Physiologie du serpent

Repères analogiques pour un discernement spirituel

Le serpent est le premier animal cité, avant tous les autres animaux dans la Bible.

Ce serpent origine du péché, et de la chute d’Adam et Ève, cet antique serpent deviendra le dragon de l’apocalypse. « Et je vis descendre du ciel un ange qui tenait dans sa main la clef de l’abîme et une grande chaîne ; il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il l’enchaîna pour mille ans. » (Ap 20, 12).

Voici quelques éléments de la physiologie du serpent qui peuvent analogiquement permettre de relire le discernement spirituel.

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De la fusion à l’altérité (3)

Suite du premier article Médiumnité et bouddhisme tibétain (1) et du second, Libérée des rituels tantriques (2).

Depuis 14 mois j’ai quitté la secte bouddhiste et les choses sont allées très vite pour moi et j’en rends grâce à Dieu. Dans un premier temps, j’oscillais entre enthousiasme et joie d’accéder à une liberté toute nouvelle et renoncements à faire, accompagnés de tristesse à la limite de la dépression (renoncer aux pouvoirs occultes, à certaines relations sociales, à une partie de mon travail…).

Maintenant que les choses sont plus « posées », le rythme se ralentit. Je peux commencer à regarder et à voir ce qui m’est arrivé parce que je me sens moins dans cette urgence de devoir fuir pour sauver ma peau (ou plutôt mon âme). Alors dans cet espace nouveau qui est celui d’une relation plus confiante à Dieu, je découvre tout un pan qui était inexistant dans le cheminement « bouddhiste » : l’altérité, la rencontre et donc aussi la peur. Peur de l’autre, peur de l’inconnu de la relation avec Dieu.

Dans le bouddhisme New-Age que j’ai connu on cherchait la fusion dans ce grand tout (l’énergie universelle), on se dirigeait vers l’identique, le même. Il n’y avait pas de rencontre à faire, ni d’altérité. Ceci avait quelque chose de très angoissant (perte de notre identité, dissolution de l’ego) mais en même temps de sécurisant car c’était comme une sorte de régression (un retour en arrière sur un chemin perdu depuis longtemps mais connu bien qu’oublié). Aucune croissance spirituelle n’était donc possible, aucune ouverture vers l’autre, l’inconnu. Il fallait « involuer » pas évoluer.

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La réincarnation fait de la mort un exercice d’escalade

La croyance est celle-ci : la mort n’est pas un mal en soi, mais un voyage vers une nouvelle vie. Et aussi : ce j’ai reçu dans la vie présente, c’est-à-dire mes souffrances, mes maladies, mes échecs et mes réussites, provient de mes vies passées. Le Nouvel Âge reconnaît bien que vous devez tenir compte de ce que vous avez fait vous-même dans vos vies précédentes ; mais il affirme que le plus important est qu’aujourd’hui, à travers votre apprentissage constant, vous aspiriez à améliorer votre condition de vie actuelle et à atteindre une conscience plus élevée et plus complète.

La réincarnation, une manière d’affronter la mort

Chaque vie, chaque mort, nous mènera à une ascension vers la perfection si vous parvenez à saisir et à pratiquer chacune de vos opportunités. C’est pourquoi parfois on voit la maladie, la douleur et la souffrance comme un « karma » qui vient des erreurs du passé que l’on doit payer aujourd’hui. Si vous le dépassez aujourd’hui dans cette vie, alors dans votre prochaine vie, vous profiterez d’une meilleure santé, plénitude et prospérité dans tous les sens du terme.

Le concept de la mort est vu plus dans sa totalité ; elle ne se termine pas dans un passage lointain vers un ciel ou une vie éternelle, mais on la considère comme une escalade de différents niveaux et expériences, comme l’illustrent certaines écoles réincarnationnistes. On a au moins 12 vies, six au masculin et six au féminin, et on passe à travers 12 personnalités selon le calendrier zodiacal de sorte qu’on parvienne vraiment à connaître cette vie depuis différentes formes d’être. Parfois il faut aussi devenir un professionnel, parfois un artisan, les uns dans la royauté, les autres dans l’esclavage ; vivre la mort sur le champ de bataille ou agréablement entouré par votre famille ; c’est seulement ainsi que vous pourrez bien connaître ce que c’est que de vivre sur cette planète.

D’autres visions de la réincarnation s’étendent au fait que déjà faits à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous avons aussi une vie éternelle, mais celle-ci vit pendant toute cette éternité des milliers d’expériences dans les millions d’espaces qui existent dans l’univers ; c’est-à-dire, aujourd’hui vous êtes sur la Terre et demain dans une étoile à plusieurs millions d’années-lumière d’ici, puis dans les Pléiades et ainsi de suite pour connaître successivement ce que signifie vivre dans la grandeur et la magnanimité du Créateur. Et dans chaque expérience, il faut aller en toute liberté, en se perfectionnant dans l’amour et la charité.

Par conséquent, en aucun cas, on ne considère la mort comme un point final. Elle n’est pas vue comme tragique, ou abominable. On peut même développer l’idée que la mort est une expérience de bonheur, comme le relatent parfois ceux qui, au cours de NDE, nous racontent des lumières et de merveilleuses rencontres avec les êtres aimés qui vous accueillent à bras ouverts.

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Vous avez dit : holistique ?

Un peu de vocabulaire

L’HOLISME (du grec holos, totalité) est une doctrine qui considère les phénomènes comme des totalités. Le mot qualifie la démarche par laquelle on regarde un phénomène, un objet, comme constituant un tout. L’holisme est donc une approche de l’être humain qui va trouver un point d’application essentiellement dans le domaine médical (où une spécialisation à outrance risque de faire oublier qu’un patient ne peut pas se découper en secteurs indépendants les uns des autres).

Cependant, le désir d’atteindre les réalités dans leur globalité, comme un tout, se retrouve aussi dans le domaine spirituel puisque l’homme est considéré comme ayant deux dimensions — spirituelle et psychique — l’âme, psuchè, étant justement ce que les psychiatres cherchent à guérir. Ainsi un individu holistique est considéré comme une globalité où tout fait corps, il est un tout qu’il ne faut pas compartimenter.

Comme il est mentionné sur un site internet, le holisme veut dire que l’homme est un tout : un corps (physique), une âme (mental, émotion), un esprit (cœur, souffle de vie). Le travail se fait sur la globalité de l’être

Mais la préoccupation holistique, qui a le mérite d’interroger sur l’urgence de prendre en compte l’unité de la personne, conduit paradoxalement à la confusion, car il n’y a plus de distinction entre l’ontologique, le théologal, le psychologique, le spirituel, etc. ; la distinction des ordres, au sens pascalien du terme, a disparu. L’holisme est un système de pensée — on pourrait dire : une idéologie — réducteur. Tout est confondu et inclus dans un ordre homogène et indifférencié.

Par ailleurs, on retrouve le mot holos dans CATHOLIQUE, Kat’holon voulant dire « selon le tout, la totalité ». Mais là, c’est le Mystère de la foi qui donne forme à l’Église et la structure, et qui par conséquent donne sa forme propre à la lecture de l’Écriture et à la vie chrétienne ; et donc aussi à la morale et à la mystique, à la spiritualité comme on dit couramment. « Catholique » implique la référence à une source qui nous précède. Ce principe qui rassemble organiquement le tout de la Révélation est méconnu par l’holisme, qui regarde les phénomènes comme un grand tout indifférencié.

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Chez mon dentiste holisitique

Auteur: Didier Pachoud, président du Groupe d'Etude des Mouvements de Pensée en vue de la Protection de l'individu {GEMPPI} 
Cet article a été publié une première fois dans I'« European Scientist » le 7 août 2019 sous le titre « De l'ultra modernisme au post modernisme, l'empire de la subjectivité et des pseudo-sciences »: https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/de­lultra-modernisme-au-post-modernisme-lempire-de-la-subjectivite-et-des-pseudo-sciences/ 

Ces 4 dernières décennies ont vu la mort progressive du paradigme scientifique, de l’espoir d’une société parfaite, heureuse, acquise grâce au travail et au génie humain. Malgré de multiples progrès dans tous les domaines, l’amélioration globale de ses conditions de vie, l’homme occidental, hyper individualiste et égocentré, refuse les faits et les statistiques et s’en remet à son ressenti, infaillible lui (1), aux rumeurs circulant massivement sur internet et abandonne la raison pour se réfugier dans la subjectivité au service de ses états d’âme plus que de la réalité.

Le Paradis espéré ou plutôt exigé n’est pas advenu et des nuages se présentent à l’horizon de son futur, il est passé de l’espoir à l’angoisse et au désenchantement, il est passé du new age au next age (2), ce dernier étant beaucoup plus individualiste et pessimiste. Le mal semble contagieux et internet en est un vecteur principal de propagation. Le résultat ne se fait pas attendre, les symptômes de ce mal qui ronge nos sociétés apparaissent:

Désaveu, doutes envers les élites laissant la place au complotisme {10), aux croyances anti scientifiques (Terre plate, créationnisme, médecines charlatanesques … ). Les institutions religieuses sont, elles aussi, remises en question, c’est l’individu qui devient la mesure de toutes choses et les nouvelles croyances portées par le new age (2) se prêtent bien à ce profil.

Tout est égal, tous les avis se valent, peu importe qui parle et d’où il parle, l’ignorant peut pontifier sans complexe suri nternet et son avis sera pris avec autant de sérieux que celui d’un chercheur de haut niveau, puisque c’est l’Être ou le Moi cosmique qui exprime le réel et non la raison. Les algorithmes de l’internet se chargeront de l’entretenir dans cette bulle idéologique qu’il s’est forgée. Malheur à qui oserait évoquer l’idée que tout le monde peut se tromper et qu’il est prudent de diversifier les sources et les genres d’informations, ce serait ressenti comme une entrave à l’évolution de l’Être absolu infaillible qui est en nous.

C’est ainsi que de manière récurrente, beaucoup de ceux qui s’adressent au GEMPPI nous rapportent qu’en ayant osé émettre de tels doutes à un proche, ils se sont vu taxer de « parents toxiques» et mis à l’écart.

Pire, pour revenir aux élites, le chercheur sera soupçonné à priori de tromper le monde pour complaire aux maitres du «Système». Un vocabulaire qui ressemble étrangement à celui des témoins de Jéhovah, lesquels désignent « ce monde satanique » comme le « présent système de choses ».

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