Les élixirs floraux de Bach

Trois articles de Richard Monvoisin

Richard Monvoisin est spécialiste de l’étude des théories controversées. Il enseigne la pensée critique, la zététique (étude scientifique des phénomènes étranges) et la lecture critique des médias à l’université de Grenoble. Il est cofondateur du CorteX (Collectif de recherche transdisciplinaire Esprit critique & Sciences).

1. Eléments de critique des pseudo-médecines. Exemple des Élixirs Floraux de Bach. Sur le site du Gemppi (2007)

2. Critique des concepts pseudo-scientifiques, pseudo-médicaux et des postures philosophiques induites par la théorie du Dr Bach. Annales Pharmaceutiques Françaises (2005)

Résumé. Les Élixirs Floraux de Bach (EFB) sont les instruments d’une pseudo-thérapie dite alternative de plus en plus répandue en France. Devant l’impact social des approches dites complémentaires de la santé et le flou existant entre la démarche parapharmaceutique et les démarches de bien-être, l’investigation critique nous semble nécessaire pour promouvoir une information objective sur le su-jet. La méthodologie zététique nous paraissant la plus efficace pour traiter la question, nous avons procédé à une étude critique conjointe des EFB et de la thérapie alternative du Dr Bach qui les justifie. Nous montrons que l’efficacité des EFB est non avérée, que les principes de base de la théorie reposent sur des hypothèses peu fondées, fortement intuitives et de type magique, et promeuvent des approches philosophiques qui fragilisent les patients—consommateurs, notamment vis-à-vis de courants sectaires. Nous insistons sur la nécessité d'un apprentissage d'outils de critique efficaces.

3. Elixirs floraux de Bach. Quintessence d’une illusion (2006). En téléchargement libre sur le site zetetique.fr

La sophrologie en 5 points

1 – Les origines de la Sophrologie

Si l’histoire de la sophrologie est récente, par contre ses origines sont anciennes. La sophrologie est un agglomérat de différentes techniques médicales, paramédicales et yogiques ainsi que des présupposés philosophiques comme la phénoménologie. Le fondateur de la sophrologie est un neuropsychiatre colombien, le docteur Alfonso Caycedo.
Il est né en 1932 à Bogota où il fait ses études. Puis il se rend en Espagne pour s’inscrire à la Faculté de médecine de Madrid. Il oriente sa carrière vers la psychiatrie, mais se révolte contre les traitements comme le coma insulinique, les électrochocs, etc. et envisage d’abandonner la carrière médicale.

La sophrologie puise son origine dans les diverses religions ou philosophies évoquées ci-après:

Le mesmérisme

Fritz-Anton Mesmer (1734-1815). Médecin d’origine autrichienne, il critique très tôt la médecine « officielle » qu’il estime être en retard sur les autres sciences. Il développe alors sa théorie du « fluide universel ». Selon lui, une mauvaise répartition de fluide à l’intérieur du corps humain serait la cause de toutes les maladies. Une guérison passerait donc par un rééquilibrage du fluide. Après avoir utilisé l’aimant, Mesmer utilise ses mains pour transmettre le « fluide guérisseur » à ses malades. Ses travaux sont repris à Manchester par le Dr J. Braid. Il tenta d’expliquer le « magnétisme animal » par une nouvelle hypothèse de type neurophysiologique.

La psychanalyse

S. Freud était spécialiste des maladies nerveuses. Très tôt, son attention fut attirée par les cas de psychopathologie. Il assiste à des guérisons sous hypnose.La sophrologie est, dans un certain sens, l’héritière de la psychanalyse, notamment en ce qui concerne l’état de rêve. Il y a une certaine similitude entre l' »état de rêve » de Freud et celui de « sophroliminal » de Caycedo, le point commun étant l’hypnose, ou plutôt l’auto-hypnose.

L’hindouisme

L’hindouisme est l’une des religions de l’Inde. C’est en fait un véritable amalgame de différents courants de pensée. Extrêmement ancien, l’hindouisme est le résultat d’une très lente évolution du « brahmanisme ancien ». Issu du védisme et du brahmanisme, l’hindouisme a repris de nombreux textes sacrés comme les Veda, les Brahmana et les Upanishad. Il ne faut pas ignorer que le but de tout hindouiste est d’être délivré du cycle karmique des renaissances et de se fondre dans l' »Absolu » cosmique universel. Divers moyens, qui sont en fait des techniques, sont employés. La concentration, la méditation, la contemplation ou l’action. Mais ce n’est pas tout: l’hindouiste pense acquérir des « pouvoirs »: yantras, mantras (formules magiques) par le prânâyama (respiration rythmée). D’autres techniques permettent d’atteindre les états supérieurs: ce sont les divers types de yoga. Contrairement à ce que certains pensent, le yoga n’est pas seulement une simple relaxation, mais il vise à créer les conditions d’un « sur-homme », d’un homme para-normal. Le yoga est donc une philosophie au plein sens du terme. Sous l’influence de gourous hindous, le yoga s’est occidentalisé. La Sophrologie a aussi des bases dans le Bouddhisme et le Taoïsme.

Le rejet de la société occidentale

Le livre du Dr R. Abrezol intitulé Sophrologie et Évolution, demain l’homme, est tout d’abord un violent réquisitoire contre notre société. Tout y passe: les sciences, l’industrialisation, l’armée, la médecine conventionnelle, la pollution, l’urbanisation, les institutions, etc. Bref, une condamnation explicite de notre société. Le docteur Abrezol est né en 1931 à Lausanne (Suisse) Il obtiendra en 1957 le doctorat à la Faculté de médecine à Lausanne. A ce titre, il en ajoutera d’autres: formation en psychologie analytique, diplôme de médecine chinoise, etc.

2 – Quelle est donc la pensée qui sous-tend la sophrologie ?

La Sophrologie est basée sur une philosophie humaniste et transcendante qui aurait pour but la restructuration de la personne. Elle admet comme postulat l’unité du corps et de l’esprit. Selon les enseignements sophrologiques, en agissant sur le corps, on agit automatiquement sur l’âme et l’esprit. D’emblée on saisit l’enjeu: la sophrologie est bien plus qu’une simple relaxation.

Il y aurait, selon Thierry Loussouarn, sophrologue,trois principes importants et deux lois fondamentales:

1-L’homme est un malade, un névrosé : il est mal dans sa peau, il a une mauvaise perception de sa corporalité. Il faut donc lui apprendre à vivre dans son intimité corporelle. Une seule façon d’y parvenir: faire des exercices de relaxation dynamique, le but étant la restructuration de la personnalité.

2 -Il faut « positiver » le corps. L’élève sophrologue doit apprendre à « dynamiser le positif » tant au niveau corporel, qu’au niveau mental et spirituel. La sophrologie prétend agir sur « trois paramètres »: le passé, le présent et le futur. La sophrologie prétend « positiver le passé », c’est-à-dire revivre les moments heureux du passé, ce qui « positive » le présent et on « positive » aussi le futur, ce qui serait supprimer 1es peurs et les angoisses.

3 -Le désir de vaincre. Le troisième principe, celui de la « réalité objective », consiste à rechercher une personnalité plus forte et surtout plus stable. Les exercices sophroniques seraient le moyen d’acquérir la maîtrise de soi, la modification des mauvais comportements et l’abandon des mauvaises habitudes. Le but premier de tout bon sophrologue est d’obtenir la libération de toutes entraves psychiques ou psychologiques. La sophrologie est, du moins dans le dernier degré, une recherche de la perfection.

Les deux « lois » sont tout aussi importantes que les « principes »:

1 -La loi de l’entraînement. De l’application de ladite loi dépend tout l’avenir du sophrologue, car il s’entraîne régulièrement, sa vie durant. Seul ou en groupe. La périodicité des séances d’entraînement est variable. Ce qui importe avant tout, c’est la régularité.

2 -La loi de l’éthique. La sophrologie étudie la conscience humaine et cherche à la régénérer, c’est-à-dire à lui redonner vie. Cette loi d’éthique est une « loi d’amour » qui se concrétise par un travail positif et par l’harmonie du corps.

3 – Quelles sont les méthodes et les buts de la sophrologie ?

Un long cheminement est nécessaire pour atteindre les hauts niveaux de la  » conscience sophronique « . Il y a, en fait, plusieurs moyens pour parvenir à l’état de sophronisation. Le training autogène de Schultz. Le « training autogène » s’inspire très fortement de l’hypnose et du yoga. Il consiste à se relaxer en utilisant toutes les sensations de calme et de repos. La sensation de poids est très importante: elle est l’expression du « relâchement musculaire ». Le training autogène modifié. C’est une variante du premier. L’autosuggestion de Coué. Le principe est relativement simple. Il suffit de dire du matin au soir « à tous points de vue, je vais de mieux en mieux » pour que ça aille mieux… L’hypnose dite « médicale ». Il faut souligner que pour la sophrologie l’hypnose « médicale » n’a jamais été abandonnée. Seul le terme a changé. Si la sophrologie ne visait que le seul but de la relaxation, il n’y aurait rien à redire. Mais, la sophrologie permettrait à l’homme d’acquérir enfin le bonheur. L’homme, s’il devient sophrologue peut devenir vraiment heureux! Il dit clairement: le bonheur s’acquiert en vertu de ses propres efforts. Le bonheur est possible, il dépend essentiellement de nous; c’est en nous que nous devons le chercher.

4- Quelles sont les techniques de la sophrologie ?

La sophrologie prétend être une relaxation. Dans un certain sens oui, car les sophrologues ont une qualité que beaucoup n’ont pas: ils savent s’arrêter! Savoir marquer un arrêt, marquer une pause n’est pas toujours facile. Les sophrologues, eux, le font. Personne ne le leur reprochera! La relaxationsophronique est une technique qui obéit à des lois et à des règles très précises. Un entraînement, voire une certaine initiation sont nécessaires pour obtenir un certain résultat.

Une technique respiratoire: La sophrologie est d’abord une concentration mentale, puis une technique respiratoire. Ici intervient une technique respiratoire –qui est celle du yoga –et qui a pour but de descendre dans la sphère « sophro-liminale », c’est-à-dire dans l’état de conscience de demi-veille. Pour arriver à ce niveau de conscience, les adeptes de la sophrologie utilisent un « carburant » fort connu des occultistes et autres rosicruciens : l’énergie! (prânâ ou « souffle vital »). Cette énergie se retrouverait partout: dans l’eau, dans l’air, les aliments et naturellement dans le corps. Nous retrouvons ici le panthéisme bien connu des milieux ésotériques. L' »énergie », autrement dit le dieu impersonnel, le divin, l’Etre, se trouverait partout dans la nature. Les partisans de la sophrologie, du moins ceux qui sont arrivés à un degré avancé, admettent que l’énergie pranique est véhiculée par l’air. Nous voyons ici que le yoga est la clé de voûte de tout le système sophrologique.

L’autosuggestion : Une autre technique est la suggestion. Le sophrologue croit au départ que tout ira bien. Il se fabrique en lui-même une attitude positive, il se suggestionne… et cela marche bien. Le sophrologue est une personne détendue, souriante et très positive. Le sophrologue apprend sans cesse à dynamiser le « positif » et à apprendre le plaisir!Grâce à un entraînement adéquat, on peut apprendre à faire remonter dans le conscient une grande quantité de valences positives et ainsi positiver l’être tout entier ». Le bonheur serait donc une affaire d’entraînement et de valences positives…

5 – Que penser de la sophrologie ?

Le « message » sophrologique s’articule sur deux axes : une vision pessimiste du monde et le bonheur réservé aux seuls sophrologues.Le bonheur ne serait donc qu’une question d’attitude et de « bonnes habitudes » face à l’adversité. Sur le plan purement psychologique et humain, savoir faire face aux difficultés de la vie est une attitude tout à fait convenable. Mais cela suffit-il ? Car il y a des limites en tout, et notamment au niveau du psychisme de la personne. Alors, disons-le franchement, nous sommes très réservés vis-à-vis de la technique sophronique qui ne consisterait qu’à « ajuster nos attitudes mentales ». Le bonheur serait-il l’affaire de technique?

La sophrologie semble, à première vue, cohérente. Ses promoteurs ont essayé d’établir un système qui se veut à la fois scientifique et humain. Cependant, la sophrologie évoluant, il semblerait que les élèves aillent plus loin que leur maître. De psychologique et freudienne qu’elle était, la sophrologie est-elle en passe de devenir une véritable religion? L’état « sophro-liminal » n’est pas le bonheur, encore moins la félicité. La sophrologie agit un peu comme une drogue de l’esprit: le sophrologue « part » en état de semi-inconscience, puis revient à l’état de veille.

Après cela, il se sent bien. Qu’adviendrait-il si, pour une raison ou pour une autre, il ne serait plus en mesure de pratiquer les exercices sophroniques? Comme le disait un pasteur réformé vaudois, « la sophrologie n’est que de la poudre aux yeux ». Et c’est vrai! Le chrétien se gardera de tomber dans des états de dépendance psychique, il rejettera en toute occasion l’état de passivité. Il restera conscient en tout et partout. Pas besoin de sombrer en léthargie « sophro-liminale » pour être heureux ! Le vrai bonheur, c’est d’avoir constamment les yeux ouverts sur Jésus-Christ qui est celui qui donne déjà le vrai repos de l’âme et du corps.

Derrière la Sophrologie il y a une certaine vision de l’homme qui l’amène à penser qu’il est créateur lui-même de son bonheur,celui –ci passant par l’utilisation de moyens auxquels on l’initie, on est alors à l’opposé de la foi chrétienne qui elle aussi est amené à prôner une ascèse mais une ascèse qui est uniquement dirigée vers une ouverture de l’être à la grâce de Dieu, seule source de Salut et de bonheur.

Compilé par F. Despert, mai 2011.

La communication facilitée ou psychophanie

La « communication facilitée » nommée aussi psychophanie a débuté en Australie dans les années 1970 ; c’est Rosemary Crossley, directrice du centre DEAL de Melbourne, qui a mis au point cette méthode « révolutionnaire ». Des personnes autistes ou atteintes de retard mental ou encore de déficiences motrices importantes, pouvaient enfin s’exprimer normalement et même avec poésie, grâce au concours d’un assistant, ou « facilitateur », spécialement formé.

Comment ?

Le facilitateur soutient la main du patient en tendant l’index sur les lettres du clavier d’un ordinateur ou sur un tableau de lettres, en suivant les impulsions données par le patient.

Les parents étaient conquis. Non seulement leurs enfants s’exprimaient pour la première fois de leur vie, mais ils s’exprimaient parfaitement donnant des détails inattendus de ce qu’ils avaient vécu… La méthode s’est vite étendue pour faire face à d’autres difficultés psychologiques moins lourdes : pour des enfants ou des adultes présentant des troubles suivis habituellement par des psychiatres ou des psychologues.

Diffusion de la méthode

Ce succès a été relayé aux États-Unis par Douglas Biken, professeur de l’Université Syracuse de New York, invité par de nombreuses universités ou par nombre de médias, afin de présenter cette méthode capable de donner la parole aux sans voix. Anne Marguerite Vexai, orthophoniste, s’est formée en Australie puis a importé cette méthode sur le sol de France en 1993, formant à son tour d’autres orthophonistes et psychologues. Ainsi, des séances de communication facilitée ont été remboursées comme des actes d’orthophonie par la sécurité sociale. Mais, depuis 2005, une information judiciaire pour escroquerie et exercice illégal de la médecine est en cours à Saint-Brieuc.

Début de contestation

Entre-temps, en Australie, l’« Intellectuel Disability Review Panel », une commission d’étude des handicaps intellectuels qui avait étudié de plus près les méthodes et affirmations de Rosemary Crossley, émettait d’expresses réserves. Elle soulignait la grande fragilité et l’influence fusionnelle que peuvent avoir les facilitateurs sur leurs patients.

De plus, un certain nombre de parents se voyaient accusés d’avoir abusé sexuellement leurs enfants ou de leur avoir caché des secrets de famille à l’origine de leurs difficultés.

Toutes les études sérieuses ont révélé que si le facilitateur ne connaissait rien de l’histoire de son patient, celui-ci ne pouvait rien dévoiler si ce n’est les fantasmes du facilitateur lui-même. De plus, il pourrait s’établir une communication avec les défunts de la famille révélant le plus souvent des banalités, mais aussi des secrets de famille cachés pour le moins troublants.

Le processus d’apprentissage naturel de la parole et de l’écrit qui nécessite de la patience et du temps, paraît n’être plus utile. Des autistes se mettent à écrire des poèmes, révèlent des souvenirs qui s’avèrent exacts ; mais plus encore ils peuvent dévoiler des non-dits, des secrets de famille, voire même communiquer avec des défunts. La médiation moderne du clavier d’ordinateur devient le support d’une nouvelle forme de médiumnité, comme les tarots divinatoires et autres sciences occultes dont les « méthodes » se diffusent à haut rendement sur Internet et dans les librairies.

Par ailleurs, des parents ayant eu affaire à plusieurs « facilitateurs » successifs, ont constaté, selon la personnalité diverse de ceux-ci, une communication singulièrement différente de l’expression de leur enfant, (poèmes, souvenirs, etc.) ; de profondes et graves questions se sont alors posées…

Les désirs profonds des parents de rentrer en contact avec leurs enfants leur ont fait croire, dans un premier temps, en cette chance d’avoir enfin trouvé la méthode pour y arriver. Une grande subjectivité affective et émotionnelle veut transformer l’espoir d’un progrès en réalité. Et cependant des faits relatés par cette médiation peuvent se révéler exacts, ajoutant à la séduction opérée et à l’illusion d’une réelle communication. De même que pour une voyante ou un magnétiseur, pourraient se révéler des informations sur le passé ou sur des organes souffrants, ceci sans connaître vraiment les personnes et sans examen clinique !

Le rapport de 2006 de la MIVILUDES, (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) indiquait déjà les problèmes posés par cette méthode de la « communication facilitée ». Plus largement, elle s’inscrit parmi les dérives psychothérapeutiques où se situent les « faux souvenirs induits ».

Le rapport de 2007 de la MIVILUDES 16, nous en donne une définition en citant une association nord-américaine luttant contre les méfaits de ce symptôme : « le faux souvenir est une expérience déformée par la mémoire du sujet qui l’a vécu ou encore un souvenir imaginaire résultant d’un fantasme qui a remplacé inconsciemment un fait dans la mémoire. »

« Le faux souvenir induit résulte de techniques d’autosuggestion ou d’une influence indue qu’exercent certains thérapeutes. »

Il existe plusieurs sortes de faux souvenirs : « des faux souvenirs de maltraitance, des faux souvenirs de viols, d’inceste (la personne accusée étant souvent le père, parfois le frère) ou d’abus sexuels par une autre personne faisant figure d’autorité (enseignant, prêtre, nourrice, un ami de la famille…). Ou encore des faux souvenirs de vie antérieure etc. »

Le syndrome du faux souvenir est le fait de praticiens ramenant systématiquement toutes les difficultés de la personne à des souvenirs occultés souvent depuis la prime enfance… » 17.

Le « thérapeute » découvrant enfin l’origine des maux, invite son patient à prendre de la distance vis-à-vis de cet entourage familial si perturbant. Ce scénario est malheureusement trop fréquent, il invite à une grande prudence. Les diplômes d’orthophonie ou de psychologie ne doivent pas servir de garants à de telles pratiques qui sortent de leur domaine de compétence et entraînent de telles dérives.

Bertran Chaudet

Compléments, d’après des notes de 2005 (1)

Energies occultes

La phsychophanie ou « communication facilitée » est réellement une technique de communication que l’on pourrait qualifier de « chemin non verbal vers l’autre ».
Mais pour cela, le « facilitant » fait appel aux énergies occultes de la même façon que le médium ou tout autre personne qui utilise une technique énergétique et donc avec les mêmes dangers d’intervention d’entités psychologiques pour des non chrétiens, spirituelles pour des chrétiens mais de toute façon inconnues c’est-à-dire potentiellement dangereuses et peu recommandables.

Médiumnité

Le facilitant a développé sans le savoir des dons de médiumnité. Il est en fait un médium qui accède, par un travail, par force de volonté, à un corps énergétique subtil, non visible, non palpable dans lequel se trouve, entre autres, la mémoire du facilité, ses traumatismes ou blessures enfouies, ses émotions, ses passions, son émotivité, etc… Disons que les facilitants accèdent au psychisme des personnes mutiques qu’ils accompagnent ce qui expliquent que des faits réels ressortent. Mais l’interprétation, le psychisme, les émotions, les passions, les blessures du facilitant interviennent puisqu’il s’agit d’un échange énergétique. Il est impossible de faire le tri et de connaître la part de chacun dans ce qui est écrit.

Télépathie

La machine ou l’ordinateur qui sont utilisés pour communiquer ne sont que des supports tout comme la boule de cristal, le pendule ou les tarots. Le facilitant peut d’ailleurs travailler par téléphone ou à distance. Il s’agit de télépathie.
La télépathie est un don naturel entre des êtres qui s’aiment mais nous entrons dans le domaine du paranormal dès qu’il y a un travail volontaire pour obtenir des résultats.

Nécromancie

Le livre de Mme Vexiau, orthophoniste qui a importé cette méthode d’Australie relate bien que la technique peut mener à la communication avec des personnes décédées. Je crois qu’il est bon de rappeler que Dieu ne permet pas que nous communiquions avec les morts. Par conséquent, ce sont des entités qui parlent. Les énergies occultes sont régies par ces entités.

Idolâtrie

Nous sommes dans le spiritisme, la nécromancie, interdite dans la Bible mais aussi dans l’Église, la forme la plus grave d’idolâtrie. Les facilitants tout comme les médiums tentent d’accéder à des plans que Dieu nous a interdits depuis le péché originel.

Viol psychique et spirituel

Je crois qu’en leur âme et conscience, les facilitants doivent se poser cette question : La personne mutique est-elle véritablement libre ? A-t-elle la liberté et la capacité à refuser cette intrusion pour ne pas parler de viol psychique et spirituel ?

D. Auzenet

(1) Je pense que ces notes reprennent des écrits du P. Verlinde.

Psychothérapie et embrigadement sectaire

Un article de Michel Monroy sur le site psivig.com

1. Psychothérapies et processus d’embrigadement

2. Les psychotechniques intéressent les groupes sectaires

3. Quelques indices d’une dérive sectaire possible

4. L’essence des psychothérapies

5. Analogies et différences entre psychothérapie et embrigadement

a. Les effets psychothérapeutiques —  b. Les motivations — c. La dépendance au référent — d. Les mécanismes — e. La présentation — f. Les transformations — g. Effets positifs.

Les dérives sectaires liées à l’alimentation et à la nutrition

La société est confrontée à une offre exponentielle de soins centrés sur le bien-être, pouvant intervenir dans la prévention de la santé de l’individu comme dans le processus de guérison de pathologies chroniques ou sévères. Ces soins sont proposés et prodigués le plus souvent par des praticiens aux compétences incertaines, des soi-disant guérisseurs. Les personnes visées, fragilisées par la maladie et la souffrance, sont prêtes à croire que n’importe quelles manipulations ou potions pourront les soulager. Et les traitements proposés sont d’autant plus attractifs qu’ils sont aisés à supporter et présentés comme sans effets secondaires. Ces personnes sont des proies faciles pour de dangereux « gourous » qui peuvent les inciter à arrêter leurs traitements et leur faire perdre des chances de guérison. Garder un esprit critique et un certain recul par rapport à toute offre de soins « présentée comme miraculeuse » est un facteur protecteur de notre santé physique comme mentale.

Les modalités d’action des mouvements à caractère sectaire prennent des formes nouvelles et demeurent très préoccupantes surtout…

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Chantai GATIGNOL

MIVILUDES