine quantique  veut expliquer  les phénomènes psi :

> les PES (Perception Extra Sensorielles),

> la voyance

> la croyance  que la conscience humaine  contrôle toute la réalité.

Les phénomènes macroscopiques et microscopiques

obéissent-ils aux mêmes lois ?

La Mécanique quantique  explique-t-elle 

des phénomènes paranormaux ?

 

Autour du « quantique » on assiste à :

Des surinterprétations,

Des incompréhensions,

L’entretien de faux mystères…

 

1. CARACTÉRISTIQUES DE LA MÉCANIQUE QUANTIQUE

  1. Le principe de superposition

Le mouvement des objets du quotidien (ex d’un ballon) est défini par :

  • position,
  • vitesse linéaire,
  • vitesse de rotation
  • énergie …

quantités bien définies même si  ennes ne sont pas toujours très précises.

Une particule microscopique, mélange de plusieurs états,  peut  :

  • Avoir deux vitesses,
  • Etre à deux endroits différents à la fois.

Exemple macroscopique: Le chat de Schrödinger à la fois mort et vivant !

|Chat> = | Mort > + | Vivant >

Pas réaliste, car ce principe  ne s’applique

qu’à des objets microscopiques. 

 

2. L’indéterminisme de la mesure

La mesure des propriétés des objets macroscopiques (ex d’un ballon), selon sa précision, suit des lois déterministes

Soit un électron allant à la fois à 1000km/h  et 2000 km/h :

|électron> = |1000 km/h > + |2000 km/h >

On mesure sa vitesse , mais sans savoir à l’avance laquelle des deux nous allons obtenir.

Le résultat est probabiliste.  Pas de répétition identique de l’expérience, même si les conditions de la mesure sont identiques.

Les physiciens classiques ont supposé que la nature était déterministe .

En mécanique quantique, il existe un indéterminisme fondamental  ou

plutôt un résultat imprévisible parmi plusieurs possibles

Les résultats des mesures dépendent de la mesure.

Nous sommes dans le domaine des probabilités.

 

3. La dualité onde-corpuscule

En mécanique quantique, les états sont superposés

Une particule a une infinité d’états à la fois avec un champ de probabilités

P(x,y,z)

associé à chacun des états.

La particule n’est plus un corpuscule localisé, mais décrite par ce champ

qui  évolue dans le temps, pn parle  d’ondes électromagnétiques.

Louis De Broglie a proposé la dualité onde-corpuscule.

La lumière est faite d’ondes électromagnétiques et de photons.

Courbe rouge : répartition spatiale de l’amplitude probable de l’onde électromagnétique.

4. L’effet tunnel

Si vous lancez un ballon de foot contre un mur, en général

il va rebondir, il ne traverse pas le mur.

Les ondes sonores traversent les murs, en étant atténuées.

Si un électron, arrivant sur un obstacle, est décrit par une onde,

une partie de cette onde  passe de l’autre côté de l’obstacle.

C’est l’effet tunnel,

Dans le monde quantique,

mais ne se produit pas dans le monde macroscopique.

Il explique le principe de la radioactivité.

Courbe rouge : amplitude probable de l’onde devant et derrière l’obstacle

 

5. L’intégrale de chemin

En mécanique quantique, les particules peuvent

  • être à plusieurs endroits à la fois
  • et suivre plusieurs trajectoires à la fois !

Expérience de la double fente de Young.

Electrons envoyés sur un écran  avec deux fentes A et B.

Quand l’électron semble passer principalement par la fente A:

  • une partie essaye aussi de passer par la fente B
  • sa trajectoire dépend du fait que la fente B soit ouverte ou fermée.

Une particule quantique allant d’un point à un autre,

passe par tous les chemins possibles reliant ces deux points

on parle « d’ intégrale de chemin ».

Intégrale des chemins possibles affectés chacun de sa probabilité.

 

6. La quantification

Pour les particules microscopiques, les caractéristiques ne sont pas continues et font des sauts de valeur.

Elles sont quantifiées.

Un atome d’hydrogène a des états d’énergie définis.

Il est impossible de lui donner une énergie intermédiaire entre ces valeurs  

Une corde de guitare, attachée aux deux extrémités,

  • ne peut vibrer qu’à certaines fréquences. 
  • Les sons émis ne prennent pas des valeurs intermédiaires !

 

Les fréquences de vibration de la corde sont les multiples d’une fréquence fondamentale (n=1).

Les niveaux d’énergie sont représentés par les trajectoires pointillées, multiples de l’énergie minimale.

7. Le principe d’incertitude de Heisenberg

Caractéristique la plus étrange.

Il existe des contraintes sur la superposition des états:

Pas de connaissances exactes en même temps

de la position,  et de la vitesse d’une particule.

Plus sa position est bien définie, plus sa vitesse est incertaine, et réciproquement.

Analogie avec le son défini par

  • son intensité
  • ses fréquences (spectre de fréquences).

Un son ne peut pas être à la fois localisé dans le temps et en fréquence.

La situation est analogue pour la lumière.

Sorte de phénomène d’incertitude  ou d’imprévision

 

2. DE LA MÉCANIQUE QUANTIQUE À LA MÉDECINE QUANTIQUE

Les affirmations sont les mêmes

chez tous les « thérapeutes quantiques »

 Les affirmations

1. La physique quantique explique une « communication intercellulaire »

Les échanges entre nos cellules  ne sont pas  biochimiques mais sont constitués par

des informations électromagnétiques.

La maladie est:

une imperfection ou une rupture d’information. 

Les thérapies quantiques  rééquilibrent un organisme  défaillant.

La communication est basée sur l’échange de biophotons

 

2. Dualité onde/particule = analogie de la dualité corps / esprit

 Par cette dualité,  il y aurait un réveil des énergies nouvelles, fortement curatives. 

Hypothèse:  par ces ondes, communication entre cellules et organes

 

3. Le principe d’incertitude de Heisenbergentraîne un indéterminisme

La science n’est pas suffisante pour tout connaître.

Chopra propose l’Ayurveda(textes sacrés indiens pour compléter la connaissance).

La médecine quantique joue sur cet indéterminisme synonyme pour elle de flou, de subjectif, donc ouvert à toutes les interprétations

4. L’observateur a un rôle en mécanique quantique, donc la conscience influence la matière

 L’observateur peut décider la guérison.

Pour les thérapeutes quantiques : la pensée humaine a formé l’univers.

Fritjof Capra affirme: la mécanique quantique confirme des enseignements des mystiques orientaux :

La conscience humaine inextricablement liée à l’univers    ——>    tout indivisible, tout est lié, dimension holistique.

Surinterprétation de la Mécanique Quantique.

Aucune vérification et caution scientifique  

5. Equation d’Albert Einstein E = mc2 , traduite par « la matière est une forme condensée d’énergie »

 Notre corps est un potentiel d’énergie, « c » étant la vitesse de la lumière; pour un poids moyen, on arrive à un potentiel énorme d’énergie.

Les thérapies  sont basées sur l’usage de petites doses de radiations électromagnétiques appelées « quanta d’énergie »,

D’où le nom de médecine quantique qui prétend :

Les émissions électromagnétiques procureraient une capacité d’auto-guérison.

 

6. Intrication = tout est lié

En méca quantique :deux particules issues d’une même origine sont dans des états dépendants; quelle que soit leur distance, un changement sur l’une provoque une modification sur l’autre.

En médecine quantique :tout est lié en un immense cosmos ; une action sur une partie crée une action sur le tout ; en conséquence, les actions à distance et les capacités psychiques de guérison seraient donc possibles, etc.

 

Implications gigantesques

L’esprit serait source de toute chose et créateur de  tout :

  • la pensée et l’être,
  • le sujet et l’objet,
  • le réel et l’idéal,
  • l’humain et le divin,

tout est Un.

D’où des perspectives colossales

Votre conscience, vos penséesne vous appartiennent pas,

mais appartiennent respectivement à la conscience et aux pensées de l’esprit cosmique qui pense en vous.

D’où des capacités, des performances, des perspectives colossales…           

 

Mon corps quantique

A. Relations informationnelles et énergétiques

Mon corps fait remonter les informations à ma conscience

Une immense connaissance se cache en moi. Les pensées fabriquent la machine que je suis d’où un potentiel infini de développement

Nos cellules emplies d’informations

 vibrent et interagissent entre elles et avec celles du monde.

Dimension quantique où tout est lié (intrications)

Nous sommes tous membres d’un même organisme.

Les pratiques corporelles  agissent sur la structure énergétique du corps.

Mes sensations sont des signaux indiquant les plus justes choix pour guérir

 

 

B. Notre corps est régi par des lois d’harmonie universelle

Nos cellules émettent et reçoivent des

ondes électromagnétiques avec des biophotons

Notre santé est déterminée par

 les composantes ondulatoires et  informationnelles de l’organisme.

La maladie est une  dissonance dans l’harmonie universelle.

L’action est faite sur le champ électromagnétique entourant et pénétrant nos corps énergétiques

La correction de l’information dys-harmonieuse se fait par

un apport spécifique d’énergie

Nous avons en nous un processus naturel d’auto-guérison.


C. Alimentation quantique

Les radiations des aliments interagissent sur nos vibrations propres et sur l’assimilation

Le bioscope est un microscope  mesurant les vibrations  autour de tout système biologique, en captant les résonances atomiques de l’aliment

Les vibrations extérieures perturbent les vibrations internes des aliments.

La manière de cuire, d’éplucher… peut détériorer le taux vibratoire

La biocompatibilité des aliments avec notre organisme est l’harmonie entre les champs vibratoires. Chacun sent ce qui est bon pour lui

Nécessité d’une relation consciente

et cohérente avec nos aliments 

 

D. Homéopathie, médecine quantique

L’homéopathie se préoccupe des

symptômes manifestés par le malade.

La science n’a jamais  démontré la validité et le secret de l’homéopathie  —  le secret résiderait dans l’eau.

Hypothèse quantique:

les molécules d’eau, le vide et les photons dans les champs de  force vibrent de concert et se comportent comme une seule entité.

D’où cohérence quantique sur une très petite échelle

avec stockage et décodage de l’information homéopathique.

 

Mon esprit quantique

A. Nous sommes tous reliés

Principes quantiques : intrication, non-localité, non-séparabilité… d’où un autre monde qui expliquerait les expériences de conscience modifiée

Principes quantiques : le tout relié, intrication, le rôle de la conscience dans l’observation, la dualité onde-particule, les sauts quantiques expliqueraient le Chamanisme et les NDE

Si nous sommes des créatures conscientes,

c’est parce que le cosmos pense

Toutes les choses seraient enracinées dans un domaine inaccessible

D’où : l’esprit fabrique la réalité

Nous sommes frères et sœurs de la conscience.

Ainsi ce que je fais à l’autre, je le fais à moi-même

 

B. Influence de l’Esprit sur la matière

La physique quantique sonderait :

l’intimité de la matière  et les pouvoirs méconnus de notre esprit

La Psychokinésie – Expériences

L’observateur influence le système mesuré (principe de Heisenberg), donc

  • tout système physique est en relation holistique avec l’Univers.
  • l’esprit influe sur la désintégration d’atome radioactif (serait vérifié par les mesures avec un compteur Geiger)
  • tout changement quantique dans un système implique un changement quantique dans un autre (Cohésion universelle – intrication)

Cela expliquerait  les actions à distance (Expériences de Girard)

En parapsychologique :

expérience avec les dés ou des générateurs de nombres aléatoires (GNA).

Les différences entre résultats et statistiques 

seraient dues à  l’influence de l’esprit

 

C. Explication quantique de la voyance

En méca quantique : les particules sont dans des états superposés 

En médecine quantique : existence d’une autre dimension du réel où les relations de cause à effet seraient abolies, ainsi

des esprits pourraient capter des choses échappant aux autres. 

Citation d’ Olivier Costa de Beauregard :

« Une autre dimension imprégnerait l’univers, reliant les points les plus éloignés et les plus proches, rassemblant passé, présent, futur dans un même instant immuable… L’éternité, dans les catéchismes des grandes religions ».

Les voyants, grâce à leur mystérieux 6ème sens dans  cette dimension,

devineraient le futur et le passé dans le présent.

Assertion sans vérifications ni expérimentations scientifiques :

la physique quantique permet de prouver l’existence

de tous les phénomènes paranormaux 

 

 

D. Je crée ma réalité

Pensée quantique :

on ne subit plus son passé, son destin. Nous sommes créateurs de notre réalité.

Nos cerveaux (tête, cœur et ventre)  envoient des ondes:

Par résonance quantique,   les autres sont conditionnés par nos champs informationnels.

Paradigme quantique :

  • Par notre intention nous sélectionnons le scénario à vivre.
  • Nos croyances peuvent limiter nos possibles (nécessité de les remettre en cause)
  • Reprendre la maîtrise et la responsabilité de ce que l’on vit.

Pour changer le quotidien :

  • transformer nos informations,
  • quitter nos « autoroutes inconscientes » (nos habitudes),
  • lâcher notre projet dans le champ quantique ?

Ouvrir de nouveaux chemins créatifs

pour nous et pour le tout.

 

 

E. Expérience de mort imminente (NDE)

Les témoignages sont assez concordants sur une suite d’événements tels que :

  • Flottement avec observation du corps
  • Traversée d’un tunnel,
  • Lumière très grande,
  • Présence quelquefois de personnes proches décédées
  • Retour dans son corps et changement important de la personne.
  • Conviction d’être relié aux autres,
  • Sentiment de plénitude, de fusion avec le tout

Ils rappellent les principes quantiques d’intrication, de non séparabilité…(?)

On en déduit les capacités quantiques de la conscience 

 

F. Le chamanisme est-il quantique ?
  • Il existerait différents plans de la réalité, reliés entre eux, des plus subtils aux plus denses.
  • Les chamanes,

sont des intercesseurs entre ces mondes avec conscience expansée,

quittent leur corps physique

voyagent dans le réservoir infini des énergies et informations de l’Univers,

     où tout est relié hors du temps et de l’espace, qui est le monde quantique.

  • Il existe un web cosmique à l’intérieur de notre conscience.

  • Le breuvage Ayahuasca :

placerait notre cognition en mode aléatoire

ouvrirait notre conscience à  la méta-mémoire extratemporelle.

  • Expériences de la puissance de l’esprit sur la matière

 (en physique quantique :  influence de l’observateur sur l’objet observé).

Le réel,  gigantesque plat de spaghettis de lignes temporelles qui,

par notre conscience,  bifurque  pour chacun et pour le Tout

(Citation trouvée sur un site quantique)

 

 

3. QUELQUES PRATIQUES QUANTIQUES

A. La bio-résonance en médecine quantique

Faire des bilans de terrain,

repérer   des « anomalies électromagnétiques » au sein des organes

les rectifier par des signaux de très faible intensité.

Par ces signaux, le système biologique passe d’un état instable (pathologie)

à un état d’équilibre physiologique stable (santé).

Bio-résonance endogène : signaux venant de l’individu et remodelés par système électronique

Bio-résonance exogène :  signaux issus de générateurs de fréquences extérieurs.

Systèmes d’analyse et traitement par scanner.

le Metatron, de l’institut de psychophysique de Omsk,

le MoRa utilisé en morathérapie : système de biorésonance endogène.

NB : Voir l’e-book sur la biorésonance

B. Les thérapies et soins quantiques

Les thérapies basées sur les sciences quantiques intègrent

  • la physique quantique
  • l’expérience millénaire de la médecine orientale ayurvédique

Le quantique influence toutes les fonctions de l’organisme, 

  • les cellules,
  • les tissus,
  • les organes,
  • la dimension spirituelle
  • les niveaux de conscience de l’individu.

Les « champs énergétiques » organisent et contrôlent notre corps:

  • la « ré-information » mentale,
  • la « ré-information » cellulaire, ADN, et autres…
  • l’équilibrage énergétique.

C. Comment se déroule une séance de soin quantique

Un soin quantique consiste à  se reconnecter à la conscience pure . L’intention est à l’origine de toute création, l’énergie suit l’intention.

Déroulement

  • Evaluer les croyances, la conscience, les attentes, les dysfonctionnements et certains mécanismes inconscients
  • Identification des thèmes ou domaines à travailler

Entrer en contact avec « l’être »    —>    information juste

  • Etablir des affirmations pour inverser de manière quantique les problématiques  en potentiels… jusqu‘au changement
  • Me mettre dans la vibration primordiale

laisser les corps s’accorder comme des « instruments de  musique »…

  • Fin du soin quantique  par un débriefing pour accompagner la personne dans son développement personnel et spirituel…

 

Conclusions

  • On part de croyances et on construit des raisonnements subjectifs en analogie avec la physique quantique (discours performateur).  Cette manière de faire est l’inverse de la démarche scientifique
  • Les comportements du monde microscopique ne se traduisent pas dans le monde macroscopique (ballon, chat de Schrodinger…)
  • Le pouvoir de création de l’esprit humain, de la conscience est une croyance et non un fait scientifique
  • Les thérapies quantiques guérissent toutes maladies (l’autisme, la schizophrénie…). Elles procurent une capacité d’auto-guérison. Aucune expérience scientifique ne le prouve
  • Il n’y a aucune preuve que la mécanique quantique explique les phénomènes paranormaux. Là aussi on est dans le domaine de la croyance.
  • Précisons que toute croyance est respectable, mais qu’on ne peut habiller une croyance avec un discours pseudo-scientifique, sans passer par l’utilisation des méthodes scientifiques classiques basées sur l’expérience et les mesures.

Bernard de Fornel, Mars 2018

Bernard de Fornel est de formation : ingénieur, docteur es Sciences, Professeur honoraire de l’Institut National Polytechnique de Toulouse;

et membre de la Pastorale Nouvelles Croyances et Dérives Sectaires du diocèse de Toulouse depuis 1992.

 

 

 Références

Richard Feynman, Le Cours de physique, tome 3 – Mécanique quantique, Dunod (2003)

Les 7 merveilles de la physique quantique,sept 2013 https://sciencetonnante.wordpress.com

Revue Kaizen, Hors série n°10,  « Souffle Quantique »

Les thérapies quantiques revisitent la physique quantique  par Brigitte Axelrad – SPS n°303, janvier 2013

Confusion quantique, la physique moderne confirme-t-elle le paranormal ?Sciences des Religions 12 mars 2015

La médecine quantique, médecine de l’invisible.Pierre Dassigny Psychologue 45

Quantox : l’art d’accommoder le mot quantique à toutes les sauces.Richard Monvoisin,  GEMPPI n°84, Janvier 2010

Promesses et illusions de la médecine quantique,par Jacques Benjamin Boislève, Santé Vivante, le 18 juillet 2013

Thérapie quantique : la Biorésonance,par Christiane Carceles

Informations venant de nombreux sites de Médecine quantique.

 

Pour télécharger l’e-book, se rendre à la page e-books