La fiction, terrain de jeu New Age ?

Conférence filmée d’Elisabeth Feytit, donnée en 2025, au festival littéraire Textures, à Fribourg en Suisse, au sujet des récupérations réciproques de la spiritualité New Age et des œuvres de fiction ! Elle y échange avec Matthieu Corpataux, enseignant en littérature française et en écriture créative à l’Université de Fribourg. À l’issue de cette émission, vous ne verrez-vous de la même manière Victor Hugo, Avatar, Matrix, Da Vinci Code, ou la poésie de Rupi Kaur ?

T I M E C O D E S 01:08 : Qu’est-ce que le New Age ? : pensée positive, Nouvelle pensée, théosophie, anthroposophie, éveil spirituel. 06:05 : L’influence du spiritisme : Victor Hugo, les surréalistes et l’écriture automatique. 10:59 : L’exemple de la saga Avatar : Enfant indigo, Starseed, communication avec les arbres, Barbie énergéticienne, banalisation des croyances et endoctrinement de masse. 19:49 : Les références New Age involontaires : Dragon Ball, Matrix, la scientologie. 26:58 : La fiction pour se réparer ? : poésie de Rupi Kaur, effet Barnum, tout est en soi, glissement vers le développement personnel et la spiritualité New Age, traiter le traumatisme par la poésie, ritualisation, mantra. 35:11 : Da Vinci Code : le phénomène Marie-Madeleine, la Wicca, l’intuition de Rudolf Steiner, les synchronicités de Carl Gustav Jung, Le fusil de Tchekhov, La Prophétie des Andes. 43:49 : Les différents niveaux de réalité : changement de paradigme, Ère du Verseau, voyage astral, Doctor Strange fait une expérience de sortie de corps, America Chavez voyage dans le Multivers. 47:28 : Star Wars : lutte du Bien et du Mal, mouvement soucoupiste, Enfants indigo et Starseeds, Fédération galactique de Lumière, David Icke et les reptiliens, La Doctrine secrète. 53:26 : Questions du public : comment Élisabeth Feytit est-elle sortie du New Age ? Comment ne pas se faire endoctriner par la fiction qui diffuse les idées New Age ? Raël et la science-fiction.

Dans les coulisses de « Shen Yun », ce spectacle de danse qui promeut le Falun Gong

Le spectacle Shen Yun se présente comme une célébration de la culture chinoise traditionnelle, mais constitue en réalité un outil de visibilité et de financement pour le Falun Gong, un mouvement controversé. Le mouvement présente certaines caractéristiques sectaires, même si peu de victimes se signalent en France.

Chaque hiver, les affiches faisant la promotion du spectacle de danse chinoise « Shen Yun » envahissent les gares, les stations de métros et les abribus. Cette année, même France 2 a diffusé des publicités en prime time. Un matraquage qui fonctionne : les représentations se font à guichets fermés. Mais ce qui se joue derrière le rideau n’est pas qu’une célébration de la danse traditionnelle et de l’histoire de la Chine. Shen Yun est, en réalité, un outil de visibilité pour un mouvement spirituel controversé : le Falun Gong.

Cette pratique spirituelle, qui mêle mouvements de « Qi gong » – une gymnastique traditionnelle chinoise – et enseignements métaphysiques, a vu le jour en 1994 dans le nord-est de la Chine. Sur le papier, rien de bien inquiétant. Pourtant, dès 1999, son créateur, Li Hongzhi, assure dans une interview au Time, que certains pratiquants de sa discipline peuvent léviter ou que les problèmes de l’humanité sont causés par des extraterrestres qui cherchent à s’emparer de nos corps. D’autres témoignages recueillis par les médias – à l’instar de cet article de ABC – font état de pratiques pouvant mettre en danger la santé de ses adeptes (exorcisme pour soigner l’anorexie, arrêt des médicaments) ou promouvant une idéologie conservatrice (les couples mixtes seraient, eux aussi, un complot extraterrestre).

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Mise en garde contre l’IA Catholique

Par Dr Lily M. Abadal,

https://www.thepublicdiscourse.com/2025/11/99435/

Dr. Lily M. Abadal est professeur adjoint d’enseignement en philosophie à l’Université de Floride du Sud. Elle se spécialise dans l’éthique normative, la psychologie morale et la théorie des vertus, en mettant l’accent sur la façon dont les pratiques en forme de tradition informent le caractère. Ses projets actuels explorent les blessures morales, la souffrance et la désorientation, ainsi que les dimensions éthiques de l’intelligence artificielle dans l’éducation et les milieux professionnels. Son travail apparaît dans Teaching Philosophy, Journal of Religious Ethics, Frontiers in Sociology et plusieurs volumes édités de Bloomsbury, Routledge et Springer.


Nous ne sommes pas des machines, et nous ne saurions être bien formés par elles. La formation humaine doit être avant tout humaine, même s’il est plus facile et plus rapide de soumettre nos questions à une machine.

Si vous êtes catholique et que vous avez rencontré des publicités pour Magisterium AI et Truthly AI, vous avez probablement été intrigué, tout comme moi.

Truthly AI se présente comme un compagnon IA catholique, permettant aux utilisateurs « d’engager des conversations significatives et d’obtenir des réponses à n’importe quelle question ou problème ». C’est une promesse audacieuse. La promesse de Magisterium AI est similaire. Elle prétend donner « des réponses précises à vos questions spécifiques sur la foi et les mœurs » et pouvoir aider à clarifier des doctrines difficiles telles que la Trinité.

En apparence, ces outils semblent au pire inoffensifs et au mieux édifiants. C’est d’autant plus le cas que leurs modèles prétendent être exclusivement entraînés sur des textes canoniques et les enseignements officiels de l’Église. Toutefois, la prudence est de mise. Pour quatre raisons principales, nous devrions encourager les jeunes à procéder avec une précaution extrême, et nous ne devrions pas nous hâter de recommander l’usage de tels outils dans la catéchèse.

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LSD, champignons hallucinogènes, ayahuasca… contre la tentation d’un « exceptionnalisme psychédélique »

Zoë Dubus, Sciences Po

LSD, psilocybine extraite de champignons hallucinogènes, mescaline issue de cactus, ayahuasca… les psychédéliques connaissent un regain d’intérêt en recherche médicale, pour des usages récréatifs ou expérientels voire stimulants, et bénéficient de représentations plus positives que les autres psychotropes. Ils ne doivent pas pour autant être considérés comme une catégorie « supérieure » aux autres substances psychoactives.

La « renaissance psychédélique », ce renouveau de l’intérêt scientifique autour de ces psychotropes, suscite des espoirs considérables : ces substances offriraient-elles des traitements miracles contre la dépression, le trouble de stress post-traumatique ou les addictions ? Rendraient-elles leurs usagers plus empathiques, plus écologistes, voire moralement meilleurs ? Seraient-elles finalement « supérieures » aux autres psychotropes ?

Comme le suggèrent des travaux en sciences sociales et en psychologie, ces attentes relèvent d’un imaginaire qui surestime les propriétés intrinsèques des substances et sous-estime la force des contextes d’usage ou des croyances préétablies, tout en dépolitisant profondément la manière de les aborder.

Ces représentations, partagées par une partie des usagers de psychédéliques voire par certains thérapeutes, sont en effet trompeuses : elles reposent sur des généralisations hâtives, amplifient des attentes démesurées et ne résistent ni à l’étude de la diversité des usages ni aux risques documentés.

La singularité des psychédéliques classiques justifie-t-elle des règles d’exception ?

Aucune de ces propositions ne justifie par ailleurs un « exceptionnalisme psychédélique », c’est-à-dire l’idée selon laquelle les substances psychédéliques classiques – psilocybine, le principe actif des champignons hallucinogènes ou « champignons magiques », LSD, DMT/ayahuasca et mescaline – seraient si singulières qu’elles devraient bénéficier de règles d’exception par rapport aux autres psychotropes en vertu d’une supposée « supériorité ».

Au contraire : la cohérence scientifique, l’équité et la réduction des risques (RdR) exigent de rompre avec les narratifs qui hiérarchisent moralement les substances – et donc, par ricochet, leurs usagers –, de reconnaître les risques liés à la prise de ces produits (y compris en thérapie), d’intégrer la RdR au cœur des pratiques et d’instaurer des garde-fous éthiques solides.

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Sarah Young, Un moment avec Jésus

En France, Un moment avec Jésus de Sarah Young (+ 2023) a occupé la première place des ventes dans de nombreuses librairies chrétiennes, avec plus de 15 millions d’exemplaires écoulés en quelques années. Malgré cette popularité, ce livre soulève plusieurs problèmes graves que nous souhaitons mettre en lumière.

10 graves problèmes avec le livre

Ce livre s’avère profondément troublant. Je souhaite mettre en lumière dix problèmes majeurs qu’il soulève, dans l’espoir que vous prêtiez attention à ces avertissements.

Un article de Tim Challies. LIRE L’ARTICLE ENTIER

Parmi les problèmes

La manière dont Young reçoit ses révélations de Jésus présente des relents d’occultisme:

J’ai décidé d’écouter Dieu papier et crayon en main, écrivant ce que je croyais être les paroles de sa part. Je me suis sentie bizarre la première fois que j’ai essayé, mais j’ai reçu un message. Il était court, biblique et à propos. Il abordait des sujets qui étaient actuels dans ma vie: la confiance, la peur et la proximité avec Dieu. J’ai répondu en écrivant dans mon journal de prière.

Cette démarche s’apparente à la pratique de l’écriture automatique, ou « psychographie »…

La conclusion de l’article

Nous sommes donc devant une évidence: Un moment avec Jésus est un livre construit sur une base défectueuse et, de ce fait, dangereux et indigne de notre attention ou de notre soutien.