Méditation de pleine conscience : l’envers du décor

Un résumé du libre d’Elizabeth Martens : LA MEDITATION DE PLEINE CONSCIENCE. L’envers du décor – Investig’Action, Ixelles, Belgique. 200 pages

Ayant une expérience de terrain en Chine et sur le haut plateau tibétain, une formation scientifique en biologie, en médecine traditionnelle chinoise, une expérience personnelle de la méditation, Elizabeth Martens ne conteste pas les bienfaits de cette pratique lorsqu’elle est un choix individuel librement consenti.

Elle s’interroge toutefois sur la légitimité de l’engouement pour la « pleine conscience » du fait que depuis les années 2000, on la voit s’infiltrer partout en France, dans les lieux publics relevant du principe de laïcité, écoles, hôpitaux, assemblée nationale, colonisant nos espaces publics et privés alors qu’elle est étroitement liée aux religions bouddhiste-hindouiste-anthroposophique dont les représentants se rencontrent mais aussi siègent dans les différentes associations impliquées dans sa diffusion.

A partir d’une documentation complète, Elizabeth Martens nous fait découvrir les personnalités ayant contribué à imposer la spiritualité orientale en occident en levant le voile sur leurs objectifs, leurs dérives et sur la réalité du monde bouddhiste. Elle complète le texte par de nombreuses références en bas de page et par un complément de 22 pages pour une bibliographie, des références en site Internet.

P. 64, Elle aborde la part la plus sombre de ce mouvement spirituel occidental né au XIXème siècle avec la découverte par des explorateurs en Orient des bases communes entre le sanscrit et les langues occidentales, émettant l’hypothèse d’une origine unique des peuples d’Asie et d’Europe, ou peuples Aryens qui signifie noble en sanscrit.

La vague orientaliste initiée par Emile Burnouf (1821 – 1907) qui dresse une image philosophique du bouddhisme très éloignée de la réalité (plus proche de la cruauté des islamistes car les moines torturent, arrachent des bras, des yeux de ceux qui déplaisent ou ne donnent pas assez d’argent) arrive après le romantisme du XVIIIème siècle qui crée de l’ombre aux Lumières, érige un rempart au rationalisme avec Rousseau prônant un retour à nos origines, à la nature, aux vraies valeurs, aux traditions anciennes que se partagent aujourd’hui des groupes sociaux aussi dissemblables que les écologistes et les nationalistes.

Cent ans après Rousseau, le livre de David Thoreau « Walden ou la vie dans les bois » devient le fil conducteur de la recherche de sens dans un monde déjà marqué par l’industrialisation. Il a inspiré les actions pacifistes de Gandhi, Martin Luther King, celle de Howard Zinn, le beau-père de Jon Kabatt initiateur de la pleine conscience.

Redécouvert en mai 68, le livre inspira la Beat Generation tout en alimentant le culte de l’individu.

Au XIXème avec la « Grande Dépression » se multiplient les mouvements sociaux, manifestations et grèves, avec leurs victimes. Cent ans après, les idées de la révolution se propagent. Quatre millions d’Européens, des Irlandais et Allemands en majorité partent sur la côte pacifique à la recherche d’or. Le spiritualisme se développe dans l’Etat de New York avec l’idée que les morts peuvent parler, touchant à présent la haute bourgeoisie. Les femmes désœuvrées se mettent à faire tourner les tables. On compte déjà 3 millions d’adeptes.

C’est dans ce ferment spirite qu’Helena Blavatsky (1830-1891), née en Ukraine, va planter les graines du mysticisme tibétain sans avoir mis le pied au Tibet. En contact très jeune avec des lamas, installée à Londres en 1849, elle publie « La doctrine secrète », tentant de réconcilier les anciennes sagesses avec les toute nouvelles découvertes scientifiques comme l’électricité, ce qu’elle associe fort bien avec ses soi-disant dons de médium. Elle reprend la théorie de la race aryenne, développe des thèses bricolées sur le karma affirmant que si les ouvriers vivent dans une si grande misère, c’est parce qu’ils l’ont bien cherché. Elle crée la Société Théosophique qui allait inspirer une multitude de mouvements messianiques, ésotériques (Comme l’Anthroposophie et la Nouvelle Acropole) et orientalisant durant tout le XXème siècle, constituant le New Age, dont les points communs seraient : la diabolisation du monde occidental, les dogmes archaïques, apocalyptiques à idéologie totalitaire voire raciste.

Si Helena Blavasky a été protégée par les autorités et même mise en avant, c’est parce qu’elle servait indirectement la lutte contre les mouvements sociaux, un objectif que l’on retrouve dans les entreprises ayant adopté au XXIème siècle le mindfulness-heartfulness-pleine conscience.

Puis, l’auteur retrace le parcours du dalaï-lama et des riches familles tibétaines exfiltrées du Tibet en 1959 après avoir reçu l’aide de la CIA en matériel militaire et armes afin de combattre les Chinois. Entretenus par le gouvernement américain et la CIA à hauteur de 20 millions de dollars par an jusqu’aux années 1990, ils ont servi les intérêts des Etats-Unis dans leur opposition à la Chine. Ils ont été encouragés à pénétrer le monde de l’entreprise dans la Silicon Valley dont les dirigeants sous l’influence de la Beat Generation et du mouvement New Age ont tout de suite compris que l’introduction de la pleine conscience dans le quotidien des employés permettrait de générer des profits supplémentaires tout en réduisant les conflits internes.

Ils en ont fait une méthode de management affichant le souci du bien-être des employés

p.120 , Le « développement du potentiel humain » apparaît en 1962 dans la Baie de San Francisco. Lancé par Mickaël Mac Murphy qui fonde l’Institut ESALEN, un centre pour explorer les tendances dans les sciences comportementales, la religion et la philosophie, réunissant des spécialistes dans ces domaines, avec une forte influence de la religion bouddhiste (Mac Murphy) et hindouiste (Aldous Huxley et Krishnamurti ). Cet Institut a pour parrain le dalaï lama. Ils expérimentent la mescaline, le LSD, la marijuana dont ils deviendront des usagers.

p. 244, « Les Tibétains, des pions sur l’échiquier du numérique ». Pendant la guerre froide, la campagne de propagande menée par les Etats-Unis contre la Chine avait un allié précieux en la personne du dalaï lama qui diffuse l’infox des génocides ethnique et culturel du peuple tibétain avec des descriptions horribles, des chiffres qui ont tous été démentis par des historiens, des sociologues de renommée internationale ». (Patrick French, Tibet, Tibet, 2005 – Albin Michel – Paris).

L’année 1991 voit l’ouverture du premier Mind and Life Institute. Le lama T. Dhonden devient l’émissaire du dalaï lama aux USA. Comme celui qui a ouvert le centre Lérab Ling en France, il fut accusé de harcèlement, fraude, corruption, détournement et blanchiment d’argent. Steve Jobs (Apple), Pierre Omyar (E-Bay) et la milliardaire Sarah Bronfman fréquentaient T. Dhonden.

P. 31. « Le bien-être au travail, c’est la rentabilité des holdings financiers »

P. 28. Dès le début, la pleine conscience est liée au numérique et aux NBIC (nanosciences-biologie-informatique- sciences cognitives). Les géants de la High Tech sont les premiers à l’intégrer dans leur management.

Après sa diffusion aux USA, la pleine conscience entre au parlement britannique, suivie par l’Allemagne, la Hollande, le Canada, le Mexique, l’Australie.

Edgar Cabanas et Eva Illouz publient en 2018 aux Éditions Premier parallèle : « Happycratie, comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies. »

En 2018 à Bruxelles, l’association Emergences – Université Libre de Bruxelles a lancé mindfulness Belgique. C’est de cette association qu’est parti le mindfulness ou pleine conscience, en France et notamment au ministère de l’éducation.

Emergences (Source : AFIS, n°313, juillet 2015 et communiqué de l’AFIS, 20.07.2015)

A l’annonce du congrès international de l’hypnose qui s’est tenu à Paris du 27 au 29 août 2015, l’AFIS a tenu à réagir et à alerter sur les participants. Le programme révèle « tous les ingrédients d’un indigeste mélange spiritualiste et ésotérique » : « Hypnose et chamanisme », « Corps, psyché, sexualité et cultures », « Hypnose conversationnelle : souriez… et vous êtes en transe », « hypnothérapie énergétique »… un marché lucratif qui se développe et se développerait davantage avec une reconnaissance officielle réclamée par Claude Virot, président du congrès, directeur du centre de formation Emergences, il est le promoteur d’une « hypnose quantique… ».

P. 53-54, en 2005, la « heartfulness » du dalaï-lama ou méditation du cœur lancée depuis le Canada cible les enfants, les écoliers, collégiens, lycéens, étudiants. Comme dans toutes les religions, il met en valeur l’aspect « thérapeutique » mais sans jamais faire référence aux contre-indications ni aux risques que les études récentes ont montré pour cette pratique. De plus, le risque d’emprise mentale et de dérives sectaires dans ce type de cours est bien connu des associations de défense des victimes et de la Miviludes.

P. 139, en citant un passage du livre de Marion Dapsance sur ces faits, E. Martens s’étonne du « silence de Matthieu Ricard, du dalaï-lama et de Philippe Cornu (mindfulness Belgique) sur les crimes pédophiles, viols, violences physiques, agressions verbales d’adultes commis par S. Rinpoché, le responsable du Centre Lerab Ling à Aubagne qui est le centre de référence du lamaïsme tibétain en France ouvert en 2008 ». Le procès n’eut pas lieu car le pédocriminel et escroc fut exfiltré vers l’Asie avant d’y mourir un an plus tard.

La « folle sagesse » est une forme d’emprise pratiquée par les moines bouddhistes comme par les gourous hindouistes pour faire croire aux adeptes qu’il est normal qu’ils puissent avoir un comportement choquant dans leurs gestes ou dans leurs paroles. Ainsi, ils peuvent tout se permettre, laissant les victimes sans défense.

On peut se demander où est la sincérité des religieux bouddhistes quand ils affirment vouloir aider les écoliers, personnels soignants, étudiants, employés dans leur travail ou dans leurs études en s’appuyant sur les recherches controversées de la pleine conscience, avec de nombreux conflits d’intérêt, pendant qu’ils laissent plusieurs moines poursuivre ces actes criminels et délétères, notamment envers les enfants victimes de violences et de viols lors des rituels tantriques dans les monastères bouddhistes mais aussi dans le centre de référence du bouddhiste des kagyupas en France.

« Le « mindfulness » est actuellement le support efficace d’un prosélytisme bouddhiste qui installe ses églises au pied de l’idéologie dominante. C’est un outil puissant qui s’adresse à nos émotions, à nos valeurs tout en anesthésiant l’esprit critique ».

Revenons aux Etats-Unis en 1971 : muni d’un doctorat en biologie cellulaire, Jon Kabbat rencontre un maître bouddhiste avec lequel il pratique la méditation. En 1979, il ouvre un centre de recherche et décide de mettre sur pied des protocoles ciblant les personnes déprimées, puis les futurs-parents, les personnes en surpoids, les addictions. Il dirige à présent le Center for mindfulness in medecine, health care and societe dans le Massachussetts.

En Europe, les centres se développent à grande vitesse depuis les années 2000. Les résultats obtenus en excluant toute comparaison avec une autre activité facilitent sa diffusion.

P. 20, des essais randomisés ont dû être rétractés pour des conflits d’intérêt, tous les scientifiques, spécialistes des neurosciences étant des pratiquants du bouddhisme et/ou des proches du dalaï lama. En 2016, une méta analyse conclut à un effet modéré, des résultats surestimés voire néfastes en cas de dépression.

On retrouve l’IMF (Institut Mindfulness) à Davos en 2010 devant le gratin des grandes entreprises assis en lotus, avec pour objectif « réduire le stress et la dépression au travail », en 2017 : « réduire le déficit des finances publiques », en 2018, inauguré par le premier ministre nationaliste hindouiste Narendra Modi assisté de 2 gourous et de Matthieu Ricard. Cela confirme la collaboration des dirigeants et membres des groupes bouddhistes-hindouistes-anthroposophes- cités par la Miviludes et dans les rapports des députés-sénateurs depuis 1995, pour la diffusion de la méditation dans des lieux laïques recevant du public. Fabrice Midal, converti au bouddhisme tibétain, fondateur de l’école occidentale de pleine conscience, prétend transmettre dans la « pure laïcité » alors qu’il écrit : « Le lama, le gourou sont la source de toutes les grâces, plus importants que tous les dieux, que Bouddha ».

« La laïcité est le principe de séparation dans l’État de la société civile et de la société religieuse. » Selon le Larousse : « La laïcité : caractère de ce qui est laïque, indépendant des conceptions religieuses ou partisanes. »

Bouddhisme et néo-libéralisme : une collusion ?

Les liens entre les personnels, coachs ou formateurs proposant la pleine conscience associée ou non au yoga et les groupes connus des autorités pour leur emprise sectaire sont décelables grâce aux réseaux sociaux et aux moyens considérables dont les groupes spiritualistes disposent pour faire leur promotion sur Internet. Il suffit d’aller sur la page des festivals (festival de la terre, de la paix, cercle des femmes, salons du bien-être, salons du bio) pour les y trouver.

Débuté dans la Silicon Valley chez Google, Twitter et Facebook (Le Monde le 8 juin 2013, « la méditation vue de la Silicon Valley »), en Europe chez Carlsberg, l’Oréal, Siemens, EDF, Sanofi ou Danone, les animateurs en mindfulness intègrent les équipes en Ressource Humaine. A qui cela profite-t-il vraiment ?

Dans le monde du travail, la pleine conscience n’a aucun effet sur les inégalités homme-femme, les discriminations, le harcèlement, la flexibilité, la compétition, les performances, des thèmes qui ne sont jamais abordés car ceux qui osent le faire sont taxés d’éléments négatifs, perturbateurs par le CHO – Chieff Happiness Officer- qui ira rapporter leurs propos à la direction.

Joël de Rosnay souligne qu’un mode de vie sain, une alimentation correcte et la pratique d’un sport aboutiraient aux mêmes résultats que la méditation.

La pleine conscience entra au parlement britannique en 2013.

En France, Fabrice Midal, auteur de livres de vulgarisation sur le bouddhisme fonde « L’école occidentale de méditation ».

La méditation est proposée par un député de la majorité présidentielle aux enseignants et aux enfants comme une solution unique, sans jamais avoir fait l’objet d’études comparatives avec l’apprentissage ou la pratique de la musique, la marche en plein-air ou d’autres activités réputées pour aider à la concentration et au bien-être.

Présentée comme laïque, on peut s’étonner de la voir dispenser dans les entreprises, écoles, hôpitaux par les membres d’associations auxquelles contribuent, quand ils ne sont pas président d’honneur, des religieux.

Elizabeth Martens conclut en affirmant que, contrairement à ce qu’ils prétendent, ni le mouvement de la pleine conscience ni l’institution bouddhiste alliée à l’institution hindouiste ne visent la paix dans le monde. Dans le contexte de la guerre du numérique qui oppose de grandes puissances mondiales (les États-Unis, l’Inde contre la Chine), (ils) les promoteurs du mindfulness-heartfulness ou MPC portent indéfectiblement leur soutien aux pays occidentaux et donc aussi à leur dictature économique.

Résumé fait par une correspondante du GEMPPI (Groupe d’Etude des mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu ), et publié dans leur revue n° 131, juillet 2021.

Une réflexion sur « Méditation de pleine conscience : l’envers du décor »

  1. Une personne m’envoie ce commentaire :

    « Je partage tout à fait votre point de vue dans cet article.

    Mais pour ma part, l’envers du décor va encore plus loin que ce qui est énoncé. En effet d’un point de vue purement spirituel, la méditation de pleine conscience est ce qui est mis en avant par exemple par Matthieu Ricard et en règle générale par les Lamas bouddhistes. Mais Matthieu Ricard, bien que moine, ne parle jamais des autres pratiques du bouddhisme tibétain: Yogas internes et invocations des divinités qui pour moi sont la réelle porte d’entrée dans la zone dangereuse au niveau spirituel. Or il ne peut pas ignorer ces pratiques (il est forcément initié), ni leur sens ésotérique. Simplement il ne présente au public occidental que ce qui est recevable: La pleine conscience car ça fait plus laïc. Et puis il peut croiser cela avec la recherche médicale et se mettre dans des IRM pour observer son cerveau. Le discours autour de tout cela est recevable par l’occident. Mais pas celui autour des divinités et des yogas internes. Trop ésotérique pour le public occidental, ça rappellerait trop crument les origines chamaniques et occultes de ces pratiques. Je trouve que ce point est un manque de transparence et d’honnêteté de leur part et surtout c’est un formidable angle d’attaque pour un prosélytisme caché. Je ne crois pas une seule seconde que les fameux pouvoirs qu’on obtient effectivement par ces pratiques soient destinés au bien d’autrui…. C’est se faire esclave des démons pour assouvir des mauvaises intentions: Domination, richesse, devenir et être divin (devenir le Bouddha)….

    Lorsque j’ai commencé à comprendre l’origine occulte des pratiques et leurs bases énergétiques (les prosternations avec récitation de mantras d’une divinité ont par exemple une action sur ce qu’ils nomment le corps subtil, ou corps énergétique), mon « maître » (j’étais sa disciple à l’époque) m’a ordonné de me taire et de ne pas parler de cela aux occidentaux, qu’ils ne devaient pas le savoir. Je me suis fait « tuer ». À partir de ce moment-là, il ne m’a plus jamais initiée à rien. Mais ne voulant pas me perdre, il m’a donner à manger les fameuses pilules chargées par des rituels ésotériques auxquels je n’avais pas accès qui m’ont rendu si malade (de la sorcellerie selon un prêtre exorciste). « Mon maître » mettait en avant la pleine conscience, la science et tout ce qui paraissait rationnel. Pas le reste… Il nous mentait sur toute la ligne. L’emprise mentale faisant le reste, on a tous cru…. C’était là la force de la secte… Après cela tous les dérapages évoqués dans l’article ont eu lieu aussi avec « mon maître » de l’époque : Détournements de fonds, viols des femmes, viols d’enfants, emprise mentale sur les adeptes…. Et hop aux Assises peu de temps avant le fameux Sogyal Rimpoché que vous évoquez aussi… Ils viennent des mêmes endroits et ont eu les mêmes « maîtres ». C’est effectivement cette vagues de « lamas » qu’on a envoyé en occident. Je pense que c’est pour ce prosélytisme caché.

    Pour moi, le danger le plus grand se situe au niveau spirituel. Car c’est cet arrière plan occulte qui est dissimulé qui combiné à l’emprise sectaire, donne un cocktail explosif…. C’est ça qui perd des âmes et les envoie en Enfer… Ces divinités ne sont que des démons. C’est démoniaque. »

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