Aujourd’hui, un Français sur trois prend soin de lui pour être en forme physiquement et mentalement. Le marché du bien-être et de la santé naturelle qui a explosé avec la pandémie, représente désormais trente-sept milliards d’euros.
Parmi ceux qui en profitent, des guérisseurs, des thérapeutes alternatifs, des naturopathes extrémistes. Parmi eux, beaucoup de gourous et de charlatans qui promettent de retrouver la forme avec des jus de légumes, une alimentation 100% crue, des purges ou un jeûne sec. Certains, adeptes de l’anti-médecine, promettent même de guérir toutes les maladies grâce à des régimes parallèles. Réalisateur : Alyssa Makni
« Prérequis : Veuillez noter que la présence sur tous les jours est obligatoire. Ce programme est ouvert à 14 ans et plus. Veuillez venir avec un état d’estomac vide: terminer un repas 4 heures avant le cours, coller 2,5 heures avant, boisson ou cigarette 1,5 heures avant le cours. En raison de la nature des pratiques enseignées, il existe quelques contre-indications ».
« Les personnes qui relèvent de l’une des catégories ci-dessous ne sont pas admissibles à participer pour le moment. Les femmes qui sont actuellement enceintes. Toute personne ayant subi une opération majeure ouverte au cours des 6 derniers mois. Toute personne ayant subi une chirurgie laparoscopique ou toute blessure musculaire grave au cours des 6 dernières semaines. Si vous avez une hernie active ».
Qui est Sadhguru ?
Fidèles à notre investigation habituelle : vitrine, boutique, arrière-boutique, interrogeons-nous.
Enfant : « Je pourrais fixer une feuille ou un verre d’eau indéfiniment », confia Sadhguru à son biographe. « Je pourrais contempler l’obscurité toute la nuit. » Son père était si inquiet pour son fils « absent » qu’il pensa qu’il aurait peut-être besoin d’une aide psychiatrique. Enfant, il était obsédé par la mort et se rendait fréquemment au cimetière en pleine nuit. Il tenta même une fois de se suicider en avalant une bouteille entière de barbituriques, curieux de savoir ce qui se passe après la mort.
Et maintenant on en est là :
Vitrine
Il s’intéresse de près à la préservation des sols, à traversé l’Inde à moto pour sensibiliser les gens à cette cause et mène encore plusieurs campagnes à cet effet. Il a 300 centres de yoga Isha dans le monde et 17 millions de bénévoles.
Boutique
Sadhguru, maître spirituel, régulièrement invité à Davos, a fait construire un Shiva Temple à Coimbatore (Inde), qui fait 34 mètres de haut avec le record du plus grand buste au monde de Shiva, serpent sur l’épaule.
Arrière-boutique
Les soirées de méditation (et de crowdfunding) les plus animées ont lieu en concordance avec les phases lunaires, essentiellement la veille de la pleine lune, avec une assistance énorme. Il brasse très large dans le monde, les cours de yoga se font par centaines, il y a plusieurs énormes vortex sur le site avec rite de purification / passage des eaux et concentration d’énergie sexuelle sous dôme.
« Le Bhuta Shuddhi consiste à éliminer tout ce que vous avez accumulé afin que la création du Créateur puisse s’élever et rayonner en vous. » - Sadhguru
2. Jay Shetty
Star de la spiritualité à Hollywood . Il a une école de coaching. Il a un podcast…. C’est la dernière figure de proue indienne dans le monde de la spiritualité. Il fréquente tout le gratin New Age avec Tony Robbins, Joe Dispenza, , reçoit Madonna, pose avec Joe Biden.
Timestamps: 0:00 Intro 3:45 Early Years 5:33 Hare Krishna Household 8:11 Teen Years 10:02 University Life 12:23 Contradictions 14:42 The Proposal 16:10 Lies 17:44 Start of Clip 18:14 End of Clip 19:57 Free Labor 21:51 Self-Help Craze 23:52 The Wedding 25:51 On Purpose Podcast 27:30 Plagiarism 29:40 Think Like a Monk 31:29 Hollywood Friends 33:01 Shady Life Coaching School 34:51 Useless Degree 37:22 Shady Labor Practices 39:11 « A Learning Experience » 40:47 Unchecked Capitalism 41:43 Pet Palate Cleanser
Ledit moine fait son entrée de façon appuyée dans la culture française surtout depuis 2025 :
Une publicité intrigue avec un collier doté d’intelligence artificielle, présenté comme un ami virtuel. Baptisé « Friend », il soulève des inquiétudes sur la protection des données et la santé mentale.
LSD, psilocybine extraite de champignons hallucinogènes, mescaline issue de cactus, ayahuasca… les psychédéliques connaissent un regain d’intérêt en recherche médicale, pour des usages récréatifs ou expérientels voire stimulants, et bénéficient de représentations plus positives que les autres psychotropes. Ils ne doivent pas pour autant être considérés comme une catégorie « supérieure » aux autres substances psychoactives.
La « renaissance psychédélique », ce renouveau de l’intérêt scientifique autour de ces psychotropes, suscite des espoirs considérables : ces substances offriraient-elles des traitements miracles contre la dépression, le trouble de stress post-traumatique ou les addictions ? Rendraient-elles leurs usagers plus empathiques, plus écologistes, voire moralement meilleurs ? Seraient-elles finalement « supérieures » aux autres psychotropes ?
Comme le suggèrent des travaux en sciences sociales et en psychologie, ces attentes relèvent d’un imaginaire qui surestime les propriétés intrinsèques des substances et sous-estime la force des contextes d’usage ou des croyances préétablies, tout en dépolitisant profondément la manière de les aborder.
Ces représentations, partagées par une partie des usagers de psychédéliques voire par certains thérapeutes, sont en effet trompeuses : elles reposent sur des généralisations hâtives, amplifient des attentes démesurées et ne résistent ni à l’étude de la diversité des usages ni aux risques documentés.
La singularité des psychédéliques classiques justifie-t-elle des règles d’exception ?
Aucune de ces propositions ne justifie par ailleurs un « exceptionnalisme psychédélique », c’est-à-dire l’idée selon laquelle les substances psychédéliques classiques – psilocybine, le principe actif des champignons hallucinogènes ou « champignons magiques », LSD, DMT/ayahuasca et mescaline – seraient si singulières qu’elles devraient bénéficier de règles d’exception par rapport aux autres psychotropes en vertu d’une supposée « supériorité ».
Au contraire : la cohérence scientifique, l’équité et la réduction des risques (RdR) exigent de rompre avec les narratifs qui hiérarchisent moralement les substances – et donc, par ricochet, leurs usagers –, de reconnaître les risques liés à la prise de ces produits (y compris en thérapie), d’intégrer la RdR au cœur des pratiques et d’instaurer des garde-fous éthiques solides.