Mon passage par l’énergétique

Ayant reçu ce témoignage, je le transmets en le publiant sur ce blog, avec l’accord de l’auteur. Il illustre la labyrinthe dans lequel peuvent nous enfermer les pratiques énergétiques du Nouvel Age. D.A.

Note d’intention

Avant toute lecture, je souhaite ici vous dire deux choses.

Premièrement, tout ce qui suit s’est réellement passé. Il n’y a aucun fait qui aurait été fabulé, ou exagéré. Je dirais même que j’ai le plus souvent omis de mentionner des choses car les évènements sont parfois si denses et intenses, qu’il n’est pas possible de tous les consigner. J’ai donc préféré me concentrer sur les évènements forts, qui m’ont marqué, et qui permettent surtout de voir l’avancement de mon parcours spirituel.

Deuxièmement, le lecteur doit savoir que tout ce que j’ai entrepris au cours de ce cheminement, fut mené par une recherche profonde de vérité. Je le prie de ne pas me juger, et de lire avec attention ce qui suit. Car ce qui m’est arrivé est arrivé à d’autres ; et se produit en ce moment même avec d’autres personnes dont l’issue spirituelle et psychologique est encore incertaine.

Je souhaite remercier toutes les personnes qui m’ont aidé, et ne m’ont pas abandonné.

Je remercie spécialement Lucie D. qui m’a soutenu coûte que coûte, alors même qu’elle avait toutes les raisons de ne pas le faire.

Je remercie aussi les personnes qui m’ont vu dans un état critique, que j’ai fait souffrir malgré moi, et qui m’ont pardonné et accordé une pleine réhabilitation dans leurs cœurs et dans leurs estimes.

Vous êtes en droit de diffuser ce témoignage, aux seules conditions de n’en modifier aucunes lignes, de ne pas le retirer, ou de faire passer ce qui suit comme une nouvelle fantaisiste.

Les lignes que vous allez lire sont autobiographiques, tirées de mon expérience. Je ne saurais parler d’autre chose que ce que j’ai vu, ressenti et vécu.

Enfin, j’espère que ce texte vous permettra d’avancer sur votre propre chemin spirituel, et de mieux saisir la réalité qui nous entoure.

Bonne lecture !

Récit

1. Le postulat de base

Je suis né et j’ai grandi athée. Mes parents ne m’ont pas baptisé ni instruit d’une quelconque tradition religieuse. Je partais donc du postulat que Dieu n’existait pas.

Évidemment, les questions existentielles me traversèrent, notamment à l’adolescence, et j’osais pendant un temps me proclamer déiste. Ce que je suis sûr d’avoir été en revanche, c’est communiste et anarchiste. Sans avoir été militant, les idées de ces deux courants m’ont beaucoup influencé au cours de ma vie. Et je pouvais scander avec aisance « La propriété c’est le vol » ou « la religion est l’opium du Peuple ! »

Je considérais la Bible soit comme un ramassis de conneries, soit comme une sorte de loi morale instituée par des hommes, pour contenir les hommes. Je pensais que les croyants étaient des peureux inconscients, qui avaient besoin de réponses afin d’être rassurés. J’aimais à dire que Jésus était soit le plus grand manipulateur du monde, ou le plus grand humaniste. Quoi qu’il en soit je n’avais pas la réponse.

Je fus aussi assez tôt influencé par le monde occulte ou spirite : je croyais aux esprits, aux revenants. Et il me semblait percevoir des présences autour de moi. Je me doutais aussi notamment avoir du magnétisme (pratique occulte et énergétique), car mon oncle avait été magnétiseur professionnel.

J’avais un attrait pour la philosophie bouddhiste : le Ying et le Yang, la paix de l’esprit, etc. Et aussi pour les croyances amérindiennes : le respect à la Terre, la notion de Terre-Mère etc.

Jusqu’ici, rien de bien méchant. Juste des influences çà et là.

2. Les prémices de la quête spirituelle

À 19 ans, j’ai rencontré une jeune fille qui était catholique. Nous la nommerons « Julie ». À vrai dire, je pensais que c’était une espèce disparue. Les mots jeune et catholique résonnaient pour moi comme une antithèse.

Cette personne partagea ma vie durant plusieurs années. Je me disputais souvent avec elle quand il s’agissait de prouver si Dieu existait ou non. Je me disais d’ailleurs que la seule chose qui pouvait nous séparer serait « Dieu ».

J’appris à connaître sa famille et la Foi qu’ils partageaient. En les voyants, j’ai commencé à me dire qu’il y avait autre chose que la peur qu’ils les motivaient à croire. Ils semblaient heureux.

Je commençais à devenir agnostique. Je n’étais ni d’accord ni contre le fait que Dieu existe.

A partir de là, une quête spirituelle émergea en moi.

À 21 ans, alors que j’entamais ma seconde année d’art dramatique (2015), une amie de ma promotion, que nous appellerons « Gabriella », et dont j’étais proche commença à s’intéresser très sérieusement à des pratiques méditatives et énergétiques. Je ne le savais pas encore, mais elle était en fait entrée en plein dans la nébuleuse New-Age. Et il s’avère que je fus entraîné moi aussi par elle à m’initier à ces pratiques.

3. La plongée croissante dans les pratiques énergétiques

Au début, tout commença assez simplement. Quelques méditations çà et là, essai de magnétisme de temps en temps. Durant de longs mois, ce furent surtout de grandes conversations avec Gabriella qui me racontait ses expériences extrasensorielles. Elle avait notamment, suite à une méditation, vu une femme dans une vision intérieure. Gabriella s’était mise ensuite à faire de l’écriture automatique, et elle s’était mise à laver une robe à plusieurs reprises. Je me rappelle avoir été personnellement très apeuré par son récit, et lui avais suggéré que c’était peut-être un démon. Malgré cet avertissement, elle continua ses expériences, et étrangement je continuai de cheminer avec elle.

Pour ma part, les choses commencèrent à s’accélérer au printemps 2016. Mes pratiques jusqu’ici timorés et irrégulières s’intensifièrent petit à petit. À partir du mois de mai, je peux affirmer que mes méditations étaient quotidiennes. Au minimum 30 minutes par jour, souvent 1 h, parfois jusqu’à 2h.

En même temps que ces pratiques, mon intérêt pour certains thèmes grandissait. J’étais peu à peu fasciné :

Méditation transcendantale, magnétisme, litho thérapie, pleine conscience, EMI, Loi de l’univers, Réincarnations, les enfants indigo, énergie astrale, Énergie universelle, OVNIS, divinités Egyptienne-nordique-grec, Extra terrestre, civilisations perdues (Atlantes, Inca, Maya etc.), Karma, Chakra, Yoga, Roue du Dharma, Ego, et maîtrise de l’Ego, Éveil de la conscience, Unité de l’être éveillé, Masculin sacré, Féminin sacré, amour universel, tarot, Channeling, pendule, Reiki, médium, sortie de corps, voyage astral, combat spirituel entre entités néfastes et positives, anges guérisseurs, guides, maîtres ascensionnés (comme Bouddha, Jésus, Mahomet)… Et j’en passe.

Tous les courants, et toutes les spiritualités semblaient se rejoindre comme par enchantement. Et cela sans adhérer à une quelconque tradition, Église ou autre. Ces dernières étaient d’ailleurs vues comme des tentatives de contrôle sur l’esprit humain, ou bien comme une régression dans l’ascension de l’éveil de la conscience.

J’avais donc l’impression d’être Mon Propre Maître. Chose prônée dans le New-Age. Et cela me convenait parfaitement.

Nous pensions ne pas faire partie du tout de la mouvance New-Age. À vrai dire, nous pensions même le combattre ! Car nous considérions que celui-ci était un autre système spirituel obsolète.

J’avais la conviction, ainsi que Gabriella, que nous étions des enfants Indigo. C’est-à-dire des consciences extra-terrestres incarnées sur Terre afin d’amener le genre humain à un plus grand état de conscience. Nous pensions que nous étions spéciaux. Cela expliquait notre passé, nos sensations de rejet, et notre hyper empathie. Nous pensions avoir choisi volontairement cette incarnation. Nous nous considérions comme de vieilles âmes, plus élevées spirituellement, et mieux instruites, qui devaient recouvrer leur mémoire.

Au fur et à mesure, la certitude se fit que nous devions enlever des implants éthériques d’une technologie extraterrestre, afin que nous retrouvions nos pleines capacités. Les « implants éthériques » étaient donc sur un autre plan astral (c’est-à-dire un autre plan physique ; on peut retrouver cette notion « d’autre plan » dans les 7 enveloppes Karmiques correspondant aux 7 chakras, chez les Hindouistes.) et n’étaient pas détectables à l’œil nu.

Bien qu’au début certaines choses me paraissaient un peu tirées par les cheveux, je devins peu à peu absolument convaincu. Et puis mon raisonnement me laissait croire que tout était possible.

À ce lot de croyances s’ajoutèrent aussi une pensée libertine de la sexualité tel que le poly amour, le naturisme, l’acceptation totale de l’homosexualité, la non-différenciation du genre.

Aimer les âmes, avant d’aimer les corps. Aimer tout le monde. Car « Je » n’existe pas en tant que tel.

Toutes ces croyances vinrent petit à petit, sans crier gare.

4. Les expériences surnaturelles 

Mes premières expériences surnaturelles survinrent au début de l’année 2016, courant mars.

J’avais dormi chez Gabriella. Au matin je la vis en train de se faire un nettoyage de chakra à l’aide d’une vidéo trouvée sur youtube. Cette vidéo éditée par un shaman européen, consistait à projeter les couleurs des chakras (7 au total), avec un son précis censé rééquilibrer chaque centre énergétique.

À la fin de son nettoyage, qui dura une quinzaine de minutes tout au plus, elle me demanda si je voulais moi aussi expérimenter. J’acceptai.

C’est alors qu’au niveau du chakra du Cœur, je ressentis une vive énergie en moi, et que je me mis à pleurer sans savoir pourquoi. D’après Gabriella, tout cela faisait sens, car le chakra du cœur était souvent bloqué, du fait d’un manque d’amour, d’un manque de pardon, ou de toutes choses qui bloquaient l’amour universel.

Ce fut pour moi en tout cas, la première fois que je ressentis cette sensation. Et c’est à partir de ce moment-là que j’acceptai pleinement la réalité du monde invisible et énergétique, puisque j’en avais fait personnellement l’expérience. La première d’une longue série.

En effet, suite à cela, je me mis à faire ce nettoyage quasi quotidiennement. Je ressentais de vives sensations à différents endroits de mon corps. Je me mis à méditer, et à lire un ouvrage sur le magnétisme. Il me semblait retirer une paix profonde de ces méditations, ainsi qu’une plus grande compréhension de moi-même.

En avril de la même année, alors que j’étais chez mes parents à Toulouse, ma mère proposa de faire un cours de yoga à la maison. J’étais enjoué, en effet je m’étais passionné de Yoga, et de pratiques tantriques.

À la fin de la séance, alors que j’étais en position de méditation, un bol tibétain résonna. Soudainement, mes yeux se mirent à se révulser vers le haut, et mes paupières s’agitèrent grandement. C’est alors que je vis apparaître en vision intérieure, l’œil d’Horus ; il était parfaitement dessiné et d’un bleu profond. Je sus que ce n’était pas mon imagination, car il était trop parfaitement géométrique.

Il y eut alors comme une conversation non verbale : je lui demandai « Qui es-tu ? », il dit « Je suis l’œil qui voit le monde ». Je compris à cet instant-là, qu’il voyait tout, et savait tout. Je dis « Je veux tout connaître », et il répondit « Tu n’es pas encore prêt ».

Puis il disparut. Je ressentais une profonde paix, et bien que ma mère s’inquiétait, du fait de mon clignement de paupières incessant, je la rassurai en lui disant de me laisser vivre ce moment si intense.

C’est à partir de ce moment-là que mes plus fortes expériences extra sensorielles commencèrent durant les mois suivants :

  • Sensations énergétiques incontrôlables dans mes mains, comme une boule de Feu, suite à une méditation à l’aide d’un mantra bouddhiste récité par le Dalaï-Lama.
  • Vision d’une réincarnation, où je faisais un rite sataniste accompagné d’autres personnes, et où je vis un démon : un être ailé rempli de flammes. Cela suite à une purification des chakras de 1h de Doreen Virtue [une grand adepte du New-Age, récemment convertie au Christ]. Je sus que ce n’était pas mon imagination ou un fantasme, car à cette époque, je n’imaginais pas les démons avec des ailes ni rempli de flammes.

J’éprouvais une grande peur suite à cette vision. Et dans la suite logique de cette méditation, je me vis obligé d’accepter que j’avais commis le mal dans une de mes réincarnations passées. C’est d’ailleurs par la phrase « J’accepte d’avoir invoqué le Démon. J’accepte d’avoir une part démoniaque. J’accepte le démon en moi », que j’étais censé trouver le repos lors de mes réflexions et méditations ultérieures.

  • Auto-Baptême, fait par moi-même dans ma propre baignoire. J’avais en effet demandé à l’eau de me purifier entièrement de ma colère. Après m’être plongé totalement dans l’eau et avoir vidé la baignoire, j’eus une vision mystique : un ange apparut les bras ouverts. Il avait la représentation d’un Saint en toge blanche, sur un fond bleu ciel. La lumière luisait tel un vitrail. Je sentais de la bonté et de l’amour en ce personnage. Et je prononçai les mots : « J’accepte ta bonté et ton amour ».

Il disparut peu après, et je sentis une énergie vive qui me faisait réellement vibrer tout le corps. De la tête aux pieds, jusqu’au bout des ongles.

Je sortis de la salle de bains, et me sentis transpercé comme par un éclair. J’eus la vision d’un oiseau, un phénix, fondant sur moi. Et j’eus cette révélation : « Je suis le Phénix réincarné, je suis le bras de la lumière, et je suis le messager de la lumière. Je dois répandre le message de la lumière sur cette terre. Mais souviens-toi que tu n’es que le tentacule. Tu apportes la lumière, mais tu n’es pas la lumière. »

Je tiens à préciser que suite à cela, j’ai fait des recherches poussées sur la signification du Phénix. Fait marquant, le phénix est une autre signification du Dieu Horus dans la cosmogonie Égyptienne. Horus est le fils d’Osiris envoyé sur terre pour combattre Seth le Dieu du mal et de la colère. Horus est donc considéré comme un envoyé de la lumière afin de soutenir les hommes, et de vaincre le Mal.

Ce fut donc pour moi une « révélation » majeure et tout à fait positive.

À partir de cette dernière vision, ma vie changea radicalement. Je me sentais missionné pour accomplir une mission spirituelle. Ainsi la matière devint pour moi une chose peu à peu risible.

Je quittai donc Julie fin mai. Ma compagne depuis 2 ans. Car elle « ne pouvait pas me suivre là où j’allais. » Ma mission divine prévalait sur notre relation et sur toute autre chose matérielle.

De plus cela allait de pair avec l’abandon de l’ego. En effet, si en disant « j’aime », c’était mon « Je » qui aimait, j’étais donc quelqu’un d’égoïste et de possessif. Or je me devais d’aimer universellement. Aimer tout le monde de la même manière, sans distinction.

Je peux ajouter à cela que je fis « profiter » certaines personnes autour de moi de mon magnétisme, que je considérais comme un don de guérison. Les personnes que j’ai magnétisées ont quasiment toutes ressenti une énergie vive les transpercer. L’une d’entre elle, a d’ailleurs failli tomber dans les pommes. Une autre personne que j’avais magnétisée à la cheville est partie en courant, suite à un fort transfert d’énergie qu’elle avait éprouvé dans tout son corps. Elle avait en effet trouvé la situation trop surnaturelle et apeurante.

C’est ainsi que se conclut l’année scolaire 2016.

5. L’enfoncement dans la mission divine

Durant l’été 2016, je continuai toutes ces pratiques énergétiques. J’assistai aussi aux propres révélations de Gabriella, notamment via son écriture automatique et autres visions. Nous nous étions aussi rendus dans un festival de musique aborigène, où les tendances chamaniques étaient assez clairement assumées.

Mais je vais survoler ce passage, afin d’arriver à la nouvelle rentrée scolaire de mon école de théâtre.

De par mes nombreuses méditations, je commençai à sécher les cours. Ou à m’isoler de certains camarades. En effet je les voyais comme des personnes non spirituellement élevées, et donc inférieures. Ou bien comme des vampires énergétiques, qui pompaient ma propre énergie (aussi appelée Prana, Ki ou Chi selon les traditions.)

Je réveillai aussi petit à petit ma Kundalini. Dans la religion Hindoue et chez les yogis, il faut à travers la méditation et les pratiques énergétiques faire s’élever le serpent qui gît au bas de la colonne vertébrale. Le serpent enroulé sur lui-même est ce que l’on appelle la Kundalini.

Cela me provoquait des semi états de transe, qui se sont parfois produits devant d’autres personnes.

La nuit avec mon amie Gabriella, nous allions faire des odes à la Lune accompagnées de petites bougies ou bien nous allions parler aux arbres.

Il nous arrivait aussi de faire une nuit blanche où nous méditions ensemble, pratiquions l’Eye contact, qui consiste à ne pas bouger et à regarder l’âme de l’autre à travers ses yeux. Nous poursuivions cela par de longues passes magnétiques que nous appelions « Soins Énergétiques ».

C’est aussi à ce moment-là que je me mis à la pratique de la radiesthésie, plus communément appelé « pendule ». Le pendule représente alors la continuité du don magnétique et médiumnique à travers un outil plus précis.

À cette époque, je pensais que le magnétisme provenait d’une énergie universelle, utilisable par tous. Et je considérais Horus comme mon allié pour mieux la guider. À l’instar, Gabriella, elle, s’était naturellement liée à Isis.

Nous avions rencontré une autre personne, qui touchait un peu à ces pratiques énergétiques. Nous l’appellerons « Phil ». Nous formions désormais un petit groupe de trois personnes. Gabriella et moi-même, devions faire grandir les capacités spirituelles et énergétiques de Phil. Ce dernier ayant un grand rôle à jouer dans l’univers.

Nous avions reçu lors d’une longue séance énergetico-méditative que Phil et moi étions Jumeaux dans une vie passée, et que nous devions suivre le chemin doré, aussi appelé le chemin Christique.

6. Dérives et troubles

29 octobre 2016.

Gabriella, Phil et moi-même nous réunissions en fin de soirée (23h) dans ma colocation.

C’était le début d’une longue, longue nuit remplie de méditation, d’écoute de mantras ou autres sons « énergétiques », et aussi de chants étranges que Gabriella avait l’habitude de prononcer.

Je commençais à m’enfoncer peu à peu dans les tréfonds de moi-même. Soudain une vision m’apparût. Différente des autres. Moins spectaculaire. Je vis une porte avec une poignée ronde. Je savais que j’avais le choix entre ouvrir la porte ou ne rien faire. Mais je décidai d’ouvrir la porte. C’est alors que je vis trois cercles de couleurs mauves. Je sus qu’ils représentaient un code à faire, et que je savais au fond de moi-même la combinaison adéquate. C’est ce que je fis.

Tout s’estompa. Je revins à moi-même petit à petit.

C’est alors que je me mis à me cabrer violemment, ma colonne vertébrale était en extension totale, ma nuque complètement renversée vers l’arrière, et mes pupilles vacillaient vers le haut. Je ne maîtrisais plus rien.

Une voix s’échappa de ma gorge : « Je suis Horus, et maintenant, vous allez faire ce que je vous dis ».

[Ce qui suit est trouble, la chronologie est perturbée, toutes les actions réalisées sont si denses et diverses que je ne saurai tous les énumérés de façon claire]

Nous devions continuer les « soins énergétiques », nous devions enlever le démon de Phil. Pour ceci, lui enlever le collier d’un signe hébraïque qu’il avait reçu à sa Bar-Mitsva.

Je n’arrêtais pas d’écrire en écriture automatique. Les choses cachées me semblaient révélées.

Je continuai à dicter les ordres sous le nom de Horus.

Il était vers les 5 h du matin lorsque deux de mes colocs rentrèrent dans la maison. Elles nous virent dans cet état, et furent très effrayées.

Nous pensions que mes colocs étaient possédées elles aussi, et qu’il fallait les délivrer.

Ces dernières, apeurées, se mirent en colère.

Notre petit groupe, décida de migrer chez Gabriella. Chez elle nous avons continué… à faire ce que nous faisions.

Je me rappelle être rentré en transe, avoir vu toutes mes réincarnations : animales, et humaines. Avoir eu des visions d’extra-terrestres. Notamment mon enlèvement par ces derniers lorsque j’étais petit. Gabriella eut peu de temps après, une vision similaire.

Je me rappelle avoir fait une sorte de rite de délivrance, notamment grâce à des pierres semi-précieuses (présente en lithothérapie), sur l’habit de quelqu’un afin de le délivrer à distance.

Je me rappelle avoir Baptisé Phil au nom… Au nom de la purification sûrement.

Je me rappelle que nous avions l’interdiction de dormir, de boire l’eau du robinet qui était contaminée par les extraterrestres. Que les extra-terrestres négatifs allaient profiter de notre sommeil pour nous faire du mal. Qu’il fallait se battre et les chasser.

Il fallait aussi se battre contre des « araignées » imaginaires.

Ou bien, nous tentions de désactiver les implants extraterrestres qui étaient en nous par utilisation du magnétisme et du pendule.

Parfois nous pensions que quelqu’un était investi d’une présence extraterrestre négative, et qu’il fallait l’en délivrer, grâce à des rites sortis de notre propre intuition. Il fallait notamment vomir une substance invisible jusqu’à s’en déchirer le bide.

Nous n’avions aucun répit.

Puis ce fut à mon tour d’être désigné comme possédé par l’esprit d’une personne. Un camarade de notre école que nous appellerons « Ben ».

Jusqu’ici c’était surtout moi qui intimais les choses à faire. Mais voici que désormais c’était Gabriella. J’avais comme perdu Horus. Et c’est elle qui l’avait récupéré. Cela se voyait aux ordres qu’elle donnait et à sa façon de les dire.

La journée ainsi que toute la nuit venaient de passer sans même que l’on s’en rende compte. Et au petit matin, la décision fut prise de partir à Toulouse.

Dans la rue, nous n’avions pas le droit de regarder les publicités, ni les objets luminescents (éclairages, voitures).

Nous n’avions pas le droit de marcher sur certaines choses (passages piétons, bordures de trottoirs, bouche d’égouts) car ils avaient été désignés comme des pièges.

Nous n’avions pas le droit de regarder les gens dans les yeux, de peur qu’ils soient possédés, et cherchent à nous faire du mal.

Je fus pendant tout un temps rejeté de mes deux camarades sous prétexte que j’étais investi de l’esprit maléfique de « Ben ». Nous errions en vain à côté de la gare d’Agen. Je tentais de vomir cette substance, et m’exorciser de l’esprit de Ben.

Puis nous avons pris le train. Là nous avons vécu un véritable périple. J’avais récupéré Horus pendant un temps, et je faisais tournoyer mon pendule pour nous protéger des mauvaises énergies.

Nous avons fait halte à Montauban. Gabriella dictait le chemin à suivre. Un chemin venu d’une intuition supérieure.

Je pus me reposer une petite heure sur les berges de la Garonne. La seule heure de sommeil de ces plusieurs jours.

Nous nous rendîmes à la gare routière de Montauban, je dus vomir tout mon saoul cette substance imaginaire afin de me délivrer de Ben, et Gabriella m’intima de jeter mes chaussures qui étaient « infestées ».

J’hésitai, je me disais que ça allait définitivement trop loin. Mais en même temps que cette idée me traversait l’esprit, je me disais que c’était les extraterrestres négatifs qui voulaient que j’abandonne ma mission pour m’empêcher de réaliser mon plein potentiel spirituel afin de sauver le monde.

Alors je finis par jeter mes chaussures à la poubelle. Seulement je me fis repérer par le conducteur de bus. Il me passa un savon et m’obligea à récupérer mes chaussures. Gabriella était en rogne car c’était encore une fois une manipulation des extraterrestres négatifs.

Arrivé à Toulouse, je jetai définitivement mes chaussures. Nous nous hasardâmes aux coins des rues. Je voulais les emmener dans la maison de mes parents. Mais Gabriella refusait de m’écouter. Elle me faisait taire.

Nous errions en cette nuit du 31 Octobre 2016. Jour d’Halloween. Nous voyions défiler les gens déguisés. Et moi j’étais pieds nus, en t-shirt, grelottant.

Puis finalement, nous nous décidâmes à aller enfin chez moi, chez mes parents. J’avais sur le chemin récupéré Horus. Je me cabrai, et mes pupilles vacillaient comme à chaque fois.

J’intimai alors à Phil de rester en arrière, sous prétexte qu’il était désormais possédé, tout comme je l’avais été.

Chez moi, nous fîmes des rituels en tous genres… Toutes les « divinités » étaient invitées : La Vierge Marie (pour laquelle nous avions une grande dévotion), Mars, Horus, Osiris, Toth, et autres divinités grecques, égyptiennes et nordiques.

Seul Jésus ne semblait pas vouloir répondre à mon appel. Je me souviens qu’il y avait comme quelque chose qui bloquait.

Il fallait tout purifier à l’intérieur de ma maison. Puis vint le moment, où nous pensions que nous avions enfin fini. Et que nous pouvions nous reposer. Nous commençâmes à nous allonger sur le canapé.

Mais mon frère rentrait lui aussi d’une soirée d’un ami à lui. Il nous vit ainsi, et prit peur. À vrai dire, il était au courant que les parents de Phil avaient lancé un avis de recherche le concernant.

Mon frère appela la police et le samu.

Gabriella et moi lui ordonnions d’aller se coucher et de nous laisser tranquille.

J’avais même décidé de tuer mon frère psychiquement. Car il était censé être investi d’un reptilien (sorte de dragon/serpent prenant apparence humaine. Présent dans les théories du complot et dans le New-Age).

Finalement, la police et le Samu arrivèrent. Moi et mes deux compatriotes nous repliâmes sur nous-même. Je leur avais donné l’ordre de ne rien écouter, de ne rien dire, de ne pas accepter les médicaments, de ne même pas uriner. Car les extraterrestres allaient voler notre ADN.

Nous nous bouchions les oreilles avec nos mains.

Je maudissais les policiers par le nom d’Horus. Je leur disais qu’ils violaient le sanctuaire et le temple des Dieux.

À un moment donné, ils nous prirent de force et nous mirent sur des brancards. Je me rappelle avoir dit à Phil : « Ne te bats pas, c’est l’Amour qui vaincra ! »

Puis je rentrai en transe, attaché par les pieds et les mains au brancard, telle une vulgaire bête.

Ma vision était trouble, je ne comprenais plus rien, je voyais des images qui défilaient.

7. Urgences psychiatriques

Les médecins pensaient que nous avions pris de la drogue. Mais il n’en était rien.

Ils nous isolèrent dans des chambres, attachés toujours.

Le pire moment de ma vie jusqu’à ce jour.

Je disais aux infirmières qu’il fallait que je purifie leur matériel. Il fallait que je purifie tout. J’agitais mon doigt pour purifier l’espace ou je prenais entre mes deux paumes les électrocardiogrammes.

Je connaissais le nom des infirmières, je les appelais par leurs prénoms. Elles en étaient d’ailleurs très étonnées. Avoir lu leur étiquette ? Impossible, j’étais en transe, ma vision était complètement perturbée, de plus j’appelais des infirmiers ou des infirmières au bout de la salle.

J’ai parlé à une infirmière de ses deux garçons. Elle était étonnée que je sache cette information.

Parfois une infirmière rentrait et je hurlais : « Va-t’en Sorcière ! Va-t’en ! »

Puis la psychologue ou la psychiatre est rentrée dans la salle. J’étais seul avec elle. Quand elle est rentrée, j’eus une vive sensation. Et je dis d’une voix forte : « Il y a l’amour de Dieu en vous ! Vous êtes Chrétienne ? ! ». Elle fut très étonnée, elle vint s’asseoir et me dit : « Oui je suis chrétienne ». Cela se sentait. Et j’éprouvai une sensation euphorique.

J’eus une inspiration qui me disait qu’il fallait que je lui délivre un message. Que j’avais été missionné.

Puis je commençai à lui dire que son compagnon allait la tromper, qu’il allait lui faire du mal.

Elle essayait de recentrer les choses sur moi, mais j’étais obsédé par le message, ou plutôt la malédiction que j’étais en train de lui dire.

Puis elle me dit : « Désolé, je vais m’en aller. »

Il y eut aussi la visite d’une fille que je connaissais, je lui hurlai dessus, l’incombant de sortir de la salle. Il y eut aussi le père de Phil, qui rentra en trombe dans la pièce et m’incendia de toutes ses forces. Je suppliai les infirmières de le faire sortir.

Plus tard un autre psychiatre rentra. J’eus l’intuition que celui-ci me ferait du mal, et que je ne devais pas lui faire confiance. Il m’interrogea et je restai évasif.

On me mit une dose de Valium contre mon gré. Quatre personnes vinrent me tenir pour qu’on m’administre leur poison. Je les maudissais par le nom d’Horus.

Je me rappelle l’infirmière avoir dit : « On va mieux maintenant ! »

Moi j’étais à l’ouest. Shooté, groggy.

Mes parents arrivèrent. Je les suppliai de me faire sortir d’ici.

Je leur racontai que j’avais été enlevé par des extraterrestres lorsque j’étais petit, suite à une des visions que j’avais eues, et que Gabriella avait eues elle aussi.

Je leur demandai si Gabriella et Phil allaient bien. Apparemment, ils n’avaient pas pu voir Phil ; en revanche, ils avaient entre-aperçu Gabriella qui semblait être dans un état correct.

Quant à moi, le psychiatre pensait que j’avais une pathologie grave, et qu’il fallait m’interner. En vérité, à ce moment-là, si on m’avait interné j’aurais tenté de me suicider.

Mes parents me firent tout de même sortir. J’avais passé en tout 16 h aux urgences psychiatriques.

9. Semaines d’errances

Je rentrai chez moi. Mais je n’arrivai pas à dormir. J’étais agité. Obnubilé.

J’essayais de faire comprendre ce qui m’arrivait à mes parents. En vain. Je leur montrais des articles de personnes que j’avais l’habitude de lire. Je me souviens que ma mère changeait d’article alors que j’avais le dos tourné. Et je me retournais soudainement en lui disant qu’elle lisait la mauvaise page. Qu’il fallait qu’elle lise uniquement ce que je lui avais montré. Ne comprenant pas comment j’avais pu voir sa feinte, elle m’obéissait, tentant de m’aider tant bien que mal.

Puis je pris la décision de partir. J’optai pour la fugue.

Je traversai de nouveau Toulouse à pied, seul, je prenais des chemins détournés, me méfiant toujours de pièges extraterrestres. Je m’étais habillé de blanc entièrement, afin de porter sur moi les couleurs de la pureté. J’étais convaincu que j’allais retrouver Gabriella, et pouvoir mettre en place le Royaume de la Conscience sur la Planète Terre.

Mais finalement, je pris le train en fraude et partis à Agen. Lieu de mon école de théâtre.

Je retournai à ma colocation. Je crois me rappeler que mes colocataires prirent la fuite, et ne restèrent pas. Une tierce personne, cela dit, me rendit visite. Je l’initiai à Horus.

Plusieurs personnes me rendirent visite. Beaucoup étaient apeurés. Je disais à certain qu’ils avaient le démon en eux. J’avais une voix rauque, que je ne suis jamais arrivé à reproduire autrement.

Le lendemain, mes parents arrivèrent. Ils avaient dû être prévenus par les gens que j’avais croisés. Ils tentèrent de me calmer. Julie aussi était présente. Elle tentait de me comprendre, mais semblait apeurée.

Ben était là lui aussi. Mais il était resté à l’extérieur de la maison. Il avait notamment appelé la police. Je crois qu’il s’était mis en tête de me sauver. Moi je le voyais comme une attaque personnelle, à cause du fait que je croyais avoir été « investi » de son esprit.

Quand je vis la police, je pris peur, et décidai de fuir par les toits. Il y eut une courte course-poursuite. Les pompiers arrivèrent et m’emmenèrent à l’hôpital.

La psychiatre, ne me retint pas. Elle pensait que j’étais un peu illuminé, en état d’extase, mais rien de grave.

Je restai donc en libre circulation.

Le lendemain, j’avais pris rendez-vous avec un magnétiseur à Toulouse. Et alors que j’étais assis à la gare d’Agen pour prendre mon train en direction de la ville rose, Ben se tînt devant moi. Il voulait me parler apparemment. Moi je refusais toute communication avec lui. Je refusais qu’il me regarde dans les yeux. Je me méfiais de lui, et je lui disais qu’il avait lié un pacte avec le diable.

Un autre ami tenta de me retenir. Pour quelle raison, je ne sais. Mais ils alertèrent la sécurité. Et les pompiers m’emmenèrent une nouvelle fois à l’hôpital.

Je tombai sur un autre psychiatre. Et celui-ci décida de me faire interner.

Mon père signa la décharge, et j’en fus remis totalement au système psychiatrique.

10. L’hôpital psychiatrique

Je me demandais comment j’avais pu atterrir là. Mais en fait à ce moment, je pensais que j’étais persécuté parce que je prônais La Vérité et que le monde n’était pas prêt à l’entendre, ou qu’il essayait de me faire taire. Je pensais que j’avais eu accès à des connaissances si profondes, inaccessibles au genre humain et que j’avais choisi ce chemin volontairement. Je devais donc accepter ce qui m’arrivait.

Durant les premiers jours, aussi appelés jours d’observations, je ne reçus pas de médicament. Les psychiatres pensaient jusqu’alors que j’avais des bouffées délirantes aiguës, ou que j’étais dans un délire messianique. Il est vrai que j’avais dit aux psychiatres que je me devais de sauver le monde. Je citais souvent les Apôtres de Jésus, qui avaient été persécutés pour avoir répandu l’Évangile. Ou je citais de grandes figures de l’Histoire persécutées ou assassinées pour leur combat : Gandhi, Martin Luther King etc.

Dans ces premiers jours, il y eut plusieurs rencontres marquantes.

Celle de « Gregory » en tout premier lieu. Dont Les circonstances de rencontre sont particulièrement mystiques et étranges. En effet, alors que je me rendais à la salle commune, afin de m’asseoir à une table, je vis un jeune homme blond du coin de l’œil. Sans le regarder, j’entendis… ou plutôt je sus, d’une intuition profonde, qu’il fallait que je lui parle. Qu’il allait être une personne importante pour moi.

Je détournais la tête, quand tout à coup Gregory vint s’asseoir à ma droite. Nos regards ne s’étaient pas encore croisés et il m’affirma : « Dieu m’a dit de venir te parler » ; et je répondis tout naturellement « Je sais ».

J’appris que lui croyait en Dieu. Il me disait que Dieu s’était révélé à travers les Écritures comme La sainte Bible et le Saint Coran.

Lorsque nous mangions, il bénissait le pain et l’eau, et me disait de manger. Il lui arrivait aussi de faire ses ablutions.

Apparemment, il priait, et Dieu lui répondait en lui dictant la bonne conduite à suivre. Il semblait ne pas apprécier les divinités païennes, et je me gardai de lui dire que j’agissais par et à travers Horus.

Cette nuit-là, j’avais fait un rêve étrange. Je me voyais m’élever vers Dieu, je sentais en moi une extase puissante, et puis soudain quelque chose m’empêchait de l’atteindre. Je me sentais tiré vers le bas.

Je fus réveillé, puis je purifiai ma chambre. Soudain des cris s’élevèrent dans le couloir. C’était Gregory qui se débattait avec un infirmier.

Je fermai la porte, j’attendis un peu puis rendis visite secrètement à Gregory. Alors que je lui demandai ce qui s’était passé, il m’apprit qu’il voulait venir me voir pour une raison obscure, mais qu’il s’était fait surprendre par l’infirmier. Car il était interdit d’aller dans les chambres des autres patients, surtout la nuit. Je lui expliquai que c’était tout à fait logique qu’il ait voulu venir me voir, car j’avais « émané beaucoup de lumière » quelques instants auparavant.

Il y eut aussi un autre jeune homme qui arriva. Il était violent et avait été mis à l’isolement. Lorsque je le vis, je sus qu’il était possédé. Ses pupilles étaient noires. Et je refusai qu’il me regarde dans les yeux. Il semblait pourtant chercher mon aide. À un moment, alors que j’étais paisiblement installé dans ma chambre, il ouvrit la porte accompagné de Gregory. Il me demandait une prière afin de le protéger. Comme il y avait Gregory, je n’osai parler d’Horus et je lui dis quelque chose comme ça : « Que Dieu me vienne en aide, et me protège. Par Jésus-Christ, que je sois délivré »

À vrai dire, je considérais Jésus comme un personnage spirituellement fort. Il m’était donc possible de dire ça. Mais je le fis surtout à cause de la présence de Gregory.

Le lendemain, le père de ce garçon vint le chercher. Juste avant de partir, il vint me voir et me demanda ce qu’il devait faire. Je lui dis d’aller voir un prêtre exorciste. Il me dit qu’il avait l’habitude de discuter avec une voix, et que celle-ci s’appelait « Lazare » ou « Saint Lazare ». Je lui répondis qu’il avait été usurpé et lui répétai de se rendre dans une église et de trouver un prêtre.

Il m’était possible de conseiller cela, car je considérais que tout provenait de la même source. Que la prière du prêtre, aurait pu être aussi puissante que celle d’un rabbin ou bien d’un imam. Ou d’un médium qui se proclame « exorciste ». Même si l’image du prêtre exorciste résonnait pour moi comme quelque chose de particulièrement fort.

Je fis aussi la rencontre d’un homme, qui, alors que nous discutions tranquillement de tout et de rien, se mit à regarder mes mains ; puis il m’annonça que j’avais les mains rouges. Au début je pensais qu’il voulait dire que mes mains étaient rougies, à cause d’un afflux sanguin. Mais ces dernières me semblaient comme d’habitude. Il me répéta encore que j’avais les mains rouges. Puis il me dit : « Tu as un grand pouvoir dans les mains. Moi aussi j’ai ça. »

Mes parents me rendirent visite. Je me souviens que j’oscillai souvent des yeux. En fait c’était ma façon de communiquer avec « l’au-delà » ou avec « Horus ». Cela effrayait mes parents.

11. Internement de longue durée

À mon grand étonnement, je fus déplacé de pavillon, afin d’être interné sur une plus longue durée. Jusque-là, je pensais sortir assez rapidement, 3 jours tout au plus. Ce fut aussi le moment où on m’attribua des neuroleptiques.

Après les avoir pris, au dîner, je me rappelle avoir eu une sensation de lourdeur, et de déséquilibre.

Ce soir-là, je finis par faire une dépression. Je réussis à appeler ma mère par téléphone, j’étais en pleurs, et je la suppliais de me sortir de là. J’avais des envies de fugue ou de suicide.

Après ça, je décidai de ne pas reprendre de médicaments, à l’insu du corps médical, évidemment.

Je n’eus plus de dépression de ce type. J’étais même assez joyeux, bien que le temps me semblait particulièrement long et que je m’ennuyais profondément.

J’essayais de rendre heureux les gens autour de moi, de les écouter et de les comprendre. Il m’est d’ailleurs arrivé de « lire dans leurs pensées ». Je me considérais comme un « empathe », capable de ressentir au-delà du visible, me permettant de capter les sensations et les pensées d’autrui.

Je finis aussi par magnétiser certaines personnes autour de moi. Elles ont quasi toutes ressenti de fortes sensations.

Gregory avait aussi été muté dans le même pavillon que moi. Un jour, il me demanda de l’aide, afin de le purifier et de purifier ses affaires. J’appliquai alors ma méthode de magnétisme. Ou bien lorsque je considérai un objet trop infesté, je décidai qu’il fallait le jeter. Puis lorsque je me mis à le magnétiser lui, il m’arrêta soudain nettement. Il proclama que ce que je faisais était mal, et que ça ne relevait pas de Dieu. Après cela, il refusa de me parler. Il s’écartait de moi, et m’accusait publiquement d’imposture.

Quelques jours plus tard, alors que nous avions rendez-vous avec le Juge des libertés, il tenta de s’échapper. Il se fit bien évidemment rattraper ; et il m’accusa d’avoir généré ce comportement.

Je me souviens aussi, qu’un jour, il s’était jeté sur le psychiatre et avait tenté de l’étrangler. Là aussi, il dit que c’était ma faute.

Moi, je ne supportais pas le psychiatre non plus. Mais je jouais double jeu avec lui. Lorsqu’il me parlait de mes troubles, je faisais comme si de rien n’était. Je m’insurgeais seulement sur le fait d’être interné, et que mon comportement soit constamment analysé. À la moindre chose sortant de l’ordinaire comme chanter, faire des exercices de gymnastique, on tentait de savoir si vous étiez sain d’esprit… Je me suis aperçu à ce moment-là, que le système psychiatrique souhaitait faire des larves humaines, dénuées de rêve et de vie. Tout devait être plat, et sans saveur. Et que c’était à cette condition qu’on vous laissait sortir. Lorsque vous n’étiez plus une menace pour la société.

Le psychiatre malgré mon état correct, ne comprenait pas mes symptômes. Il me redemandait souvent si j’avais consommé du cannabis. Ou bien il me disait que je devais arrêter d’en consommer. Or cela faisait plusieurs mois que j’avais cessé la consommation de cannabis. Il pensait que j’étais schizophrène ou bipolaire.

Il a failli me convaincre. Ma grande chance fut d’être convaincu que mon problème était d’ordre spirituel, et qu’il se résoudrait de manière spirituelle. C’est grâce à cette pensée que je fus sauvé. Sinon j’aurai sombré et erré dans le système psychiatrique.

Le psychiatre décida quand même d’augmenter mes doses pour, je cite, « voir comment je réagirais ».

J’avais l’impression à ce moment-là, d’être un rat de laboratoire sur lequel on teste des médicaments. Mais afin de le convaincre et de m’auto convaincre, je décidai de prendre la dose augmentée de neuroleptiques.

Le résultat ne se fit pas attendre : je n’arrivais plus à me concentrer, à regarder quelqu’un fixement. J’étais agité, troublé. Je marchais de long en large dans le couloir. Impossible de dormir, ni de réfléchir.

Lorsqu’une infirmière constata mon état, elle en fit un rapport avec le psychiatre. Il fut très étonné que je sois si perturbé avec une dose « si petite ». Il décida donc de me réduire les doses. Mais moi, je décidai surtout de ne plus jamais reprendre ces médicaments.

Mais ces derniers firent effet pendant plusieurs jours. Durant 3 jours, je n’arrivais pas à me concentrer. J’avais les jambes qui tremblaient, et j’avais du mal à tenir en place.

Le psychiatre, ne comprenant pas ma pathologie, s’étonnant de mon état de gaîté, n’eut d’autres choix après 18 jours d’internement que de me laisser sortir.

12. Libération et doutes

Je sortis enfin le 23 Novembre 2016.

Je me sentais si heureux d’être enfin loin de cette prison qui avait voulu m’assassiner vicieusement. J’éprouvais la joie de la liberté, et en même temps, je pleurais toute la douleur que m’avait provoquée cette expérience.

Le soir accueilli chez une amie, des questions anormales vinrent me traverser l’esprit : « Ne suis-je pas encore dans une cage, même en liberté ? Une cage plus grande, mais une cage quand même ? Ne suis-je pas enfermé dans ce monde ? Celui-ci est juste plus vaste. »

Bref j’étais traumatisé par cette expérience. Je me rappelle être effrayé lorsque je voyais quelqu’un en blouse blanche, ou bien lorsque j’entendais le mot « médecin, infirmier, psychiatre ». J’étais terrifié à l’idée de me rendre à l’hôpital ou chez un médecin. De peur que celui-ci ne décide de m’interner encore.

Je fus d’ailleurs dans l’obligation de rendre visite à un psychiatre une fois par mois.

De mon côté, j’étais encore convaincu de mes anciennes croyances. Je continuai de méditer, de purifier mes chakras, de lire les mêmes articles. Je continuai à pratiquer la radiesthésie. Je me suis même servi d’un chapelet pour faire un pendule. Et celui-ci a très bien fonctionné.

Julie me proposait d’aller voir un prêtre spécialisé en démonologie, [le Père Jean-Baptiste]. J’acceptai, car je me disais que moi aussi j’étais expert pour chasser les démons. Et que nous pourrions comparer nos sciences.

L’idée me traversa de rentrer à la Fraternité Blanche Universelle. Mais je lus ensuite que c’était une secte. Je lus d’autres mots comme « occulte » ou « ésotérique » que je n’avais jamais entendus jusque-là. Mais je me disais que la société avait juste galvaudé les mots afin que les gens ne puissent pas s’éveiller à un plus grand état de conscience. Et que l’on avait fait passer un Bien pour un Mal.

Je lus aussi le témoignage d’un homme qui avait fait partie de la Fraternité Blanche Universelle. Il disait qu’elle était diabolique, et que c’était le Seigneur Jésus qui l’avait sauvé.

Bien que je n’accordais pas forcément de crédit à cette personne, l’idée chemina en mon esprit. Et je commençai à douter du bienfait de mes croyances.

Je me disais : « Comment se fait-il que mon ascension spirituelle ait été si violente ? Alors que je prône la paix et la bienveillance ; il y a quelque chose qui cloche ! »

Et en même temps, je me disais que c’était peut-être des esprits malfaisants qui souhaitaient me faire douter, afin que je ne réalise pas ma mission divine de sauver le monde.

Quoi qu’il en soit, deux amis à moi, protestants évangéliques me proposèrent de venir passer un week-end chez eux. Je savais qu’ils allaient me bassiner avec Jésus mais j’acceptai quand même.

13. Révélations 

J’étais chez mes amis protestants, qui étaient des convertis de quelques années. Ils avaient eu eux aussi des pratiques énergétiques, et méditatives avant de se convertir au Christ.

Je leur racontai mon histoire, en omettant bien volontairement de mentionner mon rapport à Horus et à l’Égypte.

Ils étaient étonnés du conte que je leur faisais. Et lorsqu’ils me parlaient de Jésus ou de la Bible, je restais insensible.

Puis vint une discussion qui m’alarma grandement. Ils me racontèrent l’histoire d’un Pasteur (Patrick Fontaine), qui après avoir fait une EMI, avait vu Jésus, et était finalement revenu à lui. Quelque temps plus tard, il revoit Jésus au bord de son lit, lui disant : « Surtout ne fais pas ce que je t’ai dit de faire au Ciel ». Ne comprenant pas, le pasteur lui répond « Mais j’ai fait ce que Jésus m’a dit ». Au nom de Jésus, ce « faux-Jésus » se transforme alors en démon, prenant l’apparence d’un pharaon arborant l’œil d’Horus, et disant « C’est la Guerre, c’est ça que tu veux ! ».

Autant vous dire que je fus très perturbé par ce témoignage. J’avais fait exprès de ne pas leur parler de mon rapport à l’Égypte et à Horus. Je me mis alors à tout leur raconter. Ils furent très compréhensifs et se mirent à prier sur moi.

Ce soir-là, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai compris le sacrifice de la croix de Jésus pour les hommes. J’ai compris l’acte rédempteur qu’Il avait fait pour nous.

Le lendemain, alors que je repartais de chez ces amis, c’est Julie qui me contacta, ignorant ce qui venait de m’arriver et qui me proposait de regarder une vidéo qui devait m’intéresser.

Je tombai alors sur le Père Joseph-Marie Verlinde. Ce dernier avait pratiqué la méditation transcendantale, et avait été hindouiste dans les hauts plateaux de l’Himalaya durant plusieurs années. Puis par une révélation du Christ, il avait décidé de tout quitter et de revenir en Occident afin de suivre le Dieu de la Révélation. Mais il s’était alors entiché d’un groupe d’ésotéristes chrétiens, qui au nom de l’Évangile, pratiquait des sciences occultes tel que le magnétisme. Le Père Verlinde raconte qu’il finit par entendre une voix qui le conseillait. Le groupe d’ésotéristes le rassura en lui disant c’était un « Ange Guérisseur ». Il se mit alors à exploiter tous ses dons médiumniques.

Jusqu’à ce qu’un jour, lors d’une messe dominicale dans une église catholique, au moment de l’élévation de l’Eucharistie, cette « voix » se mit à blasphémer violemment. Le prêtre ayant fait la messe, était en fait exorciste. Et son autorité, du fait de son ministère, avait obligé les entités à révéler leurs véritables identités. C’est-à-dire des démons.

Moi, je tombais des nues. Le père Verlinde était en train de m’expliquer de bout en bout ma propre histoire, et m’apportait toutes les réponses sur mes interrogations.

Je comprenais alors que j’avais pratiqué l’occultisme, que j’étais un ésotériste, que j’avais agi avec l’apanage du Malin, et que je m’étais clairement lié à un Démon, qui s’était fait passer pour une divinité.

14. Délivrance et conversion 

Quelques jours plus tard, à la mi-décembre, j’avais rendez-vous avec le prêtre spécialisé en démonologie.

Je lui témoignai toutes les pratiques que j’avais faites. De plus je lui précisai qu’il y avait un lien médiumnique héréditaire de mon côté paternel. En effet, mon oncle fut magnétiseur professionnel. [J’ai par ailleurs appris récemment que ma Tante, la sœur de mon père, tirait les cartes, et qu’une de mes cousines germaines (la fille du magnétiseur) était devenu guérisseuse Reiki.]

Je fis profession de Foi envers Jésus Christ. Et la prière de délivrance commença. Au début rien ne se passait. Puis tout d’un coup, je sentis une force en moi faiblir, je ne tenais plus sur mes jambes. Je tombai à genoux.

Puis quelques instants après, je me mis à me cabrer, et à avoir les pupilles qui se renversèrent vers le haut, comme lorsque Horus parlait à travers moi.

Ceci à plusieurs reprises. Je sentais la puissance de Dieu s’accomplir en moi, et les troubles que cela générait chez le Démon.

Je me rappelle deux faits marquants : lorsque le prêtre a coupé les liens avec une tierce personne dont j’avais l’habitude de lire les articles sur internet, je sentis soudainement un poids s’enlever de moi. Un poids que je ne conscientisais pas du tout, avant que la prière du prêtre fasse son effet.

Puis une prière envers la Vierge Marie. Je me souviens avoir senti une douce caresse sur tout mon corps. Et avoir senti une sensation d’apaisement.

J’avais la sensation d’être libéré. Étrangement j’avais ce ressenti au niveau du poitrail. Exactement là où se situe le chakra du Cœur.

Je me disais qu’il faudrait peut-être d’autres prières de délivrance même si j’éprouvai une véritable libération.

Quelques jours plus tard, le 23 décembre 2016, mes amis protestants avaient organisé une cérémonie chez eux avec un pasteur venu du Brésil. C’est à cette occasion-là que je fus baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Enfin tout ça en portugais évidemment.

15. Cheminement avec le Christ

J’étais baptisé, mais ma Foi était faible. J’avais encore plein de doutes, je ne savais pas très bien dans quoi j’avais mis les pieds. Et j’avais un peu peur.

J’avais dévoré les Évangiles, mais je souhaitais m’écarter de toute cette sphère spirituelle. Tout se confondait en moi.

Je pus heureusement réintégrer mon école de Théâtre mi-janvier 2017. Le psychiatre considérait que j’étais en état de réintégrer mon école, et que j’avais besoin d’un projet solide pour me reconstruire. Je lui avouai n’avoir pas pris les médicaments qu’il m’avait prescrits, et il répondit qu’il s’en doutait depuis le début.

J’avais effectivement besoin de concret. Et réintégrer mon école me fit beaucoup de bien. Même si j’appréhendais de revoir mes camarades qui m’avaient vu dans un état critique.

Je mis un peu de côté ma Foi. Mais j’avais renié toutes mes pratiques occultes et ésotériques, et il n’était pas question de re-sombrer là-dedans. J’essayais de mettre en garde les gens autour de moi. Mais peu voulaient me croire… Certains considéraient que j’étais juste allé trop loin dans les énergies, mais que ces dernières n’avaient rien de dangereuses. Une autre amie m’a clairement dit que pour elle, j’avais juste changé de délire. Et que j’étais passé de Méditation/Énergie à Jésus-Christ/Prière.

Ce fut dur à entendre. Et j’avais de la peine que les gens ne croient pas ce que je leur disais.

Mes parents aussi doutaient, ainsi que mon frère. Ces derniers considéraient que j’avais une maladie mentale. Mais ils durent reconnaître que le système psychiatrique n’était pas une bonne prise en charge, qu’il consistait à bourrer les gens de médicaments. Ma mère pensait d’ailleurs que mon état s’était amélioré grâce aux médicaments. Mais je lui avouai que je ne les avais quasiment jamais pris, même lorsqu’elle m’avait forcé la main. Je dissimulais le cachet dans ma bouche, et allais le cracher discrètement. Elle fut très étonnée, et se remit en question.

J’eus beau expliquer à certaines personnes l’action du Malin à travers les énergies et la médiumnité, personne ou très peu m’accordèrent du crédit, à mon grand désarroi.

Comme je vous l’ai dit, j’avais mis de côté ma Foi, mais Julie, avec qui j’étais de nouveau en couple, m’invita à venir au pèlerinage des jeunes à Medjugorje début août.

Je m’y rendis, bien que sceptique. On m’avait prévenu du côté spectaculaire de ce dernier. Et j’avais peur d’avoir moi aussi des réactions dues à l’action du Malin. Mais je ne fus pas inquiété de ce côté-là… contrairement à d’autres.

Ma révélation personnelle se trouva devant le Saint Sacrement exposé à l’Église. Je demandai à Jésus de ne jamais m’abandonner, de me pardonner de ma mauvaise Foi qui était plus dans le spectaculaire et le surnaturel, que dans le véritable amour du Christ rempli de discrétion. Je lui demandai aussi de conserver ma Foi vacillante, et de faire en sorte qu’elle ne s’éteigne jamais. Mais au contraire qu’elle grandisse doucement. Afin que je ne me brûle pas les ailes une nouvelle fois.

C’est aussi grâce à ce pèlerinage et à La Vierge de Medjugorje que j’ai décidé d’entrer dans l’Église Catholique. Car jusqu’ici j’hésitais entre protestant et catholique.

C’est pourquoi en Septembre 2017, je me rendis à la paroisse étudiante de Toulouse afin d’y demander l’entrée en Catéchuménat.

Mon Baptême étant reconnu valide par l’Église Catholique, je pus le 29 Avril 2018 célébrer ma première communion, et faire enfin partie du Corps du Christ !

Prochainement, je célébrerai le sacrement de la confirmation.

Postface

Je n’ai à ce jour jamais revu Phil. J’ai tenté de le contacter via les réseaux sociaux en vain. Je souhaitais me faire pardonner. Peut-être cela arrivera-t-il un jour…

J’ai repris contact assez rapidement avec Gabriella. Mais je ne l’ai jamais revue physiquement.

Je lui ai dit tout ce que j’avais vécu, et tout ce que j’avais compris.

Elle fut, quant à elle, plus longtemps que moi sous l’emprise du système psychiatrique puisqu’elle resta 2 mois en hôpital psychiatrique et qu’elle dut voir un psychiatre durant un long moment après sa sortie. Gabriella, contrairement à moi, prenait ses médicaments. Puis elle décida d’arrêter, car cela la faisait « végéter devant la télé de ses parents ».

Aujourd’hui Gabriella est encore plus convaincu qu’avant de ses croyances. Elle continue à utiliser les pratiques énergétiques et occultes auxquelles nous nous livrions. Elle considère avancer dans le cheminement de sa conscience, après avoir vécu de dures épreuves. Elle m’a un temps évoqué le fait qu’elle pensait que nous avions été sous l’emprise de magie noire ou de sorcellerie. De plus les faits se sont déroulés aux alentours et pendant le 31 Octobre, qui pour tout Sorcier qui se respecte est une fête païenne de la plus haute importance, appelé « Samhain ». Hypothèse que je ne saurais lui refuser.

Mais elle considère que les pratiques énergétiques sont neutres, et peuvent être utilisées à bon ou mauvais escient. Point sur lequel je suis aujourd’hui en total désaccord.

Chose nouvelle, elle avait conscience d’être une magicienne, et souhaitait améliorer le monde par la magie blanche. Gabriella continue donc à diffuser des messages et des vidéos en accord avec ce lot de pratiques, malgré mes mises en garde.

Personnellement, je vis une vie aujourd’hui heureuse, et plutôt « normale ». Je suis comédien professionnel. Je suis en couple avec Julie. Je suis proche de ma famille. Bien que mes parents aient du mal à comprendre ma conversion. Mon frère accrédite encore la thèse de la maladie mentale passagère, là où mes parents ne savent pas vraiment quoi penser.

Je pourrais donc être considéré, selon l’échelle de normes que je possédais lorsque j’étais dans le New-Age, comme quelqu’un dont la conscience a été voilée. Et qui a préféré masquer sa véritable identité au profit d’un système traditionnel de valeurs. De plus mon intégration dans l’Église Catholique pourrait être considérée comme une régression désastreuse dans mon Éveil et mon ascension spirituelle.

Une amie à moi, en Master de psychologie, m’a aussi interviewé pour son mémoire qui portait sur les Sectes, et les emprises psychologiques. J’accrédite son travail, dont je suis honoré, même s’il ne prend pas totalement en compte la réalité invisible de notre monde. Puisque la science nie la possibilité métaphysique de l’existence de l’âme, de Dieu, d’êtres spirituels, d’esprits, de démons, etc.

Mais ce travail reste une lecture intelligente de mon parcours, plus axé sur mon lien de dépendance ou d’interdépendance avec « Gabriella ».

Si quelqu’un souhaite lire ce travail, cela est possible !

J’ose affirmer moi, après mon expérience, subjective certes, qu’un monde invisible existe. Il est constitué d’entités, « d’esprits » dont l’identité est opaque. J’ose affirmer la primauté du Bien et du Mal dans ce monde invisible. Et que les intentions, si bonnes soient-elles, ne suffisent pas à entrer en contact avec ce monde, à le maîtriser, et à en sortir indemne.

Je pense que les personnes ayant une pratique concrète de l’énergie (Prana/Ki/Chi), de la médiumnité, ou consultant toute de sortes de voyants/médiums/magnétiseurs ou autre, s’exposent à un grave danger, puisqu’ils entrent en contact, et cela même inconsciemment, avec des entités dont ils ignorent l’existence, voir l’identité. Et c’est grâce à la bonne foi de ces personnes, que ces entités se dissimulent sous un jour lumineux pour mieux cacher leurs horribles natures, et leurs véritables desseins.

Je citerai donc les Védas Hindoues, texte sacré de l’hindouisme datant de plus de 3000 ans :

« Vous pouvez, et vous devez vous immerger dans le prana, à travers la méditation. Mais celui qui utilise le prana à ses propres fins, à des pratiques concrètes, se met inévitablement en lien avec un Déva (= Démon) et ce dernier va vous aliéner. »

Ce n’est pas moi qui le dis… Et je pense que les traditions religieuses d’Orient s’effrayent de notre engouement pour la méditation, le yoga et autres pratiques énergétiques en Occident.

Car toute pratique dont les racines ont été mises de côté, tels que sa philosophie, ses enseignements millénaires, ses commandements, peut être facilement détournée et conduire la personne qui les pratique à sa perte.

J’espère que ce témoignage vous aura été utile.

Si vous commencez à douter du bienfait des pratiques énergétiques, sachez que mon cas, et les événements qui vont avec, reste rare.

Bien qu’il y ait encore trop de cas similaires au mien, et que ces personnes ne trouvent pas le soutien, et la compréhension dont ils ont besoin et qu’ils méritent.

Que faire ?

Si vous êtes désormais convaincu que vous avez lié un lien occulte avec une entité, je vous conseille d’aller voir un prêtre. De lui parler, et de lui demander une prière de délivrance.

S’il refuse, chose qui est arrivée à une amie à moi, car certains prêtres doutent de l’existence du démon et de ses agissements concrets dans le monde, deux solutions s’offrent à vous :

  • Cherchez un autre prêtre, ou un groupe de prière qui pourra vous recevoir. Les Charismatiques sont plus aux faits de ces questions-là. Mais ce n’est pas toujours le cas…
  • Communauté de l’Emmanuel, des Béatitudes, du Chemin Neuf etc.
  • Vous pouvez aussi aller voir le Pasteur d’une Église Protestante.

Je réaffirme les paroles Bibliques « Ceux qui ont cru, en mon Nom, ils chasseront les démons », et : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. » Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ; celui qui n’est pas contre nous est pour nous. »

Attention tout de même à certaines églises Protestantes qui se rapprochent parfois plus de la Secte que d’une véritable Église.

Pour pousser le sujet plus loin :

  • Voir ou lire les témoignages du Père Joseph-Marie Verlinde « L’expérience Inter-dite »

Si vous parlez Anglais : vous pouvez lire le témoignage de Doreen Virtue (une grande figure du New-Age) convertie récemment au Christ.

Ou encore regarder les vidéos de Steven Bancarz sur youtube, qui était lui aussi dans le New-Age.

  • Lire les ouvrages de Franck Alexandre. Fils d’une mère guérisseuse, qui a été délivré de l’emprise démoniaque.

Ou encore « Médiums, astrologues, guérisseurs… Ce qu’ils ne vous disent pas » du pasteur Maennlein Emmanuel.

  • Lire des ouvrages sur le démon : « Récit d’un Exorciste », « Nouveaux Récits d’un Exorciste », ou encore « Exorcisme et psychiatrie » du Père Gabriele Amorth, ancien exorciste de Rome
  • Lire la Thèse du Père Golfier « Tactiques du Diable et délivrances ».

Avec toute ma sincérité,

Lucas Manrique

manriquelucas@ntymail.com

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