L’Eglise universelle du Royaume de Dieu

Créée en 1977 au Brésil, l’Église Universelle du Royaume de Dieu est présente dans 65 pays et compte 4.600.000 adeptes à travers le monde. Edir Macedo, son fondateur, ancien pentecôtiste et ex-employé de la loterie nationale, a bâti son église et son empire en promettant aux fidèles « richesse, santé et bonheur ». C’est bien évidemment dans les favelas que l’Église Universelle se développe le plus rapidement, à coup d’exorcismes, de transes, de « miracles ». Le charisme des pasteurs faisant le reste.

Mais l’Église Universelle étend ses tentacules bien au-delà de la foi. « Plus on donne à l’Église, plus on reçoit » assène-t-elle. Sur ce principe, chaque adepte lui reverse 10% de ses revenus. L’Église Universelle percevrait ainsi 3 millions de dollars par jour. Une fortune qui lui permet de posséder bon nombre de sociétés dans les assurances, les médias et de compter parmi les 30 entreprises privées les plus riches du pays. Également propriétaire de trois chaînes de télévision elle peut ainsi diffuser son discours auprès des masses. Et la « secte » a désormais des visées politiques. Elle compte déjà 14 députés fédéraux sur 512.

Si l’Église catholique se défend de critiquer l’Église Universelle, elle constate cependant qu’il lui faut réagir pour conserver ses fidèles et contre-attaquer pour proposer un renouveau charismatique. Par les témoignages d’adeptes, ou d’ex-adeptes, des caméras cachées et des documents d’archives, ce documentaire tente de dresser le portrait d’une lutte au sommet entre l’Église catholique et l’Église Universelle du Royaume de Dieu.

Doit-on s’inquiéter de la résurgence des pratiques new-age ?

Sur le site de France-Culture

Le "Nouvel âge" est une approche globale, holistique et spiritualiste du monde, où le corps, l’âme, l’esprit et le cosmos sont liés. Alors que cette mouvance née dans les années 1960 connaît un regain de popularité, à quoi répond vraiment ce retour du spirituel ? Comment lutter contre ses dérives ?

Développement personnel, retour à la nature, médecines alternatives… Depuis une dizaine d’années, la mouvance New Age, issue de la contre-culture américaine des années 60, fait son grand retour dans la vie de millions de Français.

Écouter l’émission (45 mn)

Mouvement riche, éclectique, parfois utile et positif, il est également porteur de dérives. Et notamment de dérives sectaires.

En effet, selon la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, la Miviludes, 40% des signalements reçus en 2020 concernaient des questions de santé ou de bien-être. Une tendance révélée et accélérée par la crise sanitaire… mais qui la précédait largement.

Car à en croire bon nombre d’associations et d’acteurs de terrain, cela s’expliquerait notamment par la diffusion de la mouvance « New Age ». A la frontière entre le spirituel et le bien-être, à quoi répond cette nouvelle idéologie du sacré ?  Doit-on se méfier de cet ésotérisme contemporain vendeur et ultra-connecté ?  A quel point doit-on redouter les dérives sectaires qui lui seraient liées ?

Autant de questions dont nous allons débattre pendant 45 minutes avec nos trois invités.

Nous recevons Pascale Duval, porte-parole de l’Unadfi, Raphaël Liogier, sociologue et philosophe, et Jean-Baptiste Malet, journaliste, auteur et documentariste. 

Au pays de Jéhovah

avec le témoignage de Bertrand L’anonyme

sur le site Méta de Choc

Bertrand vit à Caen. Il est marié et a deux enfants. Dans les années 1970, ses parents se sont intéressés à la communauté des Témoins de Jéhovah et il a été élevé dans le mouvement jusqu’à y prendre des responsabilités à l’âge adulte. Et puis, il a questionné cette appartenance, ces croyances, ce mode vie. Ça n’a pas été simple. Écoutez la présentation :

Les Témoins de Jéhovah, aux côtés de la scientologie ou des mormons, représentent l’image d’Épinal de la secte, telle que dénoncée par les instances officielles de lutte contre les dérives sectaires dans les années 1990, à la suite des suicides collectifs de l’Ordre du Temple solaire en Suisse, en France et au Canada.

De ce mouvement, on connaît évidemment le prosélytisme insistant, voire collant, de duos propres sur eux, venus sonner à notre porte. On en sourit parfois, mais cette communauté éveille aussi en nous une peur profonde ; celle d’un jour peut-être se laisser séduire et faire partie d’un groupe de personnes au cerveau lavé, refusant les transfusions sanguines même au seuil de la mort, isolées du reste de la société jusqu’à se couper des membres de leur propre famille.

Dans cette série en cinq volets (5 x 1h), Bertrand nous ouvre les portes du monde parallèle dans lequel vivent ces gens que nous croisons dans la rue mais qui nous restent insondables ; que nous les trouvions illuminés mais gentils, que nous nous apitoyions sur leur sort ou qu’ils nous terrifient.

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Des médecines parallèles aux pires dérives

Chamanisme, sorcellerie, guérisseurs traditionnels… aujourd’hui, un Français sur deux a recours à des médecines douces. Ils sont des milliers en France à travailler en parallèle de la médecine officielle. Mais il y a aussi des escrocs qui n’en veulent qu’à votre porte monnaie. C’est aussi une porte d’entrée vers des dérives bien plus graves… Enquête sur le monde des guérisseurs.

Jean de Dieu : sexe, argent et pouvoir

Sexe, argent et pouvoir. La trilogie à laquelle aucun gourou ne peut résister est la même qui a fini par conduire João de Deus, le plus célèbre guérisseur brésilien, en prison. Loué et consulté par des personnalités telles qu’Oprah Winfrey, Lula da Silva, Dilma Rousseff, Hugo Chávez, Xuxa, Shirley McLaine et Bill Clinton, ce médium et « chirurgien psychique » de 79 ans est un autre des leaders spirituels qui ont bâti un empire économique à partir de la crédulité des multitudes, comme l’explique Sergio Carreras dans La Voz del Interior.

Les esprits des chirurgiens

Sa grande histoire, racontée dans la série Netflix « João de Deus, guérisseur et criminel », commence en 1976, lorsqu’il s’installe dans la petite ville d’Abadiânia, dans l’État de Goiás, à quelque 120 kilomètres de la capitale, Brasilia. C’est dans cette ville qu’il a créé la Casa de Dom Ignacio de Loyola, sans autre formation que d’avoir été tireur de cartes et d’avoir un père herboriste qui vendait des garrafada, des bouteilles remplies de boissons supposées curatives.

João de Deus, Jean de Dieu, s’appuie sur l’extraordinaire histoire du spiritisme brésilien, dont les référents ont toujours eu la particularité de prescrire des médicaments, un problème qui se reflétait déjà dans le premier code pénal brésilien de 1890, qui interdisait les charlatans, le charlatanisme et la prescription illégale de médicaments.

Dans le cas de João de Deus, il vendait un médicament appelé passiflora, sous forme de soupe ou de pilules, qui était le même pour tous les patients qui le consultaient, que ce soit pour un cancer, le sida ou des troubles mentaux. « Les pilules sont les mêmes pour tout le monde car la différence se trouve dans l’énergie des doigts des assistants qui les emballent, qui savent quel effet les pilules doivent avoir sur chaque patient », explique l’un des plus proches collaborateurs du gourou dans le documentaire.

L’art de la guérison de João de Deus avait deux attractions principales. Tout d’abord, il guérissait lorsqu’il était canalisé par les esprits de saints ou de personnages historiques. Ils appelaient ces canalisations « l’entité ». La deuxième grande attraction, qui était aussi un spectacle visuel dont le guérisseur tirait parti, était que l’entité effectuait des opérations de saignée à la vue de tous.

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