Bertran Chaudet
Combien de personnes s’adonnent au culte du bol tibétain soit en groupe, guidés par un « expert » ayant suivi une formation, ou seul après avoir acheté bol tibétain et si possible un manuel d’utilisation. .
Des instituts proposent une formation d’un an. Un certificat d’aptitude permet d’ouvrir sa propre installation et d’exercer le métier de « sonothérapeute ». Bien sûr sans formation, il est possible également de proposer son expertise en bol tibétain, aucune validation officielle n’étant demandée.
Sachant qu’une formation de deux jours coûte environ 500 euros. Et qu’une formation d’un an demande une vingtaine de jours, nous vous laissons sonner la cloche…
Mode d’emploi
Le bol peut être percuté d’un coup vif comme l’on procède pour une cloche, soit frotté sur le bord suivant différents rythmes et intensités, à l’aide d’un bâton, le puja, soit d’une baguette, la mailloche.
Le son ainsi émis est continu, contrairement à la musique tonale ou les notes sont différenciées.
Historique
La génération Peace and Love des années 60, en quête de spiritualité et de hachich a trouvé sur les chemins de Katmandou des artisans et commerçants qui leur ont vendu vêtements, drogues dites douces et… bols tibétains.
Dans les années 70, il a fallu trouver une origine aussi lointaine que mystique à l’usage de ces bols. Ils auraient été utilisés, il y a 5000 ans, par des tribus nomades mongoles, s’en servant très prosaïquement comme instruments culinaires, mais aussi comme instruments sonores aidant aux transes chamaniques. Les moines tibétains les auraient ensuite utilisés pour que les vibrations émises les aident à la méditation et à la sérénité.
Bien qu’au Tibet ces bols ne soient fabriqués traditionnellement qu’à l’aide de 22 % d’étain et de 77 % de cuivre, le reste étant des traces de métaux, ajoutées récemment (il suffit de croire les vendeurs actuels…)

