Le REIKI. Réflexions pour un discernement.

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Le Reiki se présente comme une méthode de soin, faisant appel à l’énergie universelle. Le Reiki prétend rétablir le bon écoulement de cette énergie dans chaque individu, et par conséquent son harmonie tant corporelle que psychologique et même spirituelle. Le reiki, selon ses adeptes, serait une simple pratique ouverte à tous, neutre de toute conception religieuse. Nous verrons qu’il n’en est rien.

En quelques années, le développement de cette méthode a atteint des proportions aussi importantes qu’inquiétantes. En effet, l’initiation à cette méthode magique ne demande aucune qualification, ni formation préalable. Ainsi un chauffeur routier d’un petit village sarthois est-il devenu en quelques mois, maître Reiki, ouvrant son cabinet devenu rapidement très lucratif, dispensant des soins pour tous types de pathologie. Aucun diagnostic clinique n’est établi, le praticien percevrait les mauvais états énergétiques de son patient et en rétablirait les flux.

Origine

La syllabe « Rei » signifie esprit ou pouvoir supérieur universel. La syllabe « ki » vient du chinois « qi » que l’on peut prononcer tchi, c’est l’énergie ou force vitale. C’est le « prâna »des hindous, que l’on retrouve dans le yoga notamment dans le prâna yamaou yoga respiratoire. Le reiki se présente comme étant la force universelle de l’esprit.

Son fondateur est un homme d’affaires japonais du nom de Mikao Usui (1865-1926). Usui aurait été pasteur, si la méthode est proposée à des protestants ou moine catholique si celle-ci est à destination de catholiques, et même recteur de l’université chrétienne « Doshisha » de Kyoto à la fin du 19e siècle. Usui aurait obtenu une licence de théologie (un doctorat selon d’autres biographes) à l’université chrétienne « Divinity School » de Chicago. Ces informations n’ont jamais pu être vérifiées.

Devenu bouddhiste et moine dans un monastère zen, il continua sa quête de recette magique de guérison. Après une retraite ascétique et mystique de 21 jours sur la montagne, de Kuriyama, visité par un rayon lumineux porteur des symboles sanscrits, dans une transe profonde, il lui fut révélé les anciennes méthodes de guérison qui avaient été perdues. Usui pouvait alors décrypter, utiliser et transmettre l’esprit de l’énergie universelle, le reiki.

Cette fondation du reiki est l’objet de légendes dorées, répétées à l’envi par ses successeurs ayant chacun leur version en fonction de leur auditoire. Ils se sont transmis l’héritage du maître non sans quelques dissidences très tendues, et excommunions réciproques, excommunions, bien entendu, de l’esprit de l’énergie universelle.

Mais tout ce beau monde est d’accord sur la fondation surnaturelle du Reiki.

La vague du New-Age, dès le début des années 1970, à partir de la côte ouest des États-Unis, a été une courroie de transmission du Reiki en Occident. Madame Haxayo-Takata américano-japonaise, parmi les premières praticiennes du Reiki, et sa petite fille Phyllis Lei Furumoto, en furent à l’initiative.

En 1994, je me trouvais dans un groupe de réflexion autour du Père Étienne Garin, s.j., avec une personne qui avait introduit le Reiki en France quelques années auparavant et qui commençait à s’interroger sur le bien-fondé de ce qu’elle avait fait.

Au début des années 2000, une autre branche du Reiki, sous la conduite du disciple Chujiro Hayashi, qui se voulait plus pure et directement liée aux enseignements occultes de Mikao Usui fut introduite en France.

Fonctionnement

Cette énergie universelle se déverserait grâce à des canaux. Ces canaux sont activés par initiation. Le reiki est présenté comme une technique obéissant à des principes spirituels traditionnels. Ce qui indique une confusion dès le départ. Une simple technique ne repose pas sur des principes spirituels ou alors elle devient une croyance qui certes peut devenir éventuellement opératoire, mais perd alors sa qualification de technique. Un minimum de réflexion et de raison permet de relever ces contradictions et ces confusions qui sont à l’origine même du reiki.

Les chakras

Dans la plupart des écoles de formation au reiki, il est question de l’activation des chakras. Ainsi les praticiens associent le reiki aux chakras. Leur nombre varie selon les traditions. Ces chakras sont décrits dans les Védas et les textes tantriques, et seraient activés dans certaines formes de yoga. Ces chakras seraient des tourbillons d’énergie ouvrant à des perceptions extrasensorielles, reliées à l’énergie universelle. Ces chakras sont liés traditionnellement à des divinités et seraient au nombre de sept principaux. Le chakra coronal situé au-dessus de la tête est sollicité et ouvert dès la première initiation pour appeler l’énergie.

Ce système né en Inde est connu au Japon à travers une conception bouddhiste, laquelle s’appuie sur 5 centres subtils correspondant aux 5 éléments. Chaque maître va développer ses propres théories ésotériques à partir de ces principes qu’il va enseigner ou plutôt initier secrètement à ses disciples dans un langage aussi abscons qu’ésotérique. Au Japon cette initiation est appelée « reikiki ». Il est amusant de constater qu’en français rikiki, désigne plutôt l’étroitesse d’esprit, c’est ce que nous n’allons pas tarder à vérifier ! Le développement de l’intuition par la réception au reiki semble être proportionnel à la restriction de la raison et de l’esprit critique.

L’imposition des mains, la mentalisation de symboles ou de mantras sont censées transmettre cette énergie grâce à ce rituel. « Il est nécessaire de s’adresser aux forces résidant dans l’inconscient du récepteur. [1] » Mais pour devenir praticien du Reiki, il faut nécessairement avoir été initié ouharmonisé par un maître. Ce maître est appelé de ce nom aussi élogieux qu’usurpé, après avoir fait quelques petits stages de formation.

La durée du traitement peut varier de trente minutes, à une heure, parfois quatre-vingt-dix minutes dans certains cas particuliers ! Des cristaux, des minéraux, des bols à son tibétain augmenteraient la circulation des énergies. Ceci étant l’objet d’un business complémentaire.

Les cinq principes du reiki usui

Ces principes varient en fonction des écoles, mais tournent autour de concepts fédérateurs et généraux, suffisamment flous pour que tout le monde puisse y adhérer.

1) Ne te mets pas en colère. 2) Ne te fais pas de souci.

3) Sois rempli de gratitude. 4) Accomplis ton devoir avec diligence.

5) Sois bienveillant avec les autres, et avec toi-même.

Initiation aux différents degrés au reiki usui

Aucune formation préalable n’est nécessaire. Tout le monde peut devenir canal du reiki.

Un certificat est remis à l’issue de chaque formation qui n’a aucune valeur si ce n’est sa reconnaissance dans l’école de formation, sachant que chaque école est concurrente et ne reconnaît pas nécessairement les initiations pratiquées dans d’autres écoles.

Cette initiation doit demeurer secrète si le praticien ou le maître reiki veulent garder les pouvoirs qui y sont associés.

Le maître reiki officie un rituel initiatique, appelé aussi harmonisation sur le néophyte. Les symboles ne seront révélés que progressivement à l’élève en fonction de son degré d’initiation. Le maître ramone, éveille et stimule ainsi les canaux énergétiques de l’élève pour qu’il puisse recevoir, puis diffuser cette énergie cosmique.

Un maître reiki doit toujours se recommander des Maîtres qui lui ont transmis l’initiation.

Le premier degré (shoden) permettrait de se brancher à la source d’énergie universelle au moyen de quatre initiations successives. Le maître montre comment imposer les mains sur le propre corps de l’adepte puis sur le corps du patient. Ils ouvrent ainsi les canaux transportant l’énergie. L’initié obtient alors la capacité de canaliser le reiki par imposition des mains, mentalisation de figure et récitation intérieure de mantras. À la suite de ces purifications ou harmonisations, l’élève est censé avoir une fréquence vibratoire réceptive au reiki lui permettant de s’auto guérir et de commencer à guérir ses proches. Il est recommandé de pratiquer le plus possible, car plus on distribue le reiki plus l’énergie s’intensifie.

Deux jours de formation sont prévus pour cette initiation au premier degré, soit 16 heures pour environ 180 euros, tarif variant selon les écoles. Une journée d’approfondissement complète cette initiation pour 100 euros.

Le deuxième degré (okuden) améliorerait la connexion au reiki en deux initiations. Après environ trois mois de pratique du premier degré, l’élève serait en capacité de recevoir les symboles susceptibles de canaliser mentalement l’émission du reiki à distance. Pour cela, à ce stade il reçoit trois symboles secrets accompagnés des mantras correspondants.

« L’initié de deuxième degré évoluera avec aisance dans le monde sans limites de l’espace et du temps. [2] »

Plus de limite, nous sommes là dans la toute-puissance, la finitude est vaincue. L’homme devient dieu, il n’est plus tributaire d’aucune contingence, d’aucun aléa.

Grâce au deuxième symbole secret : « L’initié pourra dissoudre dans le subconscient d’un sujet, des blocages qui, au niveau du mental, modifient les conditionnements résultant de nos expériences du passé.[3] »

Et encore : « Par le traitement mental (appelé dans d’autres disciplines guérisons spirituelles) nous allons transformer les schémas mentaux du passé, négatifs et usés, qui continuent à régir notre comportement actuel, en schémas positifs ce qui supprime la raideur psychique caractéristique de la vieillesse intérieure. [4] »

Ceci est particulièrement grave, il s’agit non seulement de croire en sa propre toute-puissance, qui somme toute, ne peut nuire qu’à l’individu lui-même, ce qui relève d’un infantilisme narcissique des plus puérils, mais également de penser avoir accès à l’inconscient de son patient et à la capacité de modifier jusqu’à ses souvenirs. Il y a un risque évident d’intrusion et d’induction du pseudo-thérapeute envers son patient. Élisabeth Loftus et Katherine Ketcham ont bien décrit les dangers de ces phénomènes qui touchent de nombreuses nouvelles thérapies, dans leur ouvrage sur le syndrome des faux souvenirs et le mythe des souvenirs refoulés.

Attention, le coût de la formation augmente : deux jours, soit 16 heures pour 230 euros et un approfondissement d’une journée pour 100 euros.

Le troisième degré (Shinpiden) permet de devenir maître, c’est-à-dire capable à son tour de transmettre les enseignements et les initiations du reiki. Le maître serait capable de charger de l’énergie du reiki, non seulement des personnes, mais également des objets des lieux et des animaux.

De contaminé au reiki, le maître devient toujours plus contaminant.

Bien entendu le coût de la formation augmente encore : Pour le troisième degré A (Shinpiden) : deux jours, soit environ 16 heures pour 400 euros. Pour le troisième degré B (Gokuikaiden) : huit journées de formation pour 990 euros.

Soit une formation complète pour devenir maître, en capacité de transmettre, il faut compter 2000 euros sans compter les frais de restauration et d’hôtellerie.

Symboles secrets du reiki

Les symboles utilisés pour transmettre l’initiation du reiki seraient liés à quatre lignes de sons ou mantras et quatre figures (idéogrammes chinois japonais). La visualisation de ces figures et la prononciation intérieure de ces sons permettraient d’opérer des soins à distance et traiter des troubles psychophysiologiques.

Ces quatre symboles sont

Chokurei en forme de spirale.

Seiheki est une sorte de déformation de la lettre du sanscrit tibétain « Ah ».

Honshazeshonen désigne le retour à l’origine

Daikomyô est un idéogramme représentant l’étoile Polaire, entre Soleil et Lune.

Des mantras sont ainsi associés aux symboles. Ce sont des sons ou des paroles sacrées censées activer certaines énergies. Ils doivent être prononcés silencieusement. Selon l’enseignement des Védas, écrits hindouistes, un mantra est l’incarnation d’une divinité spécifique. Ces invocations font appel à des divinités du monde invisible, sans même que le praticien en ait conscience. Maharishi Mahesh Yogi, fondateur de la Méditation transcendantale, initiait ses adeptes à des mantras qu’ils devaient répéter secrètement deux fois vingt minutes par jour, pour accéder à des niveaux (soit disant) de conscience supérieure.

L’initiation au nom du premier symbole signifie : « Énergie, viens ! ». On le trace sur le corps du patient au niveau du lieu que l’on veut harmoniser, en le répétant mentalement trois fois, et secrètement. Il peut tout aussi servir à envoyer de l’énergie sur quelqu’un à distance, à purifier une pièce, ou à protéger d’une influence négative. On peut également le tracer sur des objets, sur une lettre à l’usage du destinataire, sur du tissu à placer sur la partie malade. C’est effectivement un rituel de magie avec utilisation de magnétisme.

Le nom du deuxième symbole signifie : « J’ai la clé ». Il est utilisé pour le traitement mental afin de détendre le mental conscient et de faire émerger les souvenirs inconscients.

Le troisième symbole signifie : « Le Bouddha qui est en moi entre en contact avec le Bouddha qui est en toi ». Il est utilisé dans les traitements à distance. Etc.

Il existe de nombreuses formes de Reiki qui utilisent d’autres symboles, et donnent des noms d’autres esprits ou divinités. Chaque maître Reiki peut inventer à l’infini son propre panthéon et des variantes qui seraient toutes plus performants les uns que les autres : reiki de osho ou reiki de bagwan, reiki de sababa, reiki de yoga, de karuna, de harbori, de rainbow-reiki, etc.

Doris Sommer, présidente de l’Association internationale du reiki a déclaré être entrée en contact avec son frère défunt par le biais d’un symbole du reiki et entre régulièrement en contact avec son ange qu’elle appelle moi suprême ou chef de l’esprit. Ceci s’apparente de toute évidence à du spiritisme ou du channeling selon l’appellation anglo-saxonne. Au magnétisme, s’ajoutent la médiumnité, le spiritisme et autres pratiques d’occultisme.

Rituel

Il ne s’agit pas d’une simple technique neutre et areligieuse, car un véritable rituel est nécessaire au bon fonctionnement du reiki. Bien sûr il diffère selon les écoles et n’est pas toujours appelé rituel, mais l’esprit dans lequel procède une séance de reiki demeure le même.

Ce rituel se compose de cinq opérations :

La purification initiale.Le praticien doit se débarrasser de tous ses bijoux, montres et bagues et se laver rituellement les mains non pas seulement par hygiène, mais par souci de purification afin de mieux devenir canal du reiki. Le patient retire aussi ses bijoux, desserre sa ceinture et enlève ses chaussures. Il ne doit croiser ni les jambes ni les bras.

Le centrage. Le praticien se concentre sur le chakra de son cœur, en posant ses deux mains croisées sur sa poitrine, tout en adressant une prière dans laquelle il demande à devenir canal du reiki.

La protection contre les ondes nocives. Le praticien ne doit pas puiser en lui-même son énergie, mais être seulement canal du reiki, énergie inépuisable. Il doit entrer dans une indifférence quant au résultat ou à la souffrance de son patient pour être un bon canal. Sa compassion ou ses angoisses pourraient se communiquer au patient et obscurcir l’action du reiki. Les troubles du patient doivent traverser le corps du praticien sans être retenus. Les ondes nocives seraient évacuées dans le sol par les pieds, quand le praticien ne manifeste aucune tension.

L’égalisation de l’aura. Il s’agit de dessiner à environ 20 centimètres du corps un mouvement elliptique descendant en partant de la tête et en se terminant par les pieds, puis en remontant trois fois, vers la tête, poings fermés et plus proches du corps. Ceci permettrait au praticien de ressentir les zones de blocages de son patient.

Ces passes sont nettement de nature magnétique et sont similaires à celles l’on retrouve chez les magnétiseurs et autres toucheurs.

Prière finale. Le praticien se doit de remercier l’esprit de cette énergie universelle ou reiki qui lui a permis d’opérer. Nous sommes effectivement là dans un rituel magique qui s’adresse à une force que l’on ne connaît pas.

Le traitement est appliqué avec la main droite sur le patient assis les yeux fermés. Le praticien visualise secrètement l’énergie qui pénètre par le chakra du sommet du crâne, le remplit et déborde de sa main pour pénétrer le patient, il répète mentalement trois fois une phrase telle que : « Tu es rempli de lumière, d’énergie, d’amour ». Il termine les soins en caressant trois fois l’aura de haut en bas.

Le Reiki Karuna

Parmi les nombreuses écoles, voici un exemple de ce qui est proposé par le Reiki Karuna fondé par Maître Reiki William Rand Lee.

Karuna signifie action de compassion, et se voudrait être le perfectionnement du Reiki Usui. En effet, selon la présentation faite par le centre de formation, les vibrations seraient plus hautes et plus performantes en effet thérapeutique, grâce aux nouveaux symboles utilisés, aux nouveaux mantras et aux nouveaux sons.

Ainsi selon le site officiel sur internet la formation Reiki Karuna I & II [5] permet l’initiation à huit symboles :

Le 1er symbole (ZONAR) permettrait de « guérir au niveau cellulaire, guérir les problèmes de vies passées, guérir les enfants abusés, guérir le karma. »

Le 2e symbole (HALU) permettrait de « guérir au niveau de l’inconscient, guérir la partie sombre de soi-même, guérir les problèmes d’abus physique ou sexuel, dissiper l’attaque psychique et psychologique. »

Le 3e symbole (HARTH) permettrait de « guérir les difficultés relationnelles, développer de bonnes habitudes, guérir les dépendances, créer des actions de compassion, contacter des êtres spirituels. »

Le 4e symbole (RAMA) permettrait de « guérir les chakras, dégager l’esprit, dégager les énergies négatives, mettre en harmonie les chakras, susciter la détermination et l’achèvement, manifester des buts matériels. »

Le 5e symbole (GNOSA) permettrait de « relier le moi supérieur au moi inférieur, d’augmenter la créativité, améliorer la capacité d’apprendre, guérir la communication. »

Le 6e symbole (KRIYA) permettrait de « se lier à la terre, ancrage, manifester ses buts créer des priorités, et tout simplement de guérir le genre humain. »

Le 7e symbole (IAVA) permettrait « de revendiquer la puissance de soi, guérir la co dépendance, guérir la conscience de la réalité, donner de la puissance à ses buts, et plus généralement de guérir la terre. »

Le 8e symbole (SHANTI) permettrait « d’amener la paix, de créer la confiance en la vie, guérir l’insomnie, guérir la peur et la panique, manifester les meilleurs résultats augmenter la clairvoyance. »

Tout cela, pour 370 euros seulement, permettrait d’éponger les dettes de la sécurité sociale, de vider les cabinets médicaux et paramédicaux, d’améliorer enfin les performances de l’éducation nationale, de résoudre les problèmes sociaux et politiques, les conflits entre états, etc.

Cette école propose également de devenir Maître de Karuna Reiki grâce à la reconnaissance de symboles de plus en plus ésotériques en faisant pénétrer dans une allégeance encore plus profonde aux dynamiques occultes qui imbibent ces initiations.

Mais ce n’est pas tout, l’école forme également à la sonothérapie appelée sonoreiki.

« Introduction des sons, des vibrations dans une séance de massage, réflexologie, ostéopathie, Reiki Usui Reiki tibétain, & Karuna, etc. Pratiquer le massage vibratoire permet de sentir les sons et les vibrations agir à l’intérieur du corps, au niveau de nos tissus, de nos organes, de nos muscles, de notre structure osseuse, de notre cerveau, » etc.

Coût de la formation de deux jours 230 euros.

Mais ce n’est pas encore terminé, il y a également une formation à « l’Intégration de la Sonologie dans une séance de soin : le son touche aussi ! Pratiquer le toucher par les Sons permet de sentir les sons agir à la surface de notre peau, mais également à l’intérieur du corps, au niveau de nos tissus, de nos organes, de nos muscles, de notre structure osseuse, de notre système nerveux, de nos plexus neuro-glandulaires appelés chakras (plexus solaire, cardiaque, laryngien, etc.) jusqu’au plus profond de nos cellules, de nos molécules et des atomes qui nous constituent. »

Bien entendu, il faut pratiquer avec des bols tibétains et des diapasons thérapeutiques, des huiles essentielles tibétaines bien spécifiques… Ce type de formation semble être elle-même irradiée par une énergie commerciale sans limites !

Risque de dérive sectaire

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) cite le reiki dans son rapport de 2005 dans le chapitre L’Irrationnel et les pratiques thérapeutiques[6]. Elle note :

« un grand retour de la pensée magique et la croyance que les miracles pourraient être une alternative possible à des méthodes thérapeutiques conventionnelles. » Désignant entre autres le reiki, elle remarque également que : des « groupes, souvent d’inspiration orientaliste et revendiquant parfois le titre de thérapies énergétiques entretiennent ainsi l’idée d’apparence plus pragmatique selon laquelle chacun pourrait devenir son propre guérisseur, après initiation. Mais la croyance selon laquelle il serait donné à chacun, après formation accélérée, de transmettre ou de recevoir ce pouvoir de canalisation d’une « énergie vitale universelle » promue force de guérison, compose elle aussi une vision bien peu rationnelle de la médecine ; parce qu’elle repose sur un fondement dénué de toute objectivité scientifique, elle peut d’autant plus facilement déboucher sur des dérapages éventuels, ainsi qu’en attestent certains témoignages de pratiques de guérison à distance, voire par téléphone, actuellement, développées par certains adeptes du reiki. »

Dans son rapport de 2016-2017[7], la MIVILUDES note :

« l’absence de reconnaissance par l’État des formations et des diplômes délivrés […] pour le reiki […] peut induire un amateurisme de la part de certains pseudo-thérapeutes. D’autant que n’importe qui peut se déclarer […] « Maître reiki » et enseigner ces techniques ». De plus : « Ces techniques font d’ailleurs leur apparition dans quelques établissements de santé avec tous les risques que cela peut représenter pour les patients (déstabilisation, perte de chance de guérison).En quête de respectabilité, la nébuleuse du reiki a inventé « un environnement institutionnel avec des fédérations destinées à faire oublier que ces pratiques ne sont pas reconnues par les Autorités sanitaires et qu’ils interviennent en dehors de tout cadre légal. Ils éditent des chartes ou des codes de déontologie, non contraignants dès lors qu’il n’existe pas d’ordre professionnel reconnu par l’État ». »

Enfin en 2017, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires a consacré un chapitre entier de son rapport annuel au reiki[8]. La mission signale notamment l’usage de méthodes d’emprise psychologique classiques :

« valoriser la victime pour mieux asseoir l’emprise du gourou thérapeute. Il s’agira de convaincre l’adepte qu’il est exceptionnel et que pour aller mieux et retrouver son énergie, sa joie de vivre et tout son potentiel, il devra se séparer de son conjoint, se couper de ses amis, et surtout suivre des stages, généralement coûteux, mais nécessaires pour accéder au bien-être. […] Petit à petit la relation va se baser sur l’admiration du patient envers son thérapeute, qui pourra imposer toutes ses exigences, allant jusqu’à la soumission totale de l’adepte qui aura subi des pressions réitérées afin d’altérer son jugement ».

« Pour les promoteurs du reiki, il serait possible après une formation accélérée de transmettre ou de recevoir le pouvoir de canalisation d’une « énergie vitale universelle ». […] Il est possible de devenir maître reiki en trois ou quatre stages de formation accélérée les week-ends ». Cette facilité à monter en grade fait partie pour la MIVILUDES de la stratégie sectaire de nombreuses mouvances de cette technique : « On fait également miroiter à l’adepte la possibilité de devenir lui-même « praticien voire formateur, ce qui est en soi très valorisant et réconfortant pour une personne en perte de repères ».

Comité doctrinal de la Conférence épiscopale des États unis, le 26 mars 2009

(Sous la présidence de Mgr William E. Lori, évêque de Bridgeport.)

Les évêques américains ont fait un communiqué courageux en se prononçant explicitement sur le reiki. La Conférence épiscopale française n’a jamais pris position sur le reiki ou autres thérapies dérivantes, alors que des éléments contraires à l’anthropologie chrétienne y sont manifestes. Cette frilosité ne rend pas service à une juste Pastorale dans ce domaine. En effet, voici ce que dit ce comité avec l’approbation de la Conférence épiscopale des Etats Unis : « S’il peut arriver que des gens tombent dans la superstition par ignorance, il est de la responsabilité de ceux qui enseignent au nom de l’Église d’anéantir cette ignorance autant qu’ils le peuvent ». « L’on fait courir des dangers importants à sa santé spirituelle en recourant au Reiki. »

Voici quelques extraits traduits de l’américain[9]:

« La Reiki-thérapie, médecine alternative originaire du Japon, est dépourvue de caractère scientifique et est inappropriée aussi bien à être utilisée dans les hôpitaux, cliniques et centres de retraites catholiques que par des représentants de l’Église. »

« Croire dans la Reiki-thérapie présente, pour un catholique, un problème insoluble ». « Dire que l’on prend soin de sa propre santé physique ou de celle des autres, par l’utilisation d’une technique sans fondement (ni même plausibilité) scientifique, est de façon générale imprudent. »

« Un(e) catholique qui met sa confiance dans le Reiki risque de se situer dans le domaine de la superstition. »

« Pour les chrétiens, c’est en priant le Christ Seigneur et Sauveur que l’on peut prétendre à la guérison donnée par Dieu, alors que l’essence du Reiki ne repose pas du tout sur la prière, mais sur une technique transmise du ‘maître Reiki’à son élève, technique qui une fois maîtrisée permettra de produire les résultats escomptés. »

« La Reiki-thérapie ne peut être soutenue ni par les découvertes en sciences naturelles ni par la foi chrétienne. »

« L’on fait courir des dangers importants à sa santé spirituelle en recourant au Reiki. »

Discernement chrétien. La nature et la grâce.

De nombreux adeptes du reiki sont convaincus que l’énergie qu’ils invoquent vient de l’Esprit-Saint et par conséquent, non seulement ils ne font rien de contraire à la Foi chrétienne, mais de plus ils sont dans l’espérance en cette force invisible et agissante et font œuvre de charité dans le bien qu’ils pensent dispenser. Dieu, Christ, Bouddha, Esprit-Saint, énergie ou esprit cosmique, tout cela serait compatible et interchangeable. Ceux qui restent fidèles à leur propre tradition n’ont rien compris, ils ont l’esprit borné, ils ne sont pas initiés, ils n’ont pas expérimenté, ils ne peuvent pas savoir.

Ainsi voici une profession de foi dans le reiki :

« Je crois personnellement que toutes les choses évoluent sur cette planète, et, oui, il y a de plus en plus d’amour sur terre, et le Reiki fait partie intégrante de l’augmentation de la vibration de l’AMOUR. »

« Le Reiki n’est pas une religion, il ne repose sur aucun dogme ou doctrine, il n’est en fait qu’une très ancienne science curative, tombée dans l’oubli depuis des millénaires, et que le Dr. Usui redécouvrit dans l’ésotérisme des soutras tibétains. »

Alors que le reiki se défend de toute croyance à une religion particulière, dans son principe même il fait appel à des concepts de plusieurs traditions religieuses orientales.

Le reiki prétend guérir tous les niveaux de l’être physique, mental et spirituel.

Dans le reiki et autres thérapies venues d’Orient, remaniées à une sauce ésotérique occidentale, l’énergie, ou les énergies sont divinisées et sont l’objet d’un culte idolâtrique. Bien sûr la transcendance du Dieu trinitaire chrétien est niée.

L’adepte se met en état de médiumnité pour recevoir ou transmettre le Reiki. De contaminé à cette médiumnité, il devient contaminant. Un état proche de la transe hypnotique où l’on ne voit plus, n’entend plus, ne sent plus l’entourage.

La nature et la grâce

Il est nécessaire de donner quelques notions élémentaires de théologie sur la nature et la grâce.

La Bible est une révélation, elle enseigne l’homme sur une réalité qu’il ne peut pas connaître par ses propres capacités naturelles. Dès la Genèse l’homme est présenté comme une terre, Adam, insufflée par le Souffle de Dieu, Rouah. L’homme est donc fait de la matière du monde créé, et prend vie et autonomie grâce au Souffle de Dieu. Ce Souffle traverse toute la Bible, il inspirera, les patriarches et les prophètes de l’Ancien Testament. Ce Souffle-Saint sera donné en plénitude à la Pentecôte sur les disciples de Jésus-Christ. Ainsi l’homme, en Jésus-Christ et par le Saint-Esprit, participe à la nature divine. Ce Souffle-Saint ou Saint-Esprit n’a rien à voir avec l’énergie ou les énergies de la nature ou du cosmos, car il vient de Dieu, et fait participer l’homme à la nature incréée de Dieu.

Cette nature de l’homme a été corrompue par le péché originel. L’homme et la femme ont succombé aux promesses du serpent : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »(Gn 3, 4-5). Promesse fallacieuse, qui fait croire à l’homme qu’il est son propre maître, capable de toutes les transgressions, n’ayant de compte à rendre à personne, qu’il peut s’initier lui-même aux mystères de l’existence, qu’il est immortel… Cette chute entraîne l’homme dans une rupture de relation avec lui-même, avec son prochain, avec la nature, et avec Dieu lui-même son Créateur à qui il doit la vie, l’existence et l’être. Seul le Christ peut le faire sortir de cette impasse mortelle.

Dieu envoie son propre Fils qui s’est fait homme pour que grâce lui, l’homme devienne Dieu. « Que la grâce et la paix vous soient accordées en abondance par la vraie connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur. Sa puissance divine nous a fait don de tout ce qui permet de vivre avec piété, grâce à la vraie connaissance de celui qui nous a appelés par la gloire et la force qui lui appartiennent. De la sorte nous sont accordés les dons promis, si précieux et si grands, pour que, par eux, vous deveniez participants de la nature divine, et que vous échappiez à la dégradation produite dans le monde par la convoitise. » (2 P 1, 2-4).

Pour saint Augustin, une doctrine qui considère l’homme comme capable de bien par lui-même rend inutile l’incarnation et le sacrifice du Christ. Dans La nature et la grâce Saint Augustin comme l’ensemble des Pères de l’Église qu’ils soient Grecs ou Latins professent que la nature de l’homme a besoin de médecin, car elle n’est pas en bonne santé. Seul le Christ est le divin médecin, qui vient nous donner la vision béatifique et la vie éternelle en Dieu. L’homme créature de Dieu, ne trouve sa plénitude que dans le Christ qui lui offre en toute gratuité sa vocation divine. L’homme, fini par nature, n’atteint sa plénitude que par grâce. Les Pères de l’Église affirment que ce que l’homme fait par nature ne mène pas à Dieu, ce sont les vertus que Dieu nous donne, avec sa grâce réparatrice, qui nous ouvrent à la vie éternelle.

Ainsi nous voyons l’incompatibilité fondamentale entre l’énergie cosmique du reiki, qui si elle existe, demeure une énergie créée et non de nature divine. De plus sur le plan de la nature, cette énergie ne répond à aucune définition rationnelle ou scientifique. Et si des personnes en voient les effets, nous pouvons nous demander de quel ordre est le facteur agissant. La foi catholique professe l’existence d’un monde visible et d’un monde invisible.

Lettre pastorale de la Conférence des évêques de Toscane du 15 avril 1994.[10]

La prise de position courageuse et particulièrement attentive aux signes de notre temps des évêques de Toscane donne de précieux repère quant aux pratiques magiques qui prolifèrent aujourd’hui. Nous avons vu que le reiki ce situe bien dans une pratique magique. Voici quelques extraits, mais l’ensemble de la lettre est très intéressante à étudier, pour aider au discernement concernant ces pratiques, et proposer les remèdes appropriés, pour retrouver la vraie liberté des enfants de Dieu.

« En tant qu’évêques de Toscane, nous ressentons le devoir de le rappeler, avec clarté à nos fidèles. Nous assistons en effet à un retour impressionnant des pratiques magiques

Parmi les causes de la diffusion de la magie, il faut en effet compter un grave manque d’évangélisation qui ne permet pas aux fidèles d’assumer une attitude critique devant des propositions qui ne représentent qu’un succédané du sens religieux véritable et une triste mystification du contenu authentique de la foi. »

Distinction objective entre religion et magie

Le chapitre 6 de cette lettre distingue clairement ce qui relève de la religion et ce qui fait appel à la magie.

« Le problème d’une définition de la magie est de soi difficile étant donné la diversité des phénomènes. Cependant, une donnée fondamentale semble acquise parmi les savants : la distinction objective que l’on doit mettre, sur le plan anthropologique et culturel, entre « religion » et « magie ». La distinction découle de la manière diverse dont les deux expériences se rapportent à ce qui est transcendant :

— La religion fait une référence directe à Dieu et à son action, de sorte qu’il n’existe pas et ne peut pas exister d’expérience religieuse sans cette référence ;

– La magie implique une vision du monde qui croit à l’existence de forces occultes qui exercent une influence sur la vie de l’homme et sur lesquelles celui qui exerce la magie (ou l’usager) pense pouvoir exercer un contrôle par l’intermédiaire de pratiques rituelles capables de produire automatiquement des effets ; le recours à la divinité — quand il existe — est purement fonctionnel, subordonné à ces forces et aux effets voulus.

En effet, la magie n’admet aucun pouvoir supérieur à elle-même ; elle affirme qu’elle peut contraindre les « esprits » eux-mêmes ou les « démons » évoqués à se manifester et à accomplir ce qu’elle demande. Aujourd’hui encore, celui qui recourt à la magie ne pense pas d’abord s’adresser à Dieu — au Dieu personnel de la foi et à sa Providence sur le monde — mais plutôt à des forces occultes impersonnelles, supra humaines et au-dessus du monde, régnant sur la vie du cosmos et de l’homme…

La pensée magique se caractérise par deux attitudes essentielles : le sentiment du désir d’obtenir quelque chose que l’on ne possède pas ou le sentiment de la peur qui amène à penser que l’on peut mettre des pouvoirs occultes à son propre service, et la nette séparation entre le rite et la vie. Pour pouvoir répondre à ces demandes, la magie, se basant sur la croyance en des forces mystérieuses en mesure de parvenir à agir au-delà des simples causes physiques naturelles, met en œuvre des rituels auxquels elle attribue une efficacité directe, indépendamment de Dieu et de son action, pour atteindre l’effet attendu ou souhaité par le désir. Le caractère opératoire de ces rituels n’a aucun rapport, dans la perception du sujet, avec son attitude éthique et ses opinions existentielles. En effet, à cause de sa structure fondamentale, la magie n’implique pas de soi de lien quelconque avec les choix moraux de la personne et avec ses devoirs : un individu peut avoir un comportement répréhensible ou vivre dans des situations de faute, d’égoïsme et de haine, mais rien de tout cela, au moins en principe, ne pourra être un empêchement puisque le rituel magique exactement observé ou répété infatigablement produit les effets qui lui sont attribués…

Nous ne cesserons jamais de mettre en garde les fidèles contre le danger de ces sectes et de leurs erreurs, en redisant l’invitation de Paul à Timothée : « Un temps viendra où l’on ne supportera plus l’enseignement solide ; mais, au gré de leur caprice, les gens iront chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d’entendre du nouveau » (2 Tm 4, 3-4), ou le rappel de Jean : « Ne croyez pas n’importe quel inspiré, mais examinez les inspirations pour voir si elles viennent de Dieu, car beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde » (1 Jn 4, 1). La connaissance intégrale de l’Évangile et la rencontre vécue avec le Christ dans l’Église, son Épouse, représentent le meilleur antidote à ces formes de néo-paganisme. Il faut cependant que les croyants soient convenablement évangélisés quant aux fondements de la foi dans le Seigneur ressuscité, l’accueil de sa Parole et de ses sacrements, l’expérience authentique de la prière et de la vie ecclésiale…

« Un dur combat entre les puissances des ténèbres — affirme le Concile Vatican II — passe à travers toute l’histoire des hommes ; commencé dès les origines, il durera, le Seigneur nous l’a dit, jusqu’au dernier jour. Engagé dans cette bataille, l’homme doit sans cesse combattre pour s’attacher au bien ; et ce n’est qu’au prix de grands efforts, avec la grâce de Dieu, qu’il parvient à réaliser son unité intérieure » (Gaudium et spes, 37).

Saint Paul dans sa lettre aux Éphésiens parle clairement de ce combat
« Enfin, puisez votre souffle dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force. Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable. Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes. Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon. Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix, et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais. Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. En toutes circonstances, que l’Esprit vous donne de prier et de supplier : restez éveillés, soyez assidus à la supplication pour tous les fidèlesQue la paix soit avec les frères, ainsi que l’amour et la foi, de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ. Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ d’un amour impérissable. » (Ep, 6, 10-18, 23-24).

Bertran Chaudet, Décembre 2018.

Notes

[1]A. Prouzet, Manuel des praticiens du reiki traditionnel, Ed Recto Verseau, 1997, p. 19.

[2]A. Prouzet, Manuel des praticiens du reiki traditionnel, Ed Recto Verseau, 1997, p. 5.

[3]Ib. p.16.

[4]Ib. p.110.

[5]https://diapasons.fr/formations/74-formation-en-sonoreiki.htm.

[6] Rapport 2005de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES), page 51.

[7] https://www.derives-sectes.gouv.fr/sites/default/files/publications/francais/rapport_miviludes_2017_web_v2_0.pdf   page 37 et 39.

[8]Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, « Rapport d’activité 2016 et premier semestre 2017 » sur www.derives-sectes.gouv.fr, 2017. https://www.derives-sectes.gouv.fr/publications-de-la-miviludes/rapports-annuels

[9]www.usccb.org/dpp/doctrine.htm

[10]La Documentation catholique, 20 novembre 1994 – n° 2104. Voir le texte sur le blog Charismata

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