Ashram Shambala

Édition du jeudi 4 juin 2020 de « Crimes & Faits Divers », une émission de Jean-Marc Morandini diffusée sur NRJ12 Si vous voulez prendre connaissance du livre « Un Bisounours au pays des se(x)ctes » d’Alban Bourdy, c’est par ici : https://www.bod.fr/librairie/un-bisou…

« Un Bisounours au pays des se(x)ctes » est le témoignage fidèle de mes années passées au sein du mouvement spirituel sectaire Ashram Shambala. Ce mouvement, d’origine russe, est considéré par tous les experts pour être une des sectes les plus dangereuses au monde, qualifiée de totalitaire, destructrice et immorale.

Ce mouvement est typique du nouveau visage des sectes, loin des fantasmes sur le sujet, plus insidieux, implanté tentaculairement dans toutes les sphères de la société.

Cet ouvrage relate fidèlement tout le parcours qui m’a conduit à devenir durant trois ans, de 2010 à 2013, le représentant hexagonal d’Ashram Shambala.

Intimement impliqué émotionnellement avec la femme qui m’avait recruté, j’ai mis plusieurs années à ma sortie du mouvement pour apprivoiser de nouveau mon existence et parvenir à comprendre ce qui s’était passé lors de ce temps au-delà de ma vision subjective. Ce texte retrace tout ce parcours psychologique.

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Les enfants dans les écoles anthroposophes

Actes du Colloque « Emprise mentale et violences sexuelles » organisé par la Ligue des Droits de l’Homme en 2021.

Amélie, journaliste, enquêtrice privée, et Stéphanie, mère d’un enfant.

 JEAN-PIERRE JOUGLA: Nous devons entendre maintenant madame Amélie G., enquêtrice privée et Madame Stéphanie V. qui aborderont la question des enfants scolarisés dans les écoles Steiner, écoles anthroposophiques. Avant de leur donner la parole, je rappelle que Grégoire Perra est dans la salle et qu'il sera amené à dire quelques mots sur ce sujet également.  

AMÉLIE: Les écoles Steiner, pour vous dire comment ça a commencé, j’étais journaliste je suis tombée sur un podcast de « Méta de choc », une série de cinq heures « ma vie en anthroposophie » avec Grégoire Perra et j’ai découvert l’anthroposophie à laquelle je ne connaissais rien auparavant, Il y a plein de choses en cinq heures qui se sont révélées à travers son témoignage. Jusque là, les écoles Steiner, je les mettais dans le lot des écoles Montessori, une technique un peu alternative si on ne veut pas mettre son enfant dans une école traditionnelle. Steiner parle de « trolls, de karma, de démons, d’énergie » choses qui ne sont pas d’ordre rationnel. Ce qui m’avait le plus choquée, c’était le traitement des enfants et notamment le fait que l’on passe sous silence des abus. Je me suis alors demandé si c’était un cas individuel ou si c’était représentatif d’une sorte de phénomène.

J’ai donc cherché des victimes mais je n’ai pu interroger que des proches parce que les victimes sont des enfants et même si, aujourd’hui, certains ont grandi, ce ne sont pas eux qui témoignent, mais les parents, A ce moment-là, j’ai rencontré Stéphanie qui est maman d’un enfant qui a été dans l’une de ces écoles.

Ce qui est très compliqué quand on n’est pas soi-même touchée et tu nous le raconteras c’est que les parents ne se sentaient pas forcément légitimes d’en parler et ils avaient peur aussi que ce soient des écrits qui restent par rapport à la vie future de leurs enfants et, en plus de ça, ils avaient le poids de la culpabilité d’avoir mis leurs enfants dans une école qui, au final, avait provoqué quelque chose de traumatisant sous l’aspect scientifique que nous avons vu précédemment,

On va faire défiler des photos de Stéphanie faites dans un éco-village dans les Alpes, avec une école, soutenue par l’Education nationale, prônant la pédagogie Montessori, Freinet, Steiner où, dans le double langage on peut trouver la bienveillance, le respect du vivant, la créativité, la nature et finalement cela s’inscrit paradoxalement dans un cadre réactionnaire et complotiste. Et cela, on ne le découvre que sur place, Pour ceux qui ne connaissent pas le« New-Age», c’était mon cas, ni l’anthroposophie, ils jouaient sur l’alternative comme solution indispensable contre les défaillances ou ce qu’ils jugent comme maltraitant au sein du public. Ils étaient censés être une solution alternative dans un cadre bucolique. Il ne m’a jamais été mentionné la dimension religieuse qu’on peut retrouver dans toutes les activités scolaires pour les enfants ou tout autour, en lien avec les parents. Ça peut être des stages de communication non violente pour nous apprendre à fonctionner dans une démarche anthroposophique.

Pour les enfants, c’est au niveau des rituels de l’école qui sont présentés, par exemple, pour l’eurythmie comme de l’expression corporelle – mais pas un mot sur les faces occultes de cette activité scolaire – qui consiste, par des figures en mouvements codifiés dans le langage anthroposophique, à exercer des formes à l’aide des bras pour communiquer ce qu’ils appellent le « verbe universel».

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Le reiki peut-il tuer un homme ?

TÉMOIGNAGE

Paul est né le 8 décembre 1928.

Le vieil homme a quitté cette terre, le 1er samedi du mois — jour de l’archiconfrérie de Notre-Dame des Victoires. C’était le mois de mai, mois consacré à la Vierge Marie.

– Je te l’ai toujours dit papa, la Vierge Marie est penchée sur ton berceau depuis ton premier souffle… Tu as beaucoup de chance ! Car tu pourras toujours compter sur elle, que tu crois en Dieu, ou non.

– Rappelle-moi ce que signifie le 8 décembre ?

– C’est la fête de l’Immaculée Conception, papa.

Mon père n’a jamais eu la foi. Tout au plus, à certaines périodes de sa vie, se disait-il agnostique. Avec le recul, je me dis que c’était déjà un bon début.

Papa a toujours eu une bonne santé. Il n’est pas mort de maladie.

De 86 ans, jusqu’à son départ, à l’âge de 93 ans, mon papa a subi, chez lui, des séances hebdomadaires d’occultisme, pratiquées par son fils Marc, maître reiki, degré 3 – le degré plus élevé.

Au retour de l’un de ses voyages initiatiques en Inde, mon frère avait désigné notre père comme cobaye privilégié : une proie facile, à la fois dans l’ignorance et dans une confiance sans limite.

Dès sa première séance de reiki, sur le lit une place de son petit bureau, mon père s’abandonna entre les mains de son fils, sans se poser la moindre question. À la fin, il me confia même en souriant :

– C’était très agréable. J’ai eu l’impression de voyager sans prendre l’avion, me dit-il selon l’une de ses expressions bien à lui.

Le cobaye conquis faisait la publicité de mon frère, presque malgré lui.

Puisque le reiki lui apportait bien-être, relaxation, et même évasion, mon frère pourrait donc pratiquer sur notre papa sans frein ni limite dans le temps. Il s’y appliqua, hélas, pendant plus de 7 années consécutives.

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J’ai lu pendant 11 ans des ouvrages de médiums qui disent avoir des guides spirituels

Je mets en ligne ce témoignage qui m'est parvenu en 2021. L'auteur récemment revenu à la foi chrétienne, nous partage ses errances dans la lecture de ces livres qu'on peut trouver couramment dans le rayon "spiritualité" de nos grandes surfaces... Pendant plus de dix ans, il a vécu une dépendance addictive à ces "révélations"... Il donne son témoignage, et analyse quelques livres. Comme tous ceux qui passent brusquement des ténèbres à la lumière, il ne peut cacher le danger derrière des nuances diplomatiques... Vous pardonnerez les phrases trop longues, style qui s'améliorera peu à peu.  Il a souhaité rester anonyme.

Témoignage personnel

Je vous remercie encore pour l’aide précieuse apportée par votre site occultismedanger.fr et votre chaîne youtube et conseils et réponses données par e-mail. Cela fait longtemps que je voulais vous écrire pour vous faire part de mes comptes rendus modestes sur des ouvrages de médiumnité ou channeling ou spiritualité (non catholique) que j’ai lus. Que Jésus puisse nous ramener dans son troupeau et je prie que, tout comme la brebis perdue et orgueilleuse que j’étais, que nous puissions retrouver votre bonheur dans le vrai Dieu, en Jésus son Fils, en revenant à Dieu.

En effet, je me suis fait berner par mon orgueil et par mon amour-propre et par égoïsme, par le médium Joao (Joao de Dieu) et son centre spirituel et traumatisé d’avoir mis les photos dans son centre au Brésil pour aider ma famille et amis pour leur faire du bien. Au cours de ma vie, me suis fait avoir aussi par d’autres médiums qui pensent vraiment communiquer avec Jésus ou avec les bons défunts ou bons esprits, et qui ne sont ni Jésus ni les bons esprits de Dieu, ni les défunts évidemment !

Tout d’abord, comme expliqué par un prêtre catholique rencontré à Lourdes et comme expliqué sur le site occultismedanger.fr, la magie blanche censée faire du bien (voyance, reiki, soins énergétiques, formules, canalisations, cartes etc.) et la magie noire, ne sont que les deux faces d’une seule et même pièce, celle du démon. Sauf qu’avec la magie blanche, dans le but de faire du « bien », le mal est en décalé et revient sur les personnes après, ou longtemps après, donc, in fine c’est la même chose. C’est comme si vous faisiez un pacte implicite avec le démon, sans le savoir. Et les médiums pensant travailler avec des êtres de lumière ou des Anges ou guides spirituels (qui sont des démons déguisés), ne le savent pas non plus, le plus souvent. Attention ! Vous pensez faire du bien à vous ou aux autres avec la magie blanche, mais vous faites de la magie tout court, avec concours de forces du mal occultes cachées, avec des conséquences sur votre vie et sur celles des autres !

Je voulais préciser que j’ai eu une base catholique et c’est cela qui m’a permis de discerner un tout petit peu grâce aux avertissements par des chrétiens sur tout ce qui a attrait à la voyance, le spiritisme. Mais malheureusement, je n’ai pas écouté après l’adolescence, et j’ai péché par orgueil, par amour-propre, par égoïsme, par manque de foi, par manque de raison et étais crédule et naïf et faible d’esprit sur tout ce qui se disait sur la voyance et je croyais sur parole les messages reçus provenant de soi-disant Jésus (qui sont de faux Jésus) ou de « guides de lumières » ou « êtres de lumière » de certains médiums, sans discernement. Les messages qui ne sont pas de Jésus évidemment, ni de vrais « Anges gardiens » ni de guides spirituels qui seraient envoyés par Jésus et Dieu et qui ne sont donc pas sous la seigneurie de Dieu.

Disons que je croyais à 80 % à tout ce qui disait provenant de la médiumnité et les 20 % de non-croyance et de méfiance, grâce au catholicisme, m’ont donné par Grâce, une lumière, une analyse et une petite méfiance sur la médiumnité. C’est pourquoi au centre de Joao de Dieu au Brésil, j’ai récité non-stop le Notre Père pendant deux semaines avant chaque préparation de spiritisme et pendant les séances de soins, alors que ce n’était pas demandé, afin de protéger ma famille, amis, ou moi-même.

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J’ai vu les soucoupes

Qui peut bien se laisser aller à croire aux extraterrestres ? Ou pire, à penser en avoir déjà aperçu ! Eh bien, Sandrine Kerion, elle, y a cru.

Tout a commencé le jour où elle s’est imaginée avoir vu des soucoupes volantes. C’était dans les années 90, elle était une adolescente un peu paumée, grandissant dans une famille déchirée, un terreau particulièrement fertile pour que la jeune fille sombre dans ces croyances et illusions.

Persuadée d’être une « contactée », une élue chargée par les aliens d’une mission envers l’Humanité, elle sombre peu à peu dans les théories du complot et autres thèses révisionnistes.

D’après l’autrice – qui a pris énormément de recul et s’est beaucoup documentée sur le sujet -, pour en venir à croire à tout et n’importe quoi, il suffit… d’en avoir besoin.

« J’ai vu les soucoupes » est le récit d’une plongée dans la folie douce et l’évocation du contexte tant familial que sociétal qui y a contribué. Mais c’est aussi celui d’une reconstruction et d’un lent retour à la réalité à laquelle l’auteure porte forcément un regard un peu décalé !