Gaïa, la Terre-Mère

Dans la mythologie grecque, Gaïa, ou «Terre », est une déesse primordiale identifiée à la Déesse mère ou Terre-Mère, la terra mater des Romains. Elle dispense la nourriture et la vie aux hommes.  Il est très curieux que le pape François utilise ce vocable à de nombreuses reprises, alors qu’il a une consonance habituellement réservée aux traditions dites primordiales, aux initiés de diverses obédiences, ainsi qu’à des écologistes de la mouvance New Age. Dans son encyclique Laudate si, François préfère utiliser plus prudemment le vocable de maison commune.

Gaïa est l’ancêtre maternelle des races divines, mais enfante aussi de nombreuses créatures, les grands serpents et les monstrueux reptiles.  Elle apparaît comme une divinité chtonienne, puissance infernale, que l’on invoquait et à laquelle on sacrifiait des victimes de couleur claire. Le culte de Gaïa est toujours associé à celui du Serpent.

Gaïa est la gardienne du pouvoir divin : c’est elle qui provoque la rébellion de son fils Cronos contre son père Ouranos qui représente le ciel et celle de son petit-fils Zeus contre Cronos. Elle dresse aussi ses fils monstrueux, les Géants et Typhon, contre Zeus. De cette façon, les Grecs ont voulu représenter les deux aspects de la nature : capable de créer la beauté harmonieuse, mais également capable de faire resurgir le chaos originel.  (D’après l’article Gaïa sur wikipedia.)

Gaïa est donc une divinité, un être suprême, l’essence même de l’âme universelle. Elle est présente sous une forme ou une autre, dans toutes les conceptions initiatiques, les rites secrets magiques, résurgences des mystères égyptiens et grecs, des cultes orphiques et de ceux voués à Mithra où les initiés pensaient devenir Dieu. Le rôle du serpent y est essentiel. Les rites d’initiation des mystères d’Eleusis tournent autour du serpent comme ceux de Delphes associé au culte du Python, le familier de Gaïa, la Terre Mère. En Inde, c’est le « Naga » le serpent qui est la personnification des énergies profondes de la Terre. Gaïa est aussi la divinité qui pouvait prédire l’avenir. Gaïa correspond à Aya, la déesse-mère babylonienne associée au soleil levant et à l’amour sexuel.

Dans la spiritualité New Age, elle est la divinité de la Terre Mère.

Continuer la lecture de « Gaïa, la Terre-Mère »

Les dessous du chamanisme

Une video-témoignage (52 mn) de Mirana :

Vous allez entrer avec moi dans les coulisses du chamanisme et les entrailles de la foi, en tout cas une bonne partie, qui m’a habitée et poussée à me dépasser. Bien que cet exemple semble spécifique et personnel, il n’en reste pas moins qu’il en est de même pour les autres expériences dans l’énergétique, l’occultisme, etc… car c’est toujours le même clan d’esprits qui nous prévoit ces « magnifiques » solutions trompeuses de « guérison » !

Je considère le chamanisme comme new age, syncrétisme; bien qu’il soit une tradition, il n’en reste pas moins une alliance avec des forces invisibles, même s’il se retrouve aujourd’hui mélangé, revisité et vendu à toutes les sauces.

Je ne tiens pas à vous inciter à me croire, ni à croire en Celui qui m’a sauvée comme je le dis si ouvertement. Mon partage est un témoignage vivant et concret de ce qui s’est passé.

Chamanisme, druidisme, retour au paganisme ?

Recherche d’harmonie holistique, chamanisme, druidisme… Nouvelles spiritualités, ou retour au paganisme ? par Bertran Chaudet, conférence donnée dans le cadre de la Pastorale Nouvelles Croyances et Dérives Sectaires, Le Mans, 2013.

Le chamanisme

Une sociologue québécoise Catherine Laflamme donne une définition de ce qu’on appelle le chamanisme :

« le chamanisme est un ensemble de méthodes extatiques et thérapeutiques, dont le but est d’obtenir le contact avec l’univers parallèle mais invisible des esprits, et l’appui de ces derniers dans la gestion des affaires humaines. Pour communiquer avec un autre monde, le chaman passe par des transes activées par des ascèses, de longues mélopées rythmées au son du tambour, et l’usage de drogues dont il a le secret. »

Le mot chaman ou chamane a pris des lettres de noblesse en se substituant progressivement aux anciennes appellations de sorcier, guérisseur, magicien ou devin, c’est-à-dire à des personnes usant de magie. Le chaman était socialement reconnu capable de faire le lien et d’infléchir les lois de l’autre monde, en faveur de celui ou de ceux qui lui en faisaient la demande. Le chamanisme suppose que certains humains prédestinés puissent, à la suite d’initiations souvent très dures, établir à volonté une communication avec l’invisible ou le monde-autre. Partout dans le monde, l’initiation chamanique est appréhendée comme une expérience de mort, suivie d’une renaissance. Ainsi le chaman est allé au bout de sa peur et peut acquérir des pouvoirs, il peut devenir insensible au froid au chaud, et acquérir des pouvoirs paranormaux. Continuer la lecture de « Chamanisme, druidisme, retour au paganisme ? »