Dominique Auzenet et l’équipe du site
Un nouvel article. Le « féminin sacré » (voir les articles sur le site sosdiscernement) ainsi que le courant des nouvelles sorcières, se réclament d’un enracinement « WICCAN »… De quoi s'agit-il ? Un reportage d’Envoyé Spécial « Sorcières : mauvais sorts et bonnes affaires » (disponible jusqu'au 7/9/25) aborde le sujet des sorcières modernes et montre un rituel d’initiation de sorcellerie Wicca filmé exceptionnellement. Il se déroule dans un pentagramme au sol avec pacte du sang…
Dans une nécessaire documentation et réflexion, allons plus loin si vous le souhaitez, et si vous en avez le temps.
Qu’est-ce que la Wicca ?
La wicca, ou le wiccanisme, est un mouvement néo-païen fondé au XXe siècle au Royaume-Uni par Gerald Gardner. La wicca comprend des éléments de croyances telles que le chamanisme, le druidisme et les mythologies gréco-romaine, slave, celtique et nordique.
Ses adeptes, les wiccans (féminin : wiccanes), prônent un culte envers la nature et s’adonnent pour une grande partie à la magie. La wicca est un culte à mystères. Les wiccans sont, pour la plupart, voués à certains dieux comme Hécate, la déesse grecque de la magie et de la lune, Gaïa, la déesse de la Terre, etc.
La wicca est reconnue comme une religion aux États-Unis, y compris dans l’armée. En France, le mouvement est très limité, et son influence est présente surtout de manière indirecte à travers certaines mouvances du « féminin sacré », qui fait l’objet d’une surveillance par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.
> Continuer la lecture pour approfondir l’histoire, les croyances, les traditions : l’article de Wikipedia sur la Wicca
Le fondateur de la Wicca : Gerald Gardner
Gerald Brosseau Gardner (13 juin 1884 – 12 février 1964) est un écrivain ésotériste britannique. Il est une des figures majeures du néo-paganisme moderne. Fondateur de la Wicca moderne, il a publié des ouvrages sur la sorcellerie.
G. Gardner était un passionné d’occultisme. Il fréquenta le milieu des spirites dès son adolescence, fut un ami de J.S.M. Ward, évêque indépendant qui dirigeait « The Abbey of Christ the King », et il s’intéressa à la Société théosophique, qui contrôlait, entre autres, la maçonnerie mixte appelée Co-Masonry (une obédience qui avait des liaisons en France avec Le Droit humain). Assez naturellement, dans la New Forest, Gardner fut accueilli par la communauté théosophique locale, où la Co-Masonry était bien développée.

De surcroît, il y avait dans la région, à Christchurch, un « Théâtre rosicrucien », qui était animé par une « Fraternité rosicrucienne » dont faisait partie notamment Mabel Besant-Scott, la fille de Annie Besant, la troisième présidente de la Société Théosophique. Gardner s’y fit « initier » en 1940. Selon ses dires, c’est au sein de celle-ci qu’il fut contacté par des membres d’un coven de sorciers qui utilisaient cette société comme base de recrutement et qui l’admirent parmi eux.
> Continuer la lecture des articles de Wikipedia sur G. Gardner ; sur le Gardnerisme ; sur Doreen Valiente, collaboratrice de G.G.
Le livre des Ombres
Le Livre des Ombres (Book of Shadows) est un recueil de textes magiques et religieux de Wicca, contenant les principaux rituels, pratiques magiques, l’éthique et la philosophie de la tradition wiccane. Il est habituellement copié à la main à partir du livre de la grande prêtresse initiatrice ou du grand prêtre, qui ont recopié le leur sur celui de leur initiateur. Dans le vocabulaire de la Wicca éclectique moderne, cependant, un Livre des ombres est plus un journal intime magique qu’un texte traditionnel. Dans le paganisme, il peut aussi être utilisé et ne se limite pas forcément à la Wicca qui est un type de néopaganisme plus récent.
Gardner disait à ses étudiants du coven de Bricket Wood que le Livre des ombres était un livre de cuisine personnel rassemblant les charmes qui avaient fonctionné avec son propriétaire ; ils pouvaient copier son propre livre et y ajouter ou en déplacer des éléments à leur convenance.
> Continuer la lecture de l’article de Wikipedia sur le Livre des Ombres
Alexander Sanders
Alexander Sanders (1926 -1988), fut le sulfureux successeur de Gerald Gardner. Son ego surdimensionné l’amena à fonder une nouvelle « tradition » dite alexandrienne, branche du mouvement Wicca qui trouva de nombreuses adeptes au Royaume-Uni et au Canada. En 1967, vu son influence sur de nombreux groupes de sorcières appelés coven (clans), il fut élu « roi des sorciers ».
Il disait se référer au Livre d’Abramelin le magicien par Abraham Ben Siméon (1362-1460). Abramelin étant un maître initié égyptien sans doute caïnite. « Abraham ben Siméon affirmait que, grâce à la magie remise à lui par son Ange au terme de cette Opération, il avait pu aider l’Électeur de Saxe Frédéric au combat, mais aussi le comte de Warwick lors de son évasion, ainsi que l’antipape Jean XXIII (1410-1415) lors du concile de Constance. Cette magie repose essentiellement sur le pouvoir des nombres et des noms sacrés. Elle implique une ascèse rigoureuse et une grande pureté spirituelle. »1
Effectivement le Prince des ténèbres exige des sacrifices à hauteur des « pouvoirs qu’il semble octroyer.

IL EST INTÉRESSANT D’ÉTUDIER CES FILIATIONS. Les Caïnites sont des gnostiques des premiers siècles de la chrétienté. Saint Irénée (177) en parle en y associant l’Évangile de Judas dans son ouvrage Contre les hérésies. On appelle ces courants de pensée antinomistes, car ils prennent le contre-pied de la tradition biblique quant au nom. Ainsi Caïn qui a tué son frère Abel devient en haute estime, c’est un initié ! Le serpent de la genèse est le maître en initiation !
Ces histoires imprègnent une certaine culture contemporaine. Ainsi, « Dans L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (1886), reprise à l’envi dans le cinéma et la littérature, les BD et les jeux vidéo, Robert Louis Stevenson fait dire à son héros : « Je penche vers l’hérésie des Caïnites. […] Je laisse mes frères aller au diable à leur propre façon » et, plus loin : « Je suis un peu comme les Caïnites, ces hérétiques qui vivaient au deuxième siècle de notre ère et qui avaient tendance à laisser le pécheur prendre en toute liberté le chemin de l’enfer ! »2
Ce combat, entre courants gnostiques, magie juive, et Foi catholique traverse l’histoire et après des temps d’éclipse ressurgit de manière explicite aujourd’hui notamment dans la Wicca.

Les rites de passage de la Wicca
La Wicca accorde beaucoup d’importance aux rites de passage au cours de la vie d’un individu. Elle place au centre de sa pratique les rites de passage en y mettant un profond symbolisme qui incarne les voies à travers lesquelles un individu approfondit sa relation et sa connexion avec la Terre, avec sa communauté et au travers de cela, avec le divin.
En général, les wiccans célèbrent la roue de l’année ainsi que les rites de passage. Que ce soit en réservant tout un programme pour la journée, ou bien juste en allumant une bougie, en pensant à l’événement à célébrer.
> Continuer la lecture de l’article de Wikipedia sur les rites de passage de la Wicca
Rites de Passage : mariage, séparation, baptême, enterrement
Comment intégrer un Coven Wicca ?
« Le coven wicca véhicule la doctrine du « culte des sorcières » dans une petite société secrète. Pour entrer dans le cercle magique d’un Coven Wicca, tu dois apprendre les principes. En d’autres mots, respecter ses règles, ses serments et ses secrets.
Intégrer un Coven Wicca requiert des conditions qui doivent être remplies. En faire partie inclut le respect de ses règles, des serments et de ses secrets.
La notion de Coven Wicca te donne accès aux enseignements sur cette pratique, elle te permet également de t’initier aux différents rituels de cette tradition païenne. Si tu as choisi de t’y intégrer et de passer d’un niveau à un autre en choisissant la pratique dans une assemblée que la pratique solitaire, on va t’accompagner pour réussir ton entrée dans le cercle d’un Coven Wicca ».
Les fondateurs de la secte wicca luciférienne française, Jack Coutela et Diane Lucifera
Entretien avec les fondateurs de la wicca du Kremlin Bicêtre, tiré du document INA « Les sectes à la française ». Dans cette vidéo de quelques minutes ; on voit les fondateurs de la secte wicca luciférienne française. Ce sont eux qui parlent. Jacques Coutela, dit Jack, et Nicole, dite Diane Lucifera. Ils sont respectivement le grand prêtre et la grande prêtresse de la secte. Les membres sont masqués et nus. Magie et luxure. Invocation de Lucifer et de Belzébuth ! C’est dans cette vidéo que l’on entend la fameuse phrase : « que NOTRE volonté soit faite ! » Ils croient être la réincarnation de sorciers morts autrefois sur le bûcher. Ils parlent de Lucifer comme d’un bel ange de lumière…
Cet article de Libération de 1995 nous remet en mémoire sur sort funeste de Jacques, Nicole, et Dominique, membres de la secte wicca.
« Wicca luciférienne — Nicole (Diane Lucifera) et Jacques Coutela »
Dans ce documentaire (1/3; il semble que la 3è ne soit pas encore en ligne) publié sur la chaîne YT Dissecte, on apprend beaucoup de choses sur la secte et ses membres. Le passage marquant et choquant pour des chrétiens (à 5.50 dans la vidéo) : un exorcisme wicca à l’envers, c’est-à-dire renoncer au baptême et promettre d’aimer Lucifer de tout son cœur !
Cette secte existe toujours puisqu’on peut trouver le Coven ou Cercle des Murmures sur Facebook. Et Hélène Delcroix est une voyante et grande prêtresse de la wicca luciférienne française.
Si vous en voulez plus : « Sorcière et Wicca » sur YouTube… Quelques-unes des très nombreuses vidéos… :
Résumé de quelques points marquants, directement opposés au christianisme
– La magie et la pornographie sont mêlées
– Les fêtes annuelles sont Halloween, la Chandeleur et les différents solstices et équinoxes
– On y pratique un exorcisme total à l’envers, c’est-à-dire qu’il faut renoncer au baptême et consacrer son âme à Lucifer. Et on dit « Esprit pur de Jéhovah sort de cet homme ! »
– Ensuite, on dit « Que NOTRE volonté soit faite » en invoquant Lucifer et Belzébuth.
– Le baptême est un rite sexuel
– On peut se marier. Il y a une période d’essai d’un an et ensuite on promet de s’aimer non pas jusqu’à la mort mais tant que dure l’attirance réciproque.
– On croit à la réincarnation (ainsi une sorcière wicca redeviendra une sorcière wicca), mais comme leur nombre reste constant, on explique qu’en attendant de se réincarner, l’âme se repose dans le « Summerland ».
Aux États-Unis, la Wicca n’est pas considérée comme une secte, mais comme une religion à part entière depuis 1986 !
Témoignages d’anciens wiccans convertis au christianisme
Trois vidéos en anglais de Nora Jensen.
Elle explique que c’est son père qui à l’adolescence l’a poussée à pratiquer la magie. Un jour un catholique l’a entraînée à la messe. Elle va y faire l’expérience de Jésus au moment de l’échange de « la paix du Christ ». Elle raconte la voix tremblante d’émotion qu’elle ressent une paix entrer en elle, un amour véritable incroyable et elle est bouleversée par Sa Miséricorde alors qu’elle n’aimait ni Jésus ni les catholiques et encore moins la messe. Au final, elle comprendra que la Bible dit vrai en demandant de rester éloignée de l’occultisme et de l’ésotérisme. Elle s’en détournera définitivement.
> From Wicca to Christ — Nora Jensen
> Nora Jansen, former wiccan
> From Oui-ja Boards and Spells to Christ, Nora Jensen
Terminons par le témoignage de William Schnoebelen, ex-Grand maitre wicca et Ancien Franc-Maçon, bien connu par ses publications documentées : il répond aux questions d’une journaliste (en anglais, traduit en canadien !)
La prochaine fois où vous entendrez parler de « féminin sacré », et de « nouvelles sorcières », rappelez-vous de cet enracinement wiccan !
Notes
1 https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_livre_d%27Abramelin_le_Mage
