Médiumnité et bouddhisme tibétain (1)

La personne qui donne ici son témoignage a pris conscience de l'interaction entre des liens occultes dormants présents dans sa vie depuis son enfance, et un cheminement de dix années en tant qu'élève d'un maître bouddhiste tibétain qui a contribué efficacement à l'ouverture des portes de la médiumnité. 
Elle nous dit son parcours, les phénomènes occultes paranormaux qui se sont développés et ont pourri sa vie. Suite à un accident, elle a fait une expérience spirituelle forte qui l'a remise sur le chemin de Jésus, par Marie.
Cela pourra aider des personnes qui vivent quelque chose de similaire : elle souligne à quel point il convient d'être déterminé dans le combat spirituel, pour vivre une totale libération. Je cite juste cet extrait :

J’ai décidé de demander au Seigneur de me délivrer et de me prendre toutes ces capacités de médiumnité et de guérison. Je l’ai supplié en pleurant de m’en délivrer. Je lui ai promis de mener le combat spirituel nécessaire avec son aide et de m’abandonner totalement à lui et à son amour car lui seul est mon unique sauveur. Il faut être très déterminé et avoir vraiment la volonté de quitter tout ça, de le perdre. J’ai dû aussi voir ce qui pouvait m’en empêcher, être un frein (sentiment de puissance, orgueil, sentiment d’être une personne particulière…) et confesser tout ça devant le Seigneur, ce qui n’est ni facile, ni agréable mais nécessaire… J’ai dû apprendre aussi à m’abandonner plus au Seigneur, en confiance et à le laisser oeuvrer …« Mes portes se ferment » peu à peu et je perds effectivement ces perceptions.

Témoignage

J’ai reçu une éducation catholique plutôt solide dont le parcours m’a amenée jusqu’à la confirmation. Mais lors de mes études à l’Université, j’ai commencé à être dans une certaine forme de recherche spirituelle autre que celle que j’avais reçue étant enfant. Suite à la perte d’un proche très croyant et auquel j’étais très attachée, je suis entrée dans un rejet absolu de Dieu, j’avais beaucoup de colère contre lui. J’ai même essayé de me convaincre qu’être athée serait plus simple (la souffrance peut vraiment nous pousser dans les extrêmes…) … J’ignorais que cette quête de l’absolu dans laquelle j’allais me lancer à corps perdu durant des années, n’était en fait qu’une recherche désespérée de Dieu. Je pensais qu’il m’avait abandonnée et je ne pouvais pas à l’époque, reconnaître que c’est lui que je recherchais désespérément, trop occupée que j’étais à le rejeter…

Je suis alors devenue l’élève d’un maître bouddhiste tibétain durant 10 ans. J’ai appris les yogas internes et les circulations d’énergie, la méditation et toutes sortes de rituels avec des visualisations, des invocations de divinités, des répétitions de mantras propres au bouddhisme Vajrayana . J’étais une disciple très proche de mon maître, je l’assistais et je le suivais partout… Il voyait en moi « son héritière spirituelle ». C’était un discours qu’il me tenait très souvent et qui ne m’a vraiment pas aidée à ne pas développer de l’orgueil. J’ai eu beaucoup de mal à trouver ma place dans ce groupe qui était très fermé et fonctionnait sur les bases du secret (secret des initiations données par le maître). En effet beaucoup de gens qui le fréquentaient étaient en plus portés sur le New-âge et toutes sortes de pratiques occultes, ce qui ne m’intéressait pas car cela contribuait à créer des confusions dans mon chemin spirituel.

J’ai été une élève et disciple très initiée aux pratiques ésotériques du bouddhisme tibétain. Je pratiquais beaucoup et quotidiennement. J’étais très engagée dans cette voie. Au début, j’ai ressenti plus de sérénité. Plus de joie également, sans doute parce que je découvrais un nouveau chemin spirituel et que je trouvais cela assez excitant. Je pensais que j’avais enfin « trouvé » ma voie spirituelle et ma place existentielle. Mais au bout de quelques années, la sérénité des débuts a fait place à la survenue d’angoisses, de crises de colère puis de rage de plus-en-plus fréquentes. J’ai aussi commencé à avoir des problèmes de santé récurrents. J’ai constaté que je développais de nouvelles perceptions et que mes capacités à magnétiser que je possédais depuis l’enfance s’étaient accrues. En effet, je pouvais savoir ce qui avait eu lieu dans un endroit (généralement des choses sordides). Plus le temps passait, plus j’étais en proie à ce genre de perceptions bizarres et violentes. Je percevais aussi l’état émotionnel des gens au point qu’il m’était devenu impossible de prendre les transports en commun ou d’aller dans une grande surface de façon sereine parce que j’avais l’impression de m’imbiber littéralement du mal-être des gens autour de moi… Je devenais aussi poreuse qu’une éponge. Je me remplissais de mal-être, de souffrance, sans rien pouvoir maîtriser. Je me vidais littéralement de ma propre énergie vitale… À la fin je ne pouvais plus exercer correctement mon métier, tourné vers la relation d’aide aux personnes …

 J’avais des « flashs », des « visions » de ce qui était arrivé dans certains endroits. Par deux fois, ce que j’ai perçu m’a « attaquée ». L’impression qu’on vous saute à la gorge, qu’on tente de vous étrangler et de vous étouffer en vous serrant la poitrine… C’était juste l’enfer…

À cette époque, je ne pouvais plus mettre un pied dans une église. Cela me brûlait le corps d’essayer de franchir le seuil. Je ne comprenais pas ce qui se passait en moi mais je ne pouvais pas lutter contre ça. Un jour j’ai réussi à entrer dans une église et une messe allait commencer. Lorsque j’ai vu le prêtre remonter l’allée centrale, je me suis enfuie comme une folle… Ça n’était pas volontaire. Je ne pouvais physiquement pas rester durant un office… Je me sentais angoissée, terrifiée par ce rituel de la messe, le corps brûlant. Cela me rendait triste car je sentais en moi, un appel à entrer dans une église et à assister à une messe mais je n’y arrivais pas, c’était plus fort que moi…

 Je subissais aussi des phénomènes paranormaux dans ma maison : des courants d’air froids, glacés. Des bruits (des coups) dans les meubles. Des odeurs sorties de nulle part (odeur de cigarette perçue également par mon mari), l’impression d’être en permanence suivie et observée comme si quelqu’un était toujours derrière mon dos. La nuit je ressentais aussi des « présences » autour de moi : elles me donnaient parfois l’impression de me toucher une épaule ou encore de s’assoir sur mes jambes et sentir leur poids sur mon corps me terrorisait littéralement.

Nos animaux ont commencé à mourir régulièrement et de façon toujours très étrange. Ce sont ceux auxquels j’étais la plus attachée qui sont morts. Notre chien est devenu complètement fou… Le vétérinaire n’avait jamais vu cela. Même les médicaments ne l’ont pas apaisé du tout. Nous avons dû mettre fin à sa vie et le faire euthanasier pour le délivrer d’un mal dont nous n’avons jamais pu obtenir le diagnostic… Ce fut terrible… Nous étions effondrés…

Au début j’ai pensé que je devenais complètement folle avec tous ces évènements. J’ai donc continué de plus belle les pratiques du bouddhisme, notamment les pratiques dites de purification (on me disait que j’avais un mauvais karma et qu’il fallait le purifier à tout prix). J’ai aussi fait bénir notre maison par le maître bouddhiste…. Avec les mêmes rituels…  Mais en faisant cela, je continuais, sans le savoir à développer la médiumnité et à entretenir l’occulte…. Je suis entrée dans une spirale infernale…. Je perdais peu à peu ma liberté, ma joie, ma paix, ma santé, ma vie…

Mon mari a commencé à souffrir lui aussi des « attaques paranormales » et de maladies récurrentes que les médecins ne parvenaient pas à guérir. Nous nous disputions très souvent alors que ça n’est pas dans nos habitudes. Il n’y avait plus de paix dans notre foyer…  J’ai donc commencé à me dire que peut-être ça ne venait pas de mon esprit « dérangé »…

Mais ma santé a continué à se dégrader. Bien entendu j’étais épuisée par tout cela. J’ai vu des psychologues, des médecins mais personne ne trouvait de raisons à « mon mal » et personne n’arrivait à me soigner. On me disait que j’étais « normale » mais juste trop stressée et pourtant ma vie n’avait plus rien de normal… Je développais en fait, une hypersensibilité médiumnique et des capacités de médiumnité mais je ne l’ai pas compris tout de suite…

Et puis j’ai eu un grave accident qui m’est apparu comme la conséquence inévitable du processus enclenché, infernal et incontrôlable dans lequel j’étais prise…. J’ai chuté d’une falaise lors d’une randonnée en montagne. Alors que j’aurais dû en mourir étant donné la hauteur, j’ai au contraire fait une expérience extraordinaire. J’ai rencontré la Vierge Marie… Pour moi, le fait que je sois encore en vie est une action de Dieu… Mon chemin spirituel en a été tout chamboulé… Je retrouvais le Père par son intermédiaire, puis plus tard dans une autre « expérience » dans l’église de ma paroisse, devant le Saint Sacrement, le Christ et son sacré coeur…

Lorsque ma santé a été meilleure, j’ai commencé à remarcher. Et lorsque je passais devant l’église de ma paroisse, je ressentais « un appel » terriblement fort à y entrer et à rencontrer le prêtre. J’ai « lutté » un bon moment parce que je ne voulais plus entendre parler de ma religion d’enfance et que ma colère contre Dieu était malgré tout encore forte … Et puis un jour, je n’ai plus réussi à lutter, j’y suis entrée et j’ai pris rendez-vous avec le prêtre…

J’étais très inquiète, je craignais d’être jugée mais je lui ai tout raconté absolument tout. J’ai totalement vidé mon sac et décidé ce jour-là de demander son aide et de sortir de « ce mal » dans lequel j’étais prise. Il m’a écoutée durant une heure, il ne m’a pas jugée. J’ai reçu à ma demande le sacrement de réconciliation qui m’a apporté un soulagement profond. Le Seigneur était là, j’ai ressenti son amour et par là-même j’ai su qu’il ne m’avait donc jamais abandonnée et qu’en plus il me pardonnait… Ce fut bouleversant et profondément, je n’ai même pas les mots, libérateur. Je suis revenue voir le prêtre plusieurs fois et aujourd’hui il est devenu mon accompagnant spirituel. En parallèle j’ai commencé à aller à la messe tous les dimanches et j’ai fini par quitter mon maître bouddhiste même si cela ne lui a pas plu et qu’il n’a visiblement pas du tout compris mon cheminement…

J’ai commencé un chemin de libération dans lequel la prière quotidienne, la confession mensuelle notamment des péchés que j’ai fait à mon insu en développant cette médiumnité, l’étude des textes tiennent une place fondamentale. Je suis entrée dans un combat spirituel parfois intense mais toujours libérateur.

Depuis que je suis ainsi de nouveau avec le Seigneur, j’ai bien plus de liberté intérieure et de joie. Je me sens tellement plus sereine… Je dois reconnaître aussi que ma santé est meilleure et surtout je n’ai plus ces accès de colère que je ne comprenais pas… J’ai également décidé de demander au Seigneur de me délivrer et de me prendre toutes ces capacités de médiumnité et de guérison. Je l’ai supplié en pleurant de m’en délivrer. Je lui ai promis de mener le combat spirituel nécessaire avec son aide et de m’abandonner totalement à lui et à son amour car lui seul est mon unique sauveur. Il faut être très déterminé et avoir vraiment la volonté de quitter tout ça, de le perdre. J’ai dû aussi voir ce qui pouvait m’en empêcher, être un frein (sentiment de puissance, orgueil, sentiment d’être une personne particulière…) et confesser tout ça devant le Seigneur, ce qui n’est ni facile, ni agréable mais nécessaire… J’ai dû apprendre aussi à m’abandonner plus au Seigneur, en confiance et à le laisser oeuvrer …

« Mes portes se ferment » peu à peu et je perds effectivement ces perceptions. Je ne le vis pas mal, je sens que cela me protège. Mais cela me questionne beaucoup par contre. Je n’ai jamais rien fait de spécial pour développer ce genre de capacités. Je n’ai jamais fait de rituels initiatiques à la médiumnité, ni fréquenté de groupe New-âge ou autre. Je n’exerçais pas non plus cette capacité dans un but lucratif. Simplement « les perceptions » dues à la médiumnité s’imposaient souvent à moi sans que je puisse les contrôler et elles se sont développées pendant mon cheminement bouddhiste lorsque je faisais les pratiques. J’ai mis du temps à comprendre le lien entre les pratiques bouddhistes et le développement de la médiumnité.

Dans ma famille, d’autres personnes ont ce genre de « pouvoirs ». C’est notamment le cas de ma sœur (qui a des prémonitions toujours horribles, morbides et malheureusement justes) qui a aussi de gros problèmes de comportement (des accès de violence parfois extrêmes depuis l’adolescence. Elle fuit les églises, entendre parler de Jésus la rend agressive… C’est aussi le cas de ma mère et de sa propre mère. J’ai donc commencé aussi à comprendre que dans ma famille, il y avait d’autres personnes qui avaient des capacités occultes et que l’occulte était en fait déjà présent dans mon quotidien depuis mon enfance. Autrement dit, j’en étais déjà « imprégnée » sans avoir cherché à développer quoi que ce soit. C’est un vrai poison.

Je pense en effet que mon cheminement auprès du maître bouddhiste m’a donné accès à la médiumnité. Ça « ouvre des portes » ces pratiques du Vajrayana… Même quand on ne le veut pas… Et qu’on ne sait pas que ça peut provoquer ça… Ce qui était mon cas.

Je tenais à témoigner pour dire que le développement de capacités occultes comme la médiumnité n’est pas forcément le fruit d’actes conscients ou voulus. Il faut faire attention à tout ce genre de pratiques qui peuvent ouvrir des portes et nous confronter à des choses qui nous dépassent et dont très rapidement on ne maîtrise plus rien…  

Maintenant la paix est revenue dans mon foyer et dans quelques semaines nous baptiserons notre enfant. Nous ferons aussi bénir notre maison par le prêtre pour que le Seigneur soit notre unique protecteur et guide dans notre existence.

–> Approfondir : La médiumnité

–> La suite de ce témoignage : Libérée de l’emprise des rituels tantriques (2)

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