Que sait-on de la biodanza ?

La Biodanza, « Danse de la vie », est présentée comme une méthode de développement basée sur « un ensemble d’exercices et de musiques spécialement étudié pour réhabiliter l’élan vital et la joie de vivre »[1]. Elle se distingue cependant d’autres pratiques d’expression corporelle visant l’épanouissement personnel par l’importance de la théorie pseudo-scientifique élaborée à partir de la vision anthropologique personnelle du fondateur.

Définition(s)

Sur le site officiel du mouvement international :

« La Biodanza est un système d’intégration humaine, de rénovation organique, de rééducation affective et de réapprentissage des fonctions originaires de la vie. Sa méthodologie consiste à induire des vivencias intégrantes au moyen de la musique, du chant, du mouvement et de situations de rencontre en groupe. »

Une deuxième définition, « définition actuelle » se voulant scientifique, figure sur plusieurs sites français :

« un système d’accélération des processus intégratifs au niveau cellulaire, immunologique, neuroendocrinien, métabolique, hormonal, cortical et existentiel » (Rolando Toro, 2009).

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La biodynamie

« Écologie profonde »,

ou gnose anthroposophique avançant masquée ?

Écho d’un New Age, « trahison du projet anthropologique de toute notre civilisation »  

La biodynamie, conçue il y a près d’un siècle par R.Steiner, philosophe occultiste, est l’avatar agricole de sa  « science spirituelle » l’ Anthroposophie . Très tôt implantée en Allemagne, elle a démarré en France en 1925, et connaît à l’heure actuelle un fort développement, notamment en viticulture, y compris dans les domaines les plus prestigieux.

Le texte suivant s’interroge sur l’efficacité réelle de ces pratiques, sur l’ignorance médiatique de leurs aspects ésotériques, et sur les risques de la progression d’une idéologie New Age masquée de multiples façons. Propos illustrés par le cas d’une célèbre vedette écolo-médiatique.

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La biodynamie a connu une certaine actualité lors de la nomination de Mme Nyssen au Ministère de la Culture. Quelques années plus tôt s’était ouverte en Arles –aux côtés d’une école hors contrat dirigée par un anthroposophe– une sorte d’« université » privée, vouée à favoriser la diffusion1 de la biodynamie, au titre des méthodes alternatives de l’agro-écologie, tout en accueillant des producteurs désireux d’expérimenter sur de grands espaces. Plusieurs biodynamistes membres haut placés du Gœtheanum 2, étaient cités comme source de cette initiative.

OR LE CARACTÈRE ÉSOTÉRIQUE DE LA BIODYNAMIE EST INDISCUTABLE.

Elle est née des relations affirmées de Rudolph Steiner avec les mondes « supra-sensibles » et la supposée base de données occultiste de l’Akasha. Sans relater aucune expérimentation préalable, il prescrivit aux agriculteurs des préparations à utiliser sous forme de fortes dilutions « dynamisées», après avoir été « trans-substanciées »- dans les organes animaux les plus improbables, corne de vache, vessie de cerf, crâne d’animal domestique et autres, puis enterrées six mois. Il s’agissait de capter les forces vitales (éthériques et astrales) qui se matérialiseraient dans le calcium sous l’influence de la Lune, et dans la silice sous l’influence de Saturne. L’équilibre du sol serait restitué par des fumures chargées de forces spirituelles cosmiques grâce aux fameuses préparations. Les forces vitales se concentreraient dans l’azote et l’oxygène, mais « Steiner n’a pas été exhaustif sur ce sujet ». Je ne peux aller plus loin dans l’exposé de cette approche anthroposophique confuse, dont les adeptes eux-mêmes reconnaissent que le Maître leur a laissé des énigmes sur les arrière-plans spirituels des préparations comme sur la justification des « enveloppes animales ». Ils ignorent encore quelle planète favoriserait réellement la destruction des nuisibles traités par pulvérisation de leurs propres cendres, comme recommandé par les Textes.

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La « mindfulness » peut conduire les catholiques à un « chaos spirituel »

Susan Brinkmann, qui fut une féministe du New-Age, nous met en garde dans une interview sur la dernière nouveauté en matière de méditation orientale, et nous fait part de sa préoccupation quant à l’essai de nombreux Catholiques d’ajouter les principes de la « mindfulness » dans leur oraison ou vie spirituelle. « Si quelqu’un vit actuellement dans la présence de Dieu, il n’a pas besoin de pratiques bouddhistes comme la mindfulness ». Les pratiques chrétiennes sont de beaucoup supérieures à ces méthodes simplement humaines, elles nous conduisent à la présence de Dieu, en qui nous rencontrons la vraie paix et la santé.

Elle sait bien ce que signifie chercher le bonheur dans des domaines équivoques et elle a dédié sa vie à partager la bonne nouvelle de sa foi catholique. Son dernier livre,  A Catholic Guide to Mindfulness met en garde sur les dangers de cette dernière nouveauté en méditation orientale, et offre aux Catholiques un lien plus profond et saint, enraciné dans la sagesse des saints et des docteurs de l’Église.

Brinkmann est maintenant une fervente Catholique, un auteur couronné par des prix, elle appartient au tiers-ordre carmélitain, elle est scénariste et présentatrice de programmes radio et télévision tels que Living His Life abundantly et Women of Grace. Nous reproduisons à suivre l’interview qu’a réalisée Patti Armstrong pour le National Catholic Register, traduite en castillan par Helène Faccia Serrano pour InfoVaticana (site espagnol, qui, contrairement à son nom, n’a rien à voir avec le Saint Siège.).

En premier lieu : en quoi consiste cette pratique chaque fois plus étendue de la pleine conscience ?

La « mindfulness » cache ses racines dans le bouddhisme et cherche à atteindre un état d’attention active et d’ouverture au présent, pour celui qui observe ses pensées et ses sentiments avec une certaine distance sans chercher à savoir s’ils sont bons ou mauvais. Bien que présentée comme une pratique non spirituelle utilisée comme moyen pour combattre le stress et l’anxiété, elle se pratique à travers différentes formes de méditations bouddhistes, comme la « méditation spatiale », « le scanner du corps », et la « méditation expansive de la conscience ». Entrer en communication avec Dieu ne fait pas partie des objectifs d’aucun de ces types de méditations.

Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?

Ma préoccupation principale est la tentative de nombreux Catholiques d’intégrer les pratiques de la « mindfulness » dans leur oraison ou vie spirituelle. Ils croient que ce n’est pas une « pratique bouddhiste » mais une façon de se recentrer sur le « ici et maintenant ». Cependant, en le faisant au travers d’une des techniques de méditation disponibles – comme la « méditation spatiale » le « scanner du corps » ou d’autres — il est clair qu’ils entrent dans le règne des pratiques bouddhistes.

Beaucoup de catholiques commencent peut-être en gardant des pratiques distinctes, mais il y a une grande confusion en Occident sur la méditation orientale. Elle est différente de la méditation occidentale : l’une est un exercice mental, l’autre est un moyen pour se mettre à dialoguer avec Dieu. Beaucoup, sans s’en rendre compte, combinent les deux, ce qui a de nombreuses fois conduit à un chaos spirituel, à tel point que dans certains cas il a fallu recourir à un exorcisme.

Pourquoi est-ce que le mélange des pratiques peut constituer un problème ?

Comme je l’explique dans le livre, j’ai une expérience personnelle de tout ceci. Notre blog, « New-Age Q & A » dans Women of Grace a reçu récemment le message électronique d’une femme dont le mari a arrêté de prier le rosaire avec sa famille parce qu’il a compris que ce type de relaxation était plus reposante. Même si personne ne doit prier pour se relaxer, mais au contraire pour dialoguer avec Dieu, cet exemple démontre à quel point il est facile pour les gens, à différents stades de leur vie spirituelle, de tout confondre, sans même s’en rendre compte, et de s’éloigner de Dieu au lieu de s’en rapprocher.

Il y a des études sur les effets de la « mindfulness » ?

Il y a un intérêt de plus en plus grand dans le monde scientifique parce que les principaux moyens de communication ne font état que des études qui défendent les bénéfices de la « mindfulness », sans informer sur les études qui font état des résultats négatifs de cette pratique. Certaines études ont démontré que la pratique de la « mindfulness » peut s’avérer contre-productive avec des gens qui se concentrent trop sur l’instant, et laissent au loin leurs pensées, même les positives. Ça peut même amener les gens à se déconnecter plutôt qu’à se centrer, par exemple pour ceux qui finissent par avoir des pensées critiques sur des problèmes qui demandent à penser plus profondément.

Par ailleurs, une méta analyse de 18 000 études sur la « mindfulness » réalisée par des chercheurs de la John Hopkins Université en 2014 a montré que seules 47 d’entre elles étaient méthodologiquement correctes, c’est-à-dire seulement 0,0026 %. Des 47 considérées acceptables, la recherche n’a donné que des « preuves modérées » de diminution de l’angoisse, de la dépression et de la souffrance, mais très « peu de preuves » de l’amélioration de la santé mentale en relation avec la qualité de vie. Cette recherche a mené à des découvertes alarmantes sur les effets négatifs de la « mindfulness », ce qui m’a amenée à mettre cette information dans le livre, avec pour objectif de présenter un état plus complet de cette pratique, état que les gens ne reçoivent pas de ceux qui la défendent et la promotionnent.

Pourquoi est-ce que la « mindfulness » plaît aux gens ?

Il y a plusieurs raisons qui font que ça plaît aux gens. Tout d’abord notre société de plus en plus sécularisée a relégué les valeurs judéo-chrétiennes aux oubliettes, « personne n’a le souci de rien ». Il en résulte que de nombreuses personnes abandonnent les religions principales et alimentent la faim spirituelle qui en résulte autrement, et cela va d’un quelconque échantillon de philosophies pas chrétiennes et/ou au New-Age, jusqu’à l’occultisme.

Et puis il y a le besoin d’échapper à la pression de la vie moderne. Voici une autre raison pour laquelle les gens sont attirés par les pratiques de méditation orientale qui conduisent à des états altérés de conscience à travers l’usage de techniques faites pour vider et pour manipuler le mental. Ce qui donne aux gens une fausse sensation momentanée d’amélioration de leurs préoccupations.

Dans une époque où nous souffrons un niveau record de dépression et d’angoisse, qui ne voudrait pas échapper à ses problèmes un moment ? Il est clair que cela fascine les gens. Dans l’oraison chrétienne, ils ont aussi besoin d’affronter leurs problèmes, mais ils le font avec Quelqu’un qui, réellement, peut les résoudre. Dans la méditation orientale la solution est de s’échapper momentanément. Après, les problèmes vous rattrapent.

Troisièmement, avec tout le respect que je dois aux psychologues et aux autres qui encouragent cette pratique, sachez qu’il y a beaucoup d’argent à gagner dans des modes psychospirituelles comme la « mindfulness ». Nous avons vu le même schéma se produire dans le passé, avec le Reiki et « l’oraison centrante ». Une fois que ces modes ne sont plus d’intérêt public, nombreux sont ceux qui tentent de les exploiter pour gagner de l’argent avec.

Pour quelles raisons les alternatives catholiques sont-elles supérieures ?

Si quelqu’un vit actuellement en présence de Dieu, il n’a pas besoin de pratiques bouddhistes comme la « mindfulness ». Les pratiques chrétiennes sont de beaucoup supérieures à ces méthodes purement humaines, elles qui nous conduisent vers la présence de Dieu, en qui nous trouvons la vraie paix et la santé.

Au lieu d’échapper momentanément à l’angoisse, l’alternative chrétienne de l’oraison offre une solution vraie à l’angoisse et une transformation permanente. La pratiquer est une solution facile ; d’un autre côté c’est une opportunité à long terme pour un développement personnel exponentiel jusqu’à la fin ultime de notre existence sur cette terre, l’union avec Dieu.

Quand nous atteindrons la cime de notre union avec Lui sur terre, nous aurons été totalement transformés en une autre créature, ce ne sera pas seulement une amélioration de l’ancienne. Quand nous serons unis avec notre Créateur, nous nous transformerons finalement en ce que nous devions être depuis la nuit des temps. C’est une grâce qui dépasse toute compréhension.

Peut-on être un bon Catholique et pratiquer la « mindfulness » ?

Tout dépend de ce que vous voulez dire par « bon ». Les bonnes personnes se trompent tout le temps. Des personnes pleines de bonnes intentions ont recours à des méthodes pour se sentir bien à tout moment, mais ces méthodes peuvent être préjudiciables spirituellement.

Si avec cette pratique, tout ce que tu fais c’est de te centrer personnellement quelques minutes sur la tâche que tu as entre les mains, il n’y a pas de problème. Mais si tu es engagé dans les méthodes typiques pour pratiquer la « mindfulness », méthodes qui impliquent toutes un certain type de méditation, alors tu cours le risque de voir s’altérer tes états de conscience, ce qui te rendra vulnérable psychologiquement, voire être influencé par des entités spirituelles.

Les Catholiques ne doivent pas s’impliquer là-dedans, même si un médecin le recommande, car d’assez nombreuses études démontrent que cela leur est préjudiciable. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de chercheurs mettent en garde contre cette pratique.

Si un Catholique veut pratiquer pour être en « pleine conscience » je recommande dans mon livre qu’il commence par La pratique de la présence de Dieu qui fut introduite au XVIe siècle par un humble carme français, le frère Laurent de la Résurrection*. Non seulement il enseigne à être fermement ancré dans le présent, mais aussi à vivre continuellement conscients de la présence de Dieu en nous.

Il nous enseigne à vivre toujours dans le moment présent pour répondre ainsi au désir de Dieu dans chacun des moments de notre vie. Il y a une grande différence entre un état de « conscience » stérile et le sentiment profond d’extase que nous rencontrons pendant que nous profitons de la présence du Créateur de l’univers.

Parlez-moi des retraites et des conférences que vous avez appelées « l’alternative catholique à la « mindfulness » ».

Mes retraites ont été créées dans le but d’enseigner aux gens comment rentrer dans la pratique de la présence de Dieu et le sacrement du moment présent dans leurs vies. Ils auront lieu à la Casa de Fatima à Bedminster, Pennsylvanie, les 16 et 17 février, le 23 et le 24 mars ; mais aussi dans la Casa de retraite de Malvern, en Pennsylvanie, les 9 et 10 juin de cette année. Nous allons en planifier d’autres.

Source : National Catholic Register. Traduction : Isabel Lorans et D. Auzenet

* http://www.carmel.asso.fr/Son-Message,218.html

http://www.fsc-canada.com/formation_continue/lectures/2016-03-16-ethier.pdf