Le spiritisme, un appel aux esprits ?

Encore un nouvel e-book à votre disposition dans la collection « La Ronde infernale de l’occultisme ». À télécharger ici en 3 formats, pour ordinateurs, tablettes et smartphones.

INITIATIONS « JEUNES »
Oui-ja à la maternelle
Charlie Charlie Challenge
Pour parler avec ma grand-mère
Des séances de spiritisme à la maison avec son copain
Halloween : du chrysanthème à la citrouille…

VOYAGE AU PAYS DU SPIRITISME
Allan Kardec, le fondateur
La mise en forme d’une doctrine
Une épidémie galopante au XIX° siècle
Victor Hugo, célèbre spirite
Le Brésil, un lieu de fixation géographique
Qui donc sont les esprits ?

UNE DIVINATION CENTRÉE SUR LES MORTS
La consolation d’un contact avec son enfant décédé
Charismatique chrétienne, ou spirite camouflée ?
Le père Brune : les morts nous parlent
Alain-Joseph Bellet : je communique avec les défunts
Avatars modernes du spiritisme
Toujours les capacité médiumniques occultes

CHRISTIANISME ET SPIRISTIME
Tenter d’entrer en contact avec les esprits des morts ?
Écriture automatique et locutions directes
Prier pour les défunts ?
Quelques paroles importantes de Jésus
Que dit la Bible sur la nécromancie ?
L’épisode biblique de la sorcière d’En-Dor
Que dit le catéchisme de l’Église catholique ?
Bartolo Longo, converti du spiritisme
Anne-Marie Taïgi, prophète dans la vie ordinaire
Maria Simma et les âmes du purgatoire

LA MARQUE DU MAL
Divers autres témoignages et ressources
Faire tourner les tables ?
Le piège de la mort annoncée
L’aide de la prière d’exorcisme…
L’avis d’un exorciste chevronné

ÊTRE LIBÉRÉ DE L’EMPRISE DU SPIRITISME
La démarche de libération
L’engagement dans le combat spirituel

La médiumnité et les médiums

La médiumité est rarement réfléchie par rapport à la foi et à la vie chrétiennes. C’est pourtant ce que je voudrais tenter ici, car de nombreux chrétiens ne détectent pas à sa juste mesure la mise en oeuvre du pouvoir occulte contenu dans la médiumnité.

Cela fait maintenant quarante ans que je reçois des personnes touchées par des impacts occultes dans leur vie familiale (au sens large), et/ou dans leur vie personnelle. Elles sont souvent en souffrance humaine et spirituelle. J’ai accumulé ainsi plusieurs milliers de contacts et d’heures d’écoute, et j’ai ainsi acquis certaines convictions que je souhaite vous partager.

Dans ce livret, je ne parle pas des pratiques particulières, mais de l’outil occulte sous-jacent à ces pratiques, et du danger qu’il représente, en particulier dans le courant du nouvel-âge en pleine expansion.

Je vous propose de commencer d’abord par écouter l’expérience des médiums eux-mêmes. J’en ai choisi quelques-uns parmi d’autres … des personnes présentes dans les médias, et dont on peut même suivre l’évolution sur plusieurs années. C’est important de savoir ce qu’ils disent et écrivent, qui recoupe totalement les confidences reçues. C’est un bon point de départ pour réfléchir.

Puis je voudrais parler des personnes qui ressentent une médiumnité présente dans leur vie personnelle, ainsi que de celles qui utilisent activement la médiumnité. Ce parcours qui va de la médiumnité passive ou dormante, à la médiumnité active. Sans éluder la question de l’hypersensibilité.

Nous pourrons mieux comprendre alors comment la médiumnité est un pouvoir occulte de porosité, de mainmise sur le psychisme des autres, dont les conséquences sont d’une extrême gravité. Le médium est un « hacker » de l’esprit, mais derrière, ce sont les ténèbres qui opèrent

Les personnes médiums sont en captivité; elles sont esclaves de leur pouvoir, prisonnières de leur don occulte. Les esprits mauvais les sollicitent à tout moment pour faire d’elles une courroie de transmission de leurs annonces tragiques et sinistres. Ce faisant, elles engendrent des liens occultes, des portes ouvertes chez les autres.

Tout au long de ce livret, des témoignages 🎧  illustreront les propos tenus.

À celles qui souhaitent sortir de cette captivité, puisse ce livret ouvrir un chemin de libération.

Car « rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1, 37).

VOUS POUVEZ TÉLÉCHARGER L’E-BOOK « MÉDIUMITÉ » en 3 formats, pdf, e-pub et mobi, sur cette page du site occultisme danger.free.fr

Table des matières

LES MÉDIUMS PARLENT DE LEUR DON
Patricia Darré, médium spirite
Geneviève Delpech, le don d’ailleurs
Stéphane Allix, le test
Alain-Joseph Bellet
Lilou à l’écoute

LA MÉDIUMNITÉ DORMANTE
Pourquoi donc suis-je un peu médium ?
L’hypersensibilité naturelle
L’hypersensibilité médiumnique
Des êtres très spéciaux
L’électrosensibilité

LA MÉDIUMNITÉ ACTIVE
Les personnes nées comme ça…
Les personnes utilisant la médiumnité
Porosité transpersonnelle, viol psychique
La gravité de l’utilisation de la médiumnité
Témoignage : consultations maternelles dévastatrices

LA CAPTIVITÉ DANS LA MÉDIUMNITÉ
« C’est moi qui lui ai donné… »
L’indice des flashes de voyance
Visions imposées, informations non recherchées
C’est toujours tragique et sinistre

LA LIBÉRATION DE LA MÉDIUMNITÉ
Le cheminement de libération
L’engagement dans le combat spirituel
Témoignage : une médiumnité indésirée

La divination et les voyants

Qui n’a pas été tenté une fois ou l’autre de se faire prédire l’avenir ? Peut-être même de se servir d’un pendule… ?

Il faut regarder de plus près ces pratiques, en essayant de nous poser des questions… Une réflexion est incontournable ! Elle sera exigeante, et fera la part belle aux témoignages.

Si peu que nous soyons dans un état de vulnérabilité, nous avons besoin de donner sens à certains événements qui nous déstabilisent et nous laissent dans un état difficile. Nous cherchons de l’aide, quitte à rentrer dans des démarches crédules et superstitieuses. Nous prêtons l’oreille à des personnes qui « voient » et qui « savent »… 

Des charlatans ?  Des manipulateurs ? Des personnes possédant des pouvoirs occultes ? Sans doute un peu tout cela à la fois… Et précisément, c’est là qu’il nous faut du discernement : éviter de tout balayer d’un revers de main en posant l’étiquette de charlatanisme; mais éviter aussi de tout diaboliser en affirmant avec aplomb que tout est occulte… 

Ce livret nous oblige donc à marcher sur un chemin de crête. Parmi toutes les « mancies », quatre pratiques serviront de support à notre réflexion : 

  • l’astrologie et la numérologie
  • la voyance et la cartomancie, 
  • les lignes de la main (chiromancie),
  • le pendule et la radiesthésie. 

Tout cela pose évidemment la question de savoir si l’avenir est écrit quelque part, et s’il est ainsi à disposition de personnes qui pourraient en percer le « mystère » par des dons spéciaux…

Et nous ne pourrons pas éviter de nous poser la question : y a-t-il quelque chose d’écrit dans la Bible à ce sujet ? L’Église a-t-elle aussi une parole sur le phénomène de divination ?

VOUS POUVEZ TÉLÉCHARGER L’E-BOOK « DIVINATION » en trois formats, pdf, e-pub et mobi, sur cette page du site occultisme danger.free.fr

Table des matières

Nous prêtons l’oreille à des personnes qui « voient » et qui « savent »…

LA RECHERCHE DE DIVINATION
J’aimerais bien savoir
Un Français sur trois…
Critique d’une posture très courante

VOULOIR FORCER L’AVENIR
Mon avenir est-il écrit quelque part ?
Comment reconnaître un vrai médium ?
Les capacités médiumniques

ASTROLOGIE – NUMÉROLOGIE
Une météorologie de la destinée
Vous portez votre signe zodiacal ?
Une astrologie humaniste ?
Une ressource « nouvel âge »
La numérologie humaniste ?
Horoscopes, addiction
Astrologie et foi chrétienne

VOYANCE – CARTOMANCIE
J’ai consulté des voyants par peur
Michel Berette : j’étais voyant… maintenant je vois
Il a ouvert un cabinet de voyance
Une voyante par téléphone raconte
D’autres témoignages sur la voyance

LIGNES DE LA MAIN (CHIROMANCIE)
Le guide me lit les lignes de la main
Prisonnière d’une fausse prédiction
Quelle attitude par rapport à la prédiction ?

PENDULE – RADIESTHÉSIE
Un jour, je vois une radiesthésiste en exercice
Tout est dit
La radiesthésie, le pendule…
D’autres témoignages sur le pendule

REFUSER LA DIVINATION
C’est une démarche superstitieuse
C’est un péché contre la foi
Regardons Jésus

CONTRE L’ESBROUFE, LA RÉFLEXION

Le contrôle mental (MK Ultra)

2nd épisode de la serie « APPRENEZ À VOIR » : apprendre à identifier et décoder les nombreux symboles dont nous sommes bombardés légalement dans les clips, les films, les pubs et qui représentent un réel DANGER pour notre esprit et ce, dès le plus jeune âge.

Étude de la Psychologue et Neuroscientifique (PhD) Annett Schirmer disponible sur mon drive public: https://drive.google.com/folderview?i…

EPISODE 1: https://www.youtube.com/watch?v=Kh-GH… Au sommaire de la série: découverte du milieu occulte des célébrités, cours intensif sur le programme de Controle Mental MK ULTRA ainsi que ses conséquences sur notre esprit et décryptages réguliers de nombreuses vidéos d’actualité.

L’objectif de cette série : vous sortir définitivement de cette hypnose dont vous n’avez même pas conscience.

CHAÎNE D’ALEXANDRE LEBRETON: https://www.youtube.com/channel/UCWc3…

MK ULTRA – ABUS RITUELS (LIVRE) : https://www.amazon.fr/Mk-Abus-Rituels…

Occultisme et contrôle mental dans l’Industrie du divertissement

L’industrie du divertissement semble être particulièrement touchée par l’occultisme et le contrôle mental, cela est sans doute dû au fait que de toutes les industries, c’est celle-ci qui s’expose publiquement le plus ; donc fatalement des failles apparaissent sous les projecteurs et laissent parfois entrevoir les symptômes des traumatismes et des programmations. […]

Cette industrie du divertissement joue un rôle essentiel dans le contrôle mental des masses, il faut donc qu’elle soit elle-même parfaitement contrôlée et connectée au monde des esprits pour canaliser et diffuser la ‘‘lumière luciférienne’’ ici-bas. Les artistes destinés à la gloire mondiale doivent donc être de parfaits médiums et de parfaites marionnettes servant à infuser cette ‘‘lumière’’ dans la masse. La programmation mentale basée sur les traumatismes est l’outil idéal pour cela.

Nous sommes toutes et tous victimes de contrôle mental à différents degrés mais les célébrités du show-business sont sûrement celles qui le sont le plus. Leur opulence et leurs comportements dégénérés sont mis en avant dans les médias afin que nous envions leur mode de vie et consommions leurs productions, ne sachant pas que pour obtenir une telle situation, ils sont sous le joug d’une servitude physique, psychique et spirituelle absolue. Les traumatismes qu’ils endurent s’expriment souvent à travers leur art mondialement diffusé, ainsi tout le monde peut-être indirectement traumatisé… et ils appellent cela du divertissement…

Les dessous du chamanisme, témoignage de Mirana

Comme vous le constaterez, Mirana opère très récemment une sortie du Nouvel Age. Son expérience personnelle dans ces réseaux la qualifie pour la mise en garde qu’elle nous adresse. Je tenais à l’encourager dans cette voie en postant sa video, même si je ne peux conseiller son site internet de thérapeute, ni sa chaîne YT.

Ostéopathie

1. Historique

Andrew Taylor Still (1828-1917) est le fondateur de l’ostéopathie. Dans son enfance, il accompagnait son père qui était pasteur méthodiste et rebouteux. Il observait les manipulations empiriques que son père pratiquait. Andrew n’avait pas fait d’études médicales, mais il avait le sens de l’observation : il s’amusait à disséquer des écureuils pour comprendre le fonctionnement de leur squelette.

En 1861, quand débuta la guerre de sécession, Still fut recruté dans l’armée de l’Union et pratiqua une médecine d’urgence, avec les moyens du bord. Ce fut à partir de ces nombreuses observations et expérimentations qu’il mit peu à peu en place une théorie et une pratique. Il pensait que tout déplacement articulaire, même minime, nommé subluxation, peut entraîner des troubles fonctionnels et même des pathologies avérées. Still créa le concept d’ostéopathie en 1855 avec ce postulat : « la structure gouverne la fonction ».

2. Trois concepts fondent l’ostéopathie

* L’être humain est un tout psycho-somato-spirituel. Toute lésion à un endroit du corps peut avoir des répercussions à n’importe quel autre endroit du corps.
* L’être humain possède en lui toutes les capacités à l’auto guérison. L’ostéopathie ne fait que stimuler ces facultés d’auto guérison.
* La fonction dépend de la structure. Si les structures ostéo-myo-articulaires empêchent une bonne vascularisation, il peut s’en suivre une limitation du mouvement ou une immobilisation entraînant l’enraidissement de l’articulation et des tissus péri-articulaires.

Still fonde en 1892 son école : the American school of osteopathie à Kiksvillen dans le Missouri. Un de ses élèves, John Martin Little John, fonde en 1917 la première école d’ostéopathie en Angleterre. Toutes les écoles d’ostéopathie en Europe, quelles que soient leurs divergences, se recommandent de ces fondateurs.

3. Domaine où l’ostéopathie prétend pouvoir intervenir

L’ostéopathie s’est beaucoup diversifiée et prétend pouvoir apporter sa contribution spécifique dans presque tous les domaines de la médecine.
Ainsi, l’ostéopathie se veut intervenir pour les pathologies congénitales, néo-natales, orthopédiques, rhumatismales, traumatiques, neurologiques, psychiatriques, gastro-entérologiques, les pathologies de la sphère uro-génitale, de la sphère ORL, de la sphère broncho pulmonaire…

4. Reconnaissance légale en France

Ce n’est que récemment que l’ostéopathie a été reconnue par le gouvernement français. En voici la définition :

« l’ostéopathie et la chiropraxie constituent un ensemble de pratiques manuelles ayant pour but d’identifier les dysfonctionnements de mobilité du corps et d’y remédier par des techniques appropriées ».

5. Enseignement

Pour les médecins et les kinésithérapeutes, la formation en enseignement théorique et pratique est d’environ 1 200 heures. Pour le titulaire du baccalauréat, elle est de 2 660 heures, soit trois ans d’études.

Depuis septembre 2007, 33 écoles ont été autorisées en France à former et à délivrer un diplôme d’ostéopathie. Dans quelque temps, il s’en trouvera une quarantaine. Ces écoles privées recrutent des élèves ayant le bac et pouvant payer une scolarité coûteuse. Chaque année, 2 000 ostéopathes obtiendront leur diplôme d’ostéopathie (DO). Il n’y aura pas assez de travail pour tout le monde. À titre de comparaison, il y a 40 000 dentistes en exercice en France, avec 1 000 dentistes formés chaque année. Cette multiplication à venir des ostéopathes n’est pas sans poser de sérieuses questions quant à leur volonté d’élargir leur domaine de compétence et de compléter leurs pratiques par des méthodes de moins en moins contrôlables.

L’académie de médecine n’a toujours pas validé l’ostéopathie, émettant périodiquement de sérieuses réserves car aucune étude scientifique sérieuse n’a encore prouvé son efficacité. Cependant, de plus en plus de personnes ont recours à ce type de soins et disent trouver un mieux-être, un arrêt des douleurs, une amélioration de leur mobilité.

5. Il existe plusieurs formes d’ostéopathie

A. L’ostéopathie structurale
L’ostéopathie structurale recouvre toutes les techniques de « reboutage » qui, au fur et à mesure de la pratique et de l’observation, ont donné lieu à des protocoles de manipulations manuelles (parfois différents selon les écoles). Ce sont des gestes secs et précis qui permettent de remettre des vertèbres ou d’autres os qui auraient été déplacés légèrement (subluxation). Ces manipulations peuvent être audibles. On entend un léger craquement. Elles permettent, lorsqu’elles sont bien faites et à bon escient, de récupérer la mobilité des articulations et de faire cesser ou atténuer la douleur.
Un bon praticien va d’abord masser pour détendre les muscles et favoriser la circulation, permettre au patient de trouver un climat de confiance et de relaxation, avant d’opérer le geste sec et précis qui permet la libération de ou des articulations ou des zones douloureuses et coincées.

B. L’ostéopathie fonctionnelle
L’ostéopathe par des gestes précis et doux, amplifie le mouvement de l’articulation en souffrance dans le sens de la non-douleur. Cela permet ensuite une correction douce et spontanée. Les techniques sont dites « directes » quand elles agissent directement sur les os contigus à l’articulation. Elles sont dites indirectes quand elles utilisent un bras de levier.

C. L’ostéopathie viscérale
L’ostéopathie viscérale s’occupe de la « renormalisation » des mouvements des organes internes ou des viscères (foie, estomac, intestins, poumons, utérus) qui seraient perturbés dans leur mobilité. Des tests et des manipulations très douces aident à la recherche des tensions anormales des fascias et ligaments qui suspendent et stabilisent les viscères à l’appareil locomoteur. Pour l’ostéopathie viscérale, il existe un mouvement global ainsi qu’un mouvement propre à chacun des organes internes.

D. L’ostéopathie crânienne
C’est Sutherland (1873-1954) qui, le premier, décrit un déplacement des os du crâne perceptible à une palpation très affinée.
Pour les ostéopathes crâniens, toute diminution, altération ou cessation de la mobilité des os du crâne, peut entraîner des perturbations dans tout le corps. La mobilité des os du crâne serait liée au mouvement respiratoire primaire (MRP), mouvement involontaire dû
– au mouvement du cerveau lui-même dans la boîte crânienne,
– au mouvement du liquide céphalo-rachidien,
– aux tensions réciproques des membranes crâniennes et rachidiennes.
Ces mouvements minimes entraîneraient des mouvements très subtils, mais perceptibles, des os du crâne et du sacrum, et même de tout le corps. En percevant et en accompagnant les zones de blocage et de diminution de mouvement, l’ostéopathe crânien est censé ré-harmoniser les tensions et les disfonctionnements de toutes les articulations et donc procurer un effet bénéfique sur tout l’organisme.

E. L’ostéopathie fluidique est encore plus subtile
L’ostéopathe entre dans l’intimité des mouvements crâniens ou des tissus des organes, des viscères. Attentif au mouvement respiratoire primaire, il va l’accompagner pour aider le corps à s’harmoniser par lui-même.
L’ostéopathie crânienne et fluidique s’intéresse beaucoup à la symphyse sphéno-basilaire, c’est-à-dire au point de jonction entre la base de l’occiput et le sphénoïde.

Prenons connaissance de ce qu’en dit Yves Guillard, dans son livre « L’ostéopathie en douceur » :

« Pendant ses études d’ostéopathie, le praticien apprend à tester les mouvements de la symphyse sphéno-basilaire… Ce test demande bien sûr une grande finesse car il faut « rentrer dans l’inertie des tissus » pour pouvoir les mobiliser. Mais il y a possibilité d’aller encore plus loin : au lieu de chercher à faire bouger le crâne dans le sens du test, il suffit d’imaginer simplement ce mouvement. Et oh surprise ! Le mouvement se fait alors tout seul, mais il est devenu beaucoup plus précis.

Cette capacité d’induire des mouvements extrêmement fins par la pensée est bien connue et elle est utilisée dans d’autres disciplines que l’ostéopathie. Mais elle ouvre la porte à une approche ostéopathique raffinée, agréable, pour le patient comme pour le thérapeute et d’une remarquable efficacité ».

L’ostéopathie, comme beaucoup d’autres thérapies manuelles lorsqu’elles sont pratiquées par des personnes bien formées compétentes et honnêtes, peut permettre un réel soulagement dans de nombreuses pathologies dites fonctionnelles : c’est-à-dire quand la fonction de l’articulation des tissus, des organes ou des viscères, est perturbée. Elle est par contre impuissante quand il s’agit de lésions avérées concernant la structure, notamment les cancers, les maladies dégénératives, héréditaires, ou les traumatismes lésant irrémédiablement telle ou telle partie du corps.

Un même thérapeute peut, en un premier temps, procéder à des approches pertinentes, efficaces et saines. En un deuxième temps, une autre pratique peut s’insinuer insidieusement, moins rationnelle, moins objectivable, qui s’apparente d’avantage au magnétisme ou à la médiumnité. Il ne s’agit pas de dénoncer l’osthéopathie ! Il s’agit d’ailleurs ici de l’osthéopathie fluidique, une branche particulière. Ainsi, Yves Guillard, déjà cité, donne ce témoignage à propos de la qualité de ce toucher hyper léger que l’ostéopathe peut acquérir :

« Peu à peu j’ai allégé mon toucher, ne cherchant plus qu’à induire les mouvements recherchés. Et à ma grande surprise, la sensation est devenue de plus en plus évidente, jusqu’au moment où je me suis rendu compte que mes mains n’étaient plus du tout en contact, mais nous entrons là dans un autre domaine… ».

C’est précisément « ce domaine » qui à la fois doit être l’objet d’une analyse critique sur le plan thérapeutique comme du discernement sur le plan spirituel.

Pour lors, redonnons la parole à Yves Guillard :

« Une autre expérience m’a également marqué et amusé : j’ai eu la chance de travailler pendant deux jours avec un magnétiseur. Cela nous a amené à faire ensemble plusieurs constatations. Nous trouvions à peu près les mêmes zones de lésion, lui en cherchant les régions chaudes et froides, et moi en testant la mobilité des différents diaphragmes. Quand je posais mes mains sur une partie quelconque du corps de mon patient et que mon ami travaillait sur une autre zone, je sentais immédiatement entre mes mains les modifications apportées par son action. Inversement, il ressentait aussitôt toutes les modifications que je pouvais apporter chez le patient. »

La suggestion de l’opérateur peut provoquer concrètement ce qu’il imagine. Pour preuve, voici le témoignage d’un kinésithérapeute en formation d’ostéopathie. Lors d’un exercice, il devait percevoir le mouvement respiratoire primaire crânien. Pour ce faire, il faut poser très délicatement les mains sur le crâne du patient et percevoir les mouvements dans une attitude de grande réceptivité ; cette perception nécessite un climat de relaxation important du thérapeute comme du patient. Dans le témoignage relevé, quelques minutes après le commencement de l’exercice, le patient a déclaré qu’il ressentait des maux de tête dans la région frontale. Le kinésithérapeute a réalisé qu’il était alors en train de rêver : il était au bord de la mer et des vagues venaient se fracasser sur des rochers. Cette expérience a été très troublante pour lui. Son rêve éveillé qu’il n’avait pas contrôlé, avait eu cet effet que lui a révélé le patient. Cela l’a incité à abandonner ce genre de pratique.

Bertran Chaudet

Le corps et le Nouvel Age

Le Nouvel Age, ensemble de réseaux fluides, se présente comme un nouveau paradigme, une nouvelle spiritualité. Aujourd’hui, on ne parle plus beaucoup de Nouvel Age ou de New-Age, mais cette manière d’être et de penser imprègne et influence tous les domaines de notre société :

Le monde de la santé, de l’éducation, du développement personnel, de l’entreprise et de ses méthodes de management, du commerce et de ses performances de persuasion de la clientèle, de l’écologie, de l’agriculture biodynamique, de l’économie positive, de la politique et de certains de ses réseaux, de la culture (avec ses films à audience planétaire, en direction des enfants, des ados et des adultes, ses jeux vidéo, ses musiques), de la mode, du social…

Ces influences sont de plus en plus difficiles à déceler, tant elles imbibent nos existences ; nous y adhérons parfois, sans même nous en rendre compte. Certaines d’entre elles s’inscrivent à l’opposé de la révélation chrétienne.

Le Nouvel Age mange à tous les râteliers

En effet, depuis le XVIIIe siècle, avec une croissance importante à la fin du XIXe siècle, les influences des mouvements théosophiques, maçonniques, et rose-croix, et de leurs enseignements ésotériques, la croissance du spiritisme et de l’occultisme, de la magie, de la kabbale, de l’alchimie et de l’astrologie, du druidisme, du chamanisme, du mouvement Wicca[1], du bouddhisme tibétain, du zen, du yoga, vont poser les fondements mouvants et hétéroclites du Nouvel Âge.

Continuer la lecture de « Le corps et le Nouvel Age »

La kinésiologie

Extrait du livre : Nouvelles croyances, thérapies alternatives : des dérives possibles. Denis Lecompte, Bertran Chaudet. Sarment éditions du jubilé novembre 2008.

Le terme est issu de kiné (mouvement) et signifie donc la science du mouvement. C’est une thérapie physico-émotionnelle. Il s’agit, par des exercices ou des mouvements sur le corps, de restaurer un équilibre énergétique perturbé à différents niveaux, à la suite de différentes causes. On est ici dans une méthode holistique, c’est-à-dire que la kinésiologie entend travailler sur le corps dans sa totalité.

Historique

(d’après Manuel pratique de kinésiologie, la santé par le toucher / JeanClaude Guyard, Éd. Souffle d’or, 2003)

La kinésiologie est née aux Etats-Unis. Elle se réclame de toute une recherche sur le corps depuis la fin du XIX ème siècle. Elle se situe dans la lignée des recherches du docteur Palmer, fondateur de la chiropractie qui mit en valeur, par un travail d’ajustement vertébral, une action à distance d’une région du corps sur une fonction.

Dans les années 1960, un autre chiropracteur, le Dr Goodheart établit une interaction possible entre les muscles, les organes et les méridiens d’acupuncture, avec une relation entre le stress et le tonus musculaire. C’est lui qui mit au point le principe du test musculaire énergétique.

Dans les années 1970, le Dr John Thie donne une diffusion large à ce qui sera la base de la kinésiologie dans son livre « Touch for Health» (santé par le toucher). Il répertorie 14 muscles principaux et 28 muscles additionnels. Il propose alors une méthode de guérison, fondée sur l’utilisation de points neuro-vasculaires et sur le balayage des méridiens, qui se fait à une faible distance du corps. On appelle alors guérison la disparition des symptômes.

Dans les années 1980, aux Etats-Unis et en Europe, le test musculaire commence à être utilisé pour interroger le corps sur tous les besoins de l’être humain et même de l’animal, par transfert.

Progressivement s’est donc mis en place un système d’analyse du corps qui permettrait de montrer que se renvoient l’un à l’autre les réseaux structurels, lymphatiques, neurologiques, psychologiques, vasculaires, nutritionnels, chimiques et énergétiques; de même, par l’interrogation du tonus musculaire, on pourrait remonter de l’effet constaté à la cause de cet effet. Les kinésiologues ont adapté des outils empruntés aux orthoptistes, aux orthophonistes, aux psycho-motriciens, aux ostéopathes. On utilise aussi les fleurs de Bach, l’affirmation positive, la symbolique ésotérique, le yoga, la neurologie, la gestion mentale …

En France, en Belgique et en Suisse notamment se développent les formations de kinésiologie, soit par le biais de quelques grands centres, soit sur des initiatives individuelles. L’interrogation du terme kinésiologie sur Google en est la vitrine.

Branches de la kinésiologie

Partant de l’outil de base qu’est le test musculaire, de nombreuses applications de la kinésiologie ont vu le jour.

Edu-kinésiologie ou kinésiologie éducative (mise au point par le docteur Dennison). Après avoir longuement détaillé les spécificités des deux hémisphères du cerveau, cette branche de la kinésiologie analyse les mécanismes du cerveau lors de l’apprentissage et explique toutes les difficultés d’apprentissage par une mauvaise connexion entre le cerveau droit et le cerveau gauche. Elle propose, en guise de correction, des mouvements permettant de croiser les côtés droit et gauche du corps, trouvés par le test musculaire (exercices dits de cross-crawl, tributaires souvent du bon sens ou empruntés au yoga). De fait, c’est souvent par le biais des difficultés scolaires des enfants que les parents pénètrent dans l’univers de la kinésiologie. De nombreux enseignants la proposent dans leurs cours comme méthode pédagogique associée.

Touch for Health ou santé par le toucher (mise au point par le docteur Jonh Thie). Cette branche considère qu’en touchant certains points du corps (issus notamment des méridiens d’acupuncture), on peut guérir de nombreux maux. Après une interrogation de chaque muscle important du corps, elle propose de renforcer un muscle testé faible, plutôt que de relâcher le muscle douloureux; elle veut agir sur les relations entre les différents réseaux du corps déployés ci-dessus. Chaque muscle est relié à un problème affectif, ainsi le corps a le pouvoir de s’auto guérir dans toutes ses dimensions.

Trois concepts en un (développé par Daniel Whiteside) approfondit l’intégration entre le corps et l’esprit. Il s’agit de désamorcer les émotions du passé qui bloquent notre présent. Par le test dit du « baromètre du comportement» on touche à de nombreuses blessures psychologiques.

L’aura kinésiologie (récemment mise au point par Jean-Claude Guyard) a permis « d’ouvrir à toute personne sensible aux énergies subtiles un domaine jusqu’à présent réservé aux initiés ». (kinésiologie.fr site Internet).

Hyper-texton (mis au point par Franck Mahony) est utilisé dans les milieux sportifs et s’intéresse à l’hyper tonicité musculaire que l’on corrige par l’alternance de légères contractions à l’inspiration, et de légers étirements à l’expiration.

PKP (professional kinsesiology practitioner du Dr Bruce Dewe) se présente comme la grande synthèse de toutes les branches; elle utilise surtout les modes digitaux c’est-à-dire tout un système de gestes symboliques exécuté sur les doigts. Il est dit de ce système qu’il a été défini et utilisé depuis des milliers d’années pour équilibrer l’énergie dans le corps, et qu’il appartient au monde de l’Egypte, de la Grèce, de la Chine et de l’Inde.

De très nombreuses autres applications voient également le jour (allergies, dentiste, vétérinaire), chacune faisant l’objet d’une marque commerciale déposée.

Les piliers de la kinésiologie : le test musculaire, le baromètre du comportement, la récession d’âge.

La clé de voûte de la kinésiologie est le test musculaire qui évalue le niveau énergétique d’un être vivant par une technique manuelle simple. Il se veut différent du test qu’utilisent les kinésithérapeutes en ce qu’il n’évalue pas la résistance du muscle. On lui donne lors des cours des explications physiologiques et neurologiques complexes.

Mais, finalement, « il n’est pas nécessaire de comprendre le phénomène; il s’agit de l’expérimenter: c’est suffisant pour que cela soit efficace» (Paul Dennison, kinésiologie, le plaisir d’apprendre, Éd. du Souffle d’or, 1988) et « mieux vaut une méthode dont on ignore pourquoi elle guérit qu’une méthode dont on sait pourquoi elle devrait guérir» (site kinésiologie.fr)

Concrètement il s’agit d’exercer une légère pression sur un muscle, par exemple le bras du patient. Quand il y a un stress dans le corps, le tonus du muscle se modifierait instantanément, l’énergie se bloquerait, le muscle lâcherait. Partant de là on dira qu’un bras qui résiste à cette pression teste fort et équivaut à une réponse positive à une question posée, et qu’un bras qui tombe teste faible et équivaut à une réponse négative à une question posée. Le test musculaire qui est à l’origine une simple interrogation du corps devient donc par une traduction rapide un moyen de communication verbal, entre deux personnes qui peuvent ne pas se parler ! Il est à la fois un outil de diagnostic et de correction thérapeutique.

Lors de l’interrogation du mal-être de la personne, les kinésiologues ont cru constater que « le fait de poser une question directe et honnête ne garantit pas une réponse directe et honnête ». Il faut donc avoir accès à l’inconscient et à la mémoire du corps qui, eux, ne mentent pas et peuvent seuls donner la bonne réponse. Les patients ont pu mettre en place des réponses inattendues ou inversées qui sont considérées comme des « sabotages », c’est-à-dire des barrières mises en place par l’inconscient : il faut les supprimer absolument.

Le test musculaire se fonde donc sur l’idée que le corps entier a une mémoire : chaque muscle, nerf, tissu, cellule, ayant participé à une expérience s’en souviendra et pourra être reprogrammé si l’on a identifié la cause émotionnelle qui a provoqué le traumatisme. On trouvera l’émotion vécue grâce au baromètre du comportement. Ce baromètre du comportement est une sorte de tableau hiérarchisé des émotions positives et négatives.

« Il a été conçu de manière non intellectuelle, personne ne l’a pensé. Il s’est construit sur le test musculaire.» Il a un « pouvoir ». Ses mots ont « une signification presque magique ». (Manuel de cours de « trois concepts en un », institut belge de kinésiologie, 1998)

Si le corps a une mémoire et que l’on peut l’interroger avec des réponses simples et précises par le test musculaire, il va être possible d’interroger des âges antérieurs de la personne. Cela se fera lors de la récessions d’âge.

« Il ne s’agit en aucun cas d’une méthode de suggestion, mais d’une énergie du passé qui est réactivée. Cette pratique n’a pas d’effet secondaire car la personne visualise le passé avec son regard actuel. Elle a l’impression qu’elle a voyagé dans le temps pendant quelques instants … Il faut juste être vigilant à ne pas la laisser dans le passé» (Jean-Claude Guyard, Manuel pratique de kinésiologie, déjà cité).

La philosophie qui sous-tend la kinésiologie

La kinésiologie souffre d’un manque de définitions précises concernant les concepts – corps physique, âme, esprit, énergie -, le tout accentué par des problèmes de traduction des documents fondateurs. Mais finalement cela a peu d’importance pour les adeptes car on se trouve dans une conception énergétique de l’homme: « le corps et la psyché sont comparables aux côtés pile et face d’une pièce de monnaie, la tranche représentant l’énergie qui relie l’ensemble » (site kinésiologie.fr). La kinésiologie s’adresse au corps spirituel de l’homme,

le terme « spirituel » décrivant ici « une qualité, une longueur d’onde, une fréquence intérieure de l’homme qui a toujours été présente en lui. Il ne faut pas confondre cette qualité avec les croyances qui peuvent lui servir de support. » (Jean-Claude Guyard, déjà cité). « La kinésiologie utilise une force d’énergie, mais peu de gens comprennent la nature de cette force, et peu savent l’utiliser, on peut l’appeler chi, prana, énergie cosmique, amour» (Paul Dennison, Kinésiologie, le plaisir d’apprendre, Le souffle d’or, 1988).

Lorsqu’on teste une personne, on pénètre dans son espace vital : « Représentez-vous une couche d’environ 50 centimètres qui vous entoure et qui entoure également votre partenaire. Quand vous pénétrez dans cet espace, vous entrez dans le champ d’énergie de l’autre et vous mêlez son énergie à la vôtre. Votre énergie affecte la sienne et réciproquement. D’où la précaution à prendre de protéger son champ d’énergie comme derrière un boulier contre tout élément négatif que la personne testée pourrait vous transmettre » (Paul Dennison, déjà cité). Ailleurs, il est pourtant dit que les tests sont inoffensifs s’ils sont pratiqués avec amour et confiance.

La kinésiologie emprunte à la philosophie chinoise sa conception du corps selon le Yin et le Yang ainsi que le fait que chaque partie appartient au tout et ne peut en être séparée : chaque partie peut permettre d’accéder au tout. On y retrouve une réflexion sur les cinq éléments, sur les méridiens d’acupuncture. Aux cinq éléments sont associés cinq corps, qui correspondent à peu près aux corps définis par la doctrine ésotérique : le corps physique, le corps mental, le corps émotionnel, le corps essentiel (dans lequel les Chakras agissent), le corps facteur X (qui recouvre les autres et englobe le corps astral et le corps étérique). Il est possible de tester la capacité de chaque corps à accepter les bénéfices de la séance de kinésiologie (stage « trois concepts en un »). C’est par un emboîtement de ces corps que l’on atteint une dimension spirituelle : «Lorsque les souffrances physiques ou morales sont calmées, apparaissent ces besoins de transcendance auxquels répond la découverte du meilleur de soi-même» explique alors Guyard (livre déjà cité).

La kinésiologie veut se démarquer de la médecine universitaire, en ce sens qu’elle dit prendre en compte la dimension psychologique de la personne que les médecins conventionnels auraient oubliée. En effet, le consultant n’est plus dans une demande de prise en charge, mais se trouve le partenaire de sa propre guérison: il ne peut guérir que s’il le veut vraiment. « Nous allons mieux, uniquement dans la mesure où nous croyons que nous pouvons aller mieux» (cours « trois concepts en un », janvier 1998, institut belge de kinésiologie). « Les approches conventionnelles (de la santé) n’ont pas réellement donné beaucoup de résultat, n’est-ce pas? Malgré tous les progrès scientifiques actuels, les gens sont encore aussi fous qu’il y a 600 ans. » C’est donc la défiance qui est conseillée envers les approches conventionnelles.

Pour éviter l’accusation d’exercice illégal de la médecine, le discours est ambigu : on ne dira jamais que le patient n’a pas besoin de tel médicament, mais on testera par le test musculaire l’opportunité du médicament. Il est répété dans les formations que le kinésiologue n’est pas un thérapeute, mais un facilitateur. Il est bien spécifié, dans toutes les introductions de manuels de cours, que la kinésiologie n’est pas « un moyen de diagnostic ou de prescription pour une quelconque maladie d’un quelconque lecteur (…). Les personnes qui utilisent les tests et les procédures de correction le font sous leur entière responsabilité ». Et si les résultats promis ne sont pas là, c’est que « ce n’est pas le moment ».

Au-delà de la santé physique, il s’agit de changer de « système de croyance ». Notre ancien système de croyance, « qui a fait échouer nos arrière-grands-parents, nos grands-parents, nos parents, ne nous a pas appris que chaque humain est un individu unique, ne nous a pas appris que le fait d’admettre ses erreurs est une vertu et que changer d’avis est tout à fait naturel ». (Introduction du cours « trois concepts en un ». ) Or, grâce à la kinésiologie, tout ira mieux, car « le système que nous utilisons fonctionne, les gens changent pour le mieux et ces changements sont permanents. »

 

Kinésiologie : un témoignage

Kinésiologie : un témoignage

Ecrire ce témoignage sur la kinésiologie m’a coûté. Il m’est pénible de revenir sur cette période encore récente de ma vie; mais il m’est encore plus insupportable d’entendre tellement de gens autour de moi se vanter des mérites de leur kinésiologue ou d’une autre médecine énergétique. Je fais mienne cette parole de Saint Paul : «vous étiez dans les ténèbres, maintenant vous êtes dans la lumière ».

Cette plongée dans l’univers énergétique m’a amenée à de très nombreuses recherches dans des livres, des cassettes, à des rencontres avec des spécialistes… Je suis donc actuellement à même de comprendre en partie comment cela fonctionne et pourquoi j’ai plongé dans cet univers. Dans cette démarche, plusieurs personnes m’ont accompagnée; qu’elles en soient remerciées! Par la justesse de leurs questions, elles m’ont aidée à faire la lumière … Cela a été pour moi une expérience immense de consolation fraternelle.

Après un déménagement difficile et une grande période de fatigue, je me sentais disponible pour une nouvelle orientation professionnelle. En tant que professeur de français, je remettais en cause ma pratique: je me sentais déstabilisée par les enfants en difficulté scolaire et impuissante. J’avais l’impression que même le soutien extrascolaire était inefficace, qu’on leur rajoutait des connaissances, sans avoir accès à la racine même de la difficulté de leur apprentissage.

Or j’avais, dans les années 1990, entendu parler de la kinésiologie comme d’une discipline permettant justement, par l’interrogation du corps, de remonter à la source des traumatismes et ainsi de gommer les difficultés du temps présent, notamment les difficultés scolaire des enfants. Je me décidais à consulter pour moi et pour mes enfants une kinésiologue de ma ville, dont on me disait le plus grand bien; qui plus est, elle se trouvait dans les mêmes groupes catholiques de prière que moi. Je rencontrais cette personne; je la jugeais très à l’écoute, pleine d’empathie et sympathique …

La kinésiologie se présentait comme une thérapie. Par l’interrogation du corps et en se fondant sur le principe que le corps a une mémoire propre des évènements vécus dans le passé, on pouvait retrouver trace des évènements préjudiciables vécus et les guérir en les effaçant. Le principal outil était le test musculaire: on posait une question par oral; puis par une très légère pression sur un bras tendu, on pouvait trouver une réponse positive si le bras résistait, et négative si le bras se laissait tomber. Partant de là, on pouvait envisager des corrections – sortes de massages, également indiqués par le test musculaire – qui permettraient d’effacer la blessure.

Je me lançais donc avec bonheur dans la formation que la kinésiologue de ma ville animait, sous forme de week-ends assez coûteux et non déclarés. Ces stages étaient simplement validés par une attestation de présence. Il n y avait pas d’évaluation ni de diplôme. Les élèves s’entraînaient mutuellement les uns sur les autres. On y trouvait un apport théorique flou. Je devais découvrir par la suite que tout était sous-tendu par la philosophie du New Age, c’est-à-dire la capacité que l’homme a de se guérir lui-même par l’énergie cachée qu’il tire de la nature. On nous donnait de gros documents en américain, mal traduits par l’organisation belge qui en était dépositaire. Nos professeurs français avaient retravaillé certains textes. C’était un mélange d’éléments de psychologie, de morphologie, d’ostéopathie, d’énergétique chinoise et d’autres choses que je ne comprenais pas. J’ai toujours besoin de comprendre ce que je fais, et je commençais à poser des questions. Il me fut répondu: « tu ne peux pas encore comprendre, tu comprendras plus tard, quand tu auras avancé dans la formation ». Parfois, notamment quand je demandais d’où provenaient des positions de doigts particulières, il se produisait un silence un peu lourd, comme si ma question dérangeait, et on me répondait: «c’est un langage universel. » Je devais apprendre, des mois plus tard, qu’il s’agissait de gestes occultes, codés, issus de l’hindouisme. Je sentais que j’agaçais avec mes questions et l’on commença à me traiter de «cerveau gauche ». En effet en kinésiologie, on apprend, après une analyse simpliste du fonctionnement du cerveau, que certaines personnes ne font fonctionner que leur cerveau gauche, siège de la rationalité, alors que d’autres se situent dans le cerveau droit, créatif. Le cerveau droit était véritablement magnifié.

Lors d’un des exercices, à la fin d’un long et fatigant week-end où nous avions travaillé à faire sortir des émotions cachées par des tests musculaires répétés, mon partenaire de formation me fit la correction qui était demandée par le protocole que nous avions travaillé : il me mit, entre les deux yeux, une lumière qui me plongea dans un état d’absence de moi-même.

Je devais par la suite comprendre qu’il s’agissait à mon insu, d’une ouverture d’un chakra appelé : «le troisième œil ». Et en effet je me mis à «voir »les blessures psychologique des gens et plus particulièrement chez les prêtres. Pour essayer d’analyser ma pratique, je lisais, en même temps que les cours, les livres de Simone Pacot sur l’évangélisation des profondeurs. J’en déduisis moi-même que ce à quoi elle arrivait au bout de nombreuses séances, nous y arrivions très rapidement en dix minutes : c’est-à-dire nous remontions à la blessure supposée être à l’origine par ce qui s’appelait « une récession d’âge »; cela permettait de remonter tous les âges jusqu’avant même la naissance, et de trouver ainsi la blessure correspondante.

J’assistais lors des cours à de véritables courses à la blessure, certains montrant une dépendance incroyable à cet exercice qui leur faisait vivre des sortes d’extases. J’en testais sur moi-même l’efficacité : ce qui m’était dévoilé était vrai, à ceci prêt que je n’avais jamais eu conscience que cela pourrait être source de blessure; cela me mettait dans un état d’agressivité et d’accusation vis-à-vis de mes proches par exemple.

Je découvris plus tard cette parole magnifique, tirée de la Bible, qui justement met en évidence la patience et la bonté de Dieu à notre égard; il ne permet pas que tout nous soit montré : «je ne chasserai pas tes ennemis devant toi en une seule année, de peur que le pays ne devienne un désert où se multiplieraient à tes dépens les bêtes des champs; je les chasserai devant toi peu à peu jusqu ‘à ce que tu aies assez fructifié pour hériter du pays» (Exode, 23, 29 à 31).

J’avais commencé, comme on nous le conseillait, à pratiquer la kinésiologie sur des gens de mon entourage, avec beaucoup de succès. Je faisais passer ces consultations avant l’attention à mes enfants et à mon mari. Je vivais comme hors de moi, repensant à mes clients, revivant les séances, m’interrogeant …

Plusieurs événements m’alertèrent. Une personne eut une transe avec hurlements lorsque je la touchai, ce qui me laissa épuisée et inquiète. Une autre, lorsque je lui fit une récession d’âge, pointant un traumatisme fort, se mit à pleurer en me disant «je ne voulais pas te le dire ». J’avais donc violé sa conscience? Une troisième, manifestement absente d’elle-même, me répondit quand je lui demandais si elle était présente : «je t’entends, mais je suis ailleurs, je suis bien ». J’avais à peine eu le temps de la toucher que déjà j’avais les réponses aux questions que je n’avais pas formulées par oral. Je crois qu’elle fut la dernière de mes clientes. Je me suis rendue compte en additionnant toutes ces interrogations que j’étais très loin de mon projet initial. Je me sentais très seule dans ma pratique. Je ne pouvais raconter à personne mes inquiétudes; les professeurs n y étaient pas du tout ouverts ou me répondaient simplement: « ne t’inquiète pas, tu ne fais que du bien. »

J’étais de plus en plus à la recherche de réponses à mes questions; et pourtant je n’arrivais pas à renoncer: on commençait à savoir ce que je faisais. La kinésiologie avait bonne presse dans le milieu catholique. Je vivais une forme de compassion tirée de mon expérience d’écoute à « Mère de Miséricorde »; ce que je disais intéressait et il n’était pas rare qu’à la fin d’un dîner quelqu’un vienne me dire « cela me rejoint, est-ce que je peux venir consulter ». J’entrais facilement en communication kinésiologique avec mes clients. Avec une amie de cours, dont je me rendais compte qu’elle aussi était mal à l’aise, nous avons écrit au père Verlinde. A cette époque, il commençait à recevoir des questions sur son site FINAL AGE. Il mit donc en place un groupe de travail et pu répondre à nos questions que d’autres apparemment se posaient aussi. Nous eûmes ainsi la certitude que tout cela fonctionnait sur le mode du magnétisme occulte, avec emprunt d’éléments sans aucune référence explicite aux diverses traditions des guérisseurs. Nous étions au cœur d’une des disciplines du New Age, en plein syncrétisme, nous manipulions en toute naïveté (mais est-ce le cas de tout le monde ?) l’énergie astrale; cela n’avait rien de chrétiens, Jésus n y avait pas sa place. Pour moi cet aspect là était la plus grande imposture. Mais je pense que c’est également un enfermement pour les non-chrétiens.

L’argument ultime qui demeure en faveur de la kinésiologie, ce dont les gens ne démordent pas, sont les fruits immédiats et spectaculaires qui apparaissaient lors des séances. Je dois dire qu’il se trouvait une certaine vérité dans les résultats des investigations concernant les blessures, même si parfois c’était approximatif; cela reste un mystère. En tout cas, ces investigations en engendraient toujours d’autres, sans fin. Les fameuses corrections que l’on apportait aux problèmes trouvés ne tenaient pas dans le temps et engendraient d’autres inquiétudes et donc d’autres consultations. Je suis convaincu maintenant que l’arbre qui engendre de tels fruits est pourri.

Il m’a fallu abandonner toute sensibilité magnétique ainsi que cette ouverture du « troisième œil ». Le Seigneur me le proposa lors d’une nuit d’adoration dans le cadre d’une retraite spécifique sur l’occultisme. Je lui remis tout ce que mes mains avaient senti sans toucher. Je lui demandai de venir réparer ceux que j’avais approchés. Il me fallut aussi lui demander un apaisement de ma mémoire corporelle, pour oublier ces fortes sensations de « sortie du corps « . Je dus expliquer à tous que je m’étais trompée. Jésus fut présent d’une manière très sensible du début jusqu’à la fin de ces années. Je n’étais pas seule, et dans mon humiliation, il m’a donné la chance de pouvoir accompagner certaines femmes touchées par l’avortement qui pour apaiser leur immense souffrance cherchent dans les thérapies énergétiques un remède bien vain, quand elles découvrent que Jésus est là pour elle.

Ce dernier témoignage est symptomatique des dérives possibles induites par les nouvelles thérapies, voici un scénario assez fréquent des différentes étapes.

1) Le point de départ est un mal-être pour soi-même pour ses enfants ou ses proches.

2) La recherche d’une solution est envisagée, d’abord par des moyens classiques, reconnus par la médecine, remboursés par la sécurité sociale. Il y a consultation de généralistes, de spécialistes, de paramédicaux.

3) Ces démarches n’aboutissent à aucune amélioration. Aucune explication n’est donnée à la réalité des symptômes repérés: le diagnostic reste flou, les compléments d’examens envisagés, radios, scanner, analyses en tout genre ne donnent rien.

4) Par ailleurs, aucun médicament, aucune prise en charge en orthophonie, kinésithérapie, psychothérapie n’amène d’amélioration.

5) Perplexité et questionnement surviennent quant au diagnostic et aux thérapeutiques envisagées.

6) Une personne de l’entourage propose une solution dans les médecines alternatives ou les nouvelles thérapies.

7) La première consultation donne une réponse immédiate, l’origine des maux est enfin trouvée avec la promesse d’une rapide amélioration.

8) Une sorte de protocole thérapeutique est mise en place, parfois des exercices sont proposés.

9) Enfin une réponse existe, suscitant un espoir à hauteur des investissements déclenchés, en argent, en temps, en confiance.

10) Tout ceci peut entrainer un surinvestissement dans cette thérapie aussi prometteuse.

Il) La réalité revient douloureusement à la surface. Après quelque semblant d’amélioration, l’état reste stationnaire, quelques mois passent.

12) La réponse si facilement trouvée quant à l’origine des troubles, n’était sans doute pas l’unique raison des difficultés, la déception survient, les interrogations demeurent.

13) Une autre solution doit être recherchée, parfois une autre nouvelle thérapie est envisagée.

14) A moins que ce douloureux chemin n’ait permis une prise de conscience de la réalité. Un accompagnement thérapeutique bien ciblé demande souvent du temps, de la patience, et beaucoup de tendresse de la part des parents dans l’accueil objectif de leur souffrance ou de celle de leur enfant.

Dans le cas de Marguerite, après avoir été séduite par la kinésiologie, pensant enfin trouver une réponse enfin ajustée pour ses élèves, elle s’est formée avec assiduité et sérieux à cette méthode. Après un travail important de recherche, d’évaluation et de discernement quant à la méthode, elle a observé avec lucidité ce que cela provoquait dans son entourage et pour elle-même. Son parcours lui a permis d’avoir une attention toute particulière aux propositions mensongères faites, et ce parfois à l’insu des praticiens eux-mêmes, dans certaines nouvelles thérapies ou dans certains prolongements abusifs de ces thérapies. Désormais, elle éveille son entourage aux risques potentiels de ces méthodes auprès d’autres mamans, ainsi que dans les milieux scolaires qu’elle fréquente. En rejoignant «la pastorale nouvelles croyances et dérives sectaires », elle suscite des rencontres d’information sur ce sujet et intervient elle-même pour donner des critères de discernement.

Extrait du livre: Nouvelles croyances, thérapies alternatives :des dérives possibles. Denis Lecompte, Bertran Chaudet. Sarment éditions du jubilé novembre 2008.

La kinésiologie