Le corps et le Nouvel Age

Le Nouvel Age, ensemble de réseaux fluides, se présente comme un nouveau paradigme, une nouvelle spiritualité. Aujourd’hui, on ne parle plus beaucoup de Nouvel Age ou de New-Age, mais cette manière d’être et de penser imprègne et influence tous les domaines de notre société :

Le monde de la santé, de l’éducation, du développement personnel, de l’entreprise et de ses méthodes de management, du commerce et de ses performances de persuasion de la clientèle, de l’écologie, de l’agriculture biodynamique, de l’économie positive, de la politique et de certains de ses réseaux, de la culture (avec ses films à audience planétaire, en direction des enfants, des ados et des adultes, ses jeux vidéo, ses musiques), de la mode, du social…

Ces influences sont de plus en plus difficiles à déceler, tant elles imbibent nos existences ; nous y adhérons parfois, sans même nous en rendre compte. Certaines d’entre elles s’inscrivent à l’opposé de la révélation chrétienne.

Le Nouvel Age mange à tous les râteliers

En effet, depuis le XVIIIe siècle, avec une croissance importante à la fin du XIXe siècle, les influences des mouvements théosophiques, maçonniques, et rose-croix, et de leurs enseignements ésotériques, la croissance du spiritisme et de l’occultisme, de la magie, de la kabbale, de l’alchimie et de l’astrologie, du druidisme, du chamanisme, du mouvement Wicca[1], du bouddhisme tibétain, du zen, du yoga, vont poser les fondements mouvants et hétéroclites du Nouvel Âge.

Helena Blavastky, médium russe, maçonne, qui fonda en 1870 la Société Théosophique en est une des figures emblématiques. Elle tentera de faire coïncider les spiritualités orientales et leurs anthropologies avec les doctrines ésotériques et les pratiques occultes des sociétés secrètes occidentales. Annie Besant lui succédera, et Rudolf Steiner se séparera de cette mouvance, sans en renier les fondements ésotériques et occultes, en tentant une synthèse entre un christianisme gnostique et les doctrines orientales, notamment de la réincarnation.

Carl Gustav Jung fait lui aussi référence : « Jung n’a pas seulement psychologisé l’ésotérisme, mais il a aussi sacralisé le psychologique en le chargeant des contenus de la spéculation ésotérique. Il en a résulté un corps de théories qui permettent aux hommes de parler de Dieu en désignant en fait leur propre psyché, et de leur propre psyché en désignant la divinité. »[2] Pour lui Dieu est l’énergie vitale de la personne. Cette confusion entre le psychologique et le spirituel, entre la nature et la grâce, va être le fondement même du Mouvement de Développement du Potentiel Humain, né à l’Institut Esalen, en Californie, origine de bien des dérives. Esalen demeure le Centre du rayonnement de la Méditation de Pleine Conscience, de l’ennéagramme et des réseaux Gurdjieff. Le psycho spirituel est entré dans l’Église par l’intermédiaire de communautés nouvelles et maintenant toutes les familles spirituelles chrétiennes sont peu ou prou touchées par le phénomène.

La psychologie transpersonnelle, née de cette confusion entre psychologique et spirituel, a été pointée par ce document de l’Église catholique en 2003 qui garde toute sa pertinence et son actualité : « La psychologie transpersonnelle, fortement influencée par les religions orientales et par Jung, propose un parcours contemplatif où la science et le mysticisme se rencontrent. L’accent mis sur la corporéité, la recherche de techniques d’élargissement de la conscience et l’intérêt porté aux mythes de l’inconscient collectif étaient autant d’indications à rechercher le « Dieu intérieur » en soi. Pour réaliser son potentiel, l’homme devait dépasser son ego et devenir le dieu qu’il est au fond de lui-même. Pour cela, il fallait choisir la thérapie appropriée : méditation, expériences parapsychologiques, recours aux drogues hallucinogènes. Tous ces moyens devaient permettre de réaliser des expériences « ultimes » ou « mystiques », de fusion avec Dieu ou avec le cosmos. »[3]

Ce texte est le seul document officiel de l’Église catholique qui parle avec autant de netteté et de connaissance avisée, de ce phénomène de société. Il se réfère au livre d’entretien de Jean-Paul II, Entrez dans l’espérance, qui met en garde contre « la question de la renaissance de certaines traditions du gnosticisme antique dans ce que l’on appelle aujourd’hui le New-Age. Il est impossible de se laisser bercer par l’illusion que ce retour de la gnose préluderait à un renouveau de la religion. Il s’agit tout simplement d’un renouveau de la version moderne d’une attitude spirituelle qui, au nom d’une prétendue connaissance supérieure de Dieu, finit par rejeter définitivement sa Parole en la remplaçant par des paroles toutes humaines. La gnose n’a jamais disparu du champ du christianisme. Elle a toujours cohabité avec lui, parfois en tant que courant philosophique, plus souvent sous des formes religieuses ou parareligieuses, en opposition nette, même si elle n’est pas explicite, avec l’essentiel du christianisme. » [4]

Anthropologie du New-Age

Il serait erroné de proposer une synthèse de l’anthropologie du Nouvel Âge tant elle est disparate. En effet, sous une apparente ouverture à toutes les cultures et à toutes les religions, tous les concepts même les plus contradictoires sont acceptés avec une bienveillance de façade. Les adeptes du Nouvel Âge arborent souvent une suave et douce condescendance qui cache leur vive hostilité à l’égard de ceux qui croient encore à des dogmes, surtout s’ils sont catholiques. Il est cependant possible de dégager quelques points saillants dans cette nébuleuse.

L’énergie

Kundalini, prana en Inde, aura, chi ou qi, en Chine, ki au japon reviennent fréquemment dans les discours pseudoscientifiques du Nouvel Âge. Ces termes évoqueraient une substance invisible en lien avec la déité ou le divin dont la définition reste floue, inquantifiable et invérifiable. En physique, l’énergie est une notion précisément définie selon sa catégorie, quantifiable et mesurable. Ici nous ne savons pas réellement ce dont il est question. Le Dieu du Nouvel Âge est une énergie impersonnelle, une force vitale ou âme du monde.

Déjà dans le stoïcisme, philosophie grecque née au troisième siècle avant Jésus-Christ, il était question de l’âme du monde. « On retrouve cette conception de l’âme du monde dans le stoïcisme où le Logos, âme du monde, est également qualifié « d’Esprit. » [5] Conception moniste du monde, c’est-à-dire sans distinction entre un Dieu Créateur et la création. Dans le monisme tout est un. Ce concept est repris dans le Nouvel Âge. C’est chez Jamblique (242-325), dans ses textes De mysteriis que l’on trouve la notion d’énergie liée aux rites et pratiques divinatoires connus sous le nom de « théurgie ».[6] Les idées des néo-platoniciens seront condamnées par saint Justin. Mais cette philosophie sert de références aux intellectuels néo gnostiques du Nouvel Âge.

Selon la Foundation for Hollistic Spirituality, la définition de la spiritualité devient : « Connexion humaine naturelle avec le merveilleux et l’énergie de la nature, du cosmos et de toute l’existence, ainsi que l’instinct d’explorer et de comprendre sa signification. »

Par ailleurs, le Nouvel Âge a voulu récupérer la physique quantique pour se donner un vernis scientifique. Aucun physicien quantique ne peut se reconnaître dans cette assimilation erronée et cette usurpation de termes. Les catégories et l’objet des énergies dites spirituelles du Nouvel Âge n’ont rien à voir avec la mécanique quantique qui appartient au domaine de la physique.

Quelques écrivains s’inscrivant dans cette tendance

Paulo Coelho, auteur prolifique de nombreux romans et chantre de ces perspectives du Nouvel Âge, écrit dans L’Alchimiste, livre qui a connu un succès international. (Ce livre a souvent été offert à des enfants faisant leur profession de Foi, alors que nous sommes là, précisément à l’inverse d’une profession de Foi catholique) :

« L’Âme du Monde se nourrit du bonheur des gens. Ou de leur malheur, de l’envie, de la jalousie. Accomplir sa légende personnelle est la seule obligation des hommes. Tout n’est qu’une seule chose. Et quand tu veux quelque chose, tout l’univers conspire à te permettre de réaliser ce désir. »[7]

C’est une conception moniste qui voit dieu en toute chose sans distinction entre nature et divinité.

« Il commença à comprendre que les pressentiments étaient de rapides plongées de l’âme dans ce courant universel de vie, au sein duquel l’histoire de tous les hommes se trouve liée de façon à ne faire qu’un : de sorte que nous pouvons tout savoir, parce que c’est écrit. »[8]

« Et le jeune homme se plongea dans l’Âme du Monde et vit que l’Âme du Monde faisait partie de l’Âme de Dieu et vit que l’Âme de Dieu était sa propre âme. »[9]

Dans le Pèlerin de Compostelle, roman initiatique gnostique, Coelho s’inscrit dans des inversions permanentes quant à la Révélation chrétienne. Il ne s’agit donc pas d’un pèlerinage chrétien de conversion intérieure pour rencontrer le Christ.

L’énergie divinisée est présente en toute chose, du vulgaire caillou jusqu’aux sphères célestes, du brin d’herbe jusqu’au baobab, du chétif insecte jusqu’au grand savant. Cette énergie est conscience universelle ou Âme du Monde. C’est de fait un retour au panthéisme, si ce n’est au paganisme.

Frédéric Lenoir, ancien directeur du Monde des religions, continue de surfer sur cette vague de consensus mou, sans dogme. C’est l’auteur français contemporain qui a vendu le plus de livres, invité permanent des plateaux télévision en tant qu’expert des religions et de la spiritualité. Dans son livre L’Âme du monde, qui se veut être « un conte initiatique lumineux qui touche le cœur autant que l’intelligence » (selon ce que dit en toute simplicité la quatrième de couverture) nous sommes encore dans ces perspectives aussi holistiques que floues : « Mais pour bien marquer le caractère universel de cet enseignement, nous ne citerons pas de nom, ni les sources qui nous inspirent. Afin d’éviter toute référence explicite à ce que certains d’entre nous nomment « Dieu », d’autres le « Dharma », d’autres encore « le divin », « le Tao » ou « l’Absolu », nous nous sommes entendus pour utiliser une seule expression : « l’Âme du monde ».[10]

« Cette reliance au divin nourrit et fortifie l’âme des croyants, plus que tout rituel ou acte religieux extérieurs… La prière peut aussi rester un « cœur à cœur » silencieux dans lequel l’homme savoure l’amour qui émane de l’Âme du monde, quel que soit le nom qu’il lui donne… Toute parole, toute pensée, tout regard adressé à la force mystérieuse qui anime l’univers nous relient à l’Âme du monde et portent ses fruits. »[11]

Il n’est pas question d’un Dieu personnel, créateur et sauveur de l’humanité tel que le professe la Révélation chrétienne.

« Et la force de nos croyances ira jusqu’à produire des évènements qui les confirmeront. »[12]

Ce pourrait être une définition de la pensée magique que l’on retrouve chez Laurent Gounelle.

Laurent Gounelle, dans l’ensemble de ses livres parle beaucoup de spiritualité. Ces livres se vendent très bien, ils ne cessent de tourner autour de la même idée, placée sur la une de son livre L’homme qui voulait être heureux : « Ce que l’on croit peut devenir réalité ». Gounelle, comme Coelho comme Lenoir et bien d’autres, pense qu’il faut savoir dépasser toutes les croyances religieuses particulières, parce qu’elles seraient l’expression d’une même réalité intérieure, dont il faudrait se détacher de la forme extérieure. Par conséquent il faut choisir celle qui nous convient le mieux, ou plutôt adhérer à ce qui marche le mieux et se situer en surplomb. C’est une des perspectives des Franc-maçonneries et autres associations initiatiques. C’est aussi une des professions de foi du Nouvel Âge…

Nous sommes en pleine pensée positive, cette conviction que l’on peut changer le réel en modifiant ses attitudes mentales, en pleine pensée magique également, où la force du symbole fait entrer dans une vision initiatique qui changerait la perception du réel, et serait capable de le transformer.

Les adeptes des thérapies énergétiques croient que les pensées, les sentiments, les émotions causent des vibrations dans le corps physique, sans support matériel. S’il est vrai que le stress, la fatigue, une mauvaise hygiène de vie minent le système immunitaire, et que la bonne humeur est un gage de bon fonctionnement psycho corporel, aucune démonstration scientifique n’a avalisé que le mental pouvait agir sans substrat physique sur le corps. Faut-il alors intégrer l’idée qu’un monde des esprits existe, se manifeste et puisse être instrumentalisé dans certaines circonstances ?

Les disciplines énergétiques prétendent agir sur des bases vibratoires non encore objectivées, en accordant les fréquences entre le mental et le corps à l’aide de cristaux, d’eaux, de médailles, de grigris, de couleurs, de sons, de lumières. Ici l’imagination des thérapeutes ou des gourous est sans limites.

Quelques thérapies s’inscrivant dans cette tendance

Les fleurs de Bach illustrent cette croyance en l’énergie ou en l’esprit des plantes. C’est au cours d’une initiation chamanique que le Dr Édouard Bach (1886-1936), ancien médecin homéopathe, dit avoir reçu une révélation, lui indiquant le nom de trente-huit plantes dotées de vertus thérapeutiques particulières, rééquilibrant l’esprit ou soulageant des perturbations psychiques ou physiques. C’est le transfert des forces spirituelles contenues dans les fleurs, récoltées à l’état sauvage, qui permettrait cette harmonisation. À part le Cognac contenu dans ces préparations, aucune substance active n’est décelable à l’examen chimique. Aujourd’hui, de nombreuses autres fleurs sont sur le marché dont certaines sont censées influer sur la conscience et permettraient d’ouvrir à la médiumnité. Certains proposent même de charger positivement ces essences de plantes par la méditation et la transmission de pensée. Selon ces perspectives, la force de la pensée donnerait une énergie positive et réparatrice à « l’esprit » de la plante.

L’homéopathie, procède de manière similaire, car dans les hautes dilutions à partir de 7CH, il est quasi impossible de déceler une seule molécule active dans les gélules. Selon les homéopathes, une substance extrêmement diluée peut soigner les symptômes de maladie qu’elle susciterait chez la personne en bonne santé. L’homéopathie, forme de médecine énergétique, affirme agir sur la force vitale du corps pour favoriser sa guérison émotionnelle et physique. À ce jour cette force vitale en tant que telle n’a jamais été démontrée scientifiquement, les effets placebo eux l’ont été. Le Dr Samuel Hahnemann (1755-1843), prétend avoir expérimenté sur lui tous les traitements homéopathiques. Certains ont des effets toxiques ou préjudiciables à haute dose comme nux vomica, qui comme son nom l’indique fait vomir lorsque l’on ingère la noix vomique concentrée, et empêcherait vomissement ou sensation de nausée en haute dilution. D’autres médications sont d’ordre purement symbolique, comme oscillococcinum qui est un autolysat de foie et de cœur de canard de Barbarie. Au prétexte que le canard résiste au froid et incube dans son foie des éléments lui permettant d’affronter les maladies qui y sont liées. Tout ceci n’est en rien conforme à des expérimentations médicales randomisées. L’efficacité de l’homéopathie est surtout liée aux maladies psychosomatiques où l’on sait l’influence du psychisme sur le corps, et par conséquent l’induction consciente ou inconsciente du patient sur le processus de guérison, grâce à la confiance qu’il donne au remède ou à celui qui l’a prescrit et au rituel auquel il se soumet pour le prendre. Quand le remède homéopathique qui conviendrait au malade est trouvé avec un pendule ou tout autre moyen médiumnique, il est facilement constatable que l’on n’est plus dans le domaine de la raison, mais dans la croyance en des puissances invisibles. Comment se fait-il que l’homéopathie se prête plus volontiers à ce type de médiumnité ou de divination ? Hahnemann, franc-maçon, s’est intéressé à la symbolique et aux analogies occultes. Il est alors moins surprenant que l’homéopathie puisse entrer en résonance avec d’autres pratiques occultes.

La Gemmothérapie n’est pas plus fiable quand elle prétend que des cristaux pourraient agir sur les chakras et débloquer ainsi la circulation de l’énergie dans le corps et même dans l’esprit et plus encore dans la conscience spirituelle. On médite en tenant le cristal et en plongeant son regard en lui… C’est ainsi que l’on susciterait l’alignement entre le mental du méditant et les vibrations du cristal, amenant à la plénitude.

Le Reiki [13]. Pseudo thérapie qui a pris un essor considérable. Le terme Reiki est composé de deux mots : rei, pouvoir supérieur universel et ki énergie force vitale. Selon la légende, considérée comme historique par les praticiens, son fondateur, Mikao Usui (1825-1926) après 21 jours de jeûne et de méditation sur une montagne sacrée du Japon aurait eu la révélation du Reiki. Il serait resté sous une cascade sacrée, méditant pour ouvrir son chakra le plus élevé. Après cette expérience, Usui affirmait pouvoir guérir sans épuisement de son énergie, car branché directement sur l’énergie universelle.

La transmission initiatique du reiki « harmonisation », se fait de maître à disciples. Aucune formation particulière n’est demandée. Durant « l’harmonisation », plusieurs symboles, qui doivent rester secrets, sont scellés dans le champ énergétique de l’élève, afin d’ouvrir celui-ci de façon permanente à l’énergie du reiki, et lui permettre à son tour d’effectuer des « harmonisations ».

Il existe trois degrés d’initiation au reiki. Le premier qui permettrait le contrôle du champ énergétique des patients, se fait à distance de quelques centimètres du corps. L’énergie reiki pénétrerait dans le corps du praticien par le chakra de la gorge et ressortirait par ses mains pour être redistribuée par les chakras du patient. Le second permettrait d’effectuer des guérisons à distance. La transmission de l’énergie reiki est purement mentale. Au troisième degré, le disciple peut devenir maître et transmettre l’initiation « harmonisation » à d’autres personnes.

Nous sommes là dans du magnétisme et une ouverture à la médiumnité. [14]

Parmi les thérapies « New-Age » et les systèmes de méditation orientale, le Reiki est aujourd’hui une des plus populaires. Si en France, il suscite encore quelque méfiance, cela ne l’a pas empêché de faire son entrée dans nombre d’hôpitaux, comme celui de la Timone à Marseille. En Espagne, ce sont désormais les mairies et d’autres institutions publiques qui le rendent accessible à tout un chacun. Christophe André, psychiatre bouddhiste promoteur de la « méditation pleine conscience », auteur du best-seller Méditer, jour après jour, traduit en espagnol, italien, catalan, allemand, polonais, coréen, anglais, néerlandais, anglais, chinois, n’hésite pas à préconiser le reiki.

Cela atteste d’une grande confusion des esprits, mais aussi des contradictions de la soi-disant laïcité ou neutralité républicaine qui n’a rien à dire sur ces pratiques qui sont en fait des croyances, sans aucun support rationnel ni raisonnable. Alors que ces praticiens opèrent dans des espaces publics, hôpitaux, écoles, universités, lieux de formation officiels.

L’illusion

« Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. » (Gn 3, 4-7).

Le maître de l’illusion demeure, aujourd’hui comme hier, le serpent tentateur qui induit une réalité mensongère. Dans le regard du serpent, nous pensons devenir maîtres de la réalité, connaissant toute chose, entrainés à croire que l’immédiateté de la jouissance et du bien-être confère l’immortalité et l’identité des dieux.

Certaines méthodes de relaxation, de méditation comme la méditation de pleine conscience, l’hypnose, la sophrologie, ou de techniques comme la PNL, programmation neurolinguistique ou la pensée positive peuvent arriver à faire prendre des vessies pour des lanternes et qui plus est, des lanternes spirituelles.

Certains exercices permettraient même d’enlever des séquences mémorielles négatives pour les remplacer par des séquences positives. En sophrologie, en hypnose, en PNL, l’on peut induire des images positives qui remplacent ce qui a été, ce qui est ou ce qui sera douloureux à vivre tant sur le plan physique que psychologique. La méditation de pleine conscience permet de se déconnecter d’un réel stressant ou douloureux pour rentrer dans une bulle de bien être totalement provoqué par des exercices répétitifs. Mathieu Ricard « roue de secours » du Dalaï-Lama, comme il se définit lui-même, invité complaisamment sur tous les plateaux de télévision, faisant la une de bien des hebdomadaires, en est la figure de proue.[15]

Les Rose-Croix AMORC (Ancien et Mystique Ordre des Rose-Croix) pratiquent la matérialisation d’images mentales pour obtenir santé, richesse et bonheur. Ils pratiquent en groupe des égrégores, en l’occurrence des matérialisations mentales permettant, par magnétisme et médiumnité, d’opérer, selon eux, des influences magiques sur la réalité.

Selon Jimmy Hendrix, chanteur des années hippies, adepte du LSD et mort d’une overdose, les sons étaient liés à des couleurs ; ainsi dans sa chanson Purple Haze il associait le violet à l’accord mi 7e. Associer couleur et son est le propre d’expériences psychédéliques liées à l’absorption de drogues, notamment du LSD. Aujourd’hui dans le néo chamanisme, de telles expériences sont proposées, avec prise de drogues hallucinogènes, dites aujourd’hui enthéogènes, c’est-à-dire capable d’engendrer une expérience de Dieu !

Le corps, sept corps !

Helena Blavatsky, inspirée par les textes du Véda et des Puranas, décrit les sept corps que posséderait l’être humain. Pour elle, il existe sept états de la matière en correspondance avec les sept corps de l’homme.[16] La finalité de la vie serait de maîtriser ces sept états pour évoluer spirituellement dans un processus « d’alchimie de l’être ». Il est à noter que cette alchimie est le fil conducteur des sept tomes d’Harry Potter, transformation du plomb en or. Héléna Blavatsky y apparaît sous le nom de Cassandra Vablasky. C’est dire les références occultes des œuvres de Madame Rowling.

Pour ces courants théosophiques et occultistes, ce septénaire a une signification symbolique. Le chiffre quatre symbolise la Terre ou la matière, et le chiffre trois, le Ciel ou le Spirituel, le sept étant l’harmonie du tout.

Rudolf Steiner, héritier de ces courants mais en dissidence, fondateur de l’anthroposophie, précise en 1910, le nom de ces sept corps, dans son ouvrage La science de l’occulte : « chez l’être humain il y a les sept éléments suivants : corps physique, corps éthérique, corps astral, Moi, Moi spirituel, Esprit de vie, Homme-Esprit« .

Corps éthérique

La définition du corps éthérique n’est pas la même selon les écoles ésotériques et n’a rien de scientifique. Nous sommes dans un domaine d’énergies indéfinissables et de leurs subtiles correspondances. L’éthérique ne correspond à aucune substance repérable objectivement, si ténue soit-elle. Le corps éthérique ne pourrait être perçu que par des êtres initiés extralucides.

C’est Aristote qui crée le concept d’Éther vers 345 av. J.-C. Aux quatre Éléments la terre l’eau l’air et le feu il en adjoint un cinquième corps, l’éther. Chez Aristote, l’Éther forme la matière des astres et de l’âme.

Ces conceptions du corps éthérique ou du corps astral, reprises par la nébuleuse du Nouvel Âge, nous l’avons dit en introduction, proviennent des courants théosophiques avec Blavatsky et Annie Besant qui lui succéda. Ces courants étaient violemment anti-chrétiens et plus particulièrement anti-catholiques.

Ainsi voici les élucubrations d’Annie Besant, que l’on peut qualifier au mieux d’ésotériques, mais plus réalistement de charabias :

« La matière physique forme sept subdivisions, qu’on peut distinguer les unes des autres, et dont chacune produit, entre ses propres limites, des combinaisons infiniment diverses. Ces subdivisions sont : le solide, le liquide, le gaz, puis l’éther sous quatre états aussi distincts les uns les autres que sont distincts entre eux le solide, le liquide et le gaz. Le corps physique de l’Homme se compose de matière physique en ces sept états – son corps grossier consistant en solide, liquides et gaz, et son double éthérique se composant des quatre subdivisions de l’éther, respectivement désignées par éther I, éther II, éther III et éther IV. […] Les fonctions du corps astral proprement dit ont souvent été attribuées au double éthérique, auquel on donnait parfois à tort le nom de corps astral. Le double éthérique se compose des éthers physiques seulement, et, s’il est extériorisé, il ne peut ni quitter le plan physique, ni s’éloigner notablement de sa doublure » [17].

Alice Bailey en 1925, donnera des précisons tout aussi obscures dans un langage abscons :

« Le corps éthérique interpénètre le physique dense et le dépasse légèrement. Il est comme un brouillard (gris-bleu ?). Il se compose d’un tissu de courants d’énergie, de lignes de force et de lumière. L’énergie circule le long de ces lignes comme le sang dans les veines et les artères. Cette circulation permanente, humaine, planétaire et solaire de force vitale animant le corps éthérique de toutes les formes est la base de toute vie manifestée. Aucune vie n’existe sous une forme séparée. Le corps éthérique d’un être humain fait partie du corps éthérique de la planète donc, il est relié à toutes les formes qui se trouvent dans ce corps éthérique, quel que soit le règne de la nature auquel il appartient. C’est le véhicule emprunté par les courants de vitalité qui maintiennent le corps en vie. Il apporte vitalité et énergie au corps physique et l’intègre au corps éthérique de la terre et du système solaire. » Alice Bailey, dans son Traité du feu cosmique (1925)[18].

Rudolf Steiner aura lui aussi sa définition. Pour Steiner le corps éthérique est un corps de forces formatrices, de forces vitales qui imprègne et donne forme aux organismes des êtres vivants. Ce corps éthérique, serait lui-même pénétré du corps astral et du Moi. Ce corps éthérique maintiendrait le corps en vie. Son interaction avec l’organisme serait inégale et différenciée selon les organes. Le corps éthérique, visible seulement par les initiés, formerait une sorte d’aura autour du corps et refléterait l’état de santé physiologique psychologue et spirituel des êtres. [19]

Kirlian en 1939 prétendit visualiser photographiquement ce corps énergétique ou cette aura. En fait ses photos ne faisaient qu’objectiver l’humidité qui se dégage de chaque corps vivant.

Les explications les plus diverses et saugrenues ont été données pour tenter de rendre compte de ce qu’est le corps éthérique, elles font partie de ces pseudo-preuves chères au Nouvel Âge :

– Le corps éthérique serait le lieu de la mémoire de l’individu. À l’approche imminente de la mort ou en coma dépassé, les personnes voient défiler leur vie par l’intermédiaire de ce corps éthérique.

– En cas de peur intense et soudaine, le corps éthérique pourrait se détacher un instant du corps physique.

– En cas de blessure physique grave, si l’on ne ressent pas de douleur, ce serait parce que le corps éthérique se serait séparé du corps physique.

Le gourou de la Fraternité blanche universelle, Omraam Mikhaël Aïvanhov, témoigne dans ses expériences : « J’ai voulu démontrer à mes amis l’existence du corps éthérique, ce double du corps physique qui lui donne la sensibilité… Je me concentrais [sur une personne] pour la plonger dans un sommeil hypnotique, puis je faisais au-dessus d’elle quelques passes magnétiques pour lui retirer son corps éthérique que je déplaçais dans la pièce voisine. Avec une épingle, je lui piquais légèrement le bras. Elle ne réagissait pas : visiblement elle ne sentait rien. Ensuite, j’allais dans la pièce voisine et là, avec la même aiguille, je piquais légèrement le corps éthérique que je lui avais retiré. Et voilà qu’elle poussait un cri. »[20]

Ce sont des expériences de magie qui ne valident en rien l’existence objective d’un corps éthérique.

Les chakras, décrits plus bas, seraient des centres subtils situés dans les corps éthérique et astral. Les points d’acupuncture seraient des points particuliers de jonction entre le corps physique et le champ éthérique.

Corps astral

Alors que le corps éthérique serait à l’extérieur du corps physique, le corps astral serait à l’intérieur.

Le corps astral réapparaît chez les spirites comme Allan Kardec et les occultistes comme Eliphas Lévi, Papus ou Stanislas de Guaita dans la deuxième partie du 19e siècle. Allan Kardec, en 1857, dans Le Livre des Esprits parle, décrit ce corps astral qui survivrait à la mort physique et permettrait de rentrer en relation avec les vivants. « L’homme a ainsi deux natures : par son corps, il participe de la nature des animaux dont il a les instincts ; par son âme il participe de la nature des Esprits. Le lien ou périsprit qui unit le corps et l’Esprit est une sorte d’enveloppe semi-matérielle. La mort est la destruction de l’enveloppe la plus grossière ; l’Esprit conserve la seconde, qui constitue pour lui un corps éthéré, invisible pour nous dans l’état normal, mais qu’il peut rendre accidentellement visible et même tangible, comme cela a lieu dans le phénomène des apparitions. »

Ce corps astral serait perçu pour Rudolf Steiner, par les clairvoyants comme un corps de lumière psychospirituelle formant une aura autour du corps matériel. Il est appelé astral, car il manifesterait en l’homme les forces psychospirituelles des astres. Durant le sommeil, le corps astral se séparerait en quelque sorte du corps psychosensoriel. Le corps astral se régénérerait alors au contact de la lumière astrale et spirituelle émanant des planètes.

Là aussi de pseudo preuves sont évoquées qui manifesteraient l’existence de ce corps astral.

D’après Rudolf Steiner, « chaque soir, en s’endormant, l’homme sort de son petit univers, de son microcosme, pour entrer dans le grand univers, le macrocosme, et il s’unit à ce macrocosme en y répandant son corps astral et son Je ». Cette phase correspondrait au sommeil profond.

Les passes magnétiques, les séances d’hypnose permettraient de séparer le corps astral du corps physique.

Le voyage astral : lors de l’expérience de décorporation, ou Out-of-Body-Experience, le corps astral se détacherait et vivrait une vie autonome. Aucun psychiatre sérieux n’a validé cette interprétation.

Le chaman guérirait le malade qui le consulte, en sortant lui-même du corps dans un état de transe soit cataleptique (son corps physique est immobile au sol), soit somnambulique (il s’agite, danse, chante, mime le voyage, imite un animal).

Selon les spirites, le corps éthérique qui se désagrège forme un spectre, tandis que le corps astral qui se désagrège forme un fantôme.

Le voyage astral. En anglais out-of-body-experience (OBE)

Les livres prolifèrent dans ce domaine, et ce n’est pas sans danger…

Ils décrivent un « cordon d’argent » comme étant un mince câble lumineux, composé de nombreux fils ou filaments, infiniment extensibles. Dans les voyages astraux, ce cordon d’argent permettrait de relier le corps physique avec le corps éthérique qui serait susceptible de voyager dans le temps et dans l’espace.

Il serait fastidieux de rentrer dans le détail de ces descriptions qui demeurent fondamentalement ésotériques, par conséquent réservées à ceux qui se croient initiés. À force de pratiquer ce langage incompréhensible aux profanes, ils pensent avoir percé les mystères de la vie.

Évoquons rapidement le livre sur La vie après la vie (1974) de Raymond Moody qui est fait de témoignages d’expériences de mort imminente (Near Death Experience, NDE), parfois en état de mort clinique, et de la sensation qu’ont eu certaines personnes de flotter dans l’espace avec un corps léger, de rencontrer des parents ou amis défunts dotés d’un corps spirituel. Il ne s’agit pas de remettre en cause la sincérité de ceux qui ont vécu de telles expériences, mais d’être très vigilants quant aux explications données et de distinguer ce qui est d’ordre subjectif de ce qui est de l’ordre de la preuve scientifiquement établie. Enfin de discerner pour un chrétien sur le plan spirituel, si cela ne remet pas en question notre Foi et notre Espérance en la Résurrection.

Les thérapies du Nouvel Âge font souvent référence aux chakras et à l’aura

Les chakras se trouvent décrits dans les textes sacrés sanscrits de l’Inde appelés Upanishad datant de six cents ans avant Jésus-Christ, puis de manière plus précise dans une des multiples sectes hindoues, apparue au Vème siècle avant Jésus-Christ, comme le shaktisme. Sept chakras principaux iraient de la base de la colonne vertébrale jusqu’au sommet de la tête. Les chakras seraient des centres de conscience pure et des points d’attention de la méditation auxquels sont associés des mantras. Le principal canal énergétique du corps appelé sushumna nadi, relie ces sept chakras. Il est encadré de deux nadis secondaires : ida à gauche (véhiculant la force vitale descendante) et pingala à droite (véhiculant la force ascendante). Le but de la vie spirituelle consiste à éveiller la puissante énergie de la kundalini, force vitale représentée par un cobra royal lové et assoupie, à la base de la colonne vertébrale. Cette kundalini en traversant chaque chakra arriverait au chrakra couronne shahasrara situé au-dessus de la tête, et ainsi provoquerait l’illumination. Ceci demeure un élément important dans la pratique du yoga, de la méditation et de certaines initiations. Des théosophes comme Charles W. Leadbeater (1854-1934) et Alice Bailey (1880-1949), puis les anthroposophes à la suite de Rudolf Steiner ont occidentalisé ces notions énergétiques en les rapprochant de théories ésotériques et de pratiques occultes. Des rapprochements entre chakras et glandes endocrines y ont été faits, sans qu’aucune recherche médicale et scientifique n’ait pu prouver la réalité de ces chakras ni du kundalini ; et pour cause ce sont des énergies dites spirituelles !

Énergie du corps. Alex Grey.

Alex Grey, né le 29 novembre 1953, est un peintre New-Age puisant son inspiration dans le LSD, dans des initiations ésotériques, des rites de passage, et toutes sortes d’exercices psycho corporels. Dans cette peinture il représente le corps anatomique de la médecine occidentale, le corps énergétique et ses chakras, les méridiens d’acupuncture, et les auras entourant le corps physique.

L’aura serait un genre de champ énergétique qui manifesterait extérieurement l’énergie physique psychologique et spirituelle. Elle serait donc en lien étroit avec les chakras. Les clairvoyants prétendent voir l’aura qui changerait constamment de forme de couleur et de taille en fonction des pensées des climats émotionnels ou spirituels, ou de la santé des personnes. Aucune validation scientifique n’est venue à ce jour confirmer ces dires.

L’invisible

Les forces cachées communiquées par les anges, les esprits des éléments, les entités, qu’il faut savoir se concilier par initiation permettraient de rendre possible l’interaction entre matière et esprit et ainsi accéder au divin en nous. Il s’agit d’instrumentaliser les forces de l’invisible pour les mettre à notre service, pour agir selon nos désirs et notre volonté. Ces méthodes magiques ont leur efficience. Mais à qui les personnes qui sacrifient à ces pratiques font-elles allégeance ? La plupart des guérisseurs et autres intercesseurs prétendent, pour les uns détenir ce don de Dieu, d’autres évoquent une faculté naturelle, d’autres encore auraient été initiés. Les prières secrètes, les rites magiques, et autres invocations des esprits ou de l’énergie universelle ne peuvent que nous interroger sur la nature de ces forces invoquées ou invitées. Même si la gratuité de certains praticiens est évoquée, est-ce suffisant pour dédouaner ces pratiques de toute innocuité ? L’apparente disparition des symptômes d’appel des malades qui y ont recours, est-elle un critère suffisant pour valider ces pratiques ?

Beaucoup de questions se posent quant à ces pratiques aussi bien sur le plan de la raison que celui de la Foi, si nous sommes chrétiens.

Voici ce qu’écrit François Mathisjsen, philosophe, théologien, et psychologue :

« Si le phénomène s’explique par l’hypothèse de facultés humaines inconnues (hypothèse psy) ou des lois naturelles encore incomprises, il peut être considéré comme quelque chose de neutre et il est difficilement compréhensible de ne pas l’utiliser pour en bénéficier. Par contre, si la source de certains phénomènes paranormaux n’est pas naturelle, mais surnaturelle (hypothèse spi), que ce ne soit pas donc ni une faculté humaine inconnue, ni une réalité physique inexploitée, mais la manifestation d’une intelligence immatérielle externe qui s’exprimerait à travers une sensibilité ou une disposition naturelle, alors cela demande de discerner ce à quoi nous avons à faire. » [21]

Quelle est la source qui se manifeste incontestablement de façon paranormale, qui échappe à toute analyse et à toute explication rationnelle, et qui semble agir au-delà du temps et de l’espace commun et habituel ? Est-ce une énergie physique naturelle ou une intelligence spirituelle ? La réponse à cette question est déterminante. Car s’il s’agit d’effet physique, de fluides si subtils que nous n’aurions pas encore pu objectiver scientifiquement, il ne serait pas illicite de les utiliser pour le bien. Mais s’il s’agit d’entités spirituelles, alors cela est du ressort de la vie spirituelle et de ses combats. Il n’est pas juste et bon de faire allégeance à des forces invisibles, contraires à la volonté de Dieu.

Voici les recommandations explicites de saint Paul aux Ephésiens. Il est question également d’énergie mais elle n’a pas la même origine :

« Enfin, puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force. Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable. Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes. Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon. Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix, et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais. Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. En toutes circonstances, que l’Esprit vous donne de prier et de supplier : restez éveillés, soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles. Priez aussi pour moi : qu’une parole juste me soit donnée quand j’ouvre la bouche pour faire connaître avec assurance le mystère de l’Évangile dont je suis l’ambassadeur, dans mes chaînes. Priez donc afin que je trouve dans l’Évangile pleine assurance pour parler comme je le dois… Que la paix soit avec les frères, ainsi que l’amour et la foi, de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ. Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ d’un amour impérissable. » (Ep 6, 10-23).

Problème de santé publique

« Près de la moitié des signalements de dérive sectaire que reçoit la Mission interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires (MIVILUDES) relèvent du domaine de la santé… Elle recense plus de 300 pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique, 1 800 centres de formation dans le domaine de la santé susceptible de présenter un risque de dérive sectaire, 4 000 psychothérapeutes autoproclamés sans formation et non-inscrits sur un registre professionnel. Il est impossible, aujourd’hui, d’évaluer le nombre de pseudo-thérapeutes en France. L’ordre des médecins signale également que près de 3 000 médecins sont en lien avec la mouvance sectaire. Ce constat est d’autant plus alarmant que près de quatre Français sur dix ont recours aux médecines alternatives, dont 60 % de malades du cancer… La majorité de ces « soignants » alternatifs conseillent souvent à leur patient l’arrêt de leur traitement en décrédibilisant leur médecin traitant. Les conséquences peuvent être dramatiques et conduire au décès, comme l’illustre le cas de Steve Jobs, le fondateur d’Apple (adepte et promoteur dans son entreprise de la Méditation de Pleine Conscience). À la suite d’un diagnostic de cancer du pancréas en 2003, il a adopté un traitement à base de jus de carotte et d’acupuncture, sur les conseils de « spiritualistes »… L’efficacité des médecines alternatives est difficilement démontrable scientifiquement, car c’est le ressenti du patient qui sert de preuve. Il est très délicat de mettre en œuvre des études cliniques. En effet, « cette médecine se voulant fondée sur le savoir-faire propre à chaque praticien » cela rend difficile l’établissement de critères objectifs d’étude… « Il suffit de parcourir Internet pour voir le nombre de pseudo-praticiens qui exercent en dehors de tout cadre réglementé. Ils touchent les moins bien informés, les plus vulnérables à qui ils ôtent tout discernement en promettant des traitements miraculeux.[22] »

Le Dalaï-Lama

Il est intéressant de constater que la pensée du Nouvel Âge est très conforme à celle du Dalaï-Lama.

Quel grand personnage, du monde occidental, ne s’affiche-t-il pas complaisamment auprès du Dalaï-Lama ? Son sourire permanent, la compassion, la bienveillance la tolérance de sa Sainteté le Dalaï-Lama est affichée comme étant la réalisation la plus haute de la vie spirituelle, toutes confessions confondues. La sponsorisation du Dalaï-Lama est-elle aussi neutre que cela ? La méditation de pleine conscience issue du bouddhisme tibétain inonde le marché occidental de la maternelle à l’université, du monde de la santé à celui du management d’entreprise.

Il est intéressant d’analyser quelques phrases extraites de la pensée du Dalaï-Lama.

Nous pouvons constater facilement qu’elles sont autant de professions de foi ou de « dogmes », s’opposant frontalement à la révélation chrétienne :

– « La loi du karma dit que ce monde est notre œuvre, que nous soyons nos propres enfants et non ceux d’un dieu ou du hasard. » [23]

Dieu a créé le monde ex nihilo, il a créé l’homme et la femme à son image et à sa ressemblance. Nous sommes devenus enfants de Dieu par la grâce de notre baptême.

– « Dans une certaine mesure la terre est notre mère. »[24]

C’est une des professions de foi chère au Nouvel Âge que l’on retrouve dans les discours écologiques. Cette affirmation est panthéiste, voire animiste.

– « Le seul vrai gardien de la paix est en soi. »[25]

C’est le Christ qui est source de Paix et qui nous donne sa Paix. C’est Lui, la source et le gardien de la paix en nous. Cette Paix vient de son sacrifice sur la croix pour la rémission de nos péchés et le Salut du monde. Chaque eucharistie renouvelle pour nous, avec nous et en nous la présence du Christ qui nous donne sa Paix et nous envoie pour manifester cette Paix au monde.

– « La notion de péché est étrangère au bouddhisme. » [26]

La liturgie de la veillée pascale ose dire : « Bienheureuse faute qui nous a valu un tel Rédempteur. » Si le péché n’existe pas comme l’affirme le Dalaï-Lama, le Christ n’a plus sa raison d’être : sauver les hommes de l’emprise du péché et donner accès à la vie éternelle.

– « Le bouddhisme s’est toujours gardé d’affirmer l’existence et l’omnipotence d’un dieu créateur… nous reconnaissons l’existence d’êtres supérieurs, en tout cas l’état supérieur de l’être, nous croyons aux oracles, aux interprétations des songes, à la réincarnation… Le bouddhisme est une expérience… L’un des enseignements du Bouddha est : « attendez tout de vous-mêmes » ».[27]

Le Dalaï-Lama dit que le bouddhisme est une expérience, par conséquent qu’il serait neutre, laïque, et non confessionnel. Or précisément le bouddhisme tibétain est rempli de pratiques magiques de superstition et d’affirmation dogmatique comme celui de la réincarnation. « Attendez tout de vous-mêmes » s’oppose à la prière chrétienne du Notre Père : « Que ta volonté soit faite. »

L’enseignement de l’Église affirmait : « Hors de l’Église point de salut ». Et Dieu sait si cette « prétention » en a offusqué plus d’un. Mais voici ce que dit en toute humilité le Dalaï-Lama :

– « Oui je crois profondément que le bouddhisme est plus profond, plus sophistiqué que d’autres religions ou écoles de pensée. »[28]

Le christianisme aurait dévalorisé le corps, comme étant le lieu du péché. Cependant le Christ de nature divine a pris chair dans notre nature humaine. Ainsi le corps, dans la tradition chrétienne, est précieux de sa conception à la mort et même au-delà de la mort puisque nous croyons à la résurrection de la chair dans la vie éternelle. Saint Paul parlant de l’être corps et âme disait : « Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Co 3,6)

 

– À l’inverse voici ce que dit le Dalaï-Lama : « Cette existence humaine que nous tenons pour précieuse vient d’un rebut… Le corps est une machine à produire excréments et urine. Pareil corps n’est pas à chérir. » [29]

Il est curieux de considérer que bien des Occidentaux se tournent vers le bouddhisme, pensant que celui-ci tient davantage en considération la dimension corporelle que le christianisme !

– « Le Bouddha à le pouvoir de connaître les vies passées des êtres, ainsi que le moment de leur mort et de leur renaissance, suivant leur karma. »[30]

Le chrétien ne croit pas à la réincarnation, mais à la résurrection, il y a radicale incompatibilité entre ces deux professions de foi.

– « C’est par son propre effort et par sa propre et dure application qu’il est devenu le Bouddha. »

Pour le bouddhisme, le monde sensible est synonyme d’illusion, de mensonge, de mal, il est maya. La connaissance sensible ne peut être que partielle, voire déformante. Il faut donc s’en abstraire avec une constante application, pour rejoindre l’immuable.

Ce n’est pas par notre propre mérite, mais par grâce que nous devenons enfants de Dieu, même si nous sommes participants au maintien de cette grâce en nous, et c’est l’objet de notre combat spirituel.

– « Le cycle de l’existence est dépourvu de commencement. » [31] Pour le bouddhisme et bien des conceptions venues de l’Orient, le temps est cyclique, il n’a donc pas d’origine ni de finalité. Pour le christianisme le temps est linéaire, il a un commencement, la création du monde, et il existe une fin de ce monde. Au-delà, il y aura la Jérusalem céleste où sera proclamée la Gloire de Dieu pour l’éternité.

Culture en direction des jeunes

Les milieux intellectuels chrétiens se sont abstenus depuis des années d’analyser les ressorts et les enseignements proposés à nos enfants adolescents et jeunes adultes dans ces nouvelles cultures. Hier les héros étaient des personnages historiques, des saints ou des personnages de légende combattant les forces du mal, et maîtrisant en eux-mêmes les passions mauvaises, pour suivre le beau, le vrai et le bien. Aujourd’hui il y a une inversion des figures archétypales, les dragons ne sont plus à combattre, mais à amadouer pour entrer en communion fusion avec eux  dans Eragon ; les sorcières ne sont plus méchantes, mais permettent d’ouvrir les yeux comme dans La croisée des mondes ; les initiations aux pratiques magiques sont banalisées, à l’instar des aventures de Harry Potter, véritable compendium de l’ésotérisme et de l’occultisme.

Ces romans devenus des films ont une face exotérique, l’histoire apparente destinée au plus grand nombre ; il y a cependant une face ésotérique avec des correspondances suggérées ou implicites qui font référence à l’alchimie, la magie, la théosophie ou la franc-maçonnerie, invisible aux profanes… L’anthropologie qui sous-tend ces géants de l’industrie médiatique n’a non seulement plus rien de chrétien, mais inverse les perspectives. Star Wars et son univers binaire se situe davantage dans une conception yin yang qui vient de l’Orient. Et nous pourrions multiplier les exemples avec Matrix ou Valérian. Le dernier film de Walt Disney proposé pour Noël 2017, Coco, parle de l’initiation que reçoit un jeune garçon dans le séjour des morts ! Bien sûr l’enrobage merveilleux et ludique, les prouesses techniques d’une musique s’accordant parfaitement aux images vont séduire parents et enfants. Mais prenons-nous le temps d’analyser le thème proposé ?

La musique métal fait l’apologie des forces du mal et rend pour certains groupes un culte au nombre de la Bête de l’Apocalypse 666, incarnation des forces sataniques. Des jeux vidéo sont également pénétrés par l’univers des forces du mal, du diable et des puissances des ténèbres dont on ne parle plus depuis longtemps dans les églises catholiques.

Les représentations populaires de la foi montrent les enjeux du combat entre les forces du bien et du mal. Ainsi saint Michel, saint Georges, sainte Marguerite (d’Antioche) terrassaient le dragon, et personne ne trouvait cela distrayant.

Apologie du christianisme

Le terme apologie vient du grec ancien apologia, qui signifie « justification, défense (contre une attaque) »

« L’apologétique chrétienne est la partie de la théologie qui a pour but d’analyser méthodiquement tout ce qui touche à la crédibilité de la foi chrétienne de façon à proposer les arguments qui prouvent qu’il est raisonnable de croire à la Révélation divine, fondement de la foi chrétienne. »[32]

Aujourd’hui, les attaques du contenu de la Foi chrétienne, qui déferlent dans tous les domaines sont incessantes. Les quelques éléments et symptômes trop rapidement et partiellement décrits ici sont bien loin d’être exhaustifs. Ces attaques conscientes ou inconscientes, issues du Nouvel Âge et de ses dérivés, s’inscrivent dans ce combat de toujours entre la gnose et la Foi. Elles ne cessent de s’amplifier et de se mondialiser. Il est nécessaire que l’Église « experte en humanité », fidèle à sa tradition, produise une apologétique actualisée aux questions d’anthropologie et de théologie fondamentales que cela soulève. La hiérarchie de l’Église a le devoir, au respect de sa tradition bi millénaire, d’oser une Parole forte pour dire la compatibilité ou l’incompatibilité radicale de la doctrine de la foi, au regard de certaines de ces hérésies, d’éclairer les consciences et donner aux âmes les moyens du salut en, par et avec notre Seigneur Jésus-Christ.

Nature et grâce

Il y a une radicale différence entre les énergies du Nouvel Age et la grâce de Dieu.

Selon la théologie catholique, la grâce ne vient pas de nos exercices ou de nos mérites pour la recevoir, mais de l’Amour libre et gratuit de Dieu. Le corps de l’homme, son être tout entier sont du domaine de sa nature créée par Dieu. L’homme a la capacité d’accueillir la grâce de Dieu, qui le rend digne de cet amour. Cette seule grâce donne à l’homme d’aimer comme Dieu nous aime, jusqu’à donner sa vie à la suite du Christ. C’est la grâce de Dieu qui fait que la nature de l’homme est tournée vers un au-delà de lui-même. L’homme a une constitution qui le tourne vers Dieu passivement, mais qui trouve son accomplissement dans son désir libre et actif de communion avec Dieu. Ainsi la grâce ne détruit pas, mais soutient et complète la nature.

La nature divine est distincte radicalement de la nature humaine. Cependant Jésus-Christ possède en lui les deux natures humaine et divine. Il est vrai Dieu et vrai homme. Il nous fait mystérieusement le don de sa nature divine par son sacrifice sur la croix, sa mort et sa résurrection qui rachète le péché des hommes et nous ouvre à la vie éternelle.

« La grâce en tant qu’elle est libre, gratuite, et qu’elle demande à être acceptée librement, constitue le don de cet amour dont l’homme a besoin pour trouver son ultime accomplissement. »[33]

Vie spirituelle

Il est nécessaire de définir ce qu’est la vie spirituelle pour un chrétien, car dans la mouvance du Nouvel Âge il est sans cesse question de spiritualité.

La vie spirituelle du chrétien est liée à l’Esprit Saint, troisième personne de la Sainte Trinité qui nous permet de connaître et de reconnaître l’œuvre de Rédemption dans notre vie. C’est l’Esprit Saint qui nous permet de confesser Jésus vrai Dieu et vrai homme et d’entrer en relation avec Dieu notre Père. L’Esprit Saint est la source, l’agent et le protecteur de la vie spirituelle, il traduit la Parole de Dieu dans un langage qui touche notre cœur, notre être tout entier et nous rend ainsi participant à la vie en Dieu.

Ainsi l’homme n’accède à la vie spirituelle que par grâce. La grâce est l’essence même, ou les énergies, selon la spiritualité orthodoxe, de la sollicitude de Dieu envers l’homme, telle qu’elle s’incarne en Jésus-Christ et se communique au plus profond de notre corps, de notre intelligence et de notre âme comme don de l’Esprit Saint. Cette grâce est à l’origine, au sens et à la finalité de la relation restaurée entre l’homme et Dieu Trinité Sainte.

La recommandation de Saint Paul à Timothée dans sa première lettre, garde toute sa force sa pertinence :

« À Timothée, mon véritable enfant dans la foi. À toi, la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur… Comme je te l’ai recommandé en partant pour la Macédoine, reste à Éphèse pour interdire à certains de donner un enseignement différent… Le but de cette interdiction, c’est l’amour, la charité, qui vient d’un cœur pur, d’une conscience droite et d’une foi sans détour.

Voici la consigne que je te transmets, Timothée mon enfant, conformément aux paroles prophétiques jadis prononcées sur toi : livre ainsi la bonne bataille; pour s’être écartés de ce chemin, en gardant la foi et une conscience droite, certains se sont tournés vers des discours inconsistants… » (1 Tm 1, 2. 3. 5. 6. 18. 19. 20).

« L’Esprit dit clairement qu’aux derniers temps certains abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits trompeurs, à des doctrines démoniaques. Ils seront égarés par le double jeu des menteurs dont la conscience est marquée au fer rouge. » (1 Tm 4, 1-2).

Bertran Chaudet

Déc. 2017

Écouter  la conférence (1h30)
Notes

[1] Wicca est un terme anglais qui désigne les sorcières. Ce mouvement néo païen fondé en 1939 par Gérald Gardner pratique la magie. Certains mouvements féministes américains s’en inspirent.

[2] Conseil pontifical de la culture, Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Jésus-Christ Le Porteur d’Eau Vive. Éd Tequi, 2003, p. 43-44.

[3] Ib., p. 43-44.

[4] Jean-Paul II, Entrez dans l’espérance, Éd. Plon 1994, p. 147.

[5] Jean-Claude Larchet, La théologie des énergies, Éd. du Cerf. 2010, p. 37.

[6] Ib., p. 53.

[7] Paulo Coelho, L’Alchimiste. France Loisir. Éd Anne Carrière, 1994, p. 46-47.

[8] Ib., p. 122.

[9] Ib., p. 233.

[10] Frédéric Lenoir, l’Âme du monde, Éd. Nil, 2012, p. 56.

[11] Ib., p. 149.

[12] Ib., p. 161.

[13] Voir les articles sur pncds72.free.fr

[14] Voir toutes les études du Père Dominique Auzenet sur occultismedanger.free.fr

[15] Voir les articles correspondants dans sosdiscernement.org, et pncds72.free.fr

[16] Helena Blavatsky, Doctrine Secrète, Vol. 4, Partie II, Section XI, A. Saptaparna.

[17] Annie Besant, L’homme et ses corps, 1911.

[18] Christian Jacq, Dictionnaire critique de l’ésotérisme, PUF, 1998, p. 701. D’après Alice Bailey, dans son Traité du feu cosmique (1925). Il est a noter que Christian Jack auteur prolifique, franc-maçon, a écrit de très nombreux ouvrages sur l’Égypte ancienne, ses cultes et initiations. Ses livres ont une grande audience.

[19] Extrait de Rudolf Steiner, La science de l’occulte (1910), chap. II : « L’être humain » ; Théosophie. Introduction à la connaissance suprasensible du monde et de la destinée de l’homme (1904).

[20] O. M. Aïvanhov, Éléments d’autobiographie, t. I : Afin de devenir un livre vivant, Fréjus, Prosveta, 2009, p. 94.

[21] François Mathijsen, Les expériences paranormales, Éd. Fidélité, 2014, p. 45-46.

[22] Unadfi – Actualités n° 250, octobre 2017. (Sources : Le Figaro Santé, 20.10.2017 & Notre Temps, 12.10.2017)

[23] Samsara, la vie, la mort, la renaissance. Le livre du Dalaï-Lama. Éd. le Pré aux Clercs, 1996, p. 157.

[24] Ib., p. 71

[25] Ib., p. 75.

[26] Ib., p. 77.

[27] Ib., p. 88.

[28] Ib., p. 89.

[29] Ib., p. 105.

[30] Ib., p. 109.

[31] Ib., p. 128.

[32] Définition donnée sur le site internet de la Conférence des Évêques de France, CEF.

[33] Dictionnaire critique de théologie, sous la direction de Jean-Yves Lacoste. Éd. PUF, 2007. Article Grâce, p. 605.

Une réflexion sur « Le corps et le Nouvel Age »

  1. Cet article vient de m’ouvrir les yeux sur beaucoup de choses que je sentais confusément, ou pas du tout pour d’autres. Il est ardu, le chemin qui mène à Jésus, et moins tentant que tout ce qui ressort du New Age, justement. Je suis effarée de voir ce qu’il y a derrière toutes ces jeunes femmes qui pratiquement avec enthousiasme toutes sortes de rituels en lien avec la nature, la féminité, la Terre Mère et autres.Effarée de voir ce qu’il y a derrière les livres de Laurent Gournelle ou Paulo Coelho alors que leurs livres sont remplis de références catholiques. Comment creuser tout cela, continuer à y réfléchir et faire preuve de discernement ? La mise en garde arrive pour moi réellement au bon moment.

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