L’emprise numérique

À travers le combat de 5 femmes, aux États-Unis et en Europe, le film questionne la responsabilité des plateformes dans notre dépendance collective et dans le mal-être des plus jeunes.

« Emprise numérique, 5 femmes contre les Big 5 » est une investigation immersive dans le monde numérique, dans cet univers virtuel où de jeunes vies s’abîment et parfois se brisent.

lexis, Kathleen, Elisabet, Laure et Socheata. Elles ne se connaissent pas mais sont chacune à l’origine d’un mouvement qui voudrait changer le destin des générations futures. Pour réparer les enfants, pour alerter les parents et remuer les pouvoirs publics, elles se battent avec leurs propres armes.

Réalisé par : Elisa Jadot Production : Babel DOC / Together Media / France Télévisions / Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) / LCP-Assemblée nationale

Les liens de la pensée de Nick Land avec le (néo)nazisme

Arnaud Borremans, Université Bordeaux Montaigne

Cette seconde analyse de l’œuvre de Nick Land, philosophe contemporain dont l’impact est réel sur une partie au moins du mouvement MAGA aux États-Unis et sur de nombreux groupuscules d’ultradroite dans le monde, met en évidence le rapport complexe que l’idéologue des « Lumières sombres » entretient avec le nazisme himmlérien et avec les organisations qui, aujourd’hui encore, s’y réfèrent.
(Illustration évoquant l’« Ordre des neuf angles » sur le site du Terrorisme Research & Analyzis Consortium (TRAC). Trackingterrorism.org)

Comme souligné par Philosophie Magazine et évoqué dans notre article précédent sur Nick Land, des connexions existent entre la pensée de ce philosophe britannique – père du concept de « Lumières sombres » en vogue dans une partie du mouvement MAGA autour de Donald Trump – et certains éléments du néonazisme.

Au-delà des liens les plus apparents des Lumières sombres avec le racisme et l’autoritarisme, d’autres éléments troublants semblent attester d’une certaine proximité entre la pensée landienne et l’idéologie nazie ou ses différentes évolutions post-1945.

À quel point le fond de la pensée de Land – et donc de celle de ses fidèles qui murmurent à l’oreille de Donald Trump – s’enracine-t-il dans l’idéologie du IIIe Reich ?

Pour voir le premier article :

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Le danger des transitions sexuelles

Karlee alerte sur les dangers liés à l’absence de prise en charge psychologique comme la pression exercée par des groupes militants.

Son discours lui vaut des menaces de mort. Né homme, Karlee* a entamé à 17 ans un parcours de transition sexuelle pour devenir une femme. Aujourd’hui, à 30 ans, Karlee regrette les nombreuses opérations subies qui l’ont mené à plusieurs tentatives de suicide, et alerte sur les dangers liés à l’absence de prise en charge psychologique comme la pression exercée par des groupes militants. (*pseudo)

Daniel Black témoigne au Parlement européen de sa transition en Rép. tchèque dès 17 ans.

Daniel Black, 25 ans aujourd’hui, détestait son corps de garçon et vivait de grandes angoisses. Il raconte ses souffrances, son espoir de se sentir mieux grâce à la transition et les suites de celle-ci. Il appelle l’Union européenne à conduire une révolution radicale dans ce domaine afin de protéger les mineurs.

L’hyperstition, un concept au cœur de la vision de Nick Land, idéologue des Lumières sombres autour de Trump

Arnaud Borremans, Université Bordeaux Montaigne

Autour de Donald Trump, nous retrouvons bon nombre de personnalités influencées par l’idéologie des Lumières sombres. L’auteur de l’essai qui a donné son nom à cette école de pensée, Nick Land, demeure relativement peu connu mais ses travaux sont de plus en plus étudiés. Pour les comprendre, il est nécessaire de bien appréhender la notion d’hyperstition qu’il a forgée.

Philosophe britannique né en 1962, Nick Land est connu pour avoir popularisé l’idéologie de l’accélérationnisme. Son travail s’émancipe des conventions académiques et utilise des influences peu orthodoxes et même ésotériques.

Dans les années 1990, Land était membre de l’Unité de Recherche sur la Culture cybernétique (CCRU), un collectif qu’il a cofondé avec la philosophe cyber-féministe Sadie Plant à l’Université de Warwick et dont l’activité principale consistait à écrire de la « théorie-fiction ». À cette époque, Land a cherché, dans ses travaux, à unir la théorie post-structuraliste, principalement la pensée d’auteurs comme Marx, Bataille, Deleuze et Guattari, avec des éléments issus de la science-fiction, de la culture rave et de l’occultisme. Si la démarche de la CCRU en tant que telle était expérimentale, plusieurs éléments laissent penser rétrospectivement que Land y a insufflé des éléments relevant de sa propre idéologie.

Land a démissionné de Warwick en 1998. Après une période de disparition, il réapparaît à Shanghai où il réside toujours, sans reprendre de poste universitaire, devenant alors le penseur fondateur du mouvement (néo-) réactionnaire (NRx), connu sous le nom de Lumières sombres (Dark Enlightenment), du nom de son essai paru en 2013. Un ouvrage qui aura un impact majeur.

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