Friend : le collier IA qui se présente comme un ami virtuel

Êtes-vous passé par le métro parisien récemment ?

Une publicité intrigue avec un collier doté d’intelligence artificielle, présenté comme un ami virtuel. Baptisé « Friend », il soulève des inquiétudes sur la protection des données et la santé mentale.

LSD, champignons hallucinogènes, ayahuasca… contre la tentation d’un « exceptionnalisme psychédélique »

Zoë Dubus, Sciences Po

LSD, psilocybine extraite de champignons hallucinogènes, mescaline issue de cactus, ayahuasca… les psychédéliques connaissent un regain d’intérêt en recherche médicale, pour des usages récréatifs ou expérientels voire stimulants, et bénéficient de représentations plus positives que les autres psychotropes. Ils ne doivent pas pour autant être considérés comme une catégorie « supérieure » aux autres substances psychoactives.

La « renaissance psychédélique », ce renouveau de l’intérêt scientifique autour de ces psychotropes, suscite des espoirs considérables : ces substances offriraient-elles des traitements miracles contre la dépression, le trouble de stress post-traumatique ou les addictions ? Rendraient-elles leurs usagers plus empathiques, plus écologistes, voire moralement meilleurs ? Seraient-elles finalement « supérieures » aux autres psychotropes ?

Comme le suggèrent des travaux en sciences sociales et en psychologie, ces attentes relèvent d’un imaginaire qui surestime les propriétés intrinsèques des substances et sous-estime la force des contextes d’usage ou des croyances préétablies, tout en dépolitisant profondément la manière de les aborder.

Ces représentations, partagées par une partie des usagers de psychédéliques voire par certains thérapeutes, sont en effet trompeuses : elles reposent sur des généralisations hâtives, amplifient des attentes démesurées et ne résistent ni à l’étude de la diversité des usages ni aux risques documentés.

La singularité des psychédéliques classiques justifie-t-elle des règles d’exception ?

Aucune de ces propositions ne justifie par ailleurs un « exceptionnalisme psychédélique », c’est-à-dire l’idée selon laquelle les substances psychédéliques classiques – psilocybine, le principe actif des champignons hallucinogènes ou « champignons magiques », LSD, DMT/ayahuasca et mescaline – seraient si singulières qu’elles devraient bénéficier de règles d’exception par rapport aux autres psychotropes en vertu d’une supposée « supériorité ».

Au contraire : la cohérence scientifique, l’équité et la réduction des risques (RdR) exigent de rompre avec les narratifs qui hiérarchisent moralement les substances – et donc, par ricochet, leurs usagers –, de reconnaître les risques liés à la prise de ces produits (y compris en thérapie), d’intégrer la RdR au cœur des pratiques et d’instaurer des garde-fous éthiques solides.

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De l’hypnose… quantique ?

Sur ce blog, nous avons déjà abordé la question de l’hypnose. On trouvera les différents articles listés sur cette page :

https://sosdiscernement.org/h/hypnose/

Voici un autre regard, différent, complémentaire, celui de Clément Freze. Né en 1997, sur la scène de l’Olympia dès ses vingt-deux ans, il est mentaliste, hypnotiseur, performer et sceptique. Il démystifie des croyances majoritairement ésotériques et se sert de son art de l’illusion pour démocratiser l’esprit critique. Une sorte de charlatan professionnel en lutte contre la manipulation mentale. Son site : https://clementfreze.fr/

Cette série de vidéos aborde et démystifie différents aspects de l’emploi de l’hypnose.

L’Hypnose : Quelle définition ? – HYPNOS n°1 – Clément Freze

Les inductions hypnotiques – HYPNOS n°2 – Clément Freze

Que fait cet HypnoCharlatan chez Jamy ? – Clément Freze

FAKE ? – Top Gear invite un hypnotiseur ! – Clément Freze

Hypnose QUANTIQUE ? Qu’est-ce à dire que ceci ? – Clément Freze

Sur l’emploi du mot QUANTIQUE, voir à la page « Livrets » celui de Bernard de Fornel (+) : Quantique ? Mécanique. Médecine.

Secte, hypnose et faux souvenirs

La méthode Monbourquette

Bertran Chaudet


Jean Monbourquette (1933-2011), un prêtre et psychologue québécois

En 1954, il entra dans la Congrégation des missionnaires Oblats-Immaculée à Montréal, où il fut ordonné prêtre en 1958. « En 1975, à la suite de ses études en psychologie à San Francisco, il enseigna au Centre Saint-Pierre de Montréal et à l’Institut de Pastorale de l’Université Saint-Paul d’Ottawa. »

« Il possède les diplômes suivants : licence en théologie, maîtrise en philosophie et en éducation obtenue à l’Université d’Ottawa. En 1975, il obtenait la maîtrise en psychologie clinique de l’Université de San Francisco, et en 1986, il terminait son doctorat en psychologie de l’International College de Los Angeles. Le sujet de sa thèse porta sur la spiritualité masculine étudiée dans une perspective jungienne. » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Monbourquette).

Il écrivit de nombreux livres sur le développement personnel, dont son best-seller Aimer, perdre, grandir, ou encore Apprivoiser son ombre. La part d’ombre en soi-même et même en Dieu est un concept très jungien. C’est un des premiers à avoir envisagé conjointement l’approche psychologique et l’approche spirituelle. On sait aujourd’hui toutes les dérives que cela a pu engendrer dans l’Église catholique.

En Californie, il s’initie aux méthodes nouvelles (l’analyse transactionnelle, la programmation neuro-linguistique PNL et la Gestalt-thérapie), l’hypnose. Il est très référent à la pensée de Carl Gustav Jung. De fait il adhère à cette mouvance New Age qui prit naissance en Californie avant d’envahir le monde occidental « branché ».

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Rebirth et hyperventilation

Bertran Chaudet

Rebirth veut dire renaissance en anglais. Peut-on renaître deux fois ? C’est la question fondamentale de Nicodème à Jésus.

Naissance de la méthode

Cette méthode est née dans les années 60, sous l’influence de Leonard Orr. Dans une interview au magazine «Psychologies», il livre quelques clés de l’origine de sa méthode : « J’avais été attiré par la spiritualité dès mon adolescence, notamment par les yogis et leurs techniques de respiration qui, disent-ils, permettent d’accéder à l’immortalité. » 1 2 Ces techniques se retrouvent notamment dans le pranayama ou yoga respiratoire. Orr fait référence également à l’énergie du Chi Qong. C’est dire qu’il se situe résolument dans une anthropologie orientale revue à la sauce New Age. « C’est cette extraordinaire fluidité des mouvements qui permet de faire circuler l’énergie en soi et autour de soi. »

Il relate ses premières expériences dans sa baignoire où il reste plus d’une heure, et expérimente alors un relâchement de son corps, un vagabondage de son esprit qui, dit-il, lui « fait dépasser ses limites habituelles ». Il vit alors un rêve éveillé, avec des sensations physiques et émotionnelles intenses. Ces conditionnements régressifs, lui permettent de retrouver des souvenirs de sa petite enfance, des traumatismes oubliés qui lui permettent une transformation qu’il a nommée rebirthing.3

Toutes les expériences sont possibles dans ces années soixante. Orr systématise son expérience dans des baignoires californiennes. Une personne est totalement immergée, avec un tuba permettant de réaliser des respirations contrôlées, en fait des techniques d’hyperventilation, tandis qu’une autre la soutient pour permettre une sensation d’apesanteur. Effectivement une expérience si régressive qu’elle rappelle les sensations d’un fœtus dans le ventre de sa mère.

Leonard Orr affine ensuite sa méthode, en sortant de l’eau, et en induisant des états modifiés de conscience par la modification des rythmes respiratoires.

L’hyperventilation est provoquée et contrôlée par le flux incessant de l’inspir et de l’expir sans pauses, et augmentée insensiblement durant une heure, jusqu’à une perte de contrôle respiratoire.

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