Psychothérapie et embrigadement sectaire

Un article de Michel Monroy sur le site psivig.com

1. Psychothérapies et processus d’embrigadement

2. Les psychotechniques intéressent les groupes sectaires

3. Quelques indices d’une dérive sectaire possible

4. L’essence des psychothérapies

5. Analogies et différences entre psychothérapie et embrigadement

a. Les effets psychothérapeutiques —  b. Les motivations — c. La dépendance au référent — d. Les mécanismes — e. La présentation — f. Les transformations — g. Effets positifs.

Les dérives sectaires liées à l’alimentation et à la nutrition

La société est confrontée à une offre exponentielle de soins centrés sur le bien-être, pouvant intervenir dans la prévention de la santé de l’individu comme dans le processus de guérison de pathologies chroniques ou sévères. Ces soins sont proposés et prodigués le plus souvent par des praticiens aux compétences incertaines, des soi-disant guérisseurs. Les personnes visées, fragilisées par la maladie et la souffrance, sont prêtes à croire que n’importe quelles manipulations ou potions pourront les soulager. Et les traitements proposés sont d’autant plus attractifs qu’ils sont aisés à supporter et présentés comme sans effets secondaires. Ces personnes sont des proies faciles pour de dangereux « gourous » qui peuvent les inciter à arrêter leurs traitements et leur faire perdre des chances de guérison. Garder un esprit critique et un certain recul par rapport à toute offre de soins « présentée comme miraculeuse » est un facteur protecteur de notre santé physique comme mentale.

Les modalités d’action des mouvements à caractère sectaire prennent des formes nouvelles et demeurent très préoccupantes surtout…

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Chantai GATIGNOL

MIVILUDES

 

Santé : comment reconnaître un charlatan ?

Vous avez dit charlatan ? Quel portait en faire dans le monde foisonnant des thérapies alternatives et du bien-être ?

  • Il dénigre la médecine conventionnelle ou les traitements propo-
    sés par l’équipe médicale qualifiée qui vous prend en charge.
  • Il vous incite à arrêter ces traitements.
  • Il vous promet une guérison miracle là où la médecine conventionelle aurait échoué;
  • Il met en valeur des bienfaits impossibles à mesurer, comme
    « améliorer son karma» ou « la circulation des énergies internes ».
  • Il vous demande de vous engager en réglant à l’avance un certain
    nombre de séances.
  • Il vous propose des séances gratuites pour essayer telle ou telle
    méthode.
  • Il vous recommande l’achat d’appareils censés capter les énergies
    négatives ou de produits présentés comme miraculeux, souvent à des prix exorbitants, non remboursés par la Sécurité sociale.
  • Il vous promet une prise en charge globale qui prétend agir par une
    même technique sur le mental, le physique, voire toutes sortes de troubles.
  • Il vous présente une nouvelle vision du monde en utilisant des termes tels que : ondes cosmique, cycles lunaires, dimension vibratoire, purification, énergies, cosmos, conscience …
  • Il utilise un langage pseudo-scientifique très complexe ou au contraire, prétend avoir découvert un principe d’action extrêmement simple.
  • Il vous incite à vous couper de votre famille, de votre médecin, de votre entourage, pour favoriser votre guérison.

Extrait de Nouvelles de Gamaliel21 n° 13, sept. 2012.

La théologie du salut dans les écrits de Bernard Dubois

Le mémoire de Fabienne Salles : « La théologie du salut dans les écrits de Bernard Dubois » soutenue en juin 2016 à la Faculté de théologie catholique de l’Université de Strasbourg montre à l’évidence que cette théologie est déviante. Les sessions ou retraites inspirées de cette théologie de Bernard Dubois ont touché plus de 10000 personnes en une quinzaine d’années. Nombreuses communautés religieuses, et monastères ont accueilli en leur sein des thérapeutes aux méthodes douteuses (Ennéagrammes, constellation familiale, etc.) ou proposent à leurs moines, moniales, frères ou sœurs de participer à ces sessions Agapè ou d’autres du même registre. Ce n’est donc pas un phénomène isolé, mais un mouvement de fond de notre Église catholique en France.

Fabienne Salle démontre que dans ces conceptions, le péché n’est plus un acte commis librement et volontairement, mais un manque d’amour subi dont on n’a pas conscience et dont on doit se libérer, le péché devient une blessure. Le sens du péché est défini comme une souffrance psychologique. Par conséquent, la responsabilité est rejetée sur un bouc émissaire père ou mère de préférence. Pour guérir, il faut couper les liens avec ce que l’on a subi dans son enfance. La culpabilité est rejetée sur les proches qui, dans ce schéma, sont révélés maléfiques.

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Violence psychique dans le psychospirituel

Une personne — elle a voulu garder l’anonymat — profondément immergée dans les désordres et les perturbations que peuvent engendrer l’induction de faux souvenirs au cours de retraites psycho-spirituelles, nous fait part ici des souffrances et des violences psychiques vécues.

Le psycho-spirituel et ses violences insidieuses

Derrière beaucoup de sessions dites de guérison, ou autres dénominations, se camouflent de dangereuses pratiques.

Ces sessions sont initiées et pratiquées par de prétendus thérapeutes auto-proclamés dépourvus de formation et de titre universitaire valide, qui se prévalent d’agir au nom de la foi et dans l’Église catholique, sous vigilance d’un évêque.

Les personnes piégées par cette façade, se croient dans l’accueil d’une session catholique. Elles vont être suivies par des « accompagnateurs » qui vont pénétrer par ce biais leur for interne et l’intimité de tous leurs liens familiaux.

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