Un regard catholique sur l’ésotérisme

Par M. Adrien BOUHOURS, bibliothécaire à l’Université Bordeaux-Montaigne, master de Religions comparées, en thèse d’Histoire contemporaine sur l’oeuvre de Frédéric Lenoir.

Sur la chaîne YT du Couvent des Dominicains de Bordeaux

De la pratique du yoga à la convocation de fantômes, de la captation d’énergies à l’appartenance à la franc-maçonnerie, l’offre est variée pour alimenter cette religiosité syncrétique qui s’entremêle avec les thèmes de la « spiritualité laïque » et du « développement personnel ».

Nous vous proposons, dans cette série de conférences, d’explorer l’histoire des courants ésotériques qui en ont fourni la base, d’examiner quelques-uns des contenus doctrinaux et des pratiques qui s’y rencontrent et de proposer des pistes de réflexion pour relever le défi missionnaire que lance aux catholiques le succès de ce qui pourrait bien être devenu la religion majoritaire de notre temps.

Les racines historiques de l’ésotérisme savant et de la franc-maçonnerie mystique (de Pic de la Mirandole à René Guénon)

Les étapes de la démocratisation de l’ésotérisme au XIXᵉ siècle (illuminisme, mesmérisme, spiritisme, occultisme, Société Théosophique)

Etat des lieux contemporain (New Age, néo-paganisme, vogue des « spiritualités orientales », « religion à la carte » et relativisme, imprégnation culturelle des thèmes ésotériques)

Regard catholique sur le monde l’ésotérisme et perspectives d’évangélisation.

Un médaillon talisman

par Bertran Chaudet avec l’aide de plusieurs personnes

Il n'est pas rare que des personnes qui demandent les services de guérisseurs finissent par porter sur elle des talismans. Je leur fais enlever systématiquement, comme celui-ci récemment. Cette médaille, proposée il y à quelques années à 500 € est aujourd’hui vendue 800 € (inflation de la demande oblige), par un guérisseur français bien connu qui se dit exorciste. D. A.

Un talisman est un objet, sur lequel sont inscrits des signes censés apporter, grâce à des pouvoirs magiques, protection, santé, réussite. Seul le nombre au centre de l’étoile change suivant le demandeur, tous les autres signes ésotériques et occultes liés aux conceptions magiques du guérisseur sont les mêmes sur tous les médaillons. Nous avons changé ce nombre pour que personne ne soit reconnu.

Ces signes dont souvent extraits de grimoires, livres de magie comprenant des recettes sur la façon de lancer des sorts, créer des enchantements, se livrer à la divination, par l’invocation d’entités du monde invisible, d’anges, de démons, d’esprits ou de divinités.

Les sigils

Ce médaillon présente des inscriptions sur ses deux faces, des chiffres des lettres en Hébreu et des signes appelés sigils, du latin sigillum signature. Les sigils sont des figures graphiques appartenant à un alphabet magique. Chaque signe se réfère à une entité, un ange, un démon ou à une intention magique.

La puissance de la magie opérant dans le médaillon serait chargée entre autres par les sigils appelant les énergies des entités correspondantes.

Ces symboles et signes ont toujours été des outils utilisés par les magiciens et les alchimistes.

Dans ce médaillon, les sigils ont une ressemblance avec ceux de Lemegeton (1).

Sceaux provenant du Lemegeton Clavicula Salomonis

Les sigils se retrouvent dans la magie kabbalistique, qui inspirera la magie occidentale.

Sept alphabets magiques, alphabets hébreux correspondant aux sept planètes. Gravure sur bois de Julius Bartolozzi et Carolus Joseph Imbonati, Bibliotheca Magna Rabbinica, Vol. IV, 1675-94.

Ainsi il peut être fait des correspondances entre les signes, les lettres hébraïques et les planètes dans des combinaisons infinies qui donnent le tournis et font croire au profane que l’initié possède les clefs des mystères de la vie. Supercherie qui a comme support des signes qui ne sont compréhensibles que de l’initié et encore !

Le pentacle

Le médaillon présente un cercle dans lequel s’inscrit une étoile à cinq branches ou pentacle.

Pour Pythagore et ses disciples, le pentacle était un signe sacré symbolisant l’harmonie du corps et de l’âme. La représentation du pentacle avec la pointe dirigée vers le haut représente la magie blanche, si la pointe est dirigée vers le bas, la magie noire. De fait magie blanche et magie noire se confondent en ce sens qu’un chrétien ne doit pratiquer ni l’une ni l’autre(2).

Les alchimistes et les gnostiques voient dans les cinq branches la quintessence spirituelle, union des quatre éléments air, vent, feu et eau, et de la lumière, en tant que signe permettant leur maîtrise.

L’étoile de David

À midi du médaillon il y a l’étoile de David.

Sa signification symbolique est multiple, mais ici alchimiquement, elle représente l’alliance des contraires.

487 brouille les pistes du nombre magique 748

748 est un nombre occulte qui permettrait une mise en relation avec le monde angélique.

Il serait lui aussi, selon la numérologie, porteur des énergies vibratoires des chiffres qui le compose, le 7, lié à l’éveil spirituel le 4, lié à la connaissance de la matière et le 8 au pouvoir et à l’autorité que confère la maîtrise du 7 et du 4. Mais dans ces perspectives symboliques, tout peut être interprété et réinterprété à l’aune de son imagination, de ses délires et finalement de son orgueil à vouloir tout maîtriser. Le monde angélique instrumentalisé serait mis à contribution pour assouvir vos propres volontés, sur le pouvoir le sexe et l’argent.

L’adepte de cette numérologie peut prolonger ses délires 748 en additionnant 7+4+8 = 19.

19 : 1+9 = 10. 10 : 1+0. 1. 1 qui serait le retour à l’unité primordiale.

L’on peut décomposer le nombre 748, en nombre 74 et 48. Et trouver d’autres significations. Ainsi l’adepte peut passer à ce jeu beaucoup de temps, et le perdre !

Le tétragramme

Au sud, nous retrouvons les quatre lettres sacrées du tétragramme, le nom divin. C’est ainsi que Dieu dit son Nom à Moïse à l’épisode du buisson-ardent qui brûle sans se consumer.

Ces quatre lettres forment le Nom de Dieu en conjuguant le verbe être tout à la fois au passé au présent et au futur.

« Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. Et il ajouta : C’est ainsi que tu répondras aux enfants d’Israël : Celui qui s’appelle ’je suis’ m’a envoyé vers vous. » Exode 3, 14.

Dans ce médaillon Dieu est instrumentalisé, comme si celui qui le porte, pouvait s’approprier l’Être de Dieu.

Autres signes

Il existe de nombreux autres signes comme Thumis, situé entre les deux pointes inférieures de l’étoile, qui ne sont interprétables que par son concepteur. Ils ajoutent au mystère et au supposé savoir et pouvoir du guérisseur.

Conclusion

Le pouvoir que l’on donne consciemment ou inconsciemment à ces objets soumet notre liberté à des puissances invisibles auxquelles celui qui les conçoit comme celui qui les porte font allégeance. Ils sont censés infléchir la réalité selon nos désirs, alors qu’elles nous rendent esclaves de ces forces obscures qui peuvent être imaginaires, mais également peuvent nous mettre en relation avec des forces infernales.

Pour Thomas d’Aquin (3), les lettres, caractères ou signes gravés sur des objets liés à des invocations ou incantations produisent des effets par l’œuvre de mauvais démons. Celui qui les propose comme celui qui les porte ont passé un pacte explicite implicite ou tacite avec le Malin. (4)

Il s’agit de redonner au plus vite cet objet magique à un prêtre. Si nous sommes trop impactés, la prière de l’Église, le sacrement de réconciliation, la prière de libération d’un prêtre au fait de ces questions peut aider à rompre les liens contractés avec ces forces obscures.

Seul notre combat spirituel à faire la volonté de Dieu, comme Jésus nous y invite dans la prière à son Père, libère de nos envies immédiates pour entrer dans la Paix et la Joie intérieure.

Notes

(1) Lemegeton Clavicula Salomonis, ou la petite clé de Salomon, ou simplement Lemegeton, est un traité de magie rituelle, anonyme, en anglais, de la seconde moitié du XVIIe siècle. Il s’agit, dans sa version complète, d’une compilation et d’une refonte de cinq textes, prêtés au roi des Juifs Salomon.

L’ouvrage est en cinq parties : la Goetia qui décrit 72 démons et le rituel pour les invoquer ; la Theurgia Goetia avec des esprits en partie bons et en partie mauvais ; l’Ars Paulina qui décrit les esprits et anges qui gouvernent les heures du jour et les signes du zodiaque, tels que supposément découverts par l’apôtre Paul après avoir été enlevé au ciel ; l’Ars Almadel (du nom de son présumé auteur arabe) qui décrit vingt esprits bienveillants du zodiaque ; et l’Ars Notoria, qui est un mélange de prières et de mots magiques permettant la communion avec Dieu et la connaissance des sciences humaine et divine. (Wikipedia)

(2) Voir sur le site occultismedanger.free.fr l’incompatibilité fondamentale entre toutes sortes de magie et la Foi chrétienne.

(3) Thomas d’Aquin, Contre les Gentils, III, CIV-CVI ; Somme théologique, Iia IIae, question 96a2

(4) Évidemment, la personne qui portait ce talisman était loin d’en saisir la signification. Cependant, le fait de le porter équivaut à un assentiment à la charge magique impulsée par le guérisseur et mise en oeuvre dans la vie de la personne par les esprits ténébreux. La démarche chrétienne de libération passe par le rejet et la destruction de tels objets magiques.

Les mantras

Promenons-nous... non pas dans les bois, mais sur internet. Nous y trouvons une  foule de « mantras de guérison », « de purification », « de connexion »   et autre… Et une pratique énergétique avec un petit mantra à réciter,  « ça le fait tout de suite plus » … Dans la médecine  tibétaine les mantras sont considérés comme très puissants puisqu’ils  peuvent être utilisés comme « traitement » seuls ou en compléments de  médicaments aux plantes ou massages. Le médecin peut en effet demander à  son patient de réciter tel ou tel mantra. Généralement si ce dernier  est pratiquant bouddhiste, il lui demandera de recevoir l’initiation de  la divinité correspondante. Les médecins tibétains  ont donc parfaitement conscience de la « portée énergétique et  spirituelle » du mantra qui ne saurait se limiter à un « simple  ronron », un simple son répété sans but… 

Dans l’hindouisme et le bouddhisme principalement, un mantra (« formule mystique », « incantation magique », en sanskrit) est une formule condensée, formée d’une seule syllabe ou d’une série de syllabes, répétée sans cesse avec un certain rythme, dans le cadre d’un exercice de méditation. La récitation d’un mantra crée une vibration qui entre en résonance avec des sons sacrés.

En revanche, il ne faut pas confondre la récitation des mantras avec la prière du chapelet, par exemple. Dans le christianisme, toute prière est une relation à Dieu et la paix qui peut en découler est une grâce divine, non pas un état de béatitude attribué à un quelconque « pouvoir du son ».

De même, la prière du cœur dans l’Hésychasme des chrétiens orthodoxes s’accompagne d’une répétition constante du nom de Jésus (« Seigneur Jésus, prends pitié de moi ») qui trouve son origine dans les injonctions à la prière constante : « Quiconque invoquera le Nom du Seigneur sera sauvé » (Ac 2, 24); « Priez sans cesse, en coures choses, rendez grâce à Dieu » (1 Th 15, 17-18).

P. Jean-Christophe Thibaut, Un regard chrétien sur la sophrologie, Ed. Artège, 2021, note 22 p. 136.

Là où le mantra est carrément toxique

Une personne m'envoie son témoignage :

Dans ce que j’ai connu dans le bouddhisme tibétain, les mantras étaient reliés à l’invocation de divinités. Ils étaient récités dans le cadre de rituels complexes où le sons lors de la récitation du mantra n’était pas le seul élément. Il s’agissait aussi de visualiser la divinité correspondante devant soi ou au dessus de notre tête en récitant le mantra associé, d’une certaine façon (rythme chanté).

Généralement l’ensemble : visualisations, mantra répété à haute voix parfois pendant des heures (en fonction des rituels) et sons des instruments notamment du tambour, ainsi que les gestes rituels effectués avec mes mains (mudras), rendait l’état vécu plus proche de la transe chamanique que de la prière chrétienne. Tous les sens sont sollicités et saturés par les sons, les visualisations, la gestuelle, l’encens, les offrandes…

D’autant plus qu’au cours du rituel, il s’agissait « d’incorporer » en soi la divinité invoquée et ses qualités (rituels emprunt de chamanisme primitif). Ex: Tchenrézi divinité de la compassion, Bouddha de médecine dont on se remplissait du nectar sensé s’écouler de son coeur …

Élargissement de la conscience au « grand tout »
au fur et à mesure des répétitions du mantra aum (sanskrit)

Le mantra était donc associé à une visualisation d’une divinité à laquelle il correspond. Il est la manière de l’invoquer et de « la prier ». On s’adressait donc à une « altérité » mais avec laquelle il s’agissait à la fin de fusionner et non pas de se mettre en relation dans un dialogue intérieur. Elle entrait en nous, on se laissait « habiter » (pour ne pas dire posséder) par elle et on ne faisait plus qu’un. Grâce aux qualités de la dite divinité, ce moyen dit « habile » dans le jargon du bouddhisme tibétain, était sensé permettre un accès plus rapide à l’Éveil en révélant la nature de l’Esprit.

C’est ce type de rituels qui a permis que je développe les « siddhis » ou pouvoirs (médiumnité, pouvoirs de guérison…) dont la présence était pour le maître spirituel, la preuve de l’avancée vers le chemin de l’Éveil alors que ce n’était que le résultat de la « possession » de ma personne, liée à des « êtres » ténébreux. Car rien ne nous dit que ce qu’on invoque est bienveillant, ni que ce qui « entre en notre coeur » lors des rituels est une divinité « gentille »…

Les maladies dans la médecine tibétaine peuvent avoir une origine spirituelle, comme des « attaques démoniaques » et il va alors s’agir d’invoquer la protection d’une divinité. Dans le bouddhisme tibétain, les mantras véhiculent l’énergie de la divinité correspondante et permettent de l’invoquer. Ils ne sont donc pas anodins. Loin de là! Ils sont très puissants au contraire.

Le Reiki à la « lumière » de l’initiation selon Guénon. Éléments de discernement

par Bertran Chaudet

Ces propos n’ont aucune prétention à l’exhaustivité, ni à la modélisation d’un système qui serait celui des initiations. Ils visent à une simple mise en parallèle entre certains écrits de Guénon et les stades de l’initiation au Reiki. Ils peuvent cependant permettre d’envisager quelques points de vigilance ou de discernement quant à certaines méthodes à visée thérapeutique, de mieux-être ou de développement personnel.

René Guénon (1886-1951)

D’éducation catholique, René Guénon fut initié dès l’âge de 20 ans dans des loges maçonniques friandes d’occultisme. Il fréquenta l’Ordre martiniste de Papus, la loge Humanidad du Rite National Espagnol, puis le temple I.N.R.I. du rite Swedenborg, entre autres, et parvint au grade 30-90° dans le Rite Memphis-Misraïm. Ces loges étaient en rivalités permanentes, à qui serait le plus grand initié. Guénon se fâcha avec Papus. Oswald Wirth1, le rénovateur du symbolisme maçonnique2, voulut récupérer Guénon… Marius Lepage, éminent maçon lavallois, continuera dans la revue Symbolisme (fondée par Wirth en 1912 et reprise par Lepage de 1930 à 1940) à diffuser la pensée guénonienne qui demeure encore influente dans certaines loges.

Notons au passage l’actualité de la pensée de Guénon et son influence sur deux personnalités :

Xavier Accart, journaliste, écrivain et historien des idées, a étudié à l’EPHE, l’École Pratique des Hautes Études. Il a fait sa thèse sur la réception intellectuelle et littéraire dans les années 1920-1950 de l’œuvre de René Guénon. Il a animé les rubriques Les Essentiels, et les cahiers spirituels de l’hebdomadaire La Vie, puis est, depuis novembre 2011, rédacteur en chef du mensuel Prier. On y perçoit, dans cette multiplicité d’articles, de méditations et de prières, l’influence guénonienne qui se situe au-delà de toute dualité, rendant équivalentes toutes les traditions religieuses, pour peu qu’elles soient dépassables par une tradition primordiale réservée aux initiés.

Frédéric Lenoir, ancien directeur du Monde des religions, auteur de best-sellers sur la spiritualité, dispense une sagesse à la carte, éclectique, mélange de philosophie, de spiritualité et de psychologie des profondeurs. Les titres de deux de ses livres, L’Âme du monde et La Guérison du monde, en disent long sur la démesure de ses ambitions. L’influence de Guénon sur Lenoir est manifeste. Guénon critique la modernité, l’Occident, qui selon lui, après s’être saoulé de religions puis de consommation a perdu la conscience. Lenoir reprend cette idée de consciences, au pluriel, laïcisées où la notion de péché ou de Rédemption par le Christ est écartée. Son idéologie écologique bien-pensante3 tente de convaincre que l’avenir du monde se situe, non pas dans un retour au religieux, mais dans l’épanouissement d’une spiritualité universelle détachée des traditions particulières.

Guénon, nourri dans les loges initiatiques, a toujours une grande influence dans la loge Rose-Croix AMORC, qui est en grande amitié fraternelle avec Frédéric Lenoir.4

Le Reiki sera pris en exemple, mais nous aurions pu prendre bien d’autres types d’initiation, soit à visée thérapeutique, soit de développement personnel, d’acquisition de connaissances supérieures ou de « sagesse », où le secret est de mise. En effet, les différents stades de l’initiation décrits dans le foisonnement des œuvres guénoniennes, et tout spécifiquement dans son livre, Aperçus sur l’initiation, donnent la trame et précisent les niveaux, degrés ou stades traversés par l’impétrant lors de cette « illumination » progressive.

Continuer la lecture de « Le Reiki à la « lumière » de l’initiation selon Guénon. Éléments de discernement »

Le Médaillon de la commémoration des accords d’Abraham

par Betran Chaudet

Les occultistes et autres astrologues ont toujours cru discerner dans le mouvement des étoiles et des planètes, les signes des destins des hommes et mieux encore de se servir de certaines conjonctions astrales pour en infléchir le sens, selon leurs perspectives.

Ceux qui dirigent ce monde ont souvent voulu inscrire leurs projets dans une symbolique cachée, uniquement réservée aux initiés.

D’ailleurs cette symbolique peut revêtir plusieurs niveaux d’interprétation parfois même opposés ou contradictoires selon le degré d’initiation. Les Hauts Initiés possédant seuls les clés ultimes d’interprétation, se croyant ainsi maître du monde et de sa destinée.

Une pièce tout à fait singulière vient d’être frappée pour commémorer l’accord d’Abraham. Nous allons tenter de décrypter quelques symboles sur cette pièce ou ce médaillon, annonçant tout un programme.

La grande et rare conjonction entre les planètes Jupiter et Saturne annoncerait-elle le début d’un changement de paradigme que certains initiés voudraient infléchir ?

Selon Wikipédia :

Les accords d’Abraham sont deux traités de paix entre Israël et les Émirats arabes unis d’une part et entre Israël et Bahreïn d’autre part. Le premier, entre Israël et les Émirats arabes unis signés le 15 septembre 2020 à la Maison-Blanche à Washington, accompagnés d’une déclaration tripartite signée aussi par le président américain en tant que témoin.

Parallèlement à ces accords, les États-Unis se sont engagés à vendre des avions de chasse furtifs F35 aux Émirats arabes unis, malgré l’opposition israélienne finalement levée en octobre 2020. Cela montrerait que ces accords sont aussi l’aboutissement d’une coalition anti-iranienne.

Ces accords ont été imprimés en trois langues : anglais, arabe et hébreu.

La « Déclaration des Accords d’Abraham » promeut le dialogue interreligieux et interculturel entre les trois religions abrahamiques et toute l’humanité. Elle proclame la liberté de religion.

Bien entendu, nous ne saurons rien des négociations secrètes faites à cette occasion.

Tout un symbolisme occulte se condense sur cette pièce de 60 mm de diamètre. La courte analyse qui suit n’a rien d’exhaustif ni de définitif. Elle est surtout interrogative.

Mais tout d’abord en voici l’interprétation exotérique destinée aux profanes.

Continuer la lecture de « Le Médaillon de la commémoration des accords d’Abraham »