Quand internet fait parler les morts

TF1 INFO

Les avancées de l’intelligence artificielle ont de quoi surprendre et interroger. Désormais, certains sites proposent, par exemple, de faire « revivre les morts ». Et certains vont même encore plus loin.

Chaque jour, sur les réseaux sociaux, des dizaines d’utilisateurs font revenir à la vie un proche décédé le temps de quelques secondes. À partir des photos, l’IA invente des scènes, recrée les décors. Nos journalistes ont mené l’enquête.

Dans les commentaires : « Je ne pense pas que ce soit une bonne chose, de plus certains vont proposer l’I.A. aux gens pour en tirer des bénéfices. Pour ma part, j’ai fait de nombreux films de mes parents, sur une période de plus de 15 ans que j’ai transférés sur clé U.S.B. puis sur P.C. et là c’est vraiment eux ! » — « Vous êtes des grands malades !!! Vous imaginez les dégâts aux niveaux psychologique que cela peut provoquer ».

Questions (D.A.) : une forme de « spiritisme énucléé » par l’IA ? Une façon d’imaginer que nos défunts sont immortels, sans croire à la vie éternelle ?

La secte du père Samuel

Alain, 50 ans, n’a pas vu sa femme et ses trois filles depuis un an. Toutes les trois ont rejoint la communauté du père Samuel, un prêtre belge qui affirme également avoir des dons de voyant et de guérisseur. Avec sa longue barbe blanche et un charisme marqué, ce prédicateur propose un culte inspiré des traditions anciennes, proche de celles des chrétiens d’Orient.

Onze anciens fidèles ont d’ailleurs porté plainte contre lui pour escroquerie et blanchiment d’argent, ainsi que pour des faits d’agressions sexuelles et d’attouchements. De son côté, le religieux affirme être la cible d’un complot.

Réalisé par Eléonore Duplay Première diffusion le 30/01/2011

La fiche Wikipedia

Comment s’explique le succès des théories complotistes ?

Pascal Lardellier, Université Bourgogne Europe

Le complotisme fait un étonnant retour dans l’actualité depuis plusieurs années, tout à la fois objet de débat public et catégorie d’accusation. Pas une polémique, pas une affaire dans l’actualité sans que l’assignation ne surgisse, comme explication du problème et ostracisme disqualifiant. Car le terme « complotiste » fonctionne comme une disqualification, qui exclut du champ de la parole légitime. Comment expliquer sa récurrence ?

Nous vous proposons aujourd’hui de lire un extrait de l’essai de Pascal Lardellier, le Nouvel Âge du complotisme. Post-vérité : quand le réel vacille (éditions de l’Aube, 2026).


Pendant une large partie du XXe siècle, l’hypothèse selon laquelle des groupes influents orientaient les destinées collectives ne relevait pas de la pensée marginale. Elle constituait au contraire une grille de lecture nourrie par l’observation de certaines structures de pouvoir. L’existence de cercles d’influence comme le Groupe Bilderberg, fondé en 1954, ou le Forum économique mondial de Davos, créé en 1971, a longtemps alimenté l’idée selon laquelle des élites transnationales se concertaient à l’abri des regards. Ces institutions fonctionnent entourées d’une certaine opacité, ce qui pouvait légitimer l’inquiétude citoyenne quant à leur rôle effectif dans l’orientation des politiques publiques.

De même, certaines organisations comme la franc-maçonnerie, par leur caractère initiatique et leur culture du secret ont historiquement suscité des interrogations sur leur influence politique et sociale. L’histoire politique française, notamment sous la IIIᵉ République, témoigne de l’imbrication entre appartenance maçonnique et exercice du pouvoir. Dans ce contexte, suspecter l’existence d’influences discrètes constituait une forme de vigilance politique. Mais vigilance ne signifie pas paranoïa. Entre s’interroger sur des réseaux d’influence et imaginer un complot mondial, il y a un fossé à ne pas franchir.

À cela s’ajoute une dimension antisémite récurrente qui transforme l’observation de réalités économiques en fantasme complotiste. La figure des Rothschild a ainsi été instrumentalisée pour alimenter le mythe d’une « finance juive mondiale » contrôlant les États. Ce glissement vers le fantasmatique illustre comment des schémas idéologiques antisémites préexistaient aux faits qu’ils prétendaient expliquer. L’antisémitisme n’est jamais une lecture de la réalité, c’est toujours une grille projective plaquée sur elle – ce qui est mis en scène dans le film Borat (2006) de Sacha Baron Cohen, un film « déjanté » édifiant pour comprendre les ressorts profonds des imaginaires antisémites.

Le fait est que l’évolution du capitalisme contemporain a validé certaines interrogations relatives à la concentration du pouvoir. Les travaux économiques ont documenté l’accroissement des inégalités et la constitution d’une « hyperclasse mondiale » disposant d’une influence considérable sur les orientations politiques. Le Monde diplomatique consacre de fréquents dossiers à ces institutions transnationales au pouvoir décisionnaire élargi, dont le FMI.

En France, la possession de la quasi-totalité des grands médias par une poignée de milliardaires ou de multimillionnaires – Vincent Bolloré, Xavier Niel, Patrick Drahi, Bernard Arnault, la famille Dassault et Mathieu Pigasse – interroge légitimement sur la pluralité de l’information. Et cette réalité tangible de la concentration médiatique nourrit un soupçon : si l’information est détenue par quelques-uns ayant des intérêts économiques et politiques convergents, comment garantir son objectivité ? Cette question n’est pas déraisonnable en soi.

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Cté Emmanuel : un document pour réfléchir…

(téléchargement)

Un document anonyme de près de 200 pages, conçu à la manière d’une présentation Power Point, circule au sein de l’Emmanuel en France. Cette communauté connaît actuellement une visite apostolique à la demande de certains membres.

Mgr Hérouard, chargé de la visite apostolique, aurait donné aux auteurs son accord pour qu’il circule en interne tout en précisant qu’il n’est pas personnellement engagé par le document. Il aurait également donné son accord pour que les auteurs restent anonymes.

Ce document du reste peut être intéressant pour toute communauté ou association de fidèles qui connaît des tensions, voire une visite canonique ou apostolique, ou un accompagnement par des personnalités ecclésiastiques extérieures.

Les auteurs ont envoyé un mail à Riposte Catholique qui a mis ce document en ligne :


« Nous sommes le collectif de membres de l’Emmanuel à l’origine du document au sujet de la visite apostolique que vous avez publié ici https://riposte-catholique.fr/archives/215301 et nous vous en remercions. Si sa diffusion sur les réseaux sociaux à partir d’hier et sur votre site a quelque peu dépassé nos attentes, elle nous a permis aussi d’avoir de nombreux retours et d’affiner nos constats.
D’autres ont été confirmés. En interne, certains membres se sont reconnus dans les dérives que nous pointions et essaient de se faire passer pour nous pour exiger le retrait du document des sites ou groupes où il a été rendu public – ce n’est en aucun cas notre souhait.
Notre but, en publiant ce document et en le mettant à disposition de la communauté, était de susciter le questionnement sur les pratiques et les blocages qui ont amené à la visite apostolique, ce qui passe par la diffusion
la plus large possible de notre travail, y compris auprès des fidèles de l’Emmanuel, dont beaucoup ont aussi souffert des des blocages et des dérives que vivait notre communauté.
Merci d’avoir fait connaitre au plus grand nombre notre travail, c’était tout à fait notre objectif ».

Le document sur la visite apostolique de l’Emmanuel diffusé à tous les membres

Le site Riposte-Catholique informe le 20 mars que le document aurait finalement été diffusé par la communauté à tous les membres. Un extrait du mail envoyé à tous les membres par les délégués France du modérateur général, est produit dans l’article.

Choisir, tout un art. Saint Ignace de Loyola nous y aide

Père Bernard BOUGON, consultant, membre de l’Institut de discernement professionnel, ancien aumônier national du Mouvement chrétien des cadres dirigeants. Coauteur avec Laurent Falque de L’art de choisir avec Ignace de Loyola (éditions Ignace de Loyola)

La force, et peut-être aussi la faiblesse, de la démocratie, c’est qu’elle nous oblige à choisir, afin d’obtenir l’adhésion, de fabriquer du consentement, ce qui est nécessaire à la confiance, pilier de l’autorité, sans laquelle nulle société ne peut avancer. Mais choisir est un art, qui ne confond pas avec le fait de décider.

Les élections municipales offrent à la fois un prétexte et un contexte pour aborder un sujet beaucoup plus sérieux que celui de la gestion communale, sujet qui est celui de l’entretien que l’on se doit d’accorder à son âme. Saint Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur des jésuites, lui fait passer une sorte de contrôle technique, avec ses fameux exercices spirituels et le discernement des esprits, lesquels ne sont pas comparables aux méthodes de développement personnel dont se repaît l’homme contemporain en recherche. L’essentiel est d’entrer dans un processus permettant de trouver la vocation qui est la nôtre, et d’apprendre à repérer les mouvements profonds qui nous animent.

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