Jean de Dieu : sexe, argent et pouvoir

Sexe, argent et pouvoir. La trilogie à laquelle aucun gourou ne peut résister est la même qui a fini par conduire João de Deus, le plus célèbre guérisseur brésilien, en prison. Loué et consulté par des personnalités telles qu’Oprah Winfrey, Lula da Silva, Dilma Rousseff, Hugo Chávez, Xuxa, Shirley McLaine et Bill Clinton, ce médium et « chirurgien psychique » de 79 ans est un autre des leaders spirituels qui ont bâti un empire économique à partir de la crédulité des multitudes, comme l’explique Sergio Carreras dans La Voz del Interior.

Les esprits des chirurgiens

Sa grande histoire, racontée dans la série Netflix « João de Deus, guérisseur et criminel », commence en 1976, lorsqu’il s’installe dans la petite ville d’Abadiânia, dans l’État de Goiás, à quelque 120 kilomètres de la capitale, Brasilia. C’est dans cette ville qu’il a créé la Casa de Dom Ignacio de Loyola, sans autre formation que d’avoir été tireur de cartes et d’avoir un père herboriste qui vendait des garrafada, des bouteilles remplies de boissons supposées curatives.

João de Deus, Jean de Dieu, s’appuie sur l’extraordinaire histoire du spiritisme brésilien, dont les référents ont toujours eu la particularité de prescrire des médicaments, un problème qui se reflétait déjà dans le premier code pénal brésilien de 1890, qui interdisait les charlatans, le charlatanisme et la prescription illégale de médicaments.

Dans le cas de João de Deus, il vendait un médicament appelé passiflora, sous forme de soupe ou de pilules, qui était le même pour tous les patients qui le consultaient, que ce soit pour un cancer, le sida ou des troubles mentaux. « Les pilules sont les mêmes pour tout le monde car la différence se trouve dans l’énergie des doigts des assistants qui les emballent, qui savent quel effet les pilules doivent avoir sur chaque patient », explique l’un des plus proches collaborateurs du gourou dans le documentaire.

L’art de la guérison de João de Deus avait deux attractions principales. Tout d’abord, il guérissait lorsqu’il était canalisé par les esprits de saints ou de personnages historiques. Ils appelaient ces canalisations « l’entité ». La deuxième grande attraction, qui était aussi un spectacle visuel dont le guérisseur tirait parti, était que l’entité effectuait des opérations de saignée à la vue de tous.

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La conjuration des brûlures

Vous trouvez dans ces quelques pages une réflexion sur la conjuration magique des maladies.

En effet, des personnes font disparaître la douleur – des brûlures, de l’apparition des dents chez le nourrisson, du zona, les vers, suppriment les verrues, arrêtent les hémorragies …

On les appelle les « guérisseurs ». Le nom le plus approprié serait : conjurateurs. Il y en a beaucoup et partout. Quand on en a besoin, on trouve toujours quelqu’un dans notre entourage pour nous renseigner : « va donc voir M. Untel ou Mme Unetelle, il (elle) t’arrangera ça ».

Beaucoup pensent que c’est un « don de Dieu ». Ou bien un don que certaines personnes possèdent, ce que la science expliquera plus tard…

Mais attention : si vous avez ce pouvoir, si vous exercez ce pouvoir, ce n’est pas anodin. En effet, lorsqu’on écoute des personnes qui ont été « conjurées », on voit qu’il y a des conséquences graves sur la personne ou sur sa famille.

Cette évidence qui s’impose lorsqu’on écoute longuement les personnes m’a poussé à essayer d’en savoir un peu plus. Que se passe-t-il exactement por qu’on puisse observer, au-delà du soulagement obtenu, des effet délétères ?

C’est une 2° édition augmentée de ce livret téléchargeable sur le site occultismedanger

Les dérives du bien-être à l’école

Comment réduire le stress à l’école en misant sur le bien-être de ses acteurs, tout en restant compatible avec une certaine anthropologie chrétienne ?

Certains pensent avoir trouvé la solution miracle grâce à des techniques de relaxations grâce à des intervenants extérieurs qui ne sont pas toujours à la hauteur du professionnalisme qu’ils affichent. Sur le site de RCF.

Gare aux charlatans

Aujourd’hui, le développement du bien-être est partout : dans les entreprises, les hôpitaux, les universités. Et il vient juste d’arriver sur les bancs de l’école primaire. La question n’est pas vraiment de savoir si un gong tibétin ou quelques mouvements de yoga sont efficaces, l’enjeu est surtout d’identifier à quels intervenants on décide de confier le développement du bien-être dans les écoles. Car il s’agit de mineurs.

Georges Fenech, ancien député, et ancien magistrat n’y va pas par quatre chemins. Il sort actuellement un livre intitulé « Gare aux gourous » (éd. du Rocher). Pour lui, la prudence s’impose car certains sont des « charlatans ». Des imposteurs qui tirent profit d’un business juteux en proposant des séances contre le stress ou la violence scolaire à un public fragile. 

Un manque d’esprit critique

Il ne s’agit évidemment pas de mettre tout le monde dans le même panier. Mais le CAFFES, le Centre national d’Accompagnement Familial Face à l’Emprise Sectaire et sa présidente Charline Delporte s’interrogent sur l’influence sur le long terme de ces séances de bien-être dans une école. 

Une tendance qui concerne également les écoles privées catholiques, qui manqueraient parfois d’esprit critique. Les établissements publics repèrent dans ces techniques une version du bouddhisme et donc l’expression d’une religion, incompatible avec la laicité. De leur côté, les écoles privées catholiques souligne le développement de l’intériorité. Mais derrière chaque technique, il y a une philosophie. C’est ce que résume Didier Pachoud, président du GEMPPI, le Groupe d’Etude des Mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu,  qui travaille depuis 30 ans sur les dérives sectaires ou thérapeutiques.

Des méthodes incompatibles avec l’anthropologie chrétienne

En y regardant de plus près, certaines méthodes sont en réalité, absolument incompatibles avec l’anthropologie chrétienne. Bertrand Chaudet est diacre permanent, ancien kiné, il consacre ses réflexions à ce qui sous-tend les nouvelles thérapies et les méthodes de développement personnel sur le site sos discernement. Il appelle aujourd’hui les directeurs des établissements scolaires à davantage de clairvoyance. Car une invitation à un moi plus fort sonne mal avec l’humilité à laquelle invite le Christ dans la religion catholique.

Il y en a un autre qui ne mâche pas ses mots quant à ce genre de pratiques. C’est le père Guy Gilbert. Pour lui, quand de l’argent et des heures sont consacrées à la méditation pleine conscience, se pose la question de ce que les écoles catholiques font de leur liberté. Il invite aujourd’hui les écoles, et les familles, à un véritable sursaut.

Méditation à l’école : pourquoi la Ligue des droits de l’homme la trouve dangereuse ?

Qui est vraiment Allan Kardec ?

Une suite de vidéos due au travail de l’Association de Recherches et d’Investigations « LACAZE-FRANCE », Généalogistes-Chroniqueurs, Spécialisés dans l’Histoire ancienne de PARIS et de la FRANCE au XIXème Siècle.

« Nous pouvons dire qu’elle est la première du Genre, c’est à dire autre que toutes celles mises en place par les Associations Spirites en Général, que vous pouvez consulter également sur le Web. Notre Biographie est le fruit de Recherches et Investigations dans diverses Archives Historiques de la Capitale notamment, mais pas seulement. Elle est sérieusement exécutée, soyez- en assurés. Il est bien évident et vous l’aurez compris, que les Informations que vous lirez de notre part, sont différentes des Affirmations Spirites. Cela vous permettra de faire une Comparaison et surtout une idée Personnelle de ce que fût réellement ce Personnage. Vous le comprendrez tout au long de nos 6 Chapitres. Nous insistons sur le fait que les Principaux Responsables du Spiritisme, ont la parfaite connaissance de ce qui va être évoqué dans ces Chapitres. »

La méditation orientale : des techniques inadaptées au contenu de la foi

par Hans Urs von Balthasar

La lecture de ce texte demande concentration. Mais on se gardera
d’oublier que le  Cardinal Urs von Balthasar (1905-1988) est l’un
des plus grands théologiens du XX° siècle. Déjà en 1978, il
tirait la sonnette d’alarme devant l’irruption des techniques de
méditation orientale.
Pour faire sa connaissance : Hans Urs von Balthasar et son œuvre, par Joseph Doré, dans Études 2002/6 (Tome 396), pages 789 à 800.
Cet article du Père Hans Urs von Balthasar a paru en allemand dans la revue « Geist und Leben ». Il a été traduit par le Père Alain Dubois, ofm, pour la revue « Sources », de septembre-octobre 1978 (Dominicanus, Botzat P, CH 1700 Fribourg). Avec l’autorisation de la revue suisse de Fribourg,l’hebdomadaire France Catholique Ecclesia n° 1671 l’a publié à son tour en 1978. L’ayant retrouvé dans les dossiers, je vous en fais part.

L’IRRUPTION DE LA MÉDITATION ORIENTALE et de sa technique dans notre Occident — et des couvents qui se disent chrétiens — ne sont pas les derniers à l’accueillir — est un défi lancé aux chrétiens : sauront-ils répondre d’une manière chrétienne à cet important phénomène religieux ? C’est-à-dire de la manière dont les Pères de l’Église et les anciens moines ont réagi au défi tout analogue de la méthode contemplative des Néoplatoniciens (peut-être elle aussi influencée par l’Inde) en sachant y faire les discernements critiques nécessaires et, par une transformation totale, l’assimiler exactement comme ils firent pour les concepts de la philosophie grecque, en les utilisant pour exprimer les mystères trinitaire et christologique.

C’est ainsi qu’on peut chez Augustin (et ses innombrables successeurs — sans parler des Pères grecs) constater en termes exprès une méditation s’élevant à la transcendance divine : « Car c’était cet homme qui bondissait (transiliens) dans un dépassement insatisfait de tout le terrestre et comme l’aigle, s’élevait par-delà toutes les nuées qui couvrent la terre… et atteignait à une certaine pure clarté, au Verbe de Dieu auprès de Dieu » (En. in Ps 61, n. 18). Mais comment parvient-on à ce « bond par-dessus la muraille » (comme dit le Ps 18, 30) ?

Augustin sait, avec les Platoniciens, que le mystérieux chemin va vers l’intérieur, que le recueillement dans la simplicité de l’âme est le premier pas nécessaire ; mais, comme chrétien, il connaît l’immense danger qui guette celui qui voudrait en rester là. « Je scrutais mon esprit : et ici il est à craindre qu’on reste prisonnier en son propre esprit et qu’on ne bondisse pas… Et je dis : maintenant je commence. Alors je m’arrachai aussi à moi-même. Ici il n’y a plus de danger, car demeurer en moi-même, c’était là le danger. » (En. in Ps 78, n. 9-12.)

Dieu est au-delà de toute expérience (de soi-même) ; seul « le bond au-delà de la foi (Excessus) » (dira Bonaventure avec les Pères grecs) parvient à le toucher. Avec de multiples nuances, la tradition spirituelle a décrit ce chemin propre à l’authentique méditation chrétienne, depuis le temps des Pères, à travers les mystiques du Moyen Âge jusqu’à Marie de l’Incarnation et Fénelon. Les connaissons-nous encore ou voulons-nous ne plus les connaître ? Ce qui est spécifiquement chrétien ne nous choquerait-il plus ? Ou avons-nous perdu la force spirituelle pour une refonte critique, celle qui caractérisait nos pères et qui est toujours indispensable, quand il s’agit de la pénétration chrétienne dans un phénomène culturel et en même temps religieux. C’est là que se fera la décision : la Providence, face à l’actuel combat (agonia) des chrétiens, tournera-t-elle son pouce vers le haut ou vers le bas1 ?

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