De la formation au coaching, un métier en plein essor

Extrait du rapport de la Miviludes 2018-2020, pp.50-53.

On observe la multiplication de méthodes qui s’intègrent dans des pratiques de management, d’éducation voire de soins, alliant bien-être, mieux être, bonheur, se présentant comme des outils de communication et de développement personnel. Parmi ces méthodes, le coaching est en plein essor. Il revêt des formes très variées allant des séances individuelles chez l’habitant au show. Or, dans le coaching, des dérives inquié­tantes sont signalées comme les confessions intimes et publiques, le coût des séances,jusqu’à un véritable assujettissement.

La phase de séduction s’opère en général sur internet et les réseaux sociaux. Des vidéos et des sites particulièrement attractifs vous proposent une vision du monde où tout est possible – la guérison, la richesse – , et où le bonheur est pré­senté comme un but exclusif de la vie. Ce phé­nomène émergent est particulièrement inquiétant.

La phase de déconstruction se caractérise par un engagement exclusif au leader charismatique qui devient le seul référent pour résoudre tous les problèmes de la vie. Les individus sont encou­ragés à changer de vie voire à abandonner leur travail, leur famille, leur conjoint et à donner des sommes d’argent exorbitantes pour répondre à des injonctions au bonheur. Il y a une forme d’urgence à quitter son ancienne vie pour adop­ter celle proposée par le leader. Les slogans sont multiples ; « Osez vivre la vie que vous avez envie », « Libérez-vous de vos pensées limi­tantes » ou bien encore « Devenez l’entrepreneur à la hauteur de qui vous êtes », « Le bonheur c’est maintenant». Les engagements financiers sont très rapides et peuvent atteindre jusqu’à 40 000 euros pour quelques heures de coaching. Pour atteindre l’épanouissement personnel, il est nécessaire de franchir différentes étapes de formation et de coaching qui constituent autant d’engagements moraux et financiers, le leader étant la tête de proue, le modèle unique. Le culte du secret fait partie intégrante du parcours ini­tiatique réservé aux élus. Ce processus écarte de fait les proches qui émettent des doutes et remettent en question le système.

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Quand le Nouvel Age croise notre route… une belle histoire de protection

Témoignage. Enfant, elle voyait la Vierge, mais sa jeunesse l’a menée sur les chemins du Nouvel Age où elle a vu le démon

par Luis Santamaría, du Réseau ibéro-américain pour l’étude des sectes (RIES)

Maria est âgée de 48 ans et est originaire de Valence (Espagne). Après trois décennies dans le New Age, elle a voulu partager son témoignage avec les lecteurs de Portaluz, pour mettre en garde contre les conséquences de la recherche de réponses aux questions spirituelles dans l’environnement du New Age, de l’univers holistique, des thérapies naturelles et alternatives… Derrière une façade de lumière, de bien-être et de libération, se cache une arrière-salle d’occultisme et d’action des forces du Mal. Il ne s’agit pas d’une idée erronée ou d’un préjugé chrétien : elle l’a vérifié en personne et l’a subi dans sa propre chair. L’article est écrit par Luis Santamaría, du Réseau ibéro-américain pour l’étude des sectes (RIES). Traduction D. Auzenet.

De la peur à la présence de la Vierge

La naissance de Marie a été marquée par la douleur. Sa mère avait perdu les eaux, mais lorsqu’elle s’est rendue à l’hôpital, on ne s’est pas occupé d’elle, et elle a dû attendre 24 heures avant de pouvoir être admise. « Je peux imaginer la désolation d’une nouvelle mère sans surveillance », dit-elle maintenant. Elle pesait près de 6 kilos à la naissance, l’accouchement a donc été particulièrement difficile, et les difficultés ont continué par la suite : « Trois jours après la naissance, je suis tombée malade. J’avais avalé toutes les saletés de ma mère et je n’arrêtais pas de vomir du noir, et je suis restée à l’hôpital pendant trois mois ».

À la maison, il y avait une atmosphère d’inimitié et de violence. Ses parents étaient catholiques « sans aucune foi ni conviction », mais ils l’ont inscrite dans une école salésienne. Lorsqu’elle avait 7 ou 8 ans, ces religieuses lui ont donné une petite figurine de Marie Auxiliatrice qui brillait dans le noir. « La première nuit, il ne s’est rien passé, mais la nuit suivante, j’ai vu comment l’image a grandi. J’ai eu peur et j’ai couvert ma tête avec la couverture. Lorsque cela s’est reproduit une autre nuit, j’ai appelé ma mère en hurlant, je lui ai tout expliqué et elle m’a dit que rien ne s’était passé. »

Comme cela se reproduisait nuit après nuit, la jeune fille a décidé d’affronter sa peur. « Un jour, j’ai pris mon courage à deux mains et je l’ai regardée. Je n’oublierai jamais ce moment. La première chose que j’ai ressentie était une odeur de roses et de jasmin… aucun jardin n’est comparable à ce parfum. Et j’ai regardé son visage. Derrière cette lumière, il y avait une belle femme, qui me regardait avec tant de douceur, avec tant d’amour… qu’il semblait que mon âme sortait de ma poitrine à cause de tant d’amour. Cette femme s’est assise au pied de mon lit et je me suis endormie », se souvient-elle. « Et c’était comme ça presque tous les soirs pendant un long moment. Elle ne m’a jamais rien dit. Elle m’a juste regardé, et j’ai dormi paisiblement. »

Un guérisseur

Maria voulait dire à quelqu’un ce qui lui arrivait, dire au curé ou aux religieuses de son école « que j’ai vu la Dame dans ma maison ». Et elle a décidé de le faire dans le cadre de la catéchèse de préparation à sa première communion. Mais ce n’était pas ce à quoi elle s’attendait : « Ma surprise a été que là-bas on me parlait d’un Dieu qui punit et que tout était péché ». Elle a donc refusé de retourner à la catéchèse, « parce que ce n’était pas mon Dieu, plein de patience et de douceur, et aussi parce que je ne voulais pas m’habiller dans ces robes de mini-girls ». Finalement, elle s’est préparée dans le village de sa mère, se confessant et recevant l’Eucharistie le 15 août, solennité de l’Assomption de la Sainte Vierge.

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