Friend : le collier IA qui se présente comme un ami virtuel

Êtes-vous passé par le métro parisien récemment ?

Une publicité intrigue avec un collier doté d’intelligence artificielle, présenté comme un ami virtuel. Baptisé « Friend », il soulève des inquiétudes sur la protection des données et la santé mentale.

Cercles de Lune et utérus magique…

Cercles de Lune et utérus magique… Le féminin sacré, entre croyance mystique et dérive sectaire

Sous Emprise•Cercles de lune, stages initiatiques et rituels païens attirent de plus en plus de femmes en quête de sens. Mais derrière une apparente sororité, certaines pratiques du féminin sacré inquiètent les associations de lutte contre les dérives sectaires

Diane Regny, 20minutes.fr

Imaginez des femmes qui dansent pieds nus dans l’herbe, enchevêtrées dans le fil d’une même pelote de laine, au cours d’un rituel païen. Ce n’est pas un spectacle de danse contemporain, mais une scène bien réelle, filmée lors d’un stage de « féminin sacré initiatique », en Ardèche. Du Maine-et-Loire à la Côte d’Azur, en passant par la région parisienne, il existe en France une kyrielle de stages – parfois appelés « cycles » pour évoquer les menstruations – consacrés au « féminin sacré ».

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) s’inquiète, dans son rapport d’activité 2022-2024, du « retour du corps sacré ». « Nous avons régulièrement des signalements sur le féminin sacré, c’est en recrudescence », confirme Pascale Duval, porte-parole de l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victime de sectes (Unafdi). Et s’il existe des stages de masculin sacré, son pendant féminin est bien plus populaire.

De nombreuses femmes cherchent un soutien, une sororité, dans les pratiques liées au féminin sacré.
De nombreuses femmes cherchent un soutien, une sororité, dans les pratiques liées au féminin sacré.  - Canva

« Il existe une représentation sociale très ancrée selon laquelle la femme est un être spirituel », abonde Damien Karbovnik, historien et sociologue des religions et auteur du livre Le développement personnel : nouvel opium du peuple ? (Ed. Les Equateurs). Participer à ces stages permettrait aux femmes « d’embrasser leur puissance » et de se « reconnecter à leur ventre ». Du moins, selon celles qui en ont fait un business.

Une sororité qui fait du « love bombing »

Dans une époque marquée par le mouvement MeToo et l’essor du masculinisme, nombreuses sont les femmes en quête d’une communauté féminine où elles se sentent en sécurité. A l’instar d’Ella qui a participé à cinq cercles de Lune – des cérémonies centrées sur les cycles menstruels et la spiritualité féminine. Et la jeune femme de 32 ans l’admet : « Je cherchais probablement à me lier à d’autres femmes. »

Les « chamanes » qui organisent ce type de séance s’appuient sur des promesses de sororité pour attirer des adeptes. Les séances sont conçues pour leur donner la sensation qu’elles entrent en « communion » avec le groupe. Une technique connue et éprouvée des dérives sectaires, selon Pascale Duval. « Beaucoup de mouvements utilisent la technique du « love bombing » ou bain d’amour. Dans une société où l’on ne ressent plus cette bienveillance, cette technique peut rapidement devenir addictive et entraîner l’emprise. »

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Le yoga : questions sur une « spiritualité orientale »

Qu’est-ce vraiment que le yoga ? Une philosophie universelle ? Une quête spirituelle ? Une technique méditative ? Une gymnastique corporelle ? Rien n’est plus faux, répond Marion Dapsance. Loin de la contrefaçon dont se satisfait l’Europe, voici, enfin dévoilée, la vérité sur le yoga tel qu’il est réellement pensé et pratiqué en Asie.

Docteur en anthropologie de l’EPHE, spécialiste du bouddhisme dont elle a enseigné l’histoire en Occident à l’université de Columbia (New York), Marion DAPSANCE présente pour EEChO le travail de recherche qu’elle a conduit sur le yoga, et qui a donné lieu à la publication du livre « Le yoga des yogis » (Editions du Cerf, mars 2025).

« Ton corps voulait s’élever »… L’éveil de la Kundalini, où quand le yoga flirte avec les dérives sectaires

Sous emprise•Dans une rue cossue de la capitale, une kinésiologue propose des séances d’« éveil de la Kundalini », promettant bien-être et expansion de conscience. Une pratique spirituelle contemporaine venue du yoga qui flirte avec les dérives sectaires

Diane Regny, 20 minutes

Depuis cette rue huppée, au cœur de Paris, difficile d’imaginer qu’une cérémonie « d’éveil de la Kundalini » se prépare derrière la façade d’un bel immeuble haussmannien. Dans ce « cocon sécurisant » se prépare pourtant l’éveil « de votre énergie vitale » grâce à un « langage de lumière ». Ce sont en tout cas les promesses de Sophie*, qui pratique aussi la kinésiologie, une pseudoscience surveillée par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).

Ce soir d’hiver, elle prodigue ses « expansions de conscience » via un « éveil de la Kundalini », une pratique dérivée du yoga éponyme, pourtant bien éloignée des postures classiques. Ici, pas de chien tête en bas, mais un tirage de cartes, un cercle de parole puis une (longue) séance de méditation avec masque sur les yeux et casque audio. Par-dessus la musique tour à tour épique ou mystique, la praticienne lance des phrases tantôt ésotériques, tantôt freudiennes. Cette séance est censée libérer la Kundalini, une énergie divine qui serait « emprisonnée » au niveau du sacrum afin qu’elle irradie dans tout le corps.

Trouver son « maître à penser »

Nous sommes six « disciples » assis sur des tapis de yoga, face à Sophie. Certains sont des habitués, comme Samy*, qui en poussant la porte, tend timidement un bouquet de fleurs blanches à la kinésiologue. « J’ai déjà reçu des témoignages d’hommes sous l’emprise d’une guide dont ils étaient tombés amoureux et qui alimentait ce fantasme de relation », réagit Elisabeth Feytit, créatrice du podcast Méta de Choc et consultante sur le film Gourou en salle ce mercredi. En répondant « Samy, qu’est-ce que ton énergie a changé », la guide sous-entend qu’il est « quelqu’un de particulier », ce qui peut, selon elle, « entretenir un attachement pendant des années ».

Au début de la séance, Sophie nous invite à tirer une carte. Françoise* retourne une figure aux accents religieux, entourée de lumière. Interrogée dans le cercle de parole sur la signification que revêt cette image, elle répond : « C’est toi Sophie, bien sûr. Toi qui nous enseignes et nous guides. » La sexagénaire s’est inscrite à cette séance sur les conseils de la professeure, qu’elle consulte régulièrement dans le cadre de séances de kinésiologie.

« Lorsque l’on se tourne vers ces pratiques, c’est pour chercher du bien-être. On cherche à aller mieux et on écoute des conseils même s’il n’y a pas de compétences. De fil en aiguille, le « professeur » devient un maître à penser », analyse Damien Karbovnik, historien et sociologue des religions et auteur du livre Le développement personnel : nouvel opium du peuple ? (Ed. Les Equateurs). Avant de quitter l’appartement parisien, Françoise a d’ailleurs demandé à Sophie combien de séances de ce type (à 50 euros pièce) étaient encore nécessaires pour elle.

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