Chroniques de la spiritualité contemporaine

À écouter sur le site Méta de Choc

Qui est Élisabeth Feytit ?

Une série de 14 x 20 mn. Dans cette première saison, huit aspects majeurs de la spiritualité ésotérique sont explorés.

La loi de l’attraction et la pensée positive

La Loi de l’attraction et la pensée positive sont présentées comme des outils utiles pour réussir sa vie. D’où viennent ces notions et sont-elles efficaces ?

Une Histoire de l’ésotérisme New Age

La spiritualité New Age remonte à bien avant les hippies ! Savoir qu’où elle vient, c’est mieux comprendre ce qu’elle est.

Les énergies vibratoires

La notion de “taux vibratoire“ ou de “niveau énergétique“ est en droite ligne avec celle de Loi de l’attraction.

Les soins énergétiques

Les soins dits “énergétiques“ attirent un grand nombre de personnes en quête de traitement “alternatif“ et de bien-être.

La médecine quantique

La médecine quantique dit être porteuse d’un “changement de paradigme“ dans le domaine médical. Qu’en est-il vraiment ?

L’écospiritualité

Face à la destruction de l’environnement naturel qui assure notre survie, certaines allient écologisme et spiritualité.

La géobiologie de l’habitat

Ces dernières années ont vu grandir un fort engouement pour les soins que l’on peut apporter à nos lieux de vie : la géobiologie de l’habitat.

Le féminin sacré

Selon l’ésotérisme New Age, l’incarnation humaine se manifeste dans une complémentarité entre les énergies masculine et féminine.

Les dangers de la pensée positive

Pratiquer la pensée positive comporte des risques. Quels sont-ils et comment les éviter ?

Les enfants indigo : une doctrine contre-éducative et pseudo-scientifique

par Carlos A. Quintana (original espagnol, trad. D. Auzenet avec l’aide de Linguee)

Les enfant Indigo, les enfants de Lumière ou Les enfants de Grâce est l’une des nombreuses ramifications du courant pseudo-scientifique New Age qui se présente comme une alternative pour vivre dans un monde meilleur. Cependant, autour de la philosophie des enfant Indigo se cache un dangereux message messianique contre la médecine, qui promeut l’existence d’êtres extraterrestres et soutient une nouvelle forme de racisme.

L’idée des enfant Indigo a été inventée en 1982 par la parapsychologue Nancy Ann Tappe, qui se présente comme une thérapeute ou une spirite. Dans son livre « Comprendre votre vie par la couleur« , elle a proposé une classification des personnes en fonction de la couleur de leur aura, une mise à jour New Age du système pervers et tout aussi démenti de la races humaines qui a fait tant de mal à l’humanité. Cette fraude a pris de l’ampleur à partir du livre « Les enfants Indigo » de Lee Carroll et de sa femme Jan Tober, qui, dans des textes ultérieurs, ont insisté davantage sur le fait qu’ils communiquent par télépathie avec une entité extraterrestre qui les enseigne à propos de ces nouveaux êtres. Ce livre, dans lequel N. Tappe joue un rôle de premier plan, est composé de nombreux petits chapitres écrits par divers « professionnels » et « spécialistes » qui donnent des conseils sur la manière de traiter un enfant Indigo.

Une grande partie du texte est constituée de conseils utiles pour l’éducation de tout enfant, du type : « Les enfants ont besoin de sécurité, d’attention, de respect, de dignité et d’un endroit sûr. Ne les frappez pas et n’utilisez pas de langage offensant. Laissez vos émotions vous montrer votre amour. Tenez votre parole ».

Ces conseils sont courants dans les conférences et les cours d’enfant Indigo, mais la question qui se pose au lecteur est qu’ils ne sont pas propres à un type supposé d’enfant nouveau et unique qui, en raison de sa différence supposée, nécessite des soins différents. Les autres enfants n’ont-ils pas besoin de sécurité et de respect ? Peut-on les frapper et les offenser ? Ne doit-on pas leur montrer de l’amour ? Peut-on les tromper ? D’autres suggestions sont pernicieuses, car elles favorisent un traitement différencié en matière d’éducation, d’alimentation, de traitement quotidien et de soins de santé.

Une publication récente (12 juillet 2022), dans Femme Actuelle : Enfants indigo : qui sont-ils et comment les reconnaître ? (Pauline Campas-Delarue). Avez-vous déjà entendu parler des êtres Indigo, Cristal ou Arc-en-ciel ? Ces termes font références à des générations de nouveaux enfants, plus conscients et plus évolués sur le plan spirituel, dotés d’une grande sensibilité, qui se sont incarnés sur Terre afin d’aider l’humanité à avancer dans la bonne direction. Décryptage.





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Sylvothérapie, shinrin-yoku

Dominique Auzenet

Je suis une internaute comme tant d'autres, qui,  faisant des recherches, suis tombée sur le site sosdiscernement. J'y ai  trouvé une manne nourrissante, éclairante, et substantielle. J'ose  confier à vos prières des personnes de ma famille qui depuis  quelque temps, utilisent des pendules... soit-disant " pour connaître  l'âge des arbres" mais aussi finalement pour retrouver des choses... et  croient dans des méthodes de bien-être qui, personnellement, à les  entendre, guérissent de tout sans vraiment d'effort ni travail. La  lecture de plusieurs articles, les vôtres et ceux de Bertran Chaudet  m'ont vraiment tellement rejointe que je tenais à vous remercier ! 

La lecture de ce mail m’amène à écrire ce petit article… Car faut distinguer entre les recherches scientifiques sur le monde des arbres, et les démarches thérapeutiques liées aux arbres, très tendance actuellement. Après tout, quoi de mieux qu’une balade en forêt, en bord de mer ou à la campagne pour se détendre après une semaine chargée ? Mais pour ses tenants, la sylvothérapie est bien plus qu’une simple promenade. Des stages de sylvothérapie organisés par des « thérapeutes énergétiques », des coachs ou des guides fleurissent un peu partout dans l’Hexagone, à des prix parfois exagérés. De plus, en partant câliner les arbres, on se retrouvera un jour ou l’autre propulsé vers d’autres pratiques comme la méditation de pleine conscience, et on finira par entrer dans des perspectives hindouïsantes de fusion avec la nature… Bref, exit la saine distinction entre le Créateur et la création…

La chronobiologie des arbres

Ernst Zürcher s’est aventuré dans des contrées aux confins du visible et de l’invisible*, peu explorées par la science. Ingénieur forestier et enseignant à la Haute École spécialisée bernoise, le sexagénaire interroge les mythes et les savoirs traditionnels pour les confronter aux lois de la physique. « Il faut se demander s’il s’agit de superstition ou de sagesse ». Ses découvertes dans le domaine de la chronobiologie des arbres étonneront d’abord la communauté scientifique avant de lui apporter une reconnaissance internationale. « Dans la vie, j’essaie de suivre la leçon de l’arbre : être “dans le monde” sans être “du monde”. L’arbre transforme l’invisible en visible, l’énergie lumineuse et l’air en matière organique – qui est vie et source de vie. Il est comme un cadeau du ciel venu déployer la majesté de sa forme et nous inspirer par sa maîtrise du temps. L’arbre est un exemple de liberté, de joie et de force. Il n’attend qu’une chose : que nous levions nos yeux vers lui. » (La Croix, 3 janvier 2018).

  • Ernst Zürcher, Les Arbres, entre visible et invisible, Éd. Actes Sud, 2016.

Et aussi, une étude biblique : Les arbres dans la Bible

La sylvothérapie

« Quand les responsables de votre quotidien préféré m’ont proposé de tester un « bain de forêt », je n’avais pourtant pas hésité une seconde. (…) Rendez-vous est donné à notre petit groupe à l’orée de la forêt pour une déambulation de trois heures. « Je suis guide en sylvothérapie », se présente Serge. « Le thérapeute, c’est la forêt », prévient-il, dressant la liste de ses bienfaits supposés. Je tais mes doutes concernant « les découvertes scientifiques récentes » à ce sujet. Bien décidé, néanmoins, à me prêter au jeu. Après tout, comme le rappelle Serge à juste titre, « cela fait des millénaires que l’on se ressource en forêt ».

Chaque guide a sa méthode. Serge lance des « invitations » que nous sommes libres de suivre ou non. Et cela commence fort : « Nous allons faire une marche animale », annonce le meneur. Par conscience professionnelle, me voilà dans la peau d’un cerf. Curieusement, mes sens s’éveillent. J’écoute les bruits que m’apporte le vent. Je me sur- prends à jeter mon regard au loin pour percer les taillis. C’est étonnant. Puis nous nous regroupons pour une séquence de relaxation. « Scannez votre corps des pieds à la tête, relâchez-vous. » Là, je me sens bien… Serge nous invite à écouter bruire la forêt, à sentir ses parfums. L’humus le dispute à la citronnelle, dont on s’est généreusement aspergé. Nous voici invités à palper le sol et même à «goûter» l’air en tirant la langue. Un échec, en ce qui me concerne.

« Tournez sur vous-mêmes, comme un radar, pour trouver l’endroit où votre corps se sent le mieux. » Je trouve. Quand j’ouvre les yeux, je suis face au chemin forestier semé de pousses de chênes et de jeunes ronciers aux tendres épines. C’est là que nous nous engageons, après un partage de sensations. Puis nous échangeons sur ce que nous avons remarqué dans un « cercle de parole ».

Cette fois, nous observons « tout ce qui est en mouvement ». Nous marquons des arrêts dans notre marche, tels des suricates scrutant la savane. Nous admirons l’eau qui tremblote au bord des feuilles, la lumière qui se joue de nous. Et toutes ces araignées – au moins quatre espèces détectées, c’est fou ! Le chant du coucou lancé par notre guide signale la fin de la séance. Voilà, nous y sommes… « Maintenant que vous êtes connectés à la forêt, vous pouvez choisir un arbre et lui offrir votre amitié. » Salut Douglas ! Je l’ai repéré de loin. J’ai eu pitié de lui en raison d’une marque de peinture annonçant (peut-être) son prochain abattage. Je m’approche. Campe mes deux pieds sur le sol souple. Redresse le buste. Pose délicatement mes mains sur ses hanches, comme une première danse timide. Puis je penche mon front contre lui. Et j’attends. Ouvrant les yeux de temps en temps, pour observer le décor de sa vie. Me voilà en empathie avec un arbre !

Pour le reste, pas de révélation arboricole. Certes, je suis d’une nature sceptique. Mais même mes camarades du jour, de meilleure composition, ne prétendent pas à l’expérience symbiotique. Je rentre à Lyon, « plus zen » que d’ordinaire, me taquine un proche. Voilà donc le « bénéfice » vanté par notre guide, me dis-je en regardant ma compagne se préparer à partir pour sa séance de méditation « en pleine conscience ». « Se relaxer en silence, en laissant son esprit voleter entre un bruit, une odeur, une sensation. C’est ce que tu as fait aujourd’hui », me fait-elle remarquer. Exact. Une dernière inspection s’impose. Aucune tique à signaler. Une journée sympathique, décidément.*

  • Bénévent Tosseri, La Croix du 8 août 2018, dans une série « On va (presque) tout essayer ». On ne peut que s’étonner de la faiblesse des argumentations et du manque de recul critique de ce quotidien chrétien en ces matières…

Le Shinrin-yoku

Une pratique de santé anti-stress venue du Japon. A l’image des bains de mer, prendre un « bain de forêt » consiste à se rendre dans un environnement peuplé de grands arbres (bois ou parcs arborés) et de s’y plonger en sollicitant ses cinq sens. Cette pratique est née au Japon, un pays où l’amour et le respect de la nature sont très ancrés dans la culture. Tout a commencé dans les années 1980, lorsque le stress est devenu un problème de société majeur : l’agence nationale des forêts nippone a alors lancé une grande campagne invitant la population à aller se ressourcer au contact des arbres. L’expression « Shinrin yoku » est née, shinrin signifiant forêt et yoku ce qui enveloppe, d’où la traduction « bain de forêt ».

Aujourd’hui au Japon, une soixantaine de centres de « sylvothérapie » (la thérapie par les arbres) certifiés existent et environ 5 millions de personnes les fréquentent chaque année. Des consultations en « médecine de la forêt » sont même proposées : on y évalue par exemple l’évolution du niveau de stress en mesurant la tension artérielle des patients avant et après l’immersion en forêt.

Les bénéfices allégués de la sylvothérapie. A partir des années 2000, un médecin, le Dr Qing Li, a orchestré de nombreuses recherches portant sur les effets du Shinrin yoku sur la santé. Pour les diffuser auprès du grand public, il en a fait la synthèse dans un livre, Shirin yoku- L’art et la science du bain de forêt, qu’il est venu présenter en France au printemps 2018. Que montreraient ces différents travaux prétendûment scientifiques ?

Tout d’abord, les bains de forêt font chuter le taux de cortisol (hormone du stress) et la tension artérielle. En particulier, la zone du cerveau correspondant aux ruminations est désactivée. Ainsi, la sylvothérapie agit donc non seulement sur le stress mais aussi sur l’anxiété. De plus, les bains de forêt agissent au niveau cellulaire sur le fonctionnement du système immunitaire : l’immersion en forêt constitue donc une pratique idéale pour se préparer aux épidémies hivernales. Troisième grand bénéfice : des études ont montré que le simple fait de marcher en forêt améliorait l’intuition, la concentration et l’imagination.*

« Comment pratiquer le Shinrin Yoku ? Toute comme la méditation de pleine conscience ou mindfulness, l’un des objectifs est d’être pleinement dans l’instant présent, dans l’Ici et maintenant. Oubliez le temps et les soucis. Videz-vous l’esprit. Promenez-vous sans but en vous concentrant sur votre marche, votre respiration, le chant des oiseaux, le bruit des feuilles, les rayons du soleil, les jeux d’ombre et de lumière, les odeurs … Faites fonctionner vos 5 sens : vue, ouïe, odorat, toucher … Pourquoi pas faire une pause et déguster un goûter en pleine conscience également. Faites l’expérience de ce que les Japonais appellent le yugen, la magie de ne faire qu’un avec le monde qui vous entoure. Vous ressentirez les effets bénéfiques de votre séance de shinrin yoku dès 15 minutes de balade et ceux-ci pourront durer plusieurs semaines. Renouvelez idéalement l’expérience une fois par semaine. »*

Et voilà !

Les passeurs d’âmes…

Dominique Auzenet, avec l’aide d’autres personnes

Passeur d’âmes : une « spécialisation » dans la galaxie médiumnique

Depuis quelques années est apparue une nouvelle « spécialité » dans la médiumnité qui est celle de « passeur d’âmes ».

On en entend parler dans des émissions sur le paranormal à la télévision et à la radio. Il en est question dans l’ensemble du spectre des thérapies de bien-être, telle qu’elles sont proposées sur les sites internet et chaînes vidéo chargés de nous hameçonner.

Et, en écoutant les personnes autour de nous, nous nous apercevons qu’un certain nombre a intégré la réalité des âmes errantes, la possibilité pour elles de nous provoquer des nuisances, la nécessité de faire appel à une personne spécialisée dans ce genre de libération : le passeur d’âmes.

Il est donc nécessaire de se pencher brièvement sur ce développement pour mieux le comprendre, sachant que la plupart des catégories utilisées ne sont jamais définies.

I. QUE DISENT LES PASSEURS D’ÂMES SUR EUX-MÊMES ?

Plutôt que de longs discours, il faudrait pouvoir visionner de nombreux témoignages ou exposés qui sont à notre disposition sur la plateforme youtube… Mais cela représente de très nombreuses heures de travail dont nous n’avons pas forcément la disponibilité. Je vous invite cependant à le faire en partie, pour baigner dans cet univers très particulier, et mieux voir pourquoi je rédige cet article. Voici plusieurs exemples que vous pouvez prendre le temps d’écouter ou de sonder si vous le souhaitez :

https://www.youtube.com/watch?v=mSConyhEXxw

https://www.youtube.com/watch?v=sx6Tvge6Nhk

https://www.youtube.com/watch?v=Cyt7xcfBVEU

https://www.youtube.com/watch?v=4OZo2VENZNU

Le passeur d’âmes est un médium

« Un passeur d’âmes est médium, mais tous les médiums ne sont pas passeurs. C’est en quelque sorte une « spécialité » de la médiumnité. Au même titre que certains médiums vont entendre les défunts, d’autres vont les voir et d’autres encore vont être chargés de guider les âmes en peine. Je pense que chaque médium peut avoir plusieurs spécialités.

En ce qui concerne un passeur d’âmes, souvent ce sont des guides qui l’on mit sur ce chemin. On dit que cela faisait partie de leur mission de vie. Il ressent lorsqu’il y a quelque chose de spécial dans une pièce et entend lorsqu’il y a quelqu’un qui parle dans sa tête. »1

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Doit-on s’inquiéter de la résurgence des pratiques new-age ?

Sur le site de France-Culture

Le "Nouvel âge" est une approche globale, holistique et spiritualiste du monde, où le corps, l’âme, l’esprit et le cosmos sont liés. Alors que cette mouvance née dans les années 1960 connaît un regain de popularité, à quoi répond vraiment ce retour du spirituel ? Comment lutter contre ses dérives ?

Développement personnel, retour à la nature, médecines alternatives… Depuis une dizaine d’années, la mouvance New Age, issue de la contre-culture américaine des années 60, fait son grand retour dans la vie de millions de Français.

Écouter l’émission (45 mn)

Mouvement riche, éclectique, parfois utile et positif, il est également porteur de dérives. Et notamment de dérives sectaires.

En effet, selon la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, la Miviludes, 40% des signalements reçus en 2020 concernaient des questions de santé ou de bien-être. Une tendance révélée et accélérée par la crise sanitaire… mais qui la précédait largement.

Car à en croire bon nombre d’associations et d’acteurs de terrain, cela s’expliquerait notamment par la diffusion de la mouvance « New Age ». A la frontière entre le spirituel et le bien-être, à quoi répond cette nouvelle idéologie du sacré ?  Doit-on se méfier de cet ésotérisme contemporain vendeur et ultra-connecté ?  A quel point doit-on redouter les dérives sectaires qui lui seraient liées ?

Autant de questions dont nous allons débattre pendant 45 minutes avec nos trois invités.

Nous recevons Pascale Duval, porte-parole de l’Unadfi, Raphaël Liogier, sociologue et philosophe, et Jean-Baptiste Malet, journaliste, auteur et documentariste.