Les vertus cardinales

Visites au tombeau des ducs de Bretagne

Au fil du temps, je suis tombé amoureux d’un tombeau. Est-ce possible ?

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? » Lamartine.

Je suis né à Nantes, un 17 août 1954, et fus baptisé le 19 août, à la cathédrale saint Pierre et saint Paul de Nantes.

Cette cathédrale de Nantes devait devenir le pôle de ma vie. Ma mère m’y amenait dès que nous rentrions du Maroc, l’été. Et du plus loin qu’il m’en souvienne, elle me montrait le cœur de ce pôle, le tabernacle, et nous nous recueillions, puis me tenant la main, parfois sans rien dire, me laissait contempler ce tombeau des Ducs de Bretagne. La taille, la majesté, la blancheur des vertus m’impressionnaient. J’étais trop petit pour voir les deux gisants !

Je lui suis infiniment reconnaissant de m’avoir conduit là. À chaque fois que je suis retourné à Nantes, je me suis rendu à ce tombeau, et j’y ai découvert avec grande joie quelque chose de nouveau qui me donnait la paix. Je ne peux pas saisir l’ampleur de ce que représentent ces vertus gardiennes du corps, gardiennes du mystère de la Vie, mais je peux constater que ce qu’elles expriment est vrai.

Vrai sûrement. Vrai bellement. Vrai justement.

Origine du tombeau

Vers 1499, Anne de Bretagne deux fois Reine de France voulut honorer ses parents d’une sépulture digne du respect qu’elle leur portait. Elle n’avait que 9 ans quand sa mère Marguerite de Foix décéda le 15 mai 1487, à l’âge de 28 ans. Et son père François II suivit sa deuxième épouse seulement seize mois plus tard, le 9 septembre 1488, à l’âge de 53 ans. Ils avaient émis le désir d’être inhumés dans l’église des Carmes à Nantes, manifestant leur amour particulier pour cette ville, où ils possédaient un magnifique château.

Anne doit son prénom à l’intercession de sainte Anne patronne des Bretons. En effet, sa mère Marguerite de Foix, longtemps stérile, pria sainte Anne et Joachim, parents de la Vierge Marie d’avoir une descendance. En Bretagne, sainte Anne particulièrement honorée, est représentée désignant un livre, la Bible, à sa fille la Vierge Marie à qui elle apprend à lire. Les femmes de l’aristocratie recevaient en cette fin du XVe une importante éducation littéraire.

Anne de Bretagne était d’une grande érudition, douée d’une vive intelligence et d’un discernement très équilibré. Elle connaissait outre le français et le Breton, le latin le grec et l’hébreu. Sa bibliothèque personnelle composée de très nombreux manuscrits et d’imprimés dans ces trois langues, dont certains provenaient de la prise Naples par Charles VIII.

Elle fut très influencée par l’ordre mendiant des Franciscains qui est représenté sur la vertu de prudence.

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Fasciathérapeutes

Pouvez-vous, SVP, m’éclairer sur les fascias ou « tissus conjonctifs » ?
De plus en plus de personnes « discutent » ou consultent de (à) ce sujet

Les fascias sont très bien étudiés aujourd’hui sur le plan anatomique, leur importance est considérable dans l’organisation tissulaire globale. Médecins de médecine fonctionnelle kinésithérapeutes et ostéopathes ne cessent de découvrir leur importance.

Les techniques peuvent être intéressantes à conditions qu’elles demeurent dans une observation clinique et objective. La fasciathérapie peut ensuite glisser dans une interrogation de la mémoire du corps et de ses traumatismes qui, à force d’exercer une sensibilité soit disant de plus en plus fine, vire à la médiumnité.

Il y a des « fasciathérapeutes » qui cherchent à travers la mémoire du corps, le traumatisme premier qui serait à l’origine de déséquilibre. Traumatisme pouvant être d’ordre psy… Alors là danger, car ils peuvent induire suggérer ou confirmer faussement l’origine de troubles. 

Sur un autre registre, à la fois psychologique et occulte, voici le témoignage de Corinne Evanesse sur la consultation d’une fasciathérapeute-voyante…

Et puis, on peut aboutir au réseau « énergétique »… Voici ce que dit un « fasciabioénergéticien » :

« J’ai constaté que souvent les entreprises souhaitent mettre en place des actions de bien-être, mais ne savent pas trop vers qui se tourner. En 2017, j’ai créé …, un réseau de praticiens spécialisés dans le bien-être à la personne en entreprise. Nous proposons de la fasciabioénergie, de la sophrologie, des massages assis. C’est une palette suffisamment large pour la gestion des troubles musculosquelettiques et du stress au travail. »
Avec les sportifs comme avec les musiciens, pour …, « l’important, c’est de tendre vers un équilibre physique, fonctionnel, énergétique, psychique et neurovégétatif. Les contraintes ne sont pas les mêmes en fonction du sport ou de l’instrument pratiqué et du degré d’intensité. » (Site Ouest-France du 9/5/18)

Physiologie du serpent

Repères analogiques pour un discernement spirituel

Le serpent est le premier animal cité, avant tous les autres animaux dans la Bible.

Ce serpent origine du péché, et de la chute d’Adam et Ève, cet antique serpent deviendra le dragon de l’apocalypse. « Et je vis descendre du ciel un ange qui tenait dans sa main la clef de l’abîme et une grande chaîne ; il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il l’enchaîna pour mille ans. » (Ap 20, 12).

Voici quelques éléments de la physiologie du serpent qui peuvent analogiquement permettre de relire le discernement spirituel.

Ce bref article est DÉVELOPPÉ dans ce livret d’une centaine de pages

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De la fusion à l’altérité (3)

Suite du premier article Médiumnité et bouddhisme tibétain (1) et du second, Libérée des rituels tantriques (2).

Depuis 14 mois j’ai quitté la secte bouddhiste et les choses sont allées très vite pour moi et j’en rends grâce à Dieu. Dans un premier temps, j’oscillais entre enthousiasme et joie d’accéder à une liberté toute nouvelle et renoncements à faire, accompagnés de tristesse à la limite de la dépression (renoncer aux pouvoirs occultes, à certaines relations sociales, à une partie de mon travail…).

Maintenant que les choses sont plus « posées », le rythme se ralentit. Je peux commencer à regarder et à voir ce qui m’est arrivé parce que je me sens moins dans cette urgence de devoir fuir pour sauver ma peau (ou plutôt mon âme). Alors dans cet espace nouveau qui est celui d’une relation plus confiante à Dieu, je découvre tout un pan qui était inexistant dans le cheminement « bouddhiste » : l’altérité, la rencontre et donc aussi la peur. Peur de l’autre, peur de l’inconnu de la relation avec Dieu.

Dans le bouddhisme New-Age que j’ai connu on cherchait la fusion dans ce grand tout (l’énergie universelle), on se dirigeait vers l’identique, le même. Il n’y avait pas de rencontre à faire, ni d’altérité. Ceci avait quelque chose de très angoissant (perte de notre identité, dissolution de l’ego) mais en même temps de sécurisant car c’était comme une sorte de régression (un retour en arrière sur un chemin perdu depuis longtemps mais connu bien qu’oublié). Aucune croissance spirituelle n’était donc possible, aucune ouverture vers l’autre, l’inconnu. Il fallait « involuer » pas évoluer.

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La réincarnation fait de la mort un exercice d’escalade

La croyance est celle-ci : la mort n’est pas un mal en soi, mais un voyage vers une nouvelle vie. Et aussi : ce j’ai reçu dans la vie présente, c’est-à-dire mes souffrances, mes maladies, mes échecs et mes réussites, provient de mes vies passées. Le Nouvel Âge reconnaît bien que vous devez tenir compte de ce que vous avez fait vous-même dans vos vies précédentes ; mais il affirme que le plus important est qu’aujourd’hui, à travers votre apprentissage constant, vous aspiriez à améliorer votre condition de vie actuelle et à atteindre une conscience plus élevée et plus complète.

La réincarnation, une manière d’affronter la mort

Chaque vie, chaque mort, nous mènera à une ascension vers la perfection si vous parvenez à saisir et à pratiquer chacune de vos opportunités. C’est pourquoi parfois on voit la maladie, la douleur et la souffrance comme un « karma » qui vient des erreurs du passé que l’on doit payer aujourd’hui. Si vous le dépassez aujourd’hui dans cette vie, alors dans votre prochaine vie, vous profiterez d’une meilleure santé, plénitude et prospérité dans tous les sens du terme.

Le concept de la mort est vu plus dans sa totalité ; elle ne se termine pas dans un passage lointain vers un ciel ou une vie éternelle, mais on la considère comme une escalade de différents niveaux et expériences, comme l’illustrent certaines écoles réincarnationnistes. On a au moins 12 vies, six au masculin et six au féminin, et on passe à travers 12 personnalités selon le calendrier zodiacal de sorte qu’on parvienne vraiment à connaître cette vie depuis différentes formes d’être. Parfois il faut aussi devenir un professionnel, parfois un artisan, les uns dans la royauté, les autres dans l’esclavage ; vivre la mort sur le champ de bataille ou agréablement entouré par votre famille ; c’est seulement ainsi que vous pourrez bien connaître ce que c’est que de vivre sur cette planète.

D’autres visions de la réincarnation s’étendent au fait que déjà faits à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous avons aussi une vie éternelle, mais celle-ci vit pendant toute cette éternité des milliers d’expériences dans les millions d’espaces qui existent dans l’univers ; c’est-à-dire, aujourd’hui vous êtes sur la Terre et demain dans une étoile à plusieurs millions d’années-lumière d’ici, puis dans les Pléiades et ainsi de suite pour connaître successivement ce que signifie vivre dans la grandeur et la magnanimité du Créateur. Et dans chaque expérience, il faut aller en toute liberté, en se perfectionnant dans l’amour et la charité.

Par conséquent, en aucun cas, on ne considère la mort comme un point final. Elle n’est pas vue comme tragique, ou abominable. On peut même développer l’idée que la mort est une expérience de bonheur, comme le relatent parfois ceux qui, au cours de NDE, nous racontent des lumières et de merveilleuses rencontres avec les êtres aimés qui vous accueillent à bras ouverts.

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