« Ce que les décideurs et le public doivent savoir sur le culte de l’IA »

Grégory Aimar

Il n’est pas dans mes habitudes de reprendre des textes publiés par d’autres auteurs sur ce blog, mais le papier de Nathalie Maréchal dont il est question ici est d’une importance fondamentale. Spécialiste du technofascisme, chercheuse associée au Carr Center for Human Rights Policy de la Harvard Kennedy School et directrice des politiques à l’IIID (Institute for Information, the Internet and Democracy) de l’Université Northeastern, le Dr Maréchal témoigne dans son article — What Policymakers and the Public Need to Know About the Cult of AI — de sa prise de conscience de la façon dont l’idéologie transhumaniste oriente la politique industrielle des Big Tech et des conséquences de cette orientation pour le futur de l’humanité. Extraits.

Le constat que dresse Nathalie Maréchal est clair : les responsables politiques et économiques du monde entier sont dans le déni concernant les motivations idéologiques profondes des gourous de l’IA et ils entrainent avec eux une grande partie de la population dans leur aveuglement. Après avoir décrit, dans les grandes lignes, les fondements des croyances technoreligieuses qui animent les géants du numérique, l’auteure déplore, dès les premières lignes de son texte, que « les aspects les plus troublants de ces croyances sont passés sous silence, jugés trop bizarres pour être abordés en société — du moins dans les cercles politiques de Washington et de Bruxelles ».

Selon ces croyances, [l’intelligence artificielle générale et la super IA] sont des êtres synthétiques omniscients qui pourraient être moralement équivalents aux humains, car ils posséderaient « la lumière de la conscience », pour reprendre l’expression favorite d’Elon Musk, quoi que ça puisse vouloir dire. Leurs adeptes envisagent de télécharger leur « conscience » dans le cloud et de la fusionner avec [cette] intelligence artificielle générale (IAG) afin de créer des « posthumains » ou des « transhumains » qui succéderont un jour à l’Homo sapiens comme espèce dominante de l’univers — un « digne successeur » de l’humanité. Et cet avenir sombre les enthousiasme tellement qu’ils sont prêts à tout pour y parvenir.

En un mot, c’est complètement dingue. Surtout, c’est dangereux, et ce danger est amplifié par notre tendance collective à rejeter les idées marginales avant qu’il ne soit trop tard. Il est difficile pour beaucoup d’entre nous d’accepter que des gens croient réellement à de telles choses, et encore plus qu’ils fondent des décisions aussi importantes, impliquant des investissements de plusieurs milliards de dollars, des milliards de vies et l’avenir de l’humanité, sur ces croyances. Et c’était aussi ma réaction jusqu’en 2025 : ces idées sont tellement farfelues, tellement déconnectées de la réalité empirique et de la morale élémentaire, pourquoi perdre mon temps et ma santé mentale à débattre avec des illuminés ? En bref, parce que ces illuminés sont désormais au pouvoir et qu’ils utilisent ce pouvoir pour démanteler les institutions censées assurer notre sécurité, notre santé et notre liberté. (…)

Depuis des années , une petite communauté d’universitaires et de journalistes étudie et écrit sur ce que Timnit Gebru et Émile P. Torres ont nommé le « faisceau TESCREAL » — acronyme de Transhumanisme, Extropianisme, Singularitarisme, Cosmisme, Rationalisme, Altruisme Efficace et Long-termisme. Pourtant, pour une raison obscure, la plupart des élites politiques et médiatiques hésitent à aborder de front ce foisonnement de visions du monde, ce qui engendre une sorte de paralysie chez les experts en politiques publiques : si ce sujet était vraiment important, on en parlerait certainement davantage !

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Homo occidentalis

«Homo occidentalis» : c’est le nom que le sociologue à l’Ifop Jérôme Fourquet et le psychologue Ruben Rabinovitch ont choisi de donner à l’homme contemporain. Les auteurs de l’ouvrage éponyme décrivent le malaise de ce «nouveau régime psychique» qui fait de l’homme un être plus fragile et plus seul.

Site de l’éditeur

Vous voulez des statistiques ?

MLM ou arnaque pyramidale ?

LES SOCIÉTÉS DE MARKETING RELATIONNEL MULTINIVEAUX battent la campagne, prenant pour cible des personnes en recherche d’emploi ou désirant trouver un complément à leur travail professionnel trop peu rémunéré, laissant miroiter qu’on peut gagner beaucoup d’argent sans travailler… Un exemple : AKEO et ses déçus

Le MLM, acronyme de « multi level marketing », est un modèle de vente basé sur la recommandation (vente multi-niveaux). Chaque vendeur peut proposer des produits à son entourage, mais aussi parrainer d'autres vendeurs. Ce système repose sur une double rémunération : les commissions issues de ses propres ventes et celles générées par l’équipe parrainée.

Elisabeth Feytit met en ligne sur le blog « metadechoc.fr » une série de podcasts (4 x 1h) sur cette question :

« Un jour, je reçois un mail de Manon Lasne, une auditrice qui habite Bordeaux. Elle m’explique que pour compléter son salaire, elle a travaillé pendant plusieurs années en tant que “conseillère“ pour trois sociétés de marketing multiniveau, aussi appelées marketing de réseaux, marketing relationnel ou tout simplement MLM.

Une expérience extrêmement intense dont elle a mis plusieurs années à se remettre.

Au fil de notre conversation, il devient clair que son témoignage mérite d’être porté à la connaissance du public; non pas parce qu’il est hors du commun, mais au contraire parce qu’il est révélateur du vortex dans lequel se perdent en ce moment même des centaines de milliers de personnes, et que si peu de rescapé•es exposent au grand jour. Par honte, ou tout simplement par volonté d’oublier ce moment d’engagement extrême qui leur a fait perdre pied« .

L’effervescence du début

Développer son business

Derrière les paillettes

Épuisement et désillusion

Ce prêtre a travaillé sur l’IA la plus puissante du monde

Venu témoigner au Collège des Bernardins, le Père Brendan McGuire fait le pont entre les laboratoires d’IA et le Vatican. Ce prêtre de la Silicon Valley a contribué à façonner la conscience de Claude, l’IA la plus puissante du monde. Une rencontre animée par Sixte de Maupeou.

L’humanité est dépassée par la vitesse de développement de l’intelligence artificielle. Personne ne semble capable d’arrêter la machine. Poussés par des enjeux économiques et géopolitiques, les plus grands laboratoires d’IA sont entraînés dans une course aux armes. Le pape, quant à lui, appelle à désarmer l’IA. Est-ce seulement possible ?

Chapitrage : 00:00 Introduction 3:32 Travailler avec Anthropic 14:34 L’impact de l’IA sur la société 22:57 Peut-on contrôler l’IA ? 30:59 L’IA a-t-elle une conscience ou une âme ? 40:32 L’IA est-elle un simple outil ? 45:00 Trouver ses repères éthiques 51:13 IA et transhumanisme 56:04 Le rôle de l’Église 59:47 Espérer et s’engager

Le Collège des Bernardins est un espace de liberté qui invite à croiser les regards pour cheminer dans la compréhension du monde et bâtir un avenir respectueux de l’homme. https://youtu.be/VQpe5gocgX8?si=Wd5zUcxYCjxCYZnD

Pour mieux comprendre l’encyclique sur l’intelligence articifielle

Le texte Magnifica Humanitas

L’encyclique du pape sur l’IA : les 10 points essentiels (magnifica humanitas)

Le pape Léon XIV vient de publier sa première encyclique sur l’intelligence artificielle : Magnifica Humanitas. Et contrairement à ce que beaucoup imaginent, il ne parle presque pas des robots. Il parle de nous.

Dans cette vidéo, nous allons explorer la logique profonde de ce texte exceptionnel : civilisation de l’algorithme, effondrement cognitif, capitalisme de la surveillance, transhumanisme, manipulation de l’attention, armes autonomes, Babel numérique et avenir de l’humanité. Pourquoi le Vatican considère-t-il que l’IA représente un basculement de civilisation comparable à la révolution industrielle ? Pourquoi le pape affirme-t-il que la question centrale n’est pas : « Que peuvent faire les machines ? » mais : « Quel type d’humanité sommes-nous en train de devenir ? »

Une analyse complète de l’encyclique Magnifica Humanitas et des enjeux spirituels, philosophiques, politiques et civilisationnels de l’intelligence artificielle.

Au programme : • La civilisation de l’algorithme • L’effondrement cognitif de l’homme • Le capitalisme des données • L’exploitation psychologique de l’attention • Le transhumanisme • Babel et Jérusalem • La vision chrétienne de l’avenir Abonnez-vous pour suivre nos analyses du christianisme, de la culture, de la philosophie et des grands enjeux de notre temps.

———————————————- 00:00 Le texte le plus inquiétant du pape 01:29 Une technologie n’est jamais neutre 03:19 La civilisation de l’algorithme 05:49 L’effondrement cognitif 07:58 Qu’est-ce qu’un être humain ? 10:29 L’exploitation psychologique 13:16 L’IA comme pouvoir mondial 16:54 Le rêve transhumaniste 19:24 La chair oubliée 21:32 Babel contre Jérusalem 23:55 L’espérance chrétienne 26:11 Conclusion 27:08 Prière finale

FOI, IA : que dit la Bible ? que dit le pape ? entretien avec le frère Eric Salobir

L’intelligence artificielle transforme notre monde à une vitesse inédite. Mais comment les croyants peuvent-ils comprendre et accompagner cette révolution technologique ? Que dit la Bible face aux enjeux de l’IA ? Quels repères spirituels et éthiques nous offre l’Église ? Et comment interpréter les prises de parole récentes du Pape sur l’intelligence artificielle ?

Pour en parler, j’aurai le plaisir de recevoir le frère dominicain Éric Salobir, spécialiste reconnu des questions d’éthique numérique et fondateur de l’organisation OPTIC Technology. Au programme :

✅ L’IA est-elle compatible avec la foi chrétienne ? ✅ Les défis éthiques soulevés par les nouvelles technologies ✅ La Bible et la place de l’humain face à l’intelligence artificielle ✅ Les enseignements du Pape sur l’IA et le numérique ✅ Questions-réponses en direct avec le chat