La sortie de corps, couronnement de la médiumnité ?

D. Auzenet

De nombreuses vidéos ne cessent d’apparaître pour proposer la réalité de la sortie de corps, son apprentissage, et la vanter comme un accomplissement de la vie terrestre par une entrée dans d’autres dimensions.

Mais on s’aperçoit, à l’écoute, que ces personnes sont médiums, qu’elles sont ouvertes à des phénomènes paranormaux.

La vraie médiumnité est une ouverture au monde occulte. Les démons s’y déguisent sans problème en êtres de lumières et en défunts bien connus.

Cela signifie qu’on est tombé aux mains du Grand Trompeur des Perceptions (GTP !), et qu’il est capable de nous en rendre heureux tellement c’est gratifiant. C’est un cache-misère de l’esclavage et de la captivité dans laquelle on vit désormais.

Pour moi, c’est l’aboutissement, l’accomplissement, le couronnement de la médiumnité.

Un bel exemple à travers les confidences de Julie Ewa (mais il y en a bien d’autres) :

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LA Communication NonViolente ou la dictature du relativisme

Bertran Chaudet

Le postulat de base de la Communication NonViolente est que nos sentiments sont l’expression de nos désirs/aspirations/besoins[1]. Un besoin non satisfait engendre un sentiment[2]négatif (abattu, découragé, désolé, excédé, honteux…[3]) et, à l’inverse, quand un besoin est satisfait, la personne ressent un sentiment positif (à l’aise, aux anges, alerte, rassuré, vivant…[4]).

Pour communiquer de manière NonViolente, il faut donc

  1. Exposer une situation de manière factuelle, sans poser de jugement de valeur, sans l’interpréter.
  2. Partager ce qui est ressenti dans cette situation
  3. Exprimer le besoin satisfait ou non satisfait
  4. Formuler une demande claire, précise, réalisable dans un délai court.

Ce « concept » pose quand même quelques questions.

1. Le centre de la CNV n’est pas l’exposé le plus objectif possible de faits, ni la demande claire et précise, mais les RESSENTIS et les BESOINS.

Or ce que je ressens ne correspond pas toujours à la réalité. Certes je le ressens et personne ne peut dire le contraire, ni le reprocher, c’est ainsi, mais cela ne veut pas dire que le ressenti soit en adéquation avec les faits. Une émotion peut influencer la perception des faits et troubler notre capacité de raisonnement.

En revanche, il y a des faits objectifs, mais en CNV il ne faut ni les analyser, ni dire ce que l’on pense rationnellement. On ne peut plus porter de jugement objectif sans être taxé de « jugeant », « critique », « psychorigide », « moralisateur » … Et si je critique c’est donc que j’ai un besoin non comblé que je dois rechercher. Je dois donc m’analyser. CQFD. Tout est ramené au ressenti, et donc centré sur le petit moi… : si je ressens de la colère c’est parce que j’ai un besoin qui n’est pas comblé. Je dois alors le dire et exprimer ma demande. Or il y a parfois des faits objectivement faux, mauvais, injustes qui, pour la CNV, sont des croyances dont il faut se libérer. Donc tout se vaut, ce qui compte c’est de dialoguer pour que les besoins de chacun soient satisfaits. Le fond, c’est qu’il n’y a pas de vérité objective. Nous sommes dans le relativisme que dénonçait vigoureusement le pape Benoit XVI :

« L’on est en train de mettre sur pied une dictature du relativisme, qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs».[5]

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