Carl Rogers

On ne mesure pas encore l'impact inouï des approches de la psychologie non-directive sur la pédagogie contemporaine, tant au niveau de l'éducation nationale ou privée que dans les différentes approches catéchétiques. On ne doit rien recevoir du maître ou d'une tradition, d'une famille spirituelle, il s'agit de tout découvrir par soi-même.


Fin des années 70, j'ai été jusqu'à la licence de psychologie. Rogers était particulièrement en vogue.La valeur s'appelait psychologie relationnelle. Nous avions un prof rodgérien, un vrai séducteur qui a entraîné bien des jeunes en quête de connaissance de soi, dans ces méandres de la non directivité qui se voulait non violente, mais qui violait en fait les consciences en nourrissant la légitimité d'assouvir ses instincts.   


Il a fallu bien des années pour que je prenne conscience de la perversité de ces psychothérapies où l'on croit que reconnaître ses besoins, ses ressentis et les satisfaire, sont les moyens d'accéder à la vérité, en  n'ayant rien à recevoir d'un enseignement magistral. Ce mode de pensée et de conduite à imprégné tous les domaines de la société et est le terreau sur lequel le NEW AGE a pu proliférer.

B. C.

Qui est car Rogers ? (Wiki)

Dr William Coulson, Confession d’un psychothérapeute.

Le docteur William Coulson était un disciple de l’influent psychologue américain Carl Rogers, dont il a contribué pendant des années à appliquer la thérapie « non directive ». En 1971 qu’il commença à s’interroger sur sa croyance en la psychothérapie, quand les effets destructeurs de celle-ci sur les ordres religieux – et en général sur l’Église et la société – lui sautèrent aux yeux.

William Kirk Kilpatrick, Du christianisme à la psychologie.

En faisant du développement de soi la valeur suprême, la « psychologie humaniste » de Rogers relativise de fait, et le fondement biblique, et la finalité spirituelle qui constituent l’essence du christianisme. Devant ses échecs personnels, ce fut le réalisme de la vision chrétienne des êtres qui ramena W. Kilpatrick vers une Église, évangélique en l’occurrence.

Une réflexion sur « Carl Rogers »

  1. Merci pour cet article,
    j’ai fait le même type de parcours mais en tant que patente, commençant par me fourvoyer dans diverses thérapies non directives où il s’agissait de se libérer du passé et des traditions, d’être « soi  » etc.Cela ne m’a pas menée à un mieux être mais à de nombreuses ruptures, à une vie gâchée et au déracinement jusqu’à ce que je mette fin à ces pratiques vers 30 ans et me marie…après être revenue à la foi catholique.
    Pour info SOS amitié la ligne d’écoute est basée sur les travaux de Carl Rogers, ce qui se ressent dans les attitudes des écoutants : loin d’écouter avec compassion ( à de rares exceptions près) , ils vous inculquent la doctrine du « développement personnel » et souvent, après les avoir appelé quand j’allais mal, j’allais plus mal encore.

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