La dénonciation éthique

Entre silence et transparence où mettre le curseur ? Dire, ou se taire ? 

L'idéologie de la transparence. Les impasses de la posture communicationnelle de l'Église. Se doter de nouveaux outils d'intelligence éthique. Dénonciation. Délation. Silence imposé. Silence complice. Dénonciation éthique. Annoncer, dénoncer, renoncer.

P. Dominique Auzenet, causerie donnée en septembre 2016

Notre société médiatique fait voler en éclat le silence et l’omerta des grandes institutions. Mais la dictature de la transparence peut aussi devenir dévastatrice. Dire ou se taire, comment assumer ce dilemme éthique ? Entre silence et transparence, où faut-il mettre le curseur ? En particulier dans l’Église…

1. LA PRESSION DE L’IDÉOLOGIE MODERNE DE LA TRANSPARENCE

Comment la tension entre le secret et la transparence se vit-elle dans la société ? J’emprunte cette analyse à Céline Bryon-Portet, La culture du secret et ses enjeux (2011) (1)

= Le secret au cœur de la vie sociale

« Jusqu’au dix-neuvième siècle, le secret était au cœur de la vie sociale. L’exercice du pouvoir revendiquait clairement l’opacité (« Qui ne sait pas dissimuler ne sait pas régner », affirmait-on), la politique des rois était faite de complots, de tractations occultes et de diplomatie parallèle. Chaque famille avait ses secrets, et nul ne songeait que cette part d’obscurité inhérente à la sphère privée pouvait nuire à l’équilibre psychologique de ses membres. On s’exprimait par calembours, on codait les missives, on tenait des réunions à huis clos, on enfouissait de sibyllins symboles et d’étranges secrets de fabrication dans les traités d’alchimie, et personne ne semblait s’en offusquer.

= L’avènement des technologies d’information et de communication

Mais l’avènement de la modernité, marqué par le développement de l’« espace public » et par l’essor conjoint des mass medias puis des technologies d’information et de communication (TIC), a opéré une inversion des valeurs et sonné le glas du secret. Ce dernier n’est plus toléré que lorsqu’il engage les intérêts supérieurs de la Nation (tel le « secret d’État »), ou, dans certains cas très particuliers, lorsque la divulgation de renseignements peut être préjudiciable à un individu et contraire à la déontologie d’un corps de métier (on parle alors de secret professionnel). D’un point de vue culturel, il se dissipe progressivement au profit d’un droit à l’information, de même que le silence, qui lui est souvent apparenté (« le secret est le frère utérin du silence », affirme un proverbe bambara), voit son champ réduit par le bruit, la parole, le tout-communication. Aujourd’hui, seules les institutions fermées (p. ex. : l’Armée, la Franc-Maçonnerie, et dans une certaine mesure l’Église) et les communautés empreintes d’un fort traditionalisme conservent encore quelque attachement à la culture du secret et au silence. Synonyme de rétention d’information ou de mensonge, le secret est globalement frappé de discrédit, de même que les sociétés secrètes, considérées comme contraires à l’esprit de la démocratie.

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Ennéagramme et christianisme

Le P. Edouard Divry, dominicain de la Province de Toulouse, est docteur en théologie et maître en philosophie. Voici quatre article où il aborde cette question.

Ennéagramme et christianisme. Éléments pour un discernement chrétien (2018)

Première partie        Deuxième partie (à venir).

Articles paru (1) et à paraître (2) dans la revue canadienne Egards.

Recension du livre du P. Pascal Ide, Les Neuf portes de l’âme

http://web.archive.org/web/20130910190526/http://montpellier.dominicains.com/textes-formation/88-dialogue/268-les-neufs-portes-de-lame-recension

Recension du livre de Maria Beesing, Robert Nogosek, Patrick O’Leary, L’Ennéagramme, un itinéraire de la vie intérieure

http://web.archive.org/web/20130909001957/http://montpellier.dominicains.com/textes-formation/88-dialogue/267-lenneagramme-un-itineraire-de-la-vie-interieure

Nouvel Age — 6. Quelques fortes dérives

L’enfermement en soi-même

Dans le Nouvel Âge, il y a une réaction contre tant de rationalisme, de matérialisme, de technocratie et bien sûr face à la pollution et à la détérioration de l’environnement. Au lieu de chercher une action pour changer tout ce qui ne va pas, tout ce qui est désagréable et inefficace, on promeut un éloignement de ce qui est extérieur pour naviguer dans le monde intérieur, où l’on doit trouver la paix que l’on cherche. Par conséquent, ce n’est pas en faisant un monde meilleur que l’on sera porté à améliorer les choses, mais en faisant de mon monde intérieur l’essentiel de ma vie. Même s’il y a beaucoup d’adeptes qui luttent pour changer le monde dans lequel nous vivons.

Devant un monde qui ne me plaît pas et que je n’aime pas, je vais explorer des alternatives qui me mèneront à un nouveau style de vie intérieure. Que ce soit par le moyen de la méditation, de la prière, de la recherche du vrai moi, en établissant l’harmonie avec la nature devant un beau paysage, tout cela m’amène à me retrouver moi-même en un pèlerinage intérieur où je dois trouver le bonheur auquel j’aspire tant.

Ainsi, il devient beaucoup plus facile de comprendre comment je m’expose à me réfugier dans un égocentrisme dans lequel le monde bouge en fonction de moi-même, de ce que je pense, de ce que je crois, de ce que je ressens, et ainsi de réaffirmer le subjectivisme galopant dans lequel nous vivons.

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Nouvel Age — 5. Les nouveaux paramètres

Développer l’intuition, pas la raison

La nouvelle éducation doit mettre l’accent sur le développement d’une sensibilité intuitive dans laquelle réside la synthèse de notre intelligence pensante, de notre mémoire, de notre créativité et, bien sûr, de tout le monde sensible aux émotions qui repose dans notre corporéité

Il ne s’agit pas de savoir ce en quoi vous pensez ou en quoi vous croyez, mais ce que vous vivez et ce que vous ressentez intuitivement. Eh bien, plus vous aurez de canaux et d’expériences riches, plus vous assimilerez intuitivement tout ce qui a été et continue d’être dans notre essence en tant qu’êtres humains.

L’Âge de la Raison avec ses mentalismes et sa logique reste comme une partie de l’Ère précédente. La connaissance des sciences et de la formation conceptuelle des valeurs et des croyances, fera place à cette nouvelle façon de vivre basée sur le développement de l’intuition immédiate de tout ce qui peut être vécu.

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Nouvel Age — 4. Un avenir harmonieux

Une spiritualité transcendante

Plutôt que de reconnaître que nous sommes des êtres rationnels, ce qui importe pour le Nouvel Âge, c’est le sens de la transcendance spirituelle. Cela implique que nous nous trouvons dans une réalité nouvelle qui est maintenant dictée par notre spiritualité et non par notre raisonnement. Et à cause de cela, il est plus important de se sentir spirituellement partie intégrante de notre nature et de notre société que d’y penser et d’y réfléchir. Il s’agit maintenant de faire partie de toute cette nature unie au surnaturel, que nous ne percevons pas encore, que nous ne connaissons pas, mais qui est là pour ceux qui le cherchent.

L’être humain véritable doit acquérir la conscience de faire partie d’un tout, y compris du surnaturel, et doit aussi ressentir plus que penser. Grandir, c’est assimiler la réalité du surnaturel et l’incorporer dans notre nature corporelle, et ainsi, ajouter que nous sommes possesseurs d’une supraconscience, en plus de celles que Sigmund Freud avait décrites comme le subconscient et inconscient.

Nous sommes dans une ère qui augmente progressivement la spiritualité de l’homme, laissant derrière elle une vision matérialiste et rationaliste de la réalité. Ainsi, dans la nouvelle conscience, nous nous dirigeons vers une société plus instruite, équilibrée et sobre, mais en harmonie avec la nature et la spiritualité cosmique, qui inclut ce qui est nommé l’invisible et le surnaturel.

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Nouvel Age — 3. La conscience

L’éveil de la conscience

On ne parle plus seulement de la bonne ou mauvaise conscience, c’est-à-dire de la conscience morale qui nous fait dire : »J’agis selon ma conscience »; ou de la conscience psychologique par laquelle chacun réalise ce qui se passe. C’est plutôt une connaissance qui, selon le Nouvel Age, est intuitive, intime, intense et indestructible, qui pénètre plus facilement dans les mystères de la réalité de la vie, du monde, du cosmos. Personne ne peut prétendre connaître vraiment les autres êtres et les choses avec seulement la réflexion ou l’enquête intellectuelle, parce que vous ne pouvez plus simplement savoir par le chemin de la raison ; mais s’ajoute maintenant la capacité d’intégrer les émotions, les ressentis, une plus grande capacité de capter et de percevoir le monde dans lequel nous vivons.

Il s’agit de communiquer avec la personne, de capter ce qui lui arrive, d’être avec elle et de pouvoir pénétrer sa subjectivité, son intimité, son essence sans perdre l’objectivité de l’autre et de soi-même. C’est une conscience qui est basée sur le concept de « tu es mon autre moi », relecture de « aimer son prochain, comme soi-même », « ne pas faire aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse ».

C’est la conscience qui se développe dans les enfants qui naissent dans ce Nouvel Age du Verseau par les influences directes de la position que le soleil garde maintenant par rapport à la terre. Maintenant, ce sont les enfants indigo, nommés ainsi d’après la couleur de leur aura et décrits comme des enfants hyperactifs ; au fond, ce sont des êtres doués de nouvelles compétences et capacités pour transformer la planète et la conscience de l’humanité vers le nouvel avenir.

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Nouvel Age — 2. Les énergies

L’importance de concevoir l’énergie

L’essentiel est de croire aussi à l’invisible, parce que tout le monde comprend et accepte facilement le visible, et même dans le credo du catholicisme nous parlons de croire au monde visible et invisible. Dans le Nouvel Age, on propose de prendre en compte des énergies qui ne sont pas visibles, ni mesurables et quantifiables ; on oriente vers la compréhension et la manipulation des énergies subtiles qui peuvent soit nous aider à trouver le chemin vers le spirituel ou sacré, soit nous perdre et nous conduire aux extrêmes de la souffrance humaine marquée par le matérialisme et l’attachement aux plaisirs charnels et banals. L’Âge du Verseau suggère un éveil de la conscience qui nous permet de réaliser que nous habitons une planète au sein d’un univers qui vibre sans cesse, et en arrière-plan, de faire circuler une foule de manifestations de Dieu que nos yeux ne voient pas.

Un monde invisible

Des forces puissantes et innombrables sont cachées dans le cœur de nos vies, elles peuvent le déranger comme le pacifier. On découvre que la vie est beaucoup plus que ce que nous voyons et connaissons. Beaucoup de connaissances qui dépassent ce qui est scientifique et technologique, comme des récits du passé, transmis par l’histoire actuelle. Les enseignements ancestraux secrets sont imprégnés d’influences cosmiques et de radiations énergétiques et magnétiques qui proviennent autant du cosmos que de la surface et du centre de la Terre, puisque chacune des énergies subtiles a sa propre vocation, sa propre fonction particulière, son propre rôle. Pour le Nouvel Age ces énergies sont une réalité qui permettra à l’homme d’aujourd’hui d’avancer vers un nouveau style de vie plus harmonieux et équilibré.

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Nouvel Age — 1. Un peu d’histoire

Le Nouvel Âge a certains de ses antécédents dans un passé ancestral, et en même temps, dans des régions géographiquement éloignées. Bien qu’il soit aussi inspiré par des personnages plus contemporains et qu’il soit vécu aujourd’hui dans notre société, le Nouvel Âge remonte à l’époque antique d’autres cultures et civilisations. Il dérive de traditions mystico-ésotériques, cosmogoniques, philosophiques et de visions du monde ancestrales : orientales, occidentales et préhispaniques ; mais il est encore difficile de donner une estimation exacte des influences réciproques. Voyons d’abord ce qui correspond à l’influence de l’Orient.

L’Orient

Un chemin oriental partagé par le bouddhisme et l’hindouisme, le tantrisme, a peu à peu imprégné certaines strates des sociétés occidentales, notamment à travers les ouvrages sur la pratique du yoga. Nous y trouvons des données importantes concernant le Nouvel Âge : les concepts couramment utilisés tels que la conscience, l’énergie, le rôle du corps, un désir de synthèse, une vision optimiste d’un monde qui mène au sacré au divin.

* Aussi vieux que l’Inde, le tantrisme a été admiré par le Maître de Pondichéry, Sri Aurobindo (décédé en 1950). Ce dernier a profondément influencé ses lecteurs, ses disciples et les membres de la communauté d’Auroville dans le sud de l’Inde, où 700 personnes tentent de vivre selon sa vision de l’avenir de l’humanité. Il a annoncé l’avènement d’un nouveau monde : il l’a appelé « un Nouvel Age de l’âme ». Il a écrit : »Nous ne sommes pas faits pour l’aube d’hier, mais pour les midis de demain ». Et il assurait qu’il avait expérimenté une nouvelle force de progrès qui serait désormais à la portée de l’humanité : le supra mental. Ce personnage peut être considéré comme un père ignoré du Nouvel Âge.

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Occultisme et contrôle mental dans l’Industrie du divertissement

L’industrie du divertissement semble être particulièrement touchée par l’occultisme et le contrôle mental, cela est sans doute dû au fait que de toutes les industries, c’est celle-ci qui s’expose publiquement le plus ; donc fatalement des failles apparaissent sous les projecteurs et laissent parfois entrevoir les symptômes des traumatismes et des programmations. […]

Cette industrie du divertissement joue un rôle essentiel dans le contrôle mental des masses, il faut donc qu’elle soit elle-même parfaitement contrôlée et connectée au monde des esprits pour canaliser et diffuser la ‘‘lumière luciférienne’’ ici-bas. Les artistes destinés à la gloire mondiale doivent donc être de parfaits médiums et de parfaites marionnettes servant à infuser cette ‘‘lumière’’ dans la masse. La programmation mentale basée sur les traumatismes est l’outil idéal pour cela.

Nous sommes toutes et tous victimes de contrôle mental à différents degrés mais les célébrités du show-business sont sûrement celles qui le sont le plus. Leur opulence et leurs comportements dégénérés sont mis en avant dans les médias afin que nous envions leur mode de vie et consommions leurs productions, ne sachant pas que pour obtenir une telle situation, ils sont sous le joug d’une servitude physique, psychique et spirituelle absolue. Les traumatismes qu’ils endurent s’expriment souvent à travers leur art mondialement diffusé, ainsi tout le monde peut-être indirectement traumatisé… et ils appellent cela du divertissement…