Courrier reçu
Ayant découvert récemment votre site sosdiscernement.org puis occultismedanger.fr, j’ai pu apprécier votre travail de sensibilisation aux graves dérives qui entraînent de nombreuses âmes en ce moment même.
C’est pourquoi j’aimerais partager avec vous mon expérience avec un mouvement qui relève complètement de la dérive sectaire, selon moi : le martinisme.
À un moment de ma vie, un proche m’a convaincu de m’investir dans plusieurs associations à but caritatif, avant de se dévoiler comme étant franc-maçon et me proposant d’en devenir un moi-même en rejoignant sa loge.
J’étais gêné parce que je suis catholique et j’avais en mémoire l’interdiction papale, toujours en vigueur, condamnant la double appartenance à notre mère l’Église et à la franc-maçonnerie.
Toutefois, cet « ami » m’a convaincu en se prétendant lui-même catholique, croyant et pratiquant, et en me soutenant que les bulles papales n’étaient pas aussi catégoriques que certains le présentaient et qu’un modus vivendi avait été établi avec l’Église catholique, romaine et apostolique.
Je me suis donc laissé convaincre et ai rejoint sa loge pendant plusieurs années.
Pour précision, autant mon expérience m’a amené à prendre conscience de la dérive qui anime la franc-maçonnerie dans son ensemble et de la perversité de certaines de ses membres qui en abusent comme courroie de transmission pour leur pouvoir personnel ou la cause de leurs cénacles plus restreints, autant je refuse de dénigrer la majorité des maçons.
J’y ai trouvé beaucoup de gens de bonne volonté qui étaient en quête de réponse spirituelle et en manque de repères.

Pour en revenir au sujet, celui qui était devenu mon « frère » a tenté de m’influencer plus encore par la suite : il m’a embrigadé dans un projet d’association qui n’a jamais vu le jour parce que les travaux fondateurs traînaient en longueur, et il a voulu nous mettre en relation, d’autres frères et soeurs ainsi que moi, avec d’autres associations tenues par des proches.
Le tout s’accompagnait de pratiques dont je me suis rendu compte au fur et à mesure qu’elles relevaient de la manipulation mentale :
- appels incessants et intempestifs,
- chantage affectif,
- instabilité émotionnelle en valorisant ma personne pour mieux marquer sa déception après et finalement se réconcilier avec moi en se montrant louangeur.
Je n’ai pas compris où il voulait en venir, d’autant plus qu’il insistait de manière sournoise : je lui avais ainsi signalé à plusieurs reprises que je ne voulais pas échanger ou travailler avec ces gens, dont les profils relevaient de l’agitateur naundorffien, du potentiel escroc ou même du gourou, ou encore du barbouze.
Cependant, il temporisait avant de me proposer à nouveau de me mettre en relation avec eux, sous un autre prétexte plus ou moins fallacieux.
La raison derrière son comportement est devenue évidente lorsqu’il m’a expliqué, alors que je me rapprochais de la maîtrise (3ème degré), qu’il était aussi dans un cénacle martiniste et qu’il voulait que je l’y rejoigne une fois devenu maître.
En effet, le martinisme est un groupe paramaçonnique qui existe depuis le XVIIIème siècle, qui s’est institué en système de haut-grades, donc un réseau parallèle réservé aux maîtres maçons, et a pour ambition d’enseigner une cosmogonie et des pratiques magiques relevant de la théurgie, c’est-à-dire qu’ils prétendent invoquer Notre Seigneur et ses anges.
Après quelques vérifications, il s’est avéré que les personnes vers lesquelles il voulait me renvoyer étaient clairement martinistes elles-mêmes ; ceci expliquait cela.
C’est là que j’ai réalisé l’ampleur de la spirale infernale dans laquelle il m’avait entraîné et que j’ai décidé de claquer la porte à ce triste sire et à la franc-maçonnerie plus largement ; autant je pense encore maintenant que la plupart des maçons sont honnêtes, autant je ne me sentais plus en sécurité en loge, faute de savoir qui était vraiment qui.
Tous ses procédés étaient puérils en soi, mais ils devenaient préoccupants parce qu’ils étaient couplés à d’autres pratiques plus dérangeantes.
D’abord, il n’officiait pas seul : il avait informé d’autres personnes de mon existence qui regardaient après moi sur les réseaux sociaux, et ont même commencé à me rôder autour, lors d’événements maçonniques.
De plus, comme je l’ai mentionné avant, certains avaient des profils inquiétants qui me laissaient craindre des dérives mafieuses et donc des violences potentielles.
Ensuite, plusieurs incidents m’ont convaincu qu’ils pratiquent la sorcellerie, ou du moins une forme d’hypnose, et n’ont aucun scrupule à s’en servir pour exercer une emprise ou nuire à leurs ennemis.
Je me suis senti dans un état second après avoir échangé avec l’un de leurs affiliés, mon soi-disant « frère » a mené une conversation sans queue ni tête avec moi en aparté tout en manipulant du sel devant moi, comme une forme de rituel, et l’un de ses affiliés qui a rôdé autour de moi lors d’un événement maçonnique a profité du repas qui a suivi pour dessiner sur mon manteau laissé sur ma chaise, avec sa bave et son doigt, des dessins que j’ai retrouvés ailleurs comme des sceaux de goétie.
Enfin, après plusieurs recherches que j’ai menées suite à mon départ, j’en suis arrivé à la conclusion que ce groupe de martinistes relève plus spécifiquement de la filiation Ambelain/Amadou ; or, ces deux personnages étaient moins des chrétiens, en dépit de l’affirmation des martinistes à le rester, que des mages noirs en quête de puissance.

De toute façon, le martinisme est en soi une déviance complète par rapport à la foi catholique depuis le départ ; les textes de son fondateur Martinès de Pasqually ou de Papus qui l’a régénéré au XIXème siècle sont complètement délirants.
J’espère ainsi pouvoir sensibiliser autant de gens que possible, notamment parmi nos coreligionnaires, sur cette menace spécifique et qu’ils évitent de perpétrer la même erreur que moi.
Reproduit avec l’autorisation de l’auteur. 251222.
