La réincarnation fait de la mort un exercice d’escalade

La croyance est celle-ci : la mort n’est pas un mal en soi, mais un voyage vers une nouvelle vie. Et aussi : ce j’ai reçu dans la vie présente, c’est-à-dire mes souffrances, mes maladies, mes échecs et mes réussites, provient de mes vies passées. Le Nouvel Âge reconnaît bien que vous devez tenir compte de ce que vous avez fait vous-même dans vos vies précédentes ; mais il affirme que le plus important est qu’aujourd’hui, à travers votre apprentissage constant, vous aspiriez à améliorer votre condition de vie actuelle et à atteindre une conscience plus élevée et plus complète.

La réincarnation, une manière d’affronter la mort

Chaque vie, chaque mort, nous mènera à une ascension vers la perfection si vous parvenez à saisir et à pratiquer chacune de vos opportunités. C’est pourquoi parfois on voit la maladie, la douleur et la souffrance comme un « karma » qui vient des erreurs du passé que l’on doit payer aujourd’hui. Si vous le dépassez aujourd’hui dans cette vie, alors dans votre prochaine vie, vous profiterez d’une meilleure santé, plénitude et prospérité dans tous les sens du terme.

Le concept de la mort est vu plus dans sa totalité ; elle ne se termine pas dans un passage lointain vers un ciel ou une vie éternelle, mais on la considère comme une escalade de différents niveaux et expériences, comme l’illustrent certaines écoles réincarnationnistes. On a au moins 12 vies, six au masculin et six au féminin, et on passe à travers 12 personnalités selon le calendrier zodiacal de sorte qu’on parvienne vraiment à connaître cette vie depuis différentes formes d’être. Parfois il faut aussi devenir un professionnel, parfois un artisan, les uns dans la royauté, les autres dans l’esclavage ; vivre la mort sur le champ de bataille ou agréablement entouré par votre famille ; c’est seulement ainsi que vous pourrez bien connaître ce que c’est que de vivre sur cette planète.

D’autres visions de la réincarnation s’étendent au fait que déjà faits à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous avons aussi une vie éternelle, mais celle-ci vit pendant toute cette éternité des milliers d’expériences dans les millions d’espaces qui existent dans l’univers ; c’est-à-dire, aujourd’hui vous êtes sur la Terre et demain dans une étoile à plusieurs millions d’années-lumière d’ici, puis dans les Pléiades et ainsi de suite pour connaître successivement ce que signifie vivre dans la grandeur et la magnanimité du Créateur. Et dans chaque expérience, il faut aller en toute liberté, en se perfectionnant dans l’amour et la charité.

Par conséquent, en aucun cas, on ne considère la mort comme un point final. Elle n’est pas vue comme tragique, ou abominable. On peut même développer l’idée que la mort est une expérience de bonheur, comme le relatent parfois ceux qui, au cours de NDE, nous racontent des lumières et de merveilleuses rencontres avec les êtres aimés qui vous accueillent à bras ouverts.

Dans cette même perspective, on cherche à apprendre à faire des « voyages astrals », c’est-à-dire à trouver un moyen de quitter le corps, tandis que l’esprit fait plusieurs voyages dans des lieux extraordinaires et merveilleux. On considère le corps simplement comme un espace où l’esprit réside ; en le transformant en quelque chose de transitoire qu’on laisse avec la mort, pour ensuite dans les expériences futures, obtenir du nouveau, vivre selon les nouvelles conditions dans lesquelles l’esprit doit vivre.

Il y a aussi la tendance à encourager les personnes qui prétendent avoir des dons spéciaux pour pouvoir raconter ou écrire des expériences surnaturelles, qui ont un rapport avec la vie après la mort. De cette façon, elles ouvrent de nombreux canaux de dialogue et de communication avec des êtres qui vivent déjà dans d’autres dimensions, dans d’autres états et dans d’autres situations, qui communiquent maintenant avec les humains pour révéler des aspects prophétiques et moraux pour l’amélioration et le bien-être de l’humanité. Un concept comme le « channeling », le fait de servir de canal, implique que parmi nous il y ait des personnes avec le don de se connecter aux êtres, qui en esprit, vivent déjà d’une manière nouvelle et veulent être en contact permanent ou simple et transitoire avec ceux qui vivent encore ici.

Pouvoir lire mes Annales akashiques

Dans le mouvement du Nouvel Age, il y a déjà des gens qui se disent spécialistes en lecture des Annales akashiques (concept ésotérique théosophe), des gens qui se présentent avec un don spécial pour lire dans l’être de la personne, qui ne change jamais à travers ses vies multiples, valable dans sa réalité transcendante. Cela conduit ces lecteurs et décodeurs de la mémoire d’une personne à faire une sorte de psychothérapie akashique, dans laquelle ils expliquent au client les raisons de ce qui se passe aujourd’hui comme conséquence de ce qui est survenu dans leurs vies passées.

Par exemple, les songes récurrents et terrifiants qui, selon eux, n’ont rien à voir avec la vie présente, sont des manifestations de ce souvenir d’être, qui se rapporte un événement très tragique, provenant des vies passées inachevées et non résolues. C’est le cas de celui qui a été égorgé à un moment donné dans une de ses vies passées, événement qui n’a pas été résolu dans la vie suivante ; alors il en rêve de façon répétée, jusqu’à ce qu’il réussisse à le résoudre dans le présent, ce qui permet d’arrêter de vivre dans la peur et la terreur et de céder à l’amour et à la réconciliation avec soi-même et avec le cosmos.

Les savants de ces annales peuvent alors détecter dans l’être ce qui manque pour progresser dans la loi cosmique de l’amour et/ou ce qui doit être résolu et demeurer scellé. Dans certaines littératures cela ressemble au karma et au dharma, très typique de l’approche de certaines traditions hindoues.

Il y a des gens très convaincus de cela et qui peuvent payer d’énormes sommes d’argent pour lire leurs « archives » et ainsi savoir ce qui leur arrive, et ce qu’ils doivent faire pour pouvoir progresser dans ce qu’il leur reste de vie ; et ainsi ne pas transporter dans la prochaine vie, les questions ou les problèmes qui peuvent et doivent maintenant trouver une solution.

Si on le considère sous cet angle, le sens de la mort et de la vie prend déjà une autre dimension parce qu’il n’implique pas une perspective de douleur et de souffrance, mais qu’il implique de savoir que vous aurez une nouvelle occasion d’exercer votre croissance personnelle par rapport à la loi de l’amour. Un exemple est largement utilisé à travers une comparaison avec les systèmes scolaires actuels. Si vous faites bien vos études, votre travail, vos devoirs, vous passez au niveau suivant ; si non, vous échouez, et ainsi de suite ; et progressivement, vous parvenez à atteindre un diplôme universitaire et même un doctorat ; sinon vous devrez redoubler une année, et au mieux vous ne finirez pas vos études professionnelles ; chaque vie est ainsi une occasion d’étudier, d’apprendre, de faire de l’exercice, de pratiquer et de passer au niveau suivant dans la capacité d’aimer et d’être aimé.

Il existe beaucoup d’écoles ésotériques, occultes et nous dirions aujourd’hui du Nouvel Age, qui encouragent la rencontre avec des êtres proches ou des parents qui sont déjà morts. Il est possible d’y accéder de telle sorte qu’un lien et une communication soient établis, parfois sans intermédiaires ou médiums, et d’autres, seulement à travers eux. Tant de gens du Nouvel Age héritent de cette approche et lui donnent de nouvelles nuances ; ils parlent déjà d’êtres qui vous accompagnent maintenant dans toutes vos activités quotidiennes, et qui se trouvent là où ils veulent qu’ils soient présents dans votre vie. Plus que de leur demander de quitter bientôt le purgatoire et d’entrer dans l’expérience transcendante de l’amour de Dieu, on cherche à ce qu’ils soient de justes médiateurs pour nous donner la grâce qui nous permette de lutter contre les adversités du mal, et ainsi sentir que mes chers absents encore vivants et présents m’aident.

Ceci explique aussi, dans le Nouvel Age, le culte si important envers certains personnages, lieux spécifiques, forêts enchantées dans lesquelles ces esprits sont censés résider, qui n’ont pas encore cessé d’être en contact avec nous sur cette planète ; nous pouvons les invoquer et susciter leur intervention pour qu’ils soient capables de nous guider sur le chemin d’une meilleure approche du divin.

Tout cela explique pourquoi il est si interminable que chaque être puisse vivre et mourir dans des états matériels différents, dans une multitude d’alternatives que nous ne connaissons même pas encore, alors que l’être créé comme tel, reste toujours le même par essence, bien que sous des formes différentes. Ceci implique que beaucoup de Terriens étaient déjà des êtres qui habitaient les Pléiades ou l’Étoile de Sirius ou dans n’importe quel autre étoile, parmi les millions d’options qui existent dans toute la création.

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Guillermo Dellamary Toral, Lo que conocí de la Nueva Era. Una visión entre la realidad y la fantasía, publié en espagnol sous forme d’e-book. G. Dellamary a vécu pendant près d’une quinzaine d’années à l’intérieur du Nouvel Age.

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