Mélanges psycho somato spirituels entraînant des dérives

Kinésithérapeute, exerçant en libéral depuis 36 ans, j’ai vu la prolifération de nouvelles thérapies à prétention holistique. C’est-à-dire proposant de guérir toute la personne, toutes les personnes de toutes sortes de maladies. Des stages allant de quelques heures de formation à quelques week-ends permettraient d’acquérir la maîtrise de la méthode, voire la capacité de l’enseigner à d’autres. 

Principaux axes sur lesquels ces « thérapies » reposent pour attirer le client

Un postulat du New Age prétend que : « Aucun être humain n’a jamais utilisé plus de  10% des neurones de son cerveau. »[1]

Il faut donc s’exercer ou s’initier à un épanouissement total de soi.

Certaines nouvelles thérapies  procèdent d’un mélange de connaissances ou de pseudo-connaissances scientifiques et d’une conception du monde inspirée de bouddhisme ou d’hindouisme, voire de l’occultisme.

Ces initiations aux nouvelles thérapies font appel à des notions d’énergie spirituelle qui restent à définir, appelées ki, prana, énergie cosmique, véhicule de lumière divine, esprit d’amour, etc. … Le monde y est perçu comme un vaste système d’énergie. L’homme est traversé par des champs énergétiques qui influenceraient les organes et les systèmes du corps humain, physiquement, psychologiquement et spirituellement. L’esprit ne doit poursuivre aucun but, mais se libérer de toute contrainte pour accéder à un état de béatitude désincarnée.

Les thérapies énergétiques mélangent  les notions et les catégories : ainsi Christ ou Bouddha, peu importe le nom qui est donné à l’incarnation de la perfection la plus élevée. Le patient ou le disciple s’entend dire : « Tu prends conscience que tu es maître de toi-même et de ta vie, pour parvenir à l’auto-guérison ou l’auto-salut par ta propre recherche, comme l’ont réalisé avant toi tous les initiés ; mais pour cela, suis le chemin que l’on t’indique sans raisonner, en développant ton intuition« .

On peut distinguer trois degrés progressifs dans cette initiation

– Le premier niveau très concret concerne avant tout le corps, avec des exercices de prise de conscience corporelle, des exercices respiratoires qui peuvent permettre une meilleure connaissance de soi-même. A ce stade il n’y a que des prémices de risque de dérives.

– Le deuxième niveau plus subtil et plus intuitif concerne la dimension psychosomatique, dite parfois spirituelle, avec des exercices d’induction mentale ou de suggestion.

– Au  troisième niveau, l’initié accède à une dimension où le temps et l’espace semblent ne plus être limités. Ainsi l’on peut entrer dans la mémoire de l’autre, dans son passé, dans son présent et même dans son futur, et ce, même à distance, en communiquant avec des «entités» du monde invisible.

Ces initiation peuvent se faire à l’aide de moyens secrets révélés à chaque niveau ou par simple contact avec le gourou ou l’initié. Certaines initiations permettraientl’accès à des «pouvoirs» de plus en plus étendus : pouvoir de guérison, d’influence sur son entourage, pouvoir de réaliser ses désirs, pouvoir de deviner le passé le présent et le futur.Certaines thérapies ouvrent à la médiumnité et au magnétisme.

Nous citerons parmi bien d’autres thérapies : le Reiki, les propositions diverses et variées de libération des chakras, certains arts martiaux avec rituel initiatique, les initiations néo-chamaniques, la kinésiologie, la psychologie trans personnelle, certaines ostéopathies fluidiques, la micro kinésithérapie, la psychophanie dite aussi communication facilitée.

Qu’en penser ?

Les diagnostics ne reposent sur aucune donnée objectivable. Il y a là le risque de déclarer malades des bien-portants et sains des malades, de prescrire des exercices, des régimes inutiles, voire une médication inefficace et d’empêcher des soins indispensables.

L’initié ou le thérapeute teste subjectivement le ressenti du patient, mais aussi son propre ressenti en induisant de ce qu’il veut tester. Il n’y a pas de signes cliniques définis et vérifiables.

La suppression quasi magique du ou des symptômes de pathologies fonctionnelles et bien entendu non lésionnelles, qui amène le patient à consulter, est parfois spectaculaire, d’où l’attrait exercé par ce type de méthodes. Mais il y a un enfouissement des symptômes qui réapparaissent sous forme d’angoisse, d’état dépressif ou de maladies larvées plus graves.

La suggestion entraîne un effet placebo important qui n’est pas sans efficacité apparente, mais qui n’a pas d’effet durable.

Il y a un risque de dépendance du patient vis-à-vis du thérapeute ou de la thérapie.

L’attrait pour l’invisible, le mystère

Le Credo chrétien affirme la foi en Dieu créateur du monde visible « et » invisible. L’Église catholique a été frileuse, depuis le Concile Vatican II à évoquer le monde invisible. Orce monde de l’invisible a été réinvesti par le New Age, les courants occultes ou ésotériques, ainsi que les courants issus du bouddhisme tibétain. Le nombre de parutions de livres parlant de channeling, des esprits, des anges est en constante progression, sans parler de Satan, de ses pompes et de ses œuvres, lequel refait surface par le biais des courants gothiques et du satanisme, de la musique, aux vêtements et aux scarifications et tatouages.

L’attrait pour les secrets et pour les mystères qui traverseraient l’histoire et expliqueraient ses ressorts cachés, repose sur une crédulité et un manque de repère sans fond.

Des livres et des films pour les enfants et les adolescents ayant un succès planétaire véhiculent des conceptions symboliques qui ne sont pas sans ambiguïté. « Eragon » de Christopher Paolini dont un film a été tiré, relate l’histoire d’un enfant qui découvre un œuf de dragon nommé Saphira. Un vieux dragonnier va l’initier à vivre avec sa dragonne (femelle du dragon), avec qui il pourra communiquer par transmission de pensée et bénéficier ainsi de tous ses pouvoirs. Il pourra même la guérir, à l’aide de passes magnétiques et de formules magiques, quand elle sera mortellement blessée. L’enfant entre en communion, fusion avec le dragon, symbole des puissances des quatre éléments, l’air, le feu, la terre et l’eau. Il s’agit ici d’un processus initiatique cher au Nouvel-Age. Bien des dessins animés, des bandes dessinées ou des mangas, baignent dans ces représentations du monde. Dans l’imaginaire des contes de fée d’autrefois, le prince charmant devait, au contraire, combattre le dragon pour rejoindre sa bien-aimée… les sorcières y étaient vraiment méchantes…

Il est important de constater qu’en quelques années, nous avons changé de référentiels, les archétypes n’ont plus la même signification. Le New Age annonçait des changements de paradigmes. Nous y sommes.

Dérives dans l’Église Catholique

Ce désir de guérison immédiate de toutes ses blessures, de sa mémoire, le désir d’épanouissement, de bien être, de connaissance de soi  touche également les chrétiens. Diacre permanent de l’Église Catholique depuis 20 ans, je suis un témoin attristé de nombre de dérives et de conséquences tragiques dans beaucoup de familles.

Lorsque je suis entré au bureau national de la Pastorale Nouvelles Croyances et Dérives Sectaires de la Conférence des Évêques de France en 2006, ce sont les dérives dans les nouvelles thérapies et les techniques de développement personnel qui étaient l’objet de mon attention. Aujourd’hui, je suis tout autant attentif et préoccupé par les dérives au sein même de l’Église Catholique.

Certains chrétiens ont cherché et cherchent encore auprès de leaders charismatiques, de structures ou de communautés se recommandant de l’Eglise Catholique, la guérison, ou des moyens de connaissance et de développement personnel.

Guérison

La communauté des Béatitudes et plus particulièrement Ephraïm, Philippe Madre, Fernand Sanchez et Bernard Dubois sont à l’origine de sessions ou retraites dites de « guérison psycho spirituelle. »  Le vocable a changéaprès quelques remontrances des pouvoirs publics et quelques remarques des autorités ecclésiales, mais après un toilettage cosmétique d’apparence, ces sessions ont perduré selon les mêmes concepts. Nous évoquerons ici, principalement les sessions « Anne Péguy Agapè », au Puy-en-Velay qui ont reçu la bénédiction de Monseigneur Brincard, décédé aujourd’hui.

Le livre très bien documenté : « Le Renouveau charismatique une Église dans l’Église » fait une recension des leaders de ces sessions. Il analyse avec pertinence les enjeux de ce qu’il considère comme de très graves dérives.

De nombreuses familles ont été victimes de ce type de retraites, allant parfois jusqu’à des ruptures entre conjoint ou entre parents et enfants, dont certaines paraissent irréversibles. La plupart des retraitants sont issus de familles privilégiées. Les sessions coûtent cher !

Les futurs participants doivent  envoyer par écrit leur motivation pour suivre la retraite dévoilant ainsi déjà, ce qui serait à l’origine de leur mal-être. Certaines sessions peuvent accueillir jusqu’à 80 participants. En moins d’une semaine, il est proposé de revisiter à l’aide d’un livret mêlant citations bibliques et questions inductives et intrusives toutes négatives, l’histoire du retraitant et de sa mémoire : conception, vie in utéro,  naissance (il sera demandé de modeler en pâte à modeler le bébé qu’ils ont été !), premières années, relations aux parents, aux frères et sœurs, aux souvenirs cachés, enfouis, douloureux, incestes, avortements, divorces, non-dits familiaux…, et deprésenter toutes ces blessures secrètes pour que le Seigneur vienne libérer ou guérir dece dont les retraitants auraient été victimes, et qui nuirait  à leur vie intérieure et relationnelle. Dans un premier temps, beaucoup de participants ont le sentiment d’avoir enfin trouvé l’origine de leur mal-être, de comprendre enfin leur difficulté de relation à eux-mêmes, à l’autre, au père, à la mère, aux frères aux sœurs, aux supérieurs de leur communauté, à Dieu… L’émotion, l’affectivité prennent le pas sur l’analyse et la raison, ne faut-il pas lâcher prise, tout dévoiler ? Le retraitant baisse toutes ses défenses dans ce système qui a la garantie de l’Église. Tout est dévoilé à un « accompagnateur » la plupart du temps sans réelle compétence tant sur le plan de l’accompagnement psychologique que spirituel.

Ces « découvertes » peuvent entraîner une reconstruction de la personne autour de ces souvenirs hâtivement retrouvés, et révélés devant Dieu. Il se peut que de faux souvenirs ou des souvenirs partiels soient confirmés par l’accompagnateur. Où se situe la juste maïeutique laissant chacun libre de son interprétation ?

Ce processus a été analysé par Elisabeth Loftus [2], sous le nom de faux souvenirs induits.

Après quelques jours ou quelques mois d’impression de mieux-être, l’humble réalité du quotidien, de la famille, de la communauté, peut devenir plus lourde à supporter. Le père, la mère, le conjoint, le frère, la sœur, le supérieur, qui  n’a pas fait  ces sessions permettant cette «guérison» aurait besoin lui aussi d’être libéré de blessures inavouées! De contaminé l’on devient contaminant. Progressivement ce type de relecture psychospirituelle peut obnubiler ceux qui ont fait ce parcours. Après la retraite, tout en prétendant avoir tout pardonné, une insensibilité aux proches s’ensuit, d’autant plus cruelle que ces mêmesproches sont abandonnés. llsvivent silencieusement et douloureusement, sans comprendre le pourquoi de ce subit ou progressif abandon.

Le livre noir de l’emprise du psychospirituel a été a été publié par le CCMM en juillet 2012. Je connais personnellement presque toutes les victimes qui ont témoigné dans ce livre. Suite au traumatisme qu’elles-mêmes ou leurs proches ont subi lors de retraite ou de session, ces victimes ont cherché soutien et réconfort auprès de responsables ecclésiaux. Leur plainte n’a pas été reconnue à la hauteur de ce qu’elles avaient subi. Pire après avoir recueilli certains témoignages et avoir promis une réponse adaptée et réparation autant que faire se pouvait, les responsables ecclésiaux se sont défaussés et n’ont plus voulu entrer en contact avec les victimes. Une commission avait pourtant été diligentée par la conférence des Évêques de France, pour entendre les victimes et analyser les éléments de ce dossier[3]. Tous les spécialistes de cette commission, laïques ou clercs, selon leurs domaines de compétences, avaient donné un avis défavorable quant aux sessions de guérison mélangeant le psychologique et le spirituel. Ils ont rendu leur rapport à tous les Évêques de France. Cela n’a été suivi d’aucun effet. Les sessions ont continué. Les leaders n’ont pas reçu de demande d’arrêt de leurs pratiques. Monseigneur Aillet a préfacé récemment le livre d’un des principaux leaders de ces sessions : Bernard Dubois « Chemins de guérison des blessures de l’enfance sur les pas de Thérèse de Lisieux »[4].

Le  collectif des victimes du psychospirituel du CCMM s’est mis en place. L’interpellation des autorités catholiques demeure et demeurera tant que vérité et justice ne seront pas faites autour de ces pratiques pour lesquelles les autorités ecclésiales ont au mieux fermé les yeux et qu’elles ont au pire explicitement cautionnées.

Un outil de connaissance de soi et développement personnel : l’ennéagramme

Avant tout, je voudrais rendre hommage à Daniel Lafargue qui depuis des années a fait un travail remarquable de recherche d’analyse et de synthèse sur l’ennéagramme, sur son fondateur Gurdjieff, ses disciples et ses actuels développement. Je ne peux que recommander la lecture de son livre : « La face cachée de l’ennéagramme»[5].

Les praticiens et adeptes de l’ennéagramme n’aiment pas qu’on leur rappelle la sulfureuse histoire de Gurdjieff, son promoteur en Occident. Et pourtant la genèse d’une histoire explique bien souvent son développement et sa finalité…  Gurdjieff était probablement illettré, mais c’était un homme rusé et opportuniste qui pratiquait l’art de subjuguer et d’envoûter son entourage. Il se situait au-delà du bien et du mal, manipulant sans aucun scrupule les hommes et les femmes tombés sous son emprise.

Il est arrivé en France en 1922 et s’est installé dans le prieuré d’Avon à Fontainebleau. Des intellectuels français de renom l’ont suivi au moins pendant un temps, puis pour certains ont fini par prendre des distances, Louis Pauwels, Jean-François Revel, René Daumal, René Barjavel, mais aussi anglophones, Katherine Mansfield, Peter Brook, Aldous Huxley et Jodorowsky.

Gurdjieff se nourrissait de toutes les doctrines ésotériques et « sciences occultes»  de ses adeptes,  et concoctait une synthèse à sa sauce qu’il resservait avec une faconde persuasive. Il proposait à ses élèves des efforts permanents d’introspection pour mieux se connaître en se coupant de tout ce qu’ils avaient pensé, su, cru, ou cru penser auparavant. Aucune validation scientifique selon un protocole rigoureux n’atteste de la pertinence des affirmations de l’ennéagramme quant auxneuf types ou bases, et uniquement neuf types possibles, qui peuvent évoluer ou régresser selon les critères propres à ce système. Pourtant les experts en matière d’ennéagramme suggèrent à leurs élèves, des orientations concrètes, psychologiques et spirituelles basées sur ce système.

C’est à Esalen, sur la côte ouest des États-Unis que nous retrouvons l’ennéagramme vers la fin des années 1960 et les années 1970, sous l’impulsion d’un des maîtres à penser du mouvement hippie, Aldous Huxley adepte de Gurdjieff et de l’ennéagramme. C’est Ichazo un mage touche-à-tout, disciple de Gurdjieff, d’origine bolivienne, proche des courants théosophes qui donne neuf types  de caractère aux neuf chiffres de l’ennéagramme. Najanjo psychiatre d’origine colombienne, en demeurant très fidèle à la structure et à l’utilisation initiale par Gurdjieff,  conceptualise et formalise les neufs types de l’ennéagramme tel qu’il est réimporté aujourd’hui en Europe. Le Père Robert Ochs, jésuite, enseignant à l’université de Loyola à Chicago réaménagea « l’outil» ennéagramme pour intégrer la doctrine catholique, notamment celle du péché. Helen Palmer, en faisant de l’ennéagramme un « outil » soi-disant aconfessionnel et areligieux, eut un retentissement considérable. Erik Salmon, entre autres a permis la pénétration de l’ennéagramme, ainsi revu, en France.

Voir différents articles sur l'ennéagramme sur ce site

L’homme accompli, selon la perspective gurdjieffienne, est celui qui a pris conscience et éliminé en lui le dualisme des valeurs du bien et du mal, devenant ainsi tolérant à tout, indifférent au niveau moral et tiède au niveau religieux. Tout doit entrer dans la logique préalable de l’ennéagramme prise comme sommet de la connaissance de soi. Seule la foi dans le concept sauve et fait tout coïncider. Ce qui par ailleurs n’est sans doute pas sans efficacité,  par un effet inductif et suggestif quasi hypnotique. Les processus magiques ne fonctionnent-ils pas de manière identique ?

Dans la société

L’ennéagramme est proposé dans le cadre de formation professionnelle, parfois associé à d’autres techniques comme la programmation neurolinguistique PNL, l’analyse transactionnelle ou l’hypnose éricksonienne. Ces formations ne visent pas à améliorer une compétence professionnelle, mais à permettre de mieux se connaître, et de connaître les autres. « C’est là toute l’ambivalence de ces formations qui promettent aux salariés un développement personnel dans un cadre professionnel. »[6]

Dans l’Église Catholique

Le Père Pacwa jésuite[7]après avoir été initié à l’ennéagramme, en a vu les dangers tant sur le plan théologique que pastoral,et les a dénoncés, dans de remarquables articles. Les personnes qui entrent dans ce système, acceptent puis ajustent leur vie spirituelle et psychologique selon ces principes. C’est une adhésion sans critique qui est demandée. Il peut être dangereux de considérer que nos actes ne sont pas libres, mais résultent de compulsions que nous ignorerions, tant que nous n’avons pas réalisé grâce à l’ennéagramme, qu’elles induisent nos comportements.

La communauté des Béatitudes a vécu sous l’emprise de l’ennéagramme, sous l’impulsion de son fondateur Ephraïm. Ses cadres appelés « bergers » recevaient une formation.  Aujourd’hui malgré de nombreuses mises en garde, l’ennéagramme est proposé dans des centres spirituels catholiques, des centre de formations comme le Cler, et à l’intérieur de communautés religieuses.

« Cela n’a pas empêché le diocèse de Saint Étienne d’organiser, en partenariat avec le CEE d’Eric Salmon, les premières rencontres chrétiennes d’ennéagramme, où se côtoyaient , autour d’ateliers, de tables rondes et de danses sacrées de Gurdjieff, formateurs chrétiens en ennéagrammme , anciens Bergers des Béatitudes et enseignant de la Libre Université de Samadeva. »[8]

Il suffit de taper ennéagramme sur le moteur de recherche officiel de l’Eglise catholique en France, dépendant directement de la conférence des Evêques de France pour avoir les informations sur une grande partie de ces formations ou sessions.

Réflexion conclusive

Le narcissisme caractérisé de l’homme postmoderne occidental, replié sur son bien-être, son auto suffisance et ses performances nécessite, pour les acteurs de la société et de l’Église, une formation spécifique aux thématiques du New Age, des nouvelles thérapies et des méthodes de développement personnel, sans laquelle ils ne pourront dépister les dérives mises en place par des manipulateurs conscients ou inconscients, mais décidés. Les responsables de la société et de l’Église pourraient plus gravement encore se laisser piéger en devenant complices.

Betran Chaudet, 2015.

 

[1]Aldous Huxley (un des maîtres à pense du New Age), Conférence «Human Potentialities », Université de Californie, 1960. http ;//fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_du_potentiel#cite_ref-2

[2]Elisabeth Loftus, Le syndrome des faux souvenirs et le mythe des souvenirs refoulés, Ed Exergue 2001.  Ainsi que Brigitte Axelrad, le ravage des faux souvenirs, 2010, book-e-book.

[3]Les « sessions Agapè » devenues « Anne-Péguy Agapè » et les écrits de leur initiateur, le Dct Bernard Dubois membre de la communauté des Béatitudes, ont fait particulièrement l’objet de ces analyses.

[4]Ed. des Béatitudesnovembre 2014, Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher).

[5]Daniel Lafague, la face cachée de l’ennéagramme. Ed book-e-book. 2014.

[6]Daniel Lafargue, La face cachée de l’ennéagramme, Ed book-e-book, 2014.

[7]Notamment analyse en anglais du Père Pacwa sj sur l’ennéagramme http://www.equip.org/PDF/DN067.pdf 1994 et « Dis-moi qui je suis Ö ennéagramme » revue du Christian Research Institute, automne 1991.

[8]Daniel Lafargue, La face cachée de l’ennéagramme, p. 64. Ed book-e-book, 2014.