Qui est l’abbé Julio ?

Un nouveau livret sur un mayennais haut en couleur, bien connu dans les milieux de l’occultisme.

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Table des matières

JULES HOUSSAY, NÉ EN MAYENNE

UN MAGNÉTISEUR MYSTIQUE

UN SPIRITE CONVAINCU

UN SYNCRÉTISTE PEU CATHOLIQUE

DES MILIEUX PARALLÈLES AU CHRISTIANISME

LA RONDE DES EXORCISTES FREE LANCE

BEAUCOUP UTILISENT LES LIVRES DE L’ABBÉ JULIO

SI VOUS EN AVEZ CHEZ VOUS…

Les faux souvenirs induits dans les retraites psychospirituelles

Une personne — elle a voulu garder l’anonymat — profondément immergée dans les désordres et les perturbations que peuvent engendrer l’induction de faux souvenirs au cours de retraites psycho-spirituelles, nous donne ici son analyse du phénomène. Cette analyse n’est pas théorique; elle s’enracine dans un vécu familial dramatique.

Le psycho spirituel est un amalgame construit entre les plans psychologique et spirituel

Il induit une confusion de la raison de manière à manipuler une personne.

Les pratiques de la manipulation se font par l’utilisation de la foi catholique via le dévoiement de la doctrine de Thérèse de Lisieux, qui par glissements, pratiquement impossibles à percevoir dans le contexte où se trouve la personne, devient peu à peu une religiosité déviante du nouvel-âge.

Ces pratiques se font sous couvert de « retraites » spirituelles. Les personnes sont donc dans l’accueil d’une session catholique. Le discours sur le schéma « blessures-guérison » dont voici la clé de lecture :

Le péché n’est plus un acte commis librement et volontairement  mais un manque d’amour subi dont on n’a pas conscience et dont on doit se libérer.

De la sorte, le péché devient une blessure dont on incombe la responsabilité au bouc émissaire désigné dans la prétendue thérapie. Pour guérir, il faut couper les liens avec le ou les boucs émissaires, souvent des proches,auxquels la personne va faire subir des actes inhumains sans aucune culpabilité, puisque d’une part, ils sont nécessaire à la « guérison », d’autre part la culpabilité est rejetée sur les proches qui, dans ce schéma, sont révélés maléfiques et donc ne font que subir la juste punition de leur faute.

Dans ce tour de passe-passe, la culpabilité et la responsabilité ont sombré. Une personne qui n’est ni coupable ni responsable de ses actes, n’est pas libre. Donc sa liberté a été remise au gourou qui l’instrumentalise contre ses proches.

La culpabilité de la personne est détournée au profit du gourou car la faute sera désormais de ne pas se soumettre à ses exigences. Chaque « faute » engendrera une telle culpabilité de l’adepte qui coupé des siens, se trouve emprisonné dans une soumission totale. Continuer la lecture de « Les faux souvenirs induits dans les retraites psychospirituelles »

Psychospiritualité et foi catholique

La psychospiritualité a pour fondement une vision holistique de l’homme : d’emblée celui-ci est défini comme un être psychospirituel, c’est-à-dire non compartimenté en psychique et spirituel. Un présupposé est posé en corollaire : la foi catholique est dualiste, elle a perdu de vue l’unité de l’homme que l’on trouve dans la Bible, elle sépare le psychique et le spirituel ; seule la vision holistique permettra donc à la théologie de retrouver ses racines perdues. En un mot « holistique » doit remplacer « catholique ».

 

I. Catholique ou holistique ?

Un changement de mot pour désigner une réalité est toujours à considérer de près. Catholique, Kat’holon veut dire « selon le tout, la totalité » : c’est le Mystère de la foi qui donne forme à l’Eglise et la structure et qui par conséquent donne sa forme propre à la lecture de l’Ecriture et à la vie chrétienne ; et donc aussi à la morale et à la mystique, à la spiritualité comme on dit couramment. « Catholique » implique la référence à une source qui nous précède. Ce principe qui rassemble organiquement le tout de la Révélation est méconnu par l’holisme.

L’holisme, en effet, est une doctrine qui considère les phénomènes comme des totalités. Ce mot a été forgé en 1926, sur le grec holos (entier) par un biologiste sud-africain. Il a donc une origine scientifique. Il qualifie la démarche par laquelle on regarde un phénomène, un objet, comme constituant un tout. L’holisme est donc une approche scientifique de l’être humain et trouve un point d’application dans le domaine médical où une spécialisation à outrance risque de faire oublier qu’un patient ne peut pas se découper en secteurs indépendants les uns des autres. Mais la psychospiritualité, enracinée dans une démarche holistique, n’a pas seulement une connotation scientifique. Elle est un des fondements des doctrines véhiculées par le Nouvel Âge : elle est alors considérée comme « une propriété de tous les aspects de l’Aimant Cosmique. L’infinitude des manifestations de la psychospiritualité crée les mondes cosmiques ». Ceci nous plonge en plein panthéisme.

Une première question à est considérer : la présence d’une dimension holostique de l’homme dans la Bible. Il faut tout d’abord remarquer que dans une lecture catholique de l’Ecriture, largement présente chez les Pères de l’Eglise, l’esprit (nous, mens), n’est de l’ordre de la structure de l’homme. Il ne se rajoute pas à l’âme, au corps. L’esprit ne constitue pas une partie de l’homme : la conception trichotomique de l’homme (esprit, âme, corps) n’est pas de l’ordre de la structure, comme si nous étions faits de trois composés juxtaposés. L’esprit qualifie à la fois le psychique (psuchè, âme) et le charnel de l’homme : il les rend spirituels. Le nous est la partie de l’homme tournée vers Dieu, l’organe de la connaissance spirituelle. L’esprit n’a rien à voir avec le psychisme : il est le lieu de l’image de Dieu. Et le « connais-toi toi-même » qui a été repris par les Pères de l’Eglise n’était pas une invitation à la connaissance de sa subjectivité, mais une invitation à se reconnaître à l’image de Dieu !

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Débats sur le psychospirituel, 2011-2016

La confusion entre le psychique et le spirituel dans les sessions)retraites d’agapéthérapie a mis longtemps à être perçue comme un grave danger… Cette page dédiée sur le site Pastorale Nouvelles Croyances et Dérives sectaires de la Sarthe contient de nombreux articles qui balisent le chemin parcouru entre 2011 et 2016… Ces pratiques dangereuses émettent leurs derniers flamboiements; souhaitons qu’elles disparaissent rapidement, ce qui n’est pas gagné d’avance, tellement elles ont laissé des traces chez de nombreuses personnes passées entre leurs fourches caudines…

Retour sur « Le système Pierre Rabhi »

L’enquête de Jean-Baptiste Malet « Le système Pierre Rabhi », publiée en août 2018, a suscité un grand nombre de réactions. L’auteur — qui vient d’être distingué par le prix Albert Londres pour une précédente enquête sur l’industrie de la tomate — revient sur les critiques formulées par M. Rabhi et ses soutiens.

«Ce monsieur est venu chez moi. Il aurait pu me poser des questions. Pas du tout. Il n’a posé aucune question. Il est reparti et il a fait du puzzle. Il a rassemblé quelques données par-ci par-là, et toujours à charge, à charge, à charge. » Invité durant une heure sur France Culture, le 23 septembre, Pierre Rabhi plante le décor : plutôt que de contredire factuellement les éléments exposés dans Le Monde diplomatique, il analyse la personnalité du « pauvre garçon » qui aurait écorné son image. « Psychanalytiquement, je pourrais dire qu’il était en quête de sa propre valorisation, et que s’attaquer à une personne qui est reconnue, peut-être, c’était plus commode d’arriver à ses fins. » Ce sera sa ligne de défense…

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Le système Pierre Rabhi

Dans le grand auditorium du palais des congrès de Montpellier, un homme se tient tapi en bordure de la scène tandis qu’un millier de spectateurs fixent l’écran. Portées par une bande-son inquiétante, les images se succèdent : embouteillages, épandages phytosanitaires, plage souillée, usine fumante, supermarché grouillant, ours blanc à l’agonie. « Allons-nous enfin ouvrir nos consciences ? », interroge un carton. Le film terminé, la modératrice annonce l’intervenant que tout le monde attend : « Vous le connaissez tous… C’est un vrai paysan. »

Les projecteurs révèlent les attributs du personnage : une barbichette, une chemise à carreaux, un pantalon de velours côtelé, des bretelles. « Je ne suis pas venu pour faire une conférence au sens classique du terme, explique Pierre Rabhi, vedette de la journée « Une espérance pour la santé de l’homme et de la Terre », organisée ce 17 juin 2018. Mais pour partager avec vous, à travers une vie qui est singulière et qui est la mienne, une expérience. »

Des librairies aux salons bio, il est difficile d’échapper au doux regard de ce messager de la nature, auteur d’une trentaine d’ouvrages dont les ventes cumulées s’élèvent à 1,16 million d’exemplaires (1). Chaussé de sandales en toute saison, Rabhi offre l’image de l’ascète inspiré. « La source du problème est en nous. Si nous ne changeons pas notre être, la société ne peut pas changer », affirme le conférencier.

Passé la soixantième minute, il narre le fabliau du colibri qui a fait son succès : lors d’un incendie de forêt, alors que les animaux terrifiés contemplent le désastre, impuissants, le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau avec son bec pour conjurer les flammes. « Colibri, tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu éteindras le feu ! », lui dit le tatou. « Je le sais, mais je fais ma part », répond le volatile. Rabhi invite chacun à imiter le colibri et à « faire sa part ».

La salle se lève et salue le propos par une longue ovation. « Cela doit faire dix fois que je viens écouter Pierre Rabhi ; il dit toujours la même chose, mais je ne m’en lasse pas », confie une spectatrice.

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