Qui est le P. François Brune ?

par Dominique Roche Arnaud

François Brune est né en 1931 et mort le 16 janvier 2019. Ce prêtre catholique est passé à l’orthodoxie à la fin de sa vie. Il est l’auteur de nombreux ouvrages concernant la théologie, la spiritualité, la vie après la mort et le paranormal (spiritisme)

En 1970, il découvre les expériences aux frontières de la mort (EMI-NDE) par le livre : La Vie après la vie de R. Moody. Il part aux États-Unis, et s’initie aux communications avec les morts à l’IANDS (International Association for Near Death Studies).

Les expériences de Jean Prieur, Pierre Monnier et Roland de Jouvenel (medium guérisseur) vont le convaincre, il dit y avoir trouvé : « des preuves de l’existence de Dieu, dans l’évocation récurrente de « cette lumière extraordinaire, dont les catholiques ne savent pas trop quoi faire, alors que les orthodoxes lui consacrent toute une théologie », et le ressenti unanime « d’un amour absolu, inconditionnel et personnel ».

Quelles preuves de l’existence de Dieu a-t-il trouvées à partir d’expériences de communication avec les défunts ? Quelle « théologie orthodoxe » explique cette lumière extraordinaire des EMI ou NDE ?

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Un cours en miracles

Témoignage : une famille raconte comment elle a fait l’expérience de la « force diabolique » de ce livre

Ce n’est pas un livre anodin : outre les dangers de la manipulation mentale et de la dépendance sectaire, il y a une action directe de la puissance des ténèbres. C’est avec cette affirmation que s’intitule l’article écrit par Luis Santamaría, membre du Réseau ibéro-américain pour l’étude des sectes (RIES), dans le média chilien Portaluz.

D'autres articles sur le livre "Un cours en Miracles" se trouvent sur la page dédiée

« La connaissance de A Course in Miracles [UCDM] est arrivée dans ma famille par l’intermédiaire d’un citoyen nord-américain qui a épousé ma sœur il y a de nombreuses années ». C’est avec ces mots que Lola commence son histoire, une femme latino-américaine qui a partagé avec Portaluz la terrible expérience qu’ils ont vécue autour de ce livre qui se répand beaucoup dans les milieux New Age, et qui fait du mal à de plus en plus de personnes.

La conclusion à laquelle elle parvient après tout ce qu’elle raconte dans cet article est claire : « L’UCDM contient sa propre force diabolique. C’est un livre qui séduit l’esprit pour vous faire lire et réciter les leçons et  » éliminer l’ego  » afin que vous ne posiez pas de questions et acceptiez ce que leurs textes disent. De cette façon, ils volent l’âme à leurs fins. » Son avertissement est donc clair, et il s’adresse à tous : « ne permettez pas à cette secte d’attraper quelqu’un de votre famille ».

Une personne énigmatique

Lola se rappelle à quel point son beau-frère — que nous appellerons Jim — était, au fond, un mystère pour eux : « Honnêtement, nous n’avons jamais vraiment appris à le connaître. Nous avons été très frappés par la rigidité et les conflits constants que cet homme avait avec tous ceux qui l’entouraient. Il pleurait à propos de tout, et parfois il pleurait pendant des heures. Il se considérait comme un catholique et avait été baptisé dans son enfance. Quand je lui parlais, je lui demandais ses idées, puis il s’exprimait avec assurance. Et il y avait une grande confusion qui ne lui permettait pas de comprendre la vie à partir de la vérité de Dieu, qui est Père, Fils et Saint-Esprit ».

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Le culte vaudou

L’influence du culte Vaudou, ses pratiques et ses conséquences, les chemins de délivrance

par Jean Pliya

Le Voodoo est une religion africaine née au Dahomey, aujourd’hui le Bénin. Depuis les pays du Golfe de Guinée surnommé la Côte des esclaves, il s’est répandu dans certaines régions où se trouvent les populations d’origine africaine, au Brésil, à Cuba, à la Trinidad et surtout à Haïti.

Aujourd’hui, une association de prêtres et de laïcs, le « Sillon noir », étudie le voodoo en vue de l’inculturation de la foi catholique en Afrique, car il existe une culture du voodoo reconnaissable dans les danses, les parures, les cérémonies d’initiation.

Le point de départ du voodoo est la connaissance des secrets de la nature, notamment la vertu des plantes pour maîtriser les forces vitales ou se les concilier en vue d’améliorer la qualité de la vie sur terre. Mais progressivement les hommes ont divinisé ces forces et certains de leurs ancêtres, pour entrer en relation avec leurs esprits par des pactes mystiques.

Le voodoo est une religion parce que les ancêtres fondateurs des peuples béninois ont eu l’intuition de la divinité, d’un Dieu suprême créateur ; mais au lieu d’adorer ce Dieu, ils ont abouti à une pluralité de divinités : voodoos familiaux comme les dieux lares des Romains, voodoos royaux et enfin les divinités-idoles liées aux forces de la nature ou à la divination au service des besoins humains notamment la guérison, la richesse et le pouvoir.

Au Bénin, le culte voodoo comporte un rituel précis et structuré, des pratiques adaptées à des objectifs donnés, une hiérarchie de prêtres, des adeptes, hommes et femmes. Mais certains voodoos ont intégré à leur rituel des puissances magico-sorcières, ce qui est un réel danger pour la foi chrétienne, une arme maléfique aux mains des devins guérisseurs ou des grands prêtres, influents comme des gourous. Les dangers spirituels sont l’idolâtrie, le syncrétisme religieux, l’occultisme, obstacles à une foi évangélique solide. Cette situation nécessite une pastorale appropriée et un accompagnement spirituel en vue de la délivrance des personnes liées ou oppressées. Si on ne connaît pas la genèse d’une religion non révélée et ses fondements, on ne pourra ni en parler ni aider éventuellement ceux qu’elle déroute ou manipule.

I. Origine, nature et diversité du Voodoo

Nous présenterons d’abord la religion voodoo et ses cultes au Bénin puis en Haïti et au Brésil dans un esprit d’ouverture et de tolérante compréhension car dans la Déclaration du Concile Vatican II sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes, il est écrit : « De même, aussi, les autres religions qu’on trouve de par le monde s’efforcent d’aller – de façons diverses – au-devant de l’inquiétude du cœur humain en proposant des voies c’est-à-dire des doctrines, des règles de vie et des rites sacrés. L’Église Catholique considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines. Toutefois elle annonce et elle est tenue d’annoncer sans cesse le Christ qui est « La Voie, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6) dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses ».

1. La Naissance des voodoos

Le mot Voodoo, employé dans l’aire de civilisation Adja – Fon – Goun du Bénin ou Orisha chez les Yoruba du Nigéria, signifie ce qui est mystérieux et désigne une entité spirituelle, une véritable déité. On peut définir les voodoos comme :

• Les idées que les croyants se font de diverses puissances immatérielles émanant soit de faits de la nature, soit de personnes humaines ayant rang d’ancêtres.

• Les lieux matérialisés par un autel où s’effectue la communication avec ces puissances.1

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La croix renversée est-elle un symbole satanique ?

« Saint Pierre, le premier pape, est debout sur le Vatican,

Et de ses mains enchaînées il bénit Rome et monde dans le soleil couchant.

Puis on l’a crucifié la tête en bas, vers le ciel sont exaltés les pieds apostoliques.

Christ est la tête, mais Pierre est la base et le mouvement de la religion catholique.

Jésus a planté la croix en terre, mais Pierre l’enracine dans le ciel.

Il est solidement attaché au travers des vérités éternelles.

Jésus pend de tout son poids vers la terre ainsi qu’un fruit sur sa tige,

Mais Pierre est crucifié comme une ancre au plus bas dans l’abîme et le vertige.

Il regarde à rebours ce ciel dont il a les clefs, le royaume qui repose sur Cépha.

Il voit Dieu et le sang de ses pieds lui tombe goutte à goutte sur la face. »

Corona Benignitatis Anni Dei, Paul Claudel, 1915.

Note à propos du livre à paraître du P. Conrad de Meester : la fraude mystique de Marthe Robin

par le P. Pierre Vignon, prêtre de la Drôme.

Le père carme Conrad de Meester (1936-2019) crée du trouble post mortem dans l’Église à propos d’une expertise qui lui a été demandée il y a 30 ans lors de la phase diocésaine de la procédure en béatification de la servante de Dieu Marthe Robin (1902-1981). Ses conclusions n’ayant pas été retenues, il en aurait conçu une déception et une rancœur qui ont conduit son Ordre à la publier dans une célèbre maison d’édition catholique. L’ouvrage y est présenté commercialement comme devant causer un séisme.

Pourquoi le rapport n’a pas été retenu

Le principal problème posé est que le public a le seul jugement de ce père, certes docteur en théologie et spécialiste des textes mystiques. Mais cela ne peut absolument pas suffire pour se former le jugement qui a été celui de la Congrégation pour les Causes des Saints qui a déclaré la servante de Dieu Vénérable en 2014.

Rappelons que l’ensemble contient 17 000 pages1, ce qui laisse moins de 2 % au texte du père. On y trouve 25 expertises et pas loin de 200 témoins, sans compter les autres documents essentiels.

Il ressort de cet ensemble que la raison principale pour laquelle le rapport de Conrad de Meester n’a pas été retenu est qu’il est exclusif, outrancier et à charge. Le père s’est trouvé devant le difficile problème des citations de plus d’une vingtaine d’auteurs spirituels dans les écrits attribués à Marthe. Il a immédiatement conclu au plagiat. À partir de là, il a étendu son doute à tout le reste, en particulier aux conclusions des quatre graphologues experts auprès des tribunaux et à celles des meilleurs professeurs de médecine qui ont été consultés. Convaincu que Marthe mentait et trompait sciemment son monde, alors qu’elle était grabataire et aveugle, dans l’incapacité de déglutir, il l’a fait remarcher, rédiger ses cahiers en cachette, manger et boire à l’insu de tous, etc. Il est persuadé d’avoir découvert, seul, le plus grand cas d’imposture de toute l’histoire de la mystique. Conrad de Meester a fabriqué un système d’explication dont il n’a plus jamais pu sortir.

L’évêque de Valence de l’époque, Mgr Marchand, qui l’avait désigné comme expert, a conclu : « On ne retrouvait rien d’elle dans le portrait dressé par le P. de Meester. On a l’impression d’un autre personnage que personne n’a jamais vu. »

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