Libérée des rituels tantriques

Témoignage d'une personne qui a souhaité partager son cheminement (2/4) pour aider d'autres personnes, tout en restant anonyme.

Le chemin de libération a commencé le jour où j’ai compris que je n’étais pas libre et que j’étais soumise à des esprits, des démons par le biais de rituels tantriques. Ces rituels auxquels j’avais été profondément initiée pendant des années, soit dix ans, dans le but de me libérer avaient en fait contribué à développer mes pouvoirs de médiumnité et de guérison occultes.

L’entrée dans le combat spirituel par la prière et la confession, rapidement suivi du renoncement à ces pouvoirs devant le Saint-Sacrement dans l’église de ma paroisse a rapidement provoqué la perte des perceptions médiumniques et des pouvoirs de guérison. Je ne « voyais plus ces esprits, ces démons ». Si cela a été un grand soulagement, en revanche perdre les perceptions positives de reconnexion à la nature, d’impression de « se fondre dans un grand tout » ou encore les impressions de se « shooter « dans les lieux « bien chargés » en se gavant jusqu’à l’indigestion de cette « énergie positive » a été un passage très délicat. J’étais littéralement droguée aux sensations, addicte aux émotions positives, boulimique de fusion dans « le grand tout ». J’étais atteinte d’une sorte de « maladie de la gloutonnerie sensorielle ».

Sans tout cela, le monde m’apparut brutalement bien plus « plat ». Il n’y avait plus cette « double dimension ». Il « ne se passait plus rien ». Je n’avais plus « ces montagnes russes émotionnelles » causées par ces alternances non maîtrisées dont j’étais victime, de « perceptions terrorisantes » et de « perceptions euphorisantes ». Je n’étais plus le « jouet » soumis au bon vouloir des esprits. Le monde me parut bien « calme » et ce constat me plongea dans une sorte de dépression et de nostalgie de « ce temps où je pouvais percevoir et me gaver du positif sans limite ». Je n’étais plus « une sorte de pile humaine » qui avait besoin de la nature ou de lieux « chargés de bonnes ondes » pour se recharger elle-même. Cela changea profondément mon rapport à moi-même mais aussi au monde et aux autres bien entendu.

Cette étape a coïncidé avec le déferlement d’attaques nocturnes durant lesquelles ces esprits que je « ne voyais plus » me touchaient, me frôlaient, me secouaient violemment me tirant sans cesse de mon sommeil. Puis ont commencé à apparaître des bruits dans ma maison, toujours la nuit. C’était toujours le même scénario. Je pouvais dormir jusque vers 3h00 ou 3h30 du matin. Puis ils me secouaient très fort. Le matelas de mon lit me donnait l’impression de subir un tremblement de terre. Ils me réveillaient. Puis les murs commençaient à craquer de toutes parts. J’avais l’impression qu’ils arrivaient en masse. Je me disais « Merde les voilà… L’armée arrive… ». J’étais terrorisée. Puis ils se mettaient à frapper dans les murs, les meubles, le plafond, partout… Toujours deux coups, frappés très forts, toujours de la même manière. Ce « toc toc » rythmait mes nuits… Arrivé à ce stade, ils me tourmentaient ainsi durant 3h à 5 h. Autant dire que je ne dormais plus… J’essayais de prier, cela les tenait tranquille quelques minutes mais ils recommençaient aussitôt ensuite. Ils m’épuisaient par la terreur et le manque de sommeil qu’ils m’infligeaient. Ils essayaient de m’avoir à l’usure, c’est ce que je me disais…

Cet enfer dura trois semaines, jusqu’à ce que je prenne rdv avec le prêtre exorciste de mon diocèse pour une prière de délivrance. Avec le recul je me rends compte que j’aurai dû prendre ce rdv plus tôt. Mais j’avais honte de raconter tout ça et très peur aussi, de ce qu’on « allait me faire », de ce qu’il allait se passer ….

 À ce moment-là, il n’y avait plus beaucoup de place pour le combat spirituel, j’étais trop prise et j’étais épuisée. C’était juste essayer de trouver de l’aide. C’est tout ce que je pouvais encore faire. De toute façon le jour de cette prière de délivrance, j’étais au bout de mes forces physiques, mentales et spirituelles… Je me souviens que lorsque le prêtre m’a demandé de me mettre à genou auprès de lui, les esprits m’ont hurlé dans les oreilles « Il te prend pour de la merde ! non ! non ! Pousse-le ! Mais pousse-le ! ». Je me souviens avoir fait un dernier effort pour bouger de mon fauteuil et être tombée à genoux devant le Croix du Christ (c’est ce que j’ai vécu dans mon cœur), m’en remettre à lui totalement car je ne pouvais plus, je n’avais plus aucune force… À partir de là, je me souviens qu’ils avaient peur et qu’ils me serraient le cou pour m’étrangler, j’avais très mal… Je me souviens aussi avoir fait des efforts démesurés pour maîtriser mon corps (ne pas me relever et fuir) et mes gestes (ne pas céder aux hurlements et aux ordres des démons et repousser le prêtre). Ensuite je ne me souviens pas. Les esprits/démons m’ont rendue sourde et je ne pouvais plus entendre le prêtre. Puis juste avant la fin, j’ai retrouvé mes « oreilles » et la paix. J’étais épuisée et de retour chez moi, je me suis endormie directement. Je pense qu’il faut avoir vécu ça pour le comprendre… Ça parait totalement surréaliste… 

De retour chez moi, j’ai continué les prières de protection, d’aller à l’église le dimanche et j’ai fait bénir ma maison. Les phénomènes paranormaux et « les attaques » se sont arrêtées la troisième nuit après la prière de délivrance.

C’est alors que la deuxième étape a commencé. J’ai constaté que je perdais peu à peu le souvenir des perceptions médiumniques. La « nostalgie et la tristesse » d’avoir perdu les perceptions positives me quittait progressivement.

J’étais perturbée car constater cet oubli progressif m’a un peu inquiétée. Le prêtre exorciste que j’ai donc revu entre temps pour un autre temps de prière, m’a dit que c’était normal et dû au chemin de libération et de guérison. On devient « amnésique » de tous ces vécus. Cela est très déroutant…. Je ne m’attendais pas à ça…

De même que je ne me souviens pas de ce que je disais et faisais durant mes crises de rage avant la prière de délivrance. Quand mon mari m’en parle maintenant, j’ai l’impression qu’il décrit une autre personne… J’ai tout oublié. Je ne peux même pas dire que cela pèse sur ma conscience, je ne me souviens de presque rien…. J’ai aussi oublié une grande partie du déroulement de la prière de libération. Le moment où j’étais « sourde » est un moment où j’ai « un trou » dans ma mémoire.

 Non seulement je n’ai plus les perceptions d’avant mais en plus maintenant je les oublie. Je n’oublie pas encore la terreur que cela me procurait ni le « visage » ou l’apparence des démons mais j’oublie les impressions sensibles que cela me donnait dans le corps. En fait, j’ai l’impression d’être en convalescence après une grosse maladie que je croyais mortelle… Je retrouve ma santé physique, ma santé mentale (je suis maintenant calme et je n’ai plus de crises de désespoir, ni de crise de rage). Je retrouve aussi ma joie et mon énergie. En effet ne plus être parasitée par tous ces démons/esprits, me donne une liberté et une joie profonde. Je trouve ma vie calme et agréable et encore plus depuis la disparition des phénomènes paranormaux…

Toutefois il y a des choses que je n’oublie pas, enfin pas encore, notamment la douleur physique et la souffrance mentale que j’avais en entrant dans une église lors d’une messe. Ça me permet d’avoir une profonde compassion pour les personnes prises par l’occulte, qui subissent des attaques et qui en souffrent… Ça me faisait tellement souffrir physiquement d’assister à une messe, comme si on me jetait dans une marmite d’huile bouillante, une brûlure indescriptible du corps entier et ça me donnait une telle terreur que je ne pouvais pas m’empêcher de fuir à l’extérieur comme « une folle », je ne me maîtrisais pas… Ça je m’en souviens très bien.

Je me souviens aussi m’être demandée ce qui m’arrivait et avoir été triste de ne pas être capable de rester à la messe (j’étais encore « bouddhiste » mais c’était juste avant mon accident et j’avais souvent envie d’entrer dans les églises et de prier mais je n’y tenais pas 5 mn..).

Je crois que j’aurais fini par mourir, suicidée, folle, désespérée ou par accident… Je ne vois pas comment on peut vivre longtemps dans ces conditions. « Ça veut notre mort » … Purement et simplement. Ça fait vivre l’enfer sur terre avant de nous y jeter définitivement. 

 J’ai également l’impression de « récupérer mon cerveau ». Je peux penser, réfléchir. Avant c’était impossible parce que les sensations et perceptions s’imposaient et cela ne me donnait aucune marge pour penser, raisonner, comprendre… Tout était immédiat, subi. C’était comme « être collée, engluée » dans les perceptions, les sensations. C’est du harcèlement voir de la persécution. Ça donne des idées obsessionnelles, morbides le plus souvent. Les perceptions visuelles et sensorielles s’imposent. Les émotions de désespoir et de rage arrivaient comme ça et je ne pouvais rien contrôler, ça envahi le corps qu’on ne contrôle plus …Le prêtre mettait en évidence que je retrouvais maintenant mes capacités de discernement. 

 Le combat spirituel prend pour moi une nouvelle direction ou même une réalité. En effet maintenant je peux tenter de ne pas succomber aux tentations. Mais avant rien de tout cela n’existait. Ça s’imposait c’est tout…

À la fin, je ne maîtrisais même plus mes pensées… Ça n’était plus des tentations depuis longtemps … 

L’étape actuelle est celle des « persécutions extérieures ». Mon rapport aux autres est complètement différent d’avant et cela entraine d’énormes changements dans mes relations sociales. Depuis que je suis ce chemin de libération et que je suis entrée dans le combat spirituel, j’ai maintenant de plus en plus de personnes, y compris dans ma propre famille qui me tiennent des propos de haine extrême contre Dieu ou contre les actions ou les engagements que je prends dans ma vie quotidienne. Ce qui pour moi revient au même, puisque maintenant c’est le Seigneur qui guide mes actions, c’est à lui que je suis liée et c’est avec lui que je veux être et ce quoi qu’il arrive. Cette étape est très difficile aussi mais je continue à m’en remettre à Dieu et à sa profonde miséricorde. Je prie. Visiblement quand on suit le Seigneur, cela dérange beaucoup certaines personnes… Je dirais même que cela les met littéralement en rage… Voilà ce que je vis à présent…

J’ai choisi de suivre le Seigneur et de lui remettre tous mes pouvoirs. Il m’a libérée de mes perceptions. Puis il m’a guéri progressivement de la souffrance de les avoir perdues, de cette tristesse et de cette nostalgie. Pour cela il a fait en sorte que je les oublis. Maintenant je garde fermement « ma main dans la sienne » et je suis certaine qu’il m’aidera à faire face à ces « persécutions extérieures ». J’ai toute confiance en lui. Je lui remets chaque peine, lui confie chaque difficulté. Encore et encore… Chaque matin mes premiers mots sont toujours ceux d’une prière adressée à celui qui m’a sauvée et libérée…

Médiumnité et bouddhisme tibétain

Témoignage d'une personne qui a souhaité partager son cheminement (1/4) pour aider d'autres personnes, tout en restant anonyme.

J’ai reçu une éducation catholique plutôt solide dont le parcours m’a amenée jusqu’à la confirmation. Mais lors de mes études à l’Université, j’ai commencé à être dans une certaine forme de recherche spirituelle autre que celle que j’avais reçue étant enfant. Suite à la perte d’un proche très croyant et auquel j’étais très attachée, je suis entrée dans un rejet absolu de Dieu, j’avais beaucoup de colère contre lui. J’ai même essayé de me convaincre qu’être athée serait plus simple (la souffrance peut vraiment nous pousser dans les extrêmes…)… J’ignorais que cette quête de l’absolu dans laquelle j’allais me lancer à corps perdu durant des années, n’était en fait qu’une recherche désespérée de Dieu. Je pensais qu’il m’avait abandonnée et je ne pouvais pas à l’époque, reconnaître que c’est lui que je recherchais désespérément, trop occupée que j’étais à le rejeter…

Je suis alors devenue l’élève d’un maître bouddhiste tibétain durant 10 ans. J’ai appris les yogas internes et les circulations d’énergie, la méditation et toutes sortes de rituels avec des visualisations, des invocations de divinités, des répétitions de mantras propres au bouddhisme Vajrayana. J’étais une disciple très proche de mon maître, je l’assistais et je le suivais partout…

Il voyait en moi « son héritière spirituelle ». C’était un discours qu’il me tenait très souvent et qui ne m’a vraiment pas aidée à ne pas développer de l’orgueil. J’ai eu beaucoup de mal à trouver ma place dans ce groupe qui était très fermé et fonctionnait sur les bases du secret (secret des initiations données par le maître). En effet beaucoup de gens qui le fréquentaient étaient en plus portés sur le New-âge et toutes sortes de pratiques occultes, ce qui ne m’intéressait pas car cela contribuait à créer des confusions dans mon chemin spirituel.

J’ai été une élève et disciple très initiée aux pratiques ésotériques du bouddhisme tibétain. Je pratiquais beaucoup et quotidiennement. J’étais très engagée dans cette voie. Au début, j’ai ressenti plus de sérénité. Plus de joie également, sans doute parce que je découvrais un nouveau chemin spirituel et que je trouvais cela assez excitant. Je pensais que j’avais enfin « trouvé » ma voie spirituelle et ma place existentielle. Mais au bout de quelques années, la sérénité des débuts a fait place à la survenue d’angoisses, de crises de colère puis de rage de plus-en-plus fréquentes. J’ai aussi commencé à avoir des problèmes de santé récurrents. J’ai constaté que je développais de nouvelles perceptions et que mes capacités à magnétiser que je possédais depuis l’enfance s’étaient accrues. En effet, je pouvais savoir ce qui avait eu lieu dans un endroit (généralement des choses sordides). Plus le temps passait, plus j’étais en proie à ce genre de perceptions bizarres et violentes. Je percevais aussi l’état émotionnel des gens au point qu’il m’était devenu impossible de prendre les transports en commun ou d’aller dans une grande surface de façon sereine parce que j’avais l’impression de m’imbiber littéralement du mal-être des gens autour de moi… Je devenais aussi poreuse qu’une éponge. Je me remplissais de mal-être, de souffrance, sans rien pouvoir maîtriser. Je me vidais littéralement de ma propre énergie vitale… À la fin je ne pouvais plus exercer correctement mon métier, tourné vers la relation d’aide aux personnes…

J’avais des « flashs », des « visions » de ce qui était arrivé dans certains endroits. Par deux fois, ce que j’ai perçu m’a « attaquée ». L’impression qu’on vous saute à la gorge, qu’on tente de vous étrangler et de vous étouffer en vous serrant la poitrine… C’était juste l’enfer…

À cette époque, je ne pouvais plus mettre un pied dans une église. Cela me brûlait le corps d’essayer de franchir le seuil. Je ne comprenais pas ce qui se passait en moi mais je ne pouvais pas lutter contre ça. Un jour j’ai réussi à entrer dans une église et une messe allait commencer. Lorsque j’ai vu le prêtre remonter l’allée centrale, je me suis enfuie comme une folle… Ça n’était pas volontaire. Je ne pouvais physiquement pas rester durant un office… Je me sentais angoissée, terrifiée par ce rituel de la messe, le corps brûlant. Cela me rendait triste car je sentais en moi, un appel à entrer dans une église et à assister à une messe mais je n’y arrivais pas, c’était plus fort que moi…

Je subissais aussi des phénomènes paranormaux dans ma maison : des courants d’air froids, glacés. Des bruits (des coups) dans les meubles. Des odeurs sorties de nulle part (odeur de cigarette perçue également par mon mari), l’impression d’être en permanence suivie et observée comme si quelqu’un était toujours derrière mon dos. La nuit je ressentais aussi des « présences » autour de moi : elles me donnaient parfois l’impression de me toucher une épaule ou encore de s’assoir sur mes jambes et sentir leur poids sur mon corps me terrorisait littéralement.

Nos animaux ont commencé à mourir régulièrement et de façon toujours très étrange. Ce sont ceux auxquels j’étais la plus attachée qui sont morts. Notre chien est devenu complètement fou… Le vétérinaire n’avait jamais vu cela. Même les médicaments ne l’ont pas apaisé du tout. Nous avons dû mettre fin à sa vie et le faire euthanasier pour le délivrer d’un mal dont nous n’avons jamais pu obtenir le diagnostic… Ce fut terrible… Nous étions effondrés…

Au début j’ai pensé que je devenais complètement folle avec tous ces évènements. J’ai donc continué de plus belle les pratiques du bouddhisme, notamment les pratiques dites de purification (on me disait que j’avais un mauvais karma et qu’il fallait le purifier à tout prix). J’ai aussi fait bénir notre maison par le maître bouddhiste…. Avec les mêmes rituels… Mais en faisant cela, je continuais, sans le savoir à développer la médiumnité et à entretenir l’occulte…. Je suis entrée dans une spirale infernale…. Je perdais peu à peu ma liberté, ma joie, ma paix, ma santé, ma vie…

Mon mari a commencé à souffrir lui aussi des « attaques paranormales » et de maladies récurrentes que les médecins ne parvenaient pas à guérir. Nous nous disputions très souvent alors que ça n’est pas dans nos habitudes. Il n’y avait plus de paix dans notre foyer… J’ai donc commencé à me dire que peut-être ça ne venait pas de mon esprit « dérangé »…

Mais ma santé a continué à se dégrader. Bien entendu j’étais épuisée par tout cela. J’ai vu des psychologues, des médecins mais personne ne trouvait de raisons à « mon mal » et personne n’arrivait à me soigner. On me disait que j’étais « normale » mais juste trop stressée et pourtant ma vie n’avait plus rien de normal… Je développais en fait, une hypersensibilité médiumnique et des capacités de médiumnité mais je ne l’ai pas compris tout de suite…

Et puis j’ai eu un grave accident qui m’est apparu comme la conséquence inévitable du processus enclenché, infernal et incontrôlable dans lequel j’étais prise…. J’ai chuté d’une falaise lors d’une randonnée en montagne. Alors que j’aurais dû en mourir étant donné la hauteur, j’ai au contraire fait une expérience extraordinaire. J’ai rencontré la Vierge Marie… Pour moi, le fait que je sois encore en vie est une action de Dieu… Mon chemin spirituel en a été tout chamboulé… Je retrouvais le Père par son intermédiaire, puis plus tard dans une autre « expérience » dans l’église de ma paroisse, devant le Saint Sacrement, le Christ et son sacré coeur…

Lorsque ma santé a été meilleure, j’ai commencé à remarcher. Et lorsque je passais devant l’église de ma paroisse, je ressentais « un appel » terriblement fort à y entrer et à rencontrer le prêtre. J’ai « lutté » un bon moment parce que je ne voulais plus entendre parler de ma religion d’enfance et que ma colère contre Dieu était malgré tout encore forte… Et puis un jour, je n’ai plus réussi à lutter, j’y suis entrée et j’ai pris rendez-vous avec le prêtre…

J’étais très inquiète, je craignais d’être jugée mais je lui ai tout raconté absolument tout. J’ai totalement vidé mon sac et décidé ce jour-là de demander son aide et de sortir de « ce mal » dans lequel j’étais prise. Il m’a écoutée durant une heure, il ne m’a pas jugée. J’ai reçu à ma demande le sacrement de réconciliation qui m’a apporté un soulagement profond. Le Seigneur était là, j’ai ressenti son amour et par là-même j’ai su qu’il ne m’avait donc jamais abandonnée et qu’en plus il me pardonnait… Ce fut bouleversant et profondément, je n’ai même pas les mots, libérateur. Je suis revenue voir le prêtre plusieurs fois et aujourd’hui il est devenu mon accompagnant spirituel. En parallèle j’ai commencé à aller à la messe tous les dimanches et j’ai fini par quitter mon maître bouddhiste même si cela ne lui a pas plu et qu’il n’a visiblement pas du tout compris mon cheminement…

J’ai commencé un chemin de libération dans lequel la prière quotidienne, la confession mensuelle notamment des péchés que j’ai fait à mon insu en développant cette médiumnité, l’étude des textes tiennent une place fondamentale. Je suis entrée dans un combat spirituel parfois intense mais toujours libérateur.

Depuis que je suis ainsi de nouveau avec le Seigneur, j’ai bien plus de liberté intérieure et de joie. Je me sens tellement plus sereine… Je dois reconnaître aussi que ma santé est meilleure et surtout je n’ai plus ces accès de colère que je ne comprenais pas… J’ai également décidé de demander au Seigneur de me délivrer et de me prendre toutes ces capacités de médiumnité et de guérison. Je l’ai supplié en pleurant de m’en délivrer. Je lui ai promis de mener le combat spirituel nécessaire avec son aide et de m’abandonner totalement à lui et à son amour car lui seul est mon unique sauveur. Il faut être très déterminé et avoir vraiment la volonté de quitter tout ça, de le perdre. J’ai dû aussi voir ce qui pouvait m’en empêcher, être un frein (sentiment de puissance, orgueil, sentiment d’être une personne particulière…) et confesser tout ça devant le Seigneur, ce qui n’est ni facile, ni agréable mais nécessaire… J’ai dû apprendre aussi à m’abandonner plus au Seigneur, en confiance et à le laisser oeuvrer…

Mes portes se ferment » peu à peu et je perds effectivement ces perceptions. Je ne le vis pas mal, je sens que cela me protège. Mais cela me questionne beaucoup par contre. Je n’ai jamais rien fait de spécial pour développer ce genre de capacités. Je n’ai jamais fait de rituels initiatiques à la médiumnité, ni fréquenté de groupe New-âge ou autre. Je n’exerçais pas non plus cette capacité dans un but lucratif. Simplement « les perceptions » dues à la médiumnité s’imposaient souvent à moi sans que je puisse les contrôler et elles se sont développées pendant mon cheminement bouddhiste lorsque je faisais les pratiques. J’ai mis du temps à comprendre le lien entre les pratiques bouddhistes et le développement de la médiumnité.

Dans ma famille, d’autres personnes ont ce genre de « pouvoirs ». C’est notamment le cas de ma sœur (qui a des prémonitions toujours horribles, morbides et malheureusement justes) qui a aussi de gros problèmes de comportement (des accès de violence parfois extrêmes depuis l’adolescence. Elle fuit les églises, entendre parler de Jésus la rend agressive… C’est aussi le cas de ma mère et de sa propre mère. J’ai donc commencé aussi à comprendre que dans ma famille, il y avait d’autres personnes qui avaient des capacités occultes et que l’occulte était en fait déjà présent dans mon quotidien depuis mon enfance. Autrement dit, j’en étais déjà « imprégnée » sans avoir cherché à développer quoi que ce soit. C’est un vrai poison.

Je pense en effet que mon cheminement auprès du maître bouddhiste m’a donné accès à la médiumnité. Ça « ouvre des portes » ces pratiques du Vajrayana… Même quand on ne le veut pas… Et qu’on ne sait pas que ça peut provoquer ça… Ce qui était mon cas.

Je tenais à témoigner pour dire que le développement de capacités occultes comme la médiumnité n’est pas forcément le fruit d’actes conscients ou voulus. Il faut faire attention à tout ce genre de pratiques qui peuvent ouvrir des portes et nous confronter à des choses qui nous dépassent et dont très rapidement on ne maîtrise plus rien…

Maintenant la paix est revenue dans mon foyer et dans quelques semaines nous baptiserons notre enfant. Nous ferons aussi bénir notre maison par le prêtre pour que le Seigneur soit notre unique protecteur et guide dans notre existence.

Ryke Geerd Hamer, la biologie totale, le décodage biologique

Georges Fenech, Gare aux gourous, Santé, bien-être, Éd. Du Rocher, 2020, pp. 50-58.

Témoignage du parcours d’Alain

« Mon frère a été abusé durant sa maladie et en est mort raconte Jean-Marc, avec tristesse. Alain a été victime de charlatans de la médecine alternative et d’un médecin, le docteur Richard X, chirurgien installé dans le sud de la France. En juillet 2006, on pratique une biopsie sur un petit bouton douteux sur son visage qui provoquait une gêne de plus en plus perceptible au niveau de l’œil droit et empêchait le fonctionnement normal des sinus.

Un mois plus tard, les médecins diagnostiquent une tumeur du sinus maxillaire. Mon frère, également témoin de Jéhovah, ne fait confiance qu’au docteur Richard X. Un protocole médicamenteux, chimiothérapie et radiothérapie, est mis en place avec l’oncologue. Alain suit son traitement durant trois mois environ … Il refuse l’extraction de sa tumeur jusqu’à son hospitalisation. Durant une chimiothérapie, il m’avoue qu’il voit une kinésiologue et qu’ « il envisage de mettre un terme au protocole chimique qui l’empoisonne ». Selon lui, il lui suffirait de chercher les causes de la maladie et d’identifier les membres de la famille responsables de son cancer ! Il ne veut pas servir de cobaye à la médecine qui le traite comme un simple numéro.

Quand nous nous sommes revus, il m’a accusé d »‘être responsable de sa leucémie déclarée ». Elle était due, selon lui, « à notre mauvaise entente au moment de ses premiers soins » !

C’est à cet instant qu’il m’avoue qu’il a décidé de recourir à la médecine parallèle pour soigner son cancer : il prend alors plusieurs rendez-vous chez Mme Suzanne Y, kinésiologue et adepte de la « biologie totale » de Claude Sabbah.

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L’auriculothérapie

Georges Fenech, Gare aux gourous, Santé, bien-être, Éd. Du Rocher, 2020, pp. 229-232.

Cette technique repose sur la stimulation de points sur divers endroits de l’oreille externe, par différents moyens : implantation d’aiguilles, dispositifs d’acupression, applications d’aimants. Des aiguilles « semi-permanentes » peuvent être posées sur le patient pendant plusieurs heures à plusieurs jours. Cette technique est utilisée pour soigner toutes les douleurs, les addictions (tabac, alcool, drogue) les troubles du sommeil, les syndromes anxio-dépressifs, les allergies.

Que nous en dit le GAT ? D’abord qu’« il n’existe pas d’étude scientifique suffisamment rigoureuse permettant de conclure de manière certaine à [son] efficacité thérapeutique ».

Ensuite il en énumère les risques :

« Il existe des douleurs locales ou de légers saignements au moment de la stimulation ou lorsqu’une aiguille semi-permanente est posée. Les effets indésirables causés par des techniques de stimulation particulière (laser, stimulation électrique ou physico-chimique) n’ont pas encore été mesurés avec fiabilité. […] Il existe des risques importants d’aggravation des symptômes si l’auriculothérapie se substitue à un traitement dont l’efficacité est prouvée. »

Alors pourquoi diable, face à ces risques avérés, avoir introduit cette technique dans les hôpitaux ?

Et pourquoi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, n’a-t-elle pas pris les mesures qui s’imposaient auprès de l’AP-HP puisque les hôpitaux de Paris étaient placés sous sa tutelle ministérielle ?

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