Avez-vous reçu le Darshan ?

Amma est de retour en France !

*25-27 octobre 2019 : Châlons-en-Champagne : Cliquez ici

Lire : Des milliers de Français dans les bras d’Amma

Lire : Amma, la guide spirituelle indienne, rassemble 15000 personnes à Châlons-en-Champagne

*4-6 novembre 2019 : Marseille : cliquez ici. Entre 15 000 et 25 000 personnes sont attendues pour se faire étreindre par elle…

On peut bien sûr se contenter de l’article de Claire Lesegretain dans La Croix : Amma veut changer les cœurs pour changer le monde.

Elle y interviewe Pierre Lunel, biographe de l’abbé Pierre et de sœur Emmanuelle. Il a suivi pendant deux ans la guide spirituelle indienne Amma, et publie  « Amma, celle qu’on attendait », éd. du Rocher, 411 p.. On constate à lire l’interview qu’il s’agit d’un plaidoyer pro domo… où l’auteur du livre avoue béatement :

Les gens qui viennent voir Amma sont chrétiens, musulmans ou athées, célèbres ou anonymes, bien-portants ou malades… Certains viennent par simple curiosité, d’autres avec un désir précis. Tous, de manière égale, elle les prend dans les bras, les étreint et leur parle en malayalam, selon ce qu’elle ressent pour chacun. Innombrables sont les exemples de ceux qui viennent au darshan avec un désir caché et dont elle devine le secret.

Que se passe-t-il ? Dans le domaine occulte, cela s'appelle de la divination et de la médiumnité...
Continuer la lecture de « Avez-vous reçu le Darshan ? »

Chindaï et emprise mentale

"Je t'ai fracassée"... Il aura suffi de quatre mots, assénés avec un sourire narquois, à un moment crucial de ma vie, après quatre ans de flou, pour que les fêlures et failles deviennent des abysses. Des abysses qui ont laissé passer une lumière si grande, que je ne pouvais plus ignorer les parts d’ombre qui me faisaient m’interroger depuis quelque temps déjà...
Témoigner sur l’emprise mentale est une démarche difficile.
D’abord parce qu’il faut revenir sur cet épisode de sa vie, ce qui nous conduit d’une certaine manière à le revivre. Également, parce que ce n’est pas quelque chose de flatteur, et qu’en général, on a tendance à vouloir laisser derrière ce qui nous a blessés. Enfin, dans le cadre de l’emprise, il faut savoir qu’il y a une part de risque sur les représailles encourues.
Mon témoignage à visage découvert, cinq ans après l’avertissement reçu à ma sortie (« Fais bien attention à ce que tu fais »), est le fruit d’une longue réflexion nourrie par plusieurs invitations à témoigner sur cette expérience trop souvent méconnue et mal comprise car peu relatée.
Comme il faut comprendre l’avant pour comprendre l’après, voici une brève idée de mon profil.

Témoignage

Issue d’un foyer assez classique, d’un père agnostique et d’une mère très croyante, partageant des valeurs de servi- ce, j’ai grandi avec la notion de mission et de dévouement. Orpheline de père jeune adulte, j’ai été fragilisée par la perte brutale de celui qui était mon repère et mon protecteur. A sa mort, ayant à cœur de vivre des choses authenti- ques, je saisis l’opportunité de vivre à l’étranger, au service d’une cause qui m’est chère : l’œcuménisme, en Ukraine, et ce pendant trois ans.

A mon retour d’Ukraine, j’ai continué à servir cette cause en Belgique. Après six ans de loyaux services satisfaisants de part et d’autre, arriva un tournant. C’est là, vulnérable, que je fis cette mauvaise rencontre qui changea le cours de ma vie.

Le cadre de la rencontre avec cette personne en charge de me recruter est révélateur et important, car c’est tristement un religieux en qui j’avais confiance qui me l’a présentée. Je ne me suis donc pas méfiée. Cela pose la question de la responsabilité de la recommandation. La personne en question semblait enjouée, sérieuse, et convaincue de son propos sur cette association. Basée à Perpignan, présentée comme étant à vocation humanitaire avec un fonds d’interreligieux, elle prône « un retour à des valeurs élevées » et met en avant un outil dit de non-violence : le « CHINDAÏ », dont est dérivée « une méthode d’éducation à la non-violence ».

Étant à un tournant, ayant besoin de nouveauté, je pris le pas d’essayer ce qui paraissait anodin et inoffensif. La directrice m’a rapidement laissé entendre au stage que je pouvais jouer un beau rôle dans leur association, que j’y avais ma place, que je pourrais m’y développer. Comme ma mission pour l’Ukraine prenait fin, et comme de surcroît je pensais avoir rencontré l’amour au sein de ce mouvement, l’étau s’est resserré, et je fus piégée sans même m’en rendre compte.

Ce grand bouleversement me fit passer le personnel pour la première fois de ma vie devant le professionnel. Je suis donc partie au Canada, rejoindre dans son pays, « S », celui qui allait devenir mon mari et le père de mon fils.

Au fur et à mesure, on me confiait des missions (bénévoles bien sûr) de plus en plus importantes, on me mettait de plus en plus dans le secret des arcanes. Il faut savoir que dans toute secte il y a des niveaux et des cercles. Des ni- veaux de compétences et des cercles de confidentialité. Au plus on monte, au plus on est au fait des grands secrets : de connaissance, du « programme » et « du plan ». Les sectes ayant une nature en général ésotérique, il est souvent question de connaissance supérieure et d’accès à des mondes parallèles.

Toutefois, la connaissance qui m’était présentée ne m’intéressait pas plus que cela, car j’étais déjà habitée par une foi profonde qui me suffisait. En outre, elle était en contradiction avec celle que j’avais portée dans mon cœur depuis petite.

Les trois points qui ont fait grandir en moi les doutes, et les failles causées par certaines incohérences (notamment les « montagnes russes » : éloges et réprimandes publiques à l’encontre de certains membres, en public toujours) n’étaient pas d’ordre intellectuel mais émotionnel.

Comme la raison est souvent hypnotisée, seul le cœur, aussi anesthésié soit-il, peut un jour déclencher le rejet de l’emprise. Tous les spécialistes le disent : c’est au cœur du cœur que survit et jaillit la conscience de la vérité. Si vous connaissez de potentielles victimes d’emprise mentale (pervers narcissique ou sectes), parlez à leur cœur, sans asséner vos vérités, mais en leur posant des questions et en leur témoignant simplement votre amitié, votre amour, votre soutien…

Voici les trois points :

Foi : Premièrement, je ne pouvais pas accepter l’idée assénée qu’il y ait plusieurs maîtres ; car pour moi, chrétienne, le seul messie est Jésus. Je crois en Dieu, je n’ai pas de maître à penser et crois viscéralement au droit de ma liberté de conscience, comme en celle d’autrui.

Plan de vie : Deuxièmement, je refusais le journal des mauvaises nouvelles, qui a vocation à nous enfermer dans la conviction de l’avènement proche de la fin du monde. J’ai un trop grand instinct de vie.

Finances : Enfin, comme il s’agissait de me faire lever des fonds pour l’association, j’ai commencé à légitimement poser des questions sur les entrées, les sorties, sur les histoires des vies que nous changions positivement par les fonds perçus. La destination des fonds restait opaque, on ne me parlait que d’une personne au Brésil dont la vie était améliorée, aucune présentation des comptes n’était faite à l’écrit, même aux A.G. Si les objectifs d’entrée étaient bien chiffrés, les sorties étaient du plus grand flou.

Deux poids, deux mesures. Voilà le début de la faille. Le double langage, l’écart entre le discours et l’action. Notez l’un, observez l’autre.

Je compris progressivement que l’on me manipulait pour m’éloigner de mon ex-mari, car les couples n’étaient pas censés être autorisés. Évidemment … A deux on est plus forts ! Mais c’est sans compter la nature humaine, l’instinct, pour ne pas dire le cœur. J’étais très loin de me douter de ce qui se tramait dans mon dos, sans doute depuis le début. J’étais devenue trop gênante. Je posais trop de questions, j’en faisais trop à ma tête et risquais d’en éveiller d’autres.

Quittée du jour au lendemain avec un bébé de 13 mois, je vis la directrice, chez elle, à son bureau, prendre un malin plaisir à signer son forfait – car tout malfrat veut tirer la gloire de son coup. Il veut signer son œuvre, il révèle à la victime que c’est lui le bourreau.

En entendant ses paroles à mon égard, abasourdie, « je t’ai fracassée », je vis tout le film des quatre dernières années se dérouler à l’envers, et toutes les questions trouver réponses.

A ce moment, je comprends le puzzle. Je comprends la supercherie. J’ai mal. C’est un cauchemar. Comment ai-je pu me tromper à ce point ? Être aveugle à ce point ? Comment personne n’a rien vu, rien dit sinon ma mère ? Pourquoi suis-je assise, là, devant quelqu’un qui a ruiné des années de ma vie ? Et la suite… quelle sera-t-elle ? Et mon tout petit … ?

Mais toutes les impressions qui me gênaient prennent un sens.

J’arrête tout. Je prends du recul en silence. Je cherche le dialogue avec celui qui m’a brisé le cœur. Il est déjà braqué, persuadé que je travaille « pour l’autre côté ». Je le confie à plus grand que moi, l’univers, Dieu. Je ne peux plus rien pour lui, sinon être le meilleur de moi, libre, pour qu’un jour peut-être il comprenne que je ne suis pas ce qu’on lui dit de moi, que la vérité n’est pas dans ce mouvement et ce qu’est la liberté.

Je confie mon bébé à des amis de mes parents, je pars loin et prends un temps de recul, en monastère, au désert, en silence.

Je prends conseil auprès de mon père spirituel et de son supérieur.

Je reçois de très bons conseils. Le premier me guide sans cesse : ne jamais laisser la peur être le moteur d’une action. En outre, dans un souci de vérité et lucidité, on me recommande de dénoncer ce que j’ai annoncé naïvement comme étant juste. Je dois informer les personnes à qui j’ai présenté cette association que je ne leur ai pas dit la vérité, malgré moi.

C’est une démarche difficile, humiliante, mais libératrice. Je me sens lavée, rendue à moi-même.

Peu me croient, beaucoup sont effarés devant mes révélations. Personne n’a vu, compris, saisi, mesuré l’ampleur de la tromperie. On me regarde parfois avec pitié, dédain, quand j’ai soif de compassion féminine, de réconfort humain, de noble et vaillante protection masculine, d’aide au discernement, pas à pas. Seule, avec mon pitchoun, je vois les rares fidèles, et suis étonnée de qui me soutient au réel. Je rencontre de nouvelles personnes, ceux et celles qui connaissent le sujet. Ces personnes m’ont gardé la tête hors de l’eau, elles m’ont donné l’air qui fait que je respire encore.

J’ai contribué, au civil et au religieux, dans l’ombre, à un travail d’information, d’éclairage, pour dire la vérité dans l’humilité et l’humiliation. Difficile mais salutaire, ce travail m’a fait rencontrer des personnes merveilleuses dont je ne soupçonnais pas l’existence. J’ai découvert également que la France dispose d’un dispositif unique au monde : la Miviludes. Cette mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires travaille directement avec le Premier Ministre. Elle est au-dessus de tous les ministères. Elle fait un travail remarquable.

Ce que je révèle semble si éloigné de la face présentée, l’enseignement secret est si farfelu, mais les spécialistes entendent mon propos et comprennent autant ce que j’ai vécu que ce que je révèle et ce que je vis en profondeur.

C’est bien ce qu’il faut comprendre ! La face cachée est monstrueuse. L’envers du décor est défiguré. C’est la partie cachée de l’iceberg, et ce double visage, ce double discours sont le propre de la secte comme du pervers narcissique.

Je prends un risque non estimable en parlant, car nul ne connaît la portée de ses actes à l’instant où il les pose ; mais j’en prends un plus grand encore en ne parlant pas, parce que je ne suis pas seule : j’ai un enfant de six ans aujourd’hui dont l’avenir moral, mental, intellectuel, physique, émotionnel est en jeu.

Comme je ne veux plus jamais entendre la phrase « on sait mais on ne peut rien faire, faute d’information », je décide par la présente en mon âme et conscience de signer mon témoignage de mon nom.

Je ne sais pas ce qu’il adviendra, mais je sais que je peux me regarder en face, et j’invite toute personne victime de dérive sectaire à oser se rapprocher de la Miviliudes et/ou l’UNADFI (Union Nationale des Associations de Défense des Familles et de l’Individu).

J’espère que ceux qui me liront comprendront qu’il ne faut pas enfermer une personne dans une case, ni l’enfermer dans une expérience.

Nos vies sont plus que la somme de nos vécus.

Je suis plus que mon vécu. Je suis plus que cette expérience malheureuse. Je suis, comme chacun, tout ce que je suis appelée à être et tout ce que je suis en train de devenir. Il ne faut pas résumer une personne à une expérience, ni même à ses choix. Il faut, je crois, placer en cette personne l’espérance du salut, et, pour les non croyants, l’expérience du progrès.

Soljénitsyne, prix Nobel de littérature, rescapé du « premier cercle » de l’enfer du goulag soviétique, disait : « l’homme n’a d’autre choix que d’aller toujours plus haut ». Je le crois. Mes parents se sont rencontrés en montagne et m’ont fait progressivement aimer la cordée, le sens et le goût de l’effort – individuel et collectif, la rareté de l’air, sa pureté comme la lenteur du pas qui permet, en sagesse et par-delà les risques inhérents à la marche en haute montagne, d’accéder aux sommets.

Les pierres sur le chemin sont des amies. Et si parfois elles peuvent nous faire trébucher, elles peuvent aussi parfois nous faire monter.

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à ceux et celles qui m’ont aidée sur ce laborieux chemin. Je remercie bien évidemment la Miviludes, l’UNADFI, et Mgr Alain Planet et la Cellule pour les dérives sectaires de la Conférence des Évêques de France pour son travail et sa prise de position sur le sujet en juin 2016 ; ainsi que le cardinal Jean-Pierre Ricard, Mgr André Marceau et Mgr Norbert Turini pour leur clairvoyance et écoute, et le Père Félix Baudoin pour son soutien.

J’aimerais inviter chacun à prendre soin de ceux et celles qu’il aime, de son entourage proche. Avant de nous construire ou reconstruire, essayons de ne pas nous laisser trop abîmer, voire détruire.

Marie-Aude Tardivo

Tiré du bulletin du Service Diocésain Croyances et Déviances, Le Secthoscope, n° 146, octobre 2019.

Médiumnité et bouddhisme tibétain

La personne qui donne ici son témoignage a pris conscience de l'interaction entre des liens occultes dormants présents dans sa vie depuis son enfance, et un cheminement de dix années en tant qu'élève d'un maître bouddhiste tibétain qui a contribué efficacement à l'ouverture des portes de la médiumnité. 
Elle nous dit son parcours, les phénomènes occultes paranormaux qui se sont développés et ont pourri sa vie. Suite à un accident, elle a fait une expérience spirituelle forte qui l'a remise sur le chemin de Jésus, par Marie.
Cela pourra aider des personnes qui vivent quelque chose de similaire : elle souligne à quel point il convient d'être déterminé dans le combat spirituel, pour vivre une totale libération. Je cite juste cet extrait :

J’ai décidé de demander au Seigneur de me délivrer et de me prendre toutes ces capacités de médiumnité et de guérison. Je l’ai supplié en pleurant de m’en délivrer. Je lui ai promis de mener le combat spirituel nécessaire avec son aide et de m’abandonner totalement à lui et à son amour car lui seul est mon unique sauveur. Il faut être très déterminé et avoir vraiment la volonté de quitter tout ça, de le perdre. J’ai dû aussi voir ce qui pouvait m’en empêcher, être un frein (sentiment de puissance, orgueil, sentiment d’être une personne particulière…) et confesser tout ça devant le Seigneur, ce qui n’est ni facile, ni agréable mais nécessaire… J’ai dû apprendre aussi à m’abandonner plus au Seigneur, en confiance et à le laisser oeuvrer …« Mes portes se ferment » peu à peu et je perds effectivement ces perceptions.

Témoignage

J’ai reçu une éducation catholique plutôt solide dont le parcours m’a amenée jusqu’à la confirmation. Mais lors de mes études à l’Université, j’ai commencé à être dans une certaine forme de recherche spirituelle autre que celle que j’avais reçue étant enfant. Suite à la perte d’un proche très croyant et auquel j’étais très attachée, je suis entrée dans un rejet absolu de Dieu, j’avais beaucoup de colère contre lui. J’ai même essayé de me convaincre qu’être athée serait plus simple (la souffrance peut vraiment nous pousser dans les extrêmes…) … J’ignorais que cette quête de l’absolu dans laquelle j’allais me lancer à corps perdu durant des années, n’était en fait qu’une recherche désespérée de Dieu. Je pensais qu’il m’avait abandonnée et je ne pouvais pas à l’époque, reconnaître que c’est lui que je recherchais désespérément, trop occupée que j’étais à le rejeter…

Je suis alors devenue l’élève d’un maître bouddhiste tibétain durant 10 ans. J’ai appris les yogas internes et les circulations d’énergie, la méditation et toutes sortes de rituels avec des visualisations, des invocations de divinités, des répétitions de mantras propres au bouddhisme Vajrayana . J’étais une disciple très proche de mon maître, je l’assistais et je le suivais partout… Il voyait en moi « son héritière spirituelle ». C’était un discours qu’il me tenait très souvent et qui ne m’a vraiment pas aidée à ne pas développer de l’orgueil. J’ai eu beaucoup de mal à trouver ma place dans ce groupe qui était très fermé et fonctionnait sur les bases du secret (secret des initiations données par le maître). En effet beaucoup de gens qui le fréquentaient étaient en plus portés sur le New-âge et toutes sortes de pratiques occultes, ce qui ne m’intéressait pas car cela contribuait à créer des confusions dans mon chemin spirituel.

Continuer la lecture de « Médiumnité et bouddhisme tibétain »

Les Mandalas

Qu’est-ce qu’un mandala ?

Les mandalas sont des figures circulaires surchargées de figures géométriques et de représentations symboliques et mythologiques que l’on trouve initialement dans le monde indo-bouddhiste et dans le lamaïsme tibétain.

Les mandalas sont des représentations spirituelles de l’ordre du monde. Le mandala a pour fonction d’aider l’adepte à poursuivre son chemin vers l’illumination. Au centre du mandala, est supposée se tenir la présence divine.

Selon le degré d’initiation le centre du mandala représente différents symboles comme le météorite du diamant du tantrisme indien qui symbolise l’union dissolution des principes opposés ou féminin masculin.

Mandala tibétain avec un gigantesque démon faisant tourner la roue du 
devenir.


Mandala ésotérique

Pouvons-nous utiliser le mandala dans une perspective chrétienne ?

Pourquoi pas ? Toutefois, réfléchissions un peu.

La vie est une trajectoire comme l’histoire du monde et de l’humanité. Saisir tout dans un cercle est enfermant. Les rosaces illustrent souvent des scènes ou sont des agencement de couleurs belles et décoratives qui n’enferment pas dans une logique.

Le mandala ramène tout au centre qui est finalement l’unité de soi, alors que la vie spirituelle est une sortie de son ego pour s’ouvrir à une Parole qui n’est pas mienne.

Le mandala est une invitation à l’enstase, alors que la prière invite à l’extase au sens mystique d’un contact avec une hyper réalité.

Quelle est notre conception de la Parole de Dieu si nous la présentons sous forme de « mandalas bibliques » ?

C’est la question que je me suis posée à propos des sessions de méditation bibliques proposées par le Fr. Louis Rabec à l’Abbaye de Ligugé.

Évidemment, c’est tentant de faire des synthèses sous cette forme. Certaines peuvent sembler assez simples et intéressantes, d’autres quelque peu sophistiquées et pas forcément très belles.

La Parole de Dieu n’est pas faite de mots juxtaposés. Elle exprime la vie et ne peut être schématisée.

Le mandala provoque une fascination quasi hypnogène avec une impression d’avoir tout perçu et saisi de manière immédiate.

Or la Parole de Dieu nécessite le temps de l’écoute, qui ne peut être réduit à une image englobante qui se suffit à elle-même.

Les suites de mots sans phrases déstructurent la pensée en l’ossifiant comme un squelette desséché. Au fond, on ne quitte pas une certaines forme d’exégèse qui « met à plat » le texte biblique pour le faire « fonctionner »…

Les icônes ou les représentations de visages ou de scènes de l’Évangile manifestent une présence qui nous invite à pénétrer dans le mystère de l’incarnation et de la résurrection.

Elles sont éclairés d’une lumière visible aux yeux de chair et irradiée par l’invisible Lumière du Ressuscité, reçue dans la Foi.

Le mystère de la Foi ne se réduit donc pas un agencement de mots, mais à une douce présence qui réchauffe le cœur des disciples d’Emmaüs à aujourd’hui.

Une instrumentalisation de la Parole divine ?

La réflexion proposée par Louis Rabec, « Mandala et Vie Spirituelle : quel rapport ? », comporte des aspects intéressants :

On a remarqué que la pensée sémite est de type concentrique : les thèmes pointent vers un centre qui, pour nous chrétiens, est Jésus Christ : il accomplit les Écritures; les thèmes bibliques du premier Testament sont repris dans le Nouveau et concourent à définir l'être et la mission de Jésus, tels que les évangélistes et les autres auteurs du Nouveau Testament se sont efforcés de nous le présenter.

Mais en même temps, elle pose question :

Il n'est donc pas étonnant que la pensée chrétienne, en particulier la vie spirituelle, puisse être proposée en schémas concentriques qui ont Jésus comme point de convergence. C'est pourquoi nous n'avons pas hésité à nous servir de dessins concentriques, qui peuvent faire penser aux mandalas, pour annoncer notre foi chrétienne sous ses différents aspects. On notera que les dessins centrés ont un effet unifiant et apaisant sur le psychisme. En se centrant sur le Christ, on voit le bénéfice que l'on peut en tirer pour la prière.

On a l’impression d’une certaine instrumentalisation de la Parole divine. Le mandala permettrait-il l’unification intérieure, la pacification du psychisme, et deviendrait-il une porte d’entrée ouvrant sur la prière ?

Ne seraient-ce pas les mêmes arguments qu’on nous propose lorsqu’on nous dit que la méditation de pleine conscience (centrée sur l’accueil de ses propres émotions et ressentis) permettrait de mieux prier après ?

Les travaux de Marion Dapsance sur bouddhisme occidental

Docteur en anthropologie des religions à l’École pratique des hautes études (Paris), Marion Dapsance est actuellement en résidence à l’université Columbia de New York où elle enseigne sur le bouddhisme moderne.

Anthropologue, Marion Dapsance a réalisé une enquête de terrain sur le bouddhisme en Occident, au cœur d’une religion détournée qui laisse sans voix : organisation sectaire, dérives sexuelles, pyramides financières, humiliations hierarchiques…

Elle livre ici une enquête sur les coulisses mal connues du bouddhisme en Occident  : Les dévôts du bouddhisme, Éd Max Milo, 2016.

Interview de Marion Dapsance

Le bouddhisme occidental et l’ésotérisme théosophique

En dénonçant, dans Les Dévôts du bouddhisme (Éd. Max Milo, 2016), les agissements et pratiques de Sogyal Rinpoché, fondateur des centres tibétains Rigpa, la jeune anthropologue Marion Dapsance avait fait preuve de clairvoyance. Quelques mois plus tard, ce lama était démis de ses fonctions par la direction spirituelle du réseau Rigpa pour « abus physiques, émotionnels, psychologiques et sexuels ».

La face cachée de Sogyal Rinpoché

Sogyal Rinpoché, maître tibétain, démis pour abus physiques, psychologues, sexuels…

Dans Qu’ont-ils fait du bouddhisme ? (Bayard, 2018), Marion Dapsance poursuit sa remise en cause du bouddhisme tel qu’il est trop souvent présenté en Occident. Comment en est-on arrivé, s’interroge-t-elle, à expurger le bouddhisme de ses éléments constitutifs pour en faire une espèce de sagesse universelle, capable d’apporter le bien-être et la paix?

Une critique sévère du bouddhisme à l’occidentale

Aïkido, discipline énergétique ?

Pour connaître la pratique de l’Aïkido, on peut se reporter à l’article Aïkido sur Wikipedia.

Il faut savoir qu’au Japon, l’Aïkido n’est pas une discipline ancestrale, mais est née après la seconde guerre mondiale. Maître Ueshiba avait voulu atteindre la synthèse parfaite de toutes les disciplines martiales pratiquées alors.

En France la discipline est abordée sous l’angle du mieux-être psychique et physique par des exercices physiques exercés sans contact avec un autre. L’Aïkido fut à l’origine présenté comme un art martial de self-défense.

Dans les années 1982, la discipline de l’Aïkido en France a connu un grand bouleversement et s’est scindée en deux fédérations qui ont encore du mal à travailler ensemble, notamment pour l’attribution des grades. La Fédération Française d’Aïkido et Budo (FFAB) se dit la plus proche de l’enseignement de Maître Ueshiba, initiateur de la discipline au Japon, où il est d’ailleurs considéré plutôt comme le fondateur d’une secte.

CHERCHER LES VALEURS VÉHICULÉES PAR LA DISCIPLINE

Les Dojos, ou clubs, dispersés en France ont comme argument incitatif à la pratique de l’Aïkido que cela améliore l’état physique et moral. Il est aussi fait références aux valeurs véhiculées par la discipline : respect de l’autre, de la nature, compassion, harmonie, ouverture d’esprit. Continuer la lecture de « Aïkido, discipline énergétique ? »

Mon passage par l’énergétique

Ayant reçu ce témoignage, je le transmets en le publiant sur ce blog, avec l’accord de l’auteur. Il illustre la labyrinthe dans lequel peuvent nous enfermer les pratiques énergétiques du Nouvel Age. D.A.

Note d’intention

Avant toute lecture, je souhaite ici vous dire deux choses.

Premièrement, tout ce qui suit s’est réellement passé. Il n’y a aucun fait qui aurait été fabulé, ou exagéré. Je dirais même que j’ai le plus souvent omis de mentionner des choses car les évènements sont parfois si denses et intenses, qu’il n’est pas possible de tous les consigner. J’ai donc préféré me concentrer sur les évènements forts, qui m’ont marqué, et qui permettent surtout de voir l’avancement de mon parcours spirituel.

Deuxièmement, le lecteur doit savoir que tout ce que j’ai entrepris au cours de ce cheminement, fut mené par une recherche profonde de vérité. Je le prie de ne pas me juger, et de lire avec attention ce qui suit. Car ce qui m’est arrivé est arrivé à d’autres ; et se produit en ce moment même avec d’autres personnes dont l’issue spirituelle et psychologique est encore incertaine.

Je souhaite remercier toutes les personnes qui m’ont aidé, et ne m’ont pas abandonné.

Je remercie spécialement Lucie D. qui m’a soutenu coûte que coûte, alors même qu’elle avait toutes les raisons de ne pas le faire.

Je remercie aussi les personnes qui m’ont vu dans un état critique, que j’ai fait souffrir malgré moi, et qui m’ont pardonné et accordé une pleine réhabilitation dans leurs cœurs et dans leurs estimes.

Vous êtes en droit de diffuser ce témoignage, aux seules conditions de n’en modifier aucunes lignes, de ne pas le retirer, ou de faire passer ce qui suit comme une nouvelle fantaisiste.

Les lignes que vous allez lire sont autobiographiques, tirées de mon expérience. Je ne saurais parler d’autre chose que ce que j’ai vu, ressenti et vécu.

Enfin, j’espère que ce texte vous permettra d’avancer sur votre propre chemin spirituel, et de mieux saisir la réalité qui nous entoure.

Bonne lecture ! Continuer la lecture de « Mon passage par l’énergétique »

Postures yogiques et gymnastique classique

Écouter le témoignage d’Allan Rich, pratiquant du yoga pendant 6 mois à temps plein (vidéo 30 mn sur le site dailymotion)

Ce n’est pas parce que certaines personnes apprennent à bien respirer, à mieux se sentir en elles-mêmes, à être plus dynamiques, moins dépendantes de leurs pulsions intérieures, moins asservies à la fluidité des mouvements de la vie et donc plus maîtresses d’elles-mêmes (quoique sur ces points tout danger ne se trouve pas écarté), que le yoga doive être considéré comme une science et une sagesse propres à opérer de véritables conversions de tout leur être. Il n’y a pas de doute que le yoga (comme d’ailleurs le zen et la méditation transcendantale) n’est que peu de chose s’il n’est pas le lieu de la transmission d’une influence spirituelle diabolique, s’il n’est pas le lieu d’un véritable ensemble initiatique. Le yoga est proprement initiatique parce qu’il présente les trois caractères essentiels de l’initiation luciférienne : la présence agissante d’un maître, une prière spéciale (le mantra), le tout suivi d’une efficacité qui révèle la puissance d’un esprit supérieur, lequel se sert et du maître et de la prière adaptée à la situation dans laquelle se trouve l’âme captive.

Les dangers occultes du YOGA et montée de la Kundalini (article dont est tirée la video)

Effets secondaires de la Kundalini

Articles scientifiques et livre d’experts

Vous pouvez visiter cette page, intitulée : le danger du Yoga dans les écoles et de la méditation transcendantale, qui vous donne des extraits d’articles sur ce sujet. Voici un exemple

De Gracia. (2005). Do psychedelic drugs mimic awakened kundalini. [Texte complet]

« L’idée de kundalini provient du yoga Tantrique et se réfère à une supposée « énergie » qui se trouve latente dans la plupart des gens à la base de la colonne vertébrale. En pratiquant des exercices yogique spécifiques, on peut supposément « réveiller » cette kundalini, qui mène à son tour aux des changements sévères dans la conscience incluant le début de capacités psychiques et conférant possiblement l’illumination. Ces idées Tantriques ont aussi été adoptées par certaines traditions occultes Occidentales pendant ce siècle. Cependant, qui me frappe est la similitude accablante entre des rapports par les gens qui ont subi le réveil de kundalini et ce qui arrive aux gens qui ont pris des drogues hallucinogènes. Selon Charles Tart, on peut considérer ces deux états comme des états altérés de conscience (ACS) (Traduction automatique)[Citation originale]

Le REIKI. Réflexions pour un discernement.

Vous pouvez télécharger l’e-book de cet article au format PDF ou zippé E-PUB et MOBI

Le Reiki se présente comme une méthode de soin, faisant appel à l’énergie universelle. Le Reiki prétend rétablir le bon écoulement de cette énergie dans chaque individu, et par conséquent son harmonie tant corporelle que psychologique et même spirituelle. Le reiki, selon ses adeptes, serait une simple pratique ouverte à tous, neutre de toute conception religieuse. Nous verrons qu’il n’en est rien.

En quelques années, le développement de cette méthode a atteint des proportions aussi importantes qu’inquiétantes. En effet, l’initiation à cette méthode magique ne demande aucune qualification, ni formation préalable. Ainsi un chauffeur routier d’un petit village sarthois est-il devenu en quelques mois, maître Reiki, ouvrant son cabinet devenu rapidement très lucratif, dispensant des soins pour tous types de pathologie. Aucun diagnostic clinique n’est établi, le praticien percevrait les mauvais états énergétiques de son patient et en rétablirait les flux.

Origine

La syllabe « Rei » signifie esprit ou pouvoir supérieur universel. La syllabe « ki » vient du chinois « qi » que l’on peut prononcer tchi, c’est l’énergie ou force vitale. C’est le « prâna »des hindous, que l’on retrouve dans le yoga notamment dans le prâna yamaou yoga respiratoire. Le reiki se présente comme étant la force universelle de l’esprit.

Son fondateur est un homme d’affaires japonais du nom de Mikao Usui (1865-1926). Usui aurait été pasteur, si la méthode est proposée à des protestants ou moine catholique si celle-ci est à destination de catholiques, et même recteur de l’université chrétienne « Doshisha » de Kyoto à la fin du 19e siècle. Usui aurait obtenu une licence de théologie (un doctorat selon d’autres biographes) à l’université chrétienne « Divinity School » de Chicago. Ces informations n’ont jamais pu être vérifiées. Continuer la lecture de « Le REIKI. Réflexions pour un discernement. »