Nouvel Age — 5. Les nouveaux paramètres

Développer l’intuition, pas la raison

La nouvelle éducation doit mettre l’accent sur le développement d’une sensibilité intuitive dans laquelle réside la synthèse de notre intelligence pensante, de notre mémoire, de notre créativité et, bien sûr, de tout le monde sensible aux émotions qui repose dans notre corporéité

Il ne s’agit pas de savoir ce en quoi vous pensez ou en quoi vous croyez, mais ce que vous vivez et ce que vous ressentez intuitivement. Eh bien, plus vous aurez de canaux et d’expériences riches, plus vous assimilerez intuitivement tout ce qui a été et continue d’être dans notre essence en tant qu’êtres humains.

L’Âge de la Raison avec ses mentalismes et sa logique reste comme une partie de l’Ère précédente. La connaissance des sciences et de la formation conceptuelle des valeurs et des croyances, fera place à cette nouvelle façon de vivre basée sur le développement de l’intuition immédiate de tout ce qui peut être vécu.

Barrer la route à un monde rationnel et objectif ouvre la porte à deux aspects de notre façon d’être. D’une part, on souligne que nous nous sommes sous la tutelle de sensations et d’émotions ; c’est donc une bonne chose quand nous nous sentons bien. Ensuite, nous cherchons au-delà de la vérité rationnelle, l’expérience du bien-être pratique, où les émotions sont apaisées dans des environnements détendus, amicaux et sans danger ou menaces.

L’intuition ne voisine plus avec la raison, elle est en quête de sensation, d’émotion, et bien sûr de fantaisie. Cela peut même conduire à dédaigner et à relativiser la raison, à la considérer comme une entrave, puisqu’elle dérange par sa critique et sa réflexion toute fantaisie qui peut me faire me sentir bien[1].

En plus de vouloir supprimer le raisonnement critique et donc aussi la capacité objective d’analyse, la tendance est de ressentir au lieu de penser, d’avoir des expériences au lieu de réfléchir. Vivre consiste donc à sentir la vie, et dans la mesure où on se sent bien, on est sur la bonne voie ; si au contraire, on ne se sent pas bien, il faut changer de direction.

L’important n’est pas ce que tu penses, mais ce que tu vis. Par conséquent, ce qui est caractéristique du Nouvel Age, c’est un modèle de spa ou d’expériences joyeuses dans le contexte de la nature pour vivre des moments extrêmement agréables, tranquilles et inspirants. Bref, c’est tout ce qui peut m’éloigner du souvenir des problèmes et des difficultés internes et externes pour profiter de ma sensation.

Des centres holistiques, des ateliers et des exercices de toutes sortes sont destinés à vous procurer des sentiments de vitalité intérieure et de joie, afin de vous montrer que l’harmonie avec vous-même et avec le cosmos est la véritable proposition de ce Nouvel Age.

Écouter les nouveaux prophètes

Bien sûr, de nouveaux leaders spirituels émergent. Ils savent parfaitement comment profiter de la préférence pour l’expérience et l’irréfléchi, plutôt que de promouvoir un équilibre entre être, penser et sentir d’une manière intégrale et équilibrée. C’est devenu une nouvelle mine d’or pour de nombreux « gourous » qui profitent de cette tendance pour faire des ateliers coûteux avec différents enseignements mystiques traditionnels, mêlant souvent syncrétisme religieux et culturel entre l’Orient et l’Occident.

Beaucoup de ces maîtres, dès leur apparition sous couvert de mystiques ancestraux, se projettent devant les chercheurs comme de véritables guides, presque prophètes et prêtres pour tous les fidèles qui cherchent de nouvelles alternatives pour alléger le fardeau de l’existence.

Il y a une conviction pleine et entière que l’intellect doit être libéré des discours, des moralismes et des théories ou idéologies qui, au lieu de donner une tranquillité intérieure, peuvent engendrer l’angoisse. Ces guides spirituels, avec une multitude d’artifices parfois magiques, de rituels ou même de danses et de témoignages, aideront les aspirants à trouver les moments optimaux dans lesquels l’existence humaine semble s’imbriquer avec l’essence divine et former un tout avec elle.

En vertu d’une telle ligne directrice, le mental peut être considéré comme dérangeant, agité et certainement sujet au doute, à la confusion et à l’incompréhension de la vie[2], ce qui empêche d’arriver à la véritable essence profonde du réel dans l’être qui est la vie. On peut ajouter que la raison est aussi l’un des principaux obstacles qui empêchent d’aller vers l’au-delà, car il est très facile de se perdre dans des spéculations et des spéculations qui ne mènent à rien, mais seulement à nous déranger. Le silence, exprimé par le fait de fermer la bouche, de chuchoter toutes nos idées et paroles troublantes, doit nous conduire à une harmonie intérieure, où il est vraiment possible de rencontrer une spiritualité authentique.

Les nouveaux directeurs spirituels qui conduisent les chercheurs vers de nouvelles vérités dans de nombreux territoires innovants pour découvrir un monde cosmique au-delà de ce que notre raison limitée peut concevoir. Il y a des leaders qui, en embrassant avec amour leurs disciples « comme la Pacha Mama », finissent par générer une expérience d’extase qui met habituellement en scène un rêve de divinité magique avec laquelle établir de nouvelles manières de vivre l’expérience humaine.

Des phrases comme « nous ne sommes pas des êtres corporels, essayant de vivre une expérience, mais des êtres spirituels qui vivent une expérience corporelle » nous font comprendre que nous sommes déjà des êtres divins et que nous devons retourner sur ce chemin de joie et de bien-être pour dépasser les limites que notre raisonnement nous a amenés à devoir mettre[3].

Devenir un chercheur

Les adeptes du Nouvel Âge ont une tendance très particulière à être des chercheurs, c’est-à-dire à aller d’expérience en expérience, de lieu en lieu, d’enseignant en enseignant, essayant d’apprendre quelque chose de nouveau et cherchant à satisfaire un besoin inlassable pour tout ce qui est nouveau et spirituel. Ce sont des pèlerins ou des touristes spirituelsqui parcourent le monde pour trouver quelque chose de plus que ce qui est connu jusqu’à maintenant

Ils sont très motivés à gagner et dépenser leur argent dans des ateliers de fin de semaine, où ils peuvent en apprendre plus sur l’esprit, les enseignements cosmiques ou une nouvelle technique pour méditer et expérimenter de nouveaux changements. Ils sont également prêts à visiter des spas et aller embrasser les arbres et profiter des chutes d’eau, des couchers de soleil et des étoiles pour ressentir la grandeur de l’univers, de la nature et d’en faire partie.

De cette exploration font partie toutes sortes de livres qui parlent d’enseignements et de sagesse ancestraux, pièges de même nature que la sagesse d’Hermès Trismégiste, du prêtre égyptien Tot, de Nostradamus, de Bouddha, les relie aux enseignements cosmiques les plus profonds et les plus mystérieux d’autres dimensions, et bien sûr, à tous les êtres divins imaginables et concevables. En tant que bons pèlerins, ils essaient de ne pas rester dans une seule école ou une seule discipline parce qu’ils sont sauteurs, ils sont ici pour un certain temps, une autre fois ils sont là, leur besoin d’apprendre semble n’avoir pas de fin.

Ce qui est très important, c’est de se sentir bien, peut-être même éclairé, comme si toute cette connaissance, ces méditations et ces informations leur faisaient sentir qu’ils sont des êtres privilégiés et doués de pouvoirs spéciaux, caractéristiques qui leur font croire qu’ils sont une sorte de peuple élu pour sauter au nouveau niveau de conscience et entrevoir ainsi un monde meilleur véritable et authentique.

Une façon de vivre le Nouvel Âge est de devenir un chercheur. Cela nous conduit à vivre une expérience comme si c’était un tourisme spirituel. Vous passez d’un côté à l’autre, là où vous mènent vos intuitions, pressentiments et vos ressentis. De la même façon, s’impose chez le chercheur de se rendre à un temple zen chaque mois, où il entre en résonance avec des énergies spéciales, et de planifier déjà l’année où il ira dans un centre d’énergies d’une ancienne culture celtique. Il a aussi un appétit de rencontrer des gens éclairés par des dons spéciaux et des dons divins qui peuvent corroborer que tout ce qu’il ressent est vrai, que cela existe et n’est pas pure imagination.

Il est prêt à dépenser de l’argent pour réparer sa maison avec les nouvelles versions du feng-shui, pour mettre des images, des statues, des plantes, des autels et tout ce qui peut lui faire ressentir des énergies de puissance, de stabilité, d’abondance, de paix et d’harmonie.

Il est fortement attiré par de nombreux enseignants, écoles, et enseignements qui peuvent le rendre de plus en plus conscient et rempli de cette nouvelle richesse spirituelle. Ils peuvent aller avec un professeur, à un atelier, un séminaire ou un cours autant de fois que nécessaire et où qu’il soit, afin d’honorer et de remplir les impératifs de chercheur qui retentissent dans sa conscience.

Parfois, ceux qui se sentent paranormaux sont convaincus qu’ils sont peut-être déjà des être privilégiés qui sont au-dessus des autres, avec la connaissance qu’ils ont acquise au cours de leur pèlerinage en cherchant des expériences qui les ont fait grandir dans ce qu’ils sentent être la vérité. Dans cette recherche, ils apprennent aussi à contourner les sombres nuits de leur âme et à rester fermes et solides face aux privations, aux déserts et aux souffrances de cette vie.

Sentir : si je le ressens, c’est vrai

Dans le style très proche de René Descartes, qui nous a fait voir avec beaucoup de tact que l’acte de penser, de savoir, donne force au fait d’exister, avec sa fameuse phrase « Je pense, donc je suis », de manière très similaire, les adeptes de ces nouvelles philosophies du Nouvel Age soutiennent que la vérité de beaucoup de choses émane de l’expérience, de ce que l’on ressent, de ce que l’on vit. Et si c’est le cas, c’est vrai et ça existe.

Si j’ai pu l’imaginer et l’expérimenter dans un rituel, dans une danse, à travers certaines chansons, on peut supposer qu’il y a quelque chose derrière et que cela donne crédibilité aux recherches et explorations de ce monde magique et mystique que je dois continuer à explorer. Cette expérience subjective particulière est désirable et joyeuse pour celui qui vit. Pour cette même raison, elle cherche à induire des états de conscience élevés et profonds, même altérés par les drogues et des méditations, stimulées par diverses méthodes pour explorer l’au-delà.

Des expériences transcendantes, transpersonnelles et spirituelles de toute sorte, afin d’être en contact avec les êtres divers allant des anges, des anciens et de tous les personnages des contes comme les lutins et des fées pour pouvoir être en contact même avec les êtres du monde souterrain. C’est pourquoi, beaucoup de disciples de l’Âge du Verseau en viennent à se croire vraiment des êtres spéciaux. Des êtres de haut niveau intellectuel, de grande habileté et compétence, en particulier dans le domaine de l’érudition cosmique, dans l’approche des vérités transcendantes de l’univers.

Quelque chose comme ça, comme des êtres qui viennent nous sauver de la catastrophe dans laquelle nous sommes tombés en détruisant notre planète et nous-mêmes par l’égoïsme et la cupidité inébranlables qui nous caractérisent. Ils jouissent de nombreuses capacités paranormales qui sont au service des puissances divines pour coopérer à ce saut de conscience auquel tout le commun des mortels devrait déjà aspirer.

La méditation, et tout ce qui aide à construire cette conscience en union avec la « mère Gaïa », va nous conduire à une évolution qui préparera l’humanité à la rencontre avec des êtres d’autres dimensions. Par exemple, nous avons aujourd’hui les centaines de dessins géométriques complexes dans les semis en Angleterre et en Écosse appelés « crop circles ». Ilsapparaissent mystérieusement d’un jour à l’autre et ne peuvent être vus dans leur intégralité que d’en-haut. Pour certains, ce sont des expressions de la Terre Mère en communication avec d’autres êtres ; pour d’autres, ils représentent un désaccord des êtres d’autres dimensions qui utilisent la Terre comme un énorme tableau noir pour communiquer avec nous.

Les mystères contenus dans tout cela sont dévoilés par le fait d’y croire sans avoir besoin d’explications, d’arguments et de démonstrations. Ce qui importe, c’est l’impact qu’ils ont sur notre capacité à être surpris, à nous sentir bien et à expérimenter la grandeur de notre existence, en acquérant des connaissances toujours plus grandes et plus fantastiques.

Apprendre à se connaître de l’intérieur

Dans le Nouvel Age, on reprend la sagesse ancestrale de la Grèce antique, se connaître soi-même, mais en identifiant le Soi véritable avec les pensées, les sentiments et les actions. Cela nous conduit à pouvoir savoir qui je suis, devant qui je suis, et surtout à gérer cette rencontre avec l’intériorité jusqu’à ce que nous en arrivions à reconnaître qu’il y a une présence divine en chacun de nous, ce qui équivaut à une rencontre avec une conscience élevée de soi. Donner une force spéciale au Soi, le considérer comme bon et vrai face à l’ego qui est négatif, destructeur et peut devenir mauvais, qui nous enferme et nous empêche de nous ouvrir aux autres.

Pour atteindre un état de conscience élevé, il faut vaincre l’ego et faire ressortir la gentillesse et la générosité d’un Soi social, respectueux et attentif aux autres. Dans la mesure où vous êtes plus ouverts aux besoins des autres, un Soi véritable et authentique se forme. Ainsi, la vraie profondeur de conscience doit passer par l’abandon aux autres et le dépassement de l’ego.

Bien qu’il existe des doctrines similaires, même dans le christianisme, le Nouvel Âge se les approprie comme siennes, et les intègre à une évolution de la conscience cosmique. C’est d’ailleurs l’attitude de nombreux chefs spirituels, chamans et gourous qui se présentent avec une conscience de lumière, de générosité, de gentillesse et de joie avec leur prochain. Et parfois, ils en profitent pour manipuler à volonté les consciences les plus fragiles et sensibles.

Il y a beaucoup de ces personnages qui éclairent leurs disciples pour les enjôler et les exploiter en détruisant leur ego et leur capacité critique. Ils facilitent ainsi l’obtention de donations, d’ateliers, de voyages spirituels et même d’un travail sans aucune rétribution, à cause de l’idéalisation qui se développe en insistant pour que l’ego soit vaincu[4].

Sauver son corps, c’est aussi sauver son esprit

Les membres du Nouvel Âge ont un besoin particulier de prendre soin de leur corps avec des médecines alternatives et des processus préventifs qui impliquent une vision holistique de la santé parce que le corps est partie prenante de l’élévation de la conscience. Tout ce qui manifeste le stress doit être éliminé du corps, car il est bien connu qu’il perturbe l’équilibre et la santé de l’organisme.

Pour cette raison, l’environnement idéal est un spa, un lieu serein et paisible au milieu de la forêt, plongé dans une piscine de sources chaudes au bord d’une cascade, ou bien se reposant dans un hamac sur les rives de la mer et profitant des caresses du vent, et d’un coucher de soleil en se préparant à un massage thérapeutique[5].

Frangipani in hand of image buddha

On pourrait parler de somatothérapie dans laquelle il est possible de ranger une multitude de techniques et d’outils qui font que la personne se sent bien et se convainc que ce qu’elle fait dans son corps va guérir ses différentes affections, en commençant par se sentir bien et en découvrant que cette expérience particulière peut la transporter à des dimensions inconnues auparavant. Phénomènes acoustiques, visuels, olfactifs, gustatifs ; postures de yoga, tai-chi et situations générées par les experts du feng-shui, nous font comprendre que dans le Nouvel Age, les énergies du corps et de son environnement sont indispensables pour une conscience élevée et une vie saine.

Mon « Moi » commence dans mon corps, donc je dois faire quelque chose de plein, d’holistique, de complet, d’édifiant pour moi-même, en commençant par lui : le comprendre et le connaître avec une plus grande perfection et en découvrant ce qui peut être fait dans chacun des chakras,et aussi comment empêcher les soucis de se cristalliser dans les articulations et les organes internes. De cette façon, nous pouvons prévenir de nombreuses maladies ; comprendre la haute capacité énergétique de notre organisme et tout ce que nous avons à savoir sur les forces cosmiques subtiles qui émanent et coulent dans notre corps ; comment est la position de l’aura et de toutes les énergies non visibles qui sont liées aux éléments de la terre.

Il y a la conviction que la médecine du futur consistera à comprendre le maniement des énergies de toutes sortes qui se trouvent dans la diversité de la matière et donc d’entendre les énergies qui se cachent derrière les pierres, les métaux et les plantes, impulsées par la musique, les chants, les bols, la respiration, et bien sûr, l’étreinte et les affects humains.

La vision holistique inclut la compréhension qu’il existe une médecine pour le corps, une pour l’esprit et l’âme, et une autre qui provient de forces divines trouvées dans des espaces mystérieux, encore inconnus de l’homme, mais qui exercent leur influence sur la matière, par exemple en accomplissant des miracles et des expériences de guérison qui semblent surnaturelles.

Toujours dans le Nouvel Âge, et ce n’est pas pour cela que c’est faux, la médecine préventive met l’accent sur une alimentation saine, dans un environnement plein de nature, d’air pur et d’espaces lumineux et ouverts. Il y a beaucoup de vérité dans cela, mais le Nouvel Age en fait une de ses cartes fondamentales, comme si le fait d’être végétarien, de consommer des produits biologiques, de vivre simplement dans un environnement écologique, était une recette exclusive du Nouvel Age.

Se sentir bien, c’est ce qui importe ; savoir recourir à toutes les alternatives viables pour améliorer ou récupérer sa santé, car le corps et l’esprit doivent vivre dans une harmonie qui démontre ce haut niveau de conscience.

Il y a l’idée que là où surviennent les maladies dans une personne, c’est d’abord dans son esprit, puis son mental, puis ses émotions jusqu’à ce que finalement le mal fleurisse avec évidence dans son corps. Par conséquent, le processus de guérison doit commencer par un changement de paradigme spirituel et une vision de la vie, de sorte qu’il affecte l’esprit avec des changements dans l’attitude, les styles et les modes de vie ; et ainsi rétablir une bonne gestion des émotions qui, finalement, guérissent la partie déjà affectée dans le corps.

Être malade est plus important qu’être pécheur

La sensation, le sentiment, le mode de vie se préoccupent plus de ce qui tourne autour du corps que ce qui en découle dans l’esprit. La santé est beaucoup plus importante que la pureté de l’âme, parce qu’on recherche plus une approche de tout ce qui améliore le bien-être avec une alimentation adéquate, le sommeil et le repos, et surtout à être attentif à ce qui se passe dans le métabolisme pour prévenir les maladies. C’est pourquoi, on est prêt à consacrer du temps et de l’argent à des cours, des ateliers et des visites à des médecins, des thérapeutes et des spécialistes, beaucoup plus que de se préoccuper de la santé spirituelle.

Il y a un vrai combat entre essayer de vivre le mieux possible le présent, en insistant sur l’importance d’avoir une bonne santé, plutôt que de penser à la vie spirituelle et à l’approche des religions qui magnifient la dignité de la personne humaine. Le Nouvel Âge montre sa force en amenant ses adeptes à vivre plus en accord avec tout ce qui consiste à prendre soin de soi-même et à vivre une vie saine, en prenant soin de la qualité de vie et de ce dont on peut jouir dans le présent. C’est vous et votre bien-être qui compte le plus et c’est votre responsabilité.

Par conséquent, la tendance actuelle est de souligner que Dieu est une sorte de grand thérapeute et que la capacité de guérison de Jésus est ce qui est le plus important, avec des miracles et des guérisons surnaturelles. L’approche du Saint-Esprit a plus à voir avec les bienfaits de la santé qu’avec la foi vivante dans la charité, comme le propose le catéchisme.

Ma réincarnation, une manière d’affronter la mort

La croyance est celle-ci : la mort n’est pas un mal en soi, mais un voyage vers une nouvelle vie. Et aussi : ce j’ai reçu dans la vie présente, c’est-à-dire mes souffrances, mes maladies, mes échecs et mes réussites, provient de mes vies passées. Le Nouvel Âge reconnaît bien que vous devez tenir compte de ce que vous avez fait vous-même dans vos vies précédentes ; mais il affirme que le plus important est qu’aujourd’hui, à travers votre apprentissage constant, vous aspiriez à améliorer votre condition de vie actuelle et à atteindre une conscience plus élevée et plus complète.

Chaque vie, chaque mort, nous mènera à une ascension vers la perfection si vous parvenez à saisir et à pratiquer chacune de vos opportunités. C’est pourquoi parfois on voit la maladie, la douleur et la souffrance comme un « karma »qui vient des erreurs du passé que l’on doit payer aujourd’hui. Si vous le dépassez aujourd’hui dans cette vie, alors dans votre prochaine vie, vous profiterez d’une meilleure santé, plénitude et prospérité dans tous les sens du terme.

Le concept de la mort est vu plus dans sa totalité ; elle ne se termine pas dans un passage lointain vers un ciel ou une vie éternelle, mais on la considère comme une escalade de différents niveaux et expériences, comme l’illustrent certaines écoles réincarnationnistes. On a au moins 12 vies, six au masculin et six au féminin, et on passe à travers 12 personnalités selon le calendrier zodiacal de sorte qu’on parvienne vraiment à connaître cette vie depuis différentes formes d’être. Parfois il faut aussi devenir un professionnel, parfois un artisan, les uns dans la royauté, les autres dans l’esclavage ; vivre la mort sur le champ de bataille ou agréablement entouré par votre famille ; c’est seulement ainsi que vous pourrez bien connaître ce que c’est que de vivre sur cette planète.

D’autres visions de la réincarnation s’étendent au fait que déjà faits à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous avons aussiune vie éternelle, mais celle-ci vit pendant toute cette éternité des milliers d’expériences dans les millions d’espaces qui existent dans l’univers ; c’est-à-dire, aujourd’hui vous êtes sur la Terre et demain dans une étoile à plusieurs millions d’années-lumière d’ici, puis dans les Pléiades et ainsi de suite pour connaître successivement ce que signifie vivre dans la grandeur et la magnanimité du Créateur. Et dans chaque expérience, il faut aller en toute liberté, en se perfectionnant dans l’amour et la charité.

Par conséquent, en aucun cas, on ne considère la mort comme un point final. Elle n’est pas vue comme tragique, ou abominable. On peut même développer l’idée que la mort est une expérience de bonheur, comme le relatent parfois ceux qui, au cours de NDE, nous racontent des lumières et de merveilleuses rencontres avec les êtres aimés qui vous accueillent à bras ouverts.

Dans cette même perspective, on cherche à apprendre à faire des « voyages astrals », c’est-à-dire à trouver un moyen de quitter le corps, tandis que l’esprit fait plusieurs voyages dans des lieux extraordinaires et merveilleux. On considère le corps simplement comme un espace où l’esprit réside ; en le transformant en quelque chose de transitoire qu’on laisse avec la mort, pour ensuite dans les expériences futures, obtenir du nouveau, vivre selon les nouvelles conditions dans lesquelles l’esprit doit vivre.

Il y a aussi la tendance à encourager les personnes qui prétendent avoir des dons spéciaux pour pouvoir raconter ou écrire des expériences surnaturelles, qui ont un rapport avec la vie après la mort. De cette façon, elles ouvrent de nombreux canaux de dialogue et de communication avec des êtres qui vivent déjà dans d’autres dimensions, dans d’autres états et dans d’autres situations, qui communiquent maintenant avec les humains pour révéler des aspects prophétiques et moraux pour l’amélioration et le bien-être de l’humanité. Un concept comme le « channeling », le fait de servir de canal, implique que parmi nous il y ait des personnes avec le don de se connecter aux êtres, qui en esprit, vivent déjà d’une manière nouvelle et veulent être en contact permanent ou simple et transitoire avec ceux qui vivent encore ici.

Pouvoir lire mes Annales akashiques

Dans le mouvement du Nouvel Age, il y a déjà des gens qui se disent spécialistes en lecture des Annales akashiques (concept ésotérique théosophe), des gens qui se présentent avec un don spécial pour lire dans l’être de la personne, qui ne change jamais à travers ses vies multiples, valable dans sa réalité transcendante. Cela conduit ces lecteurs et décodeurs de la mémoire d’une personne à faire une sorte de psychothérapie akashique, dans laquelle ils expliquent au client les raisons de ce qui se passe aujourd’hui comme conséquence de ce qui est survenu dans leurs vies passées.

Par exemple, les songes récurrents et terrifiants qui, selon eux, n’ont rien à voir avec la vie présente, sont des manifestations de ce souvenir d’être, qui se rapporte un événement très tragique, provenant des vies passées inachevées et non résolues. C’est le cas de celui qui a été égorgé à un moment donné dans une de ses vies passées, événement qui n’a pas été résolu dans la vie suivante ; alors il en rêve de façon répétée, jusqu’à ce qu’il réussisse à le résoudre dans le présent, ce qui permet d’arrêter de vivre dans la peur et la terreur et de céder à l’amour et à la réconciliation avec soi-même et avec le cosmos.

Les savants de ces annales peuvent alors détecter dans l’être ce qui manque pour progresser dans la loi cosmique de l’amour et/ou ce qui doit être résolu et demeurer scellé. Dans certaines littératures cela ressemble au karma et au dharma, très typique de l’approche de certaines traditions hindoues.

Il y a des gens très convaincus de cela et qui peuvent payer d’énormes sommes d’argent pour lire leurs « archives » et ainsi savoir ce qui leur arrive, et ce qu’ils doivent faire pour pouvoir progresser dans ce qu’il leur reste de vie ; et ainsi ne pas transporter dans la prochaine vie, les questions ou les problèmes qui peuvent et doivent maintenant trouver une solution.

Si on le considère sous cet angle, le sens de la mort et de la vie prend déjà une autre dimension parce qu’il n’implique pas une perspective de douleur et de souffrance, mais qu’il implique de savoir que vous aurez une nouvelle occasion d’exercer votre croissance personnelle par rapport à la loi de l’amour. Un exemple est largement utilisé à travers une comparaison avec les systèmes scolaires actuels. Si vous faites bien vos études, votre travail, vos devoirs, vous passez au niveau suivant ; si non, vous échouez, et ainsi de suite ; et progressivement, vous parvenez à atteindre un diplôme universitaire et même un doctorat ; sinon vous devrez redoubler une année, et au mieux vous ne finirez pas vos études professionnelles ; chaque vie est ainsi une occasion d’étudier, d’apprendre, de faire de l’exercice, de pratiquer et de passer au niveau suivant dans la capacité d’aimer et d’être aimé.

Il existe beaucoup d’écoles ésotériques, occultes et nous dirions aujourd’hui du Nouvel Age, qui encouragent la rencontre avec des êtres proches ou des parents qui sont déjà morts. Il est possible d’y accéder de telle sorte qu’un lien et une communication soient établis, parfois sans intermédiaires ou médiums, et d’autres, seulement à travers eux. Tant de gens du Nouvel Age héritent de cette approche et lui donnent de nouvelles nuances ; ils parlent déjà d’êtres qui vous accompagnent maintenant dans toutes vos activités quotidiennes, et qui se trouvent là où ils veulent qu’ils soient présents dans votre vie. Plus que de leur demander de quitter bientôt le purgatoire et d’entrer dans l’expérience transcendante de l’amour de Dieu, on cherche à ce qu’ils soient de justes médiateurs pour nous donner la grâce qui nous permette de lutter contre les adversités du mal, et ainsi sentir que mes chers absents encore vivants et présents m’aident.

Ceci explique aussi, dans le Nouvel Age, le culte si important envers certains personnages, lieux spécifiques, forêts enchantées dans lesquelles ces esprits sont censés résider, qui n’ont pas encore cessé d’être en contact avec nous sur cette planète ; nous pouvons les invoquer et susciter leur intervention pour qu’ils soient capables de nous guider sur le chemin d’une meilleure approche du divin.

Tout cela explique pourquoi il est si interminable que chaque être puisse vivre et mourir dans des états matériels différents, dans une multitude d’alternatives que nous ne connaissons même pas encore, alors que l’être créé comme tel, reste toujours le même par essence, bien que sous des formes différentes. Ceci implique que beaucoup de Terriens étaient déjà des êtres qui habitaient les Pléiades ou l’Étoile de Sirius ou dans n’importe quel autre étoile, parmi les millions d’options qui existent dans toute la création.

Ma santé, c’est mon trésor

La tendance est de soigner les gens à propos de ce qu’ils ressentent. C’est une vision plutôt expérientielle qu’une analyse médico-rationnelle. Le Nouvel Âge forme un tableau contre-culturel où il est difficile de distinguer entre les maladies physiques, énergétiques, psychologiques et spirituelles, car elles s’impliquent toutes d’une manière ou d’une autre. C’est-à-dire que vous êtes encore malade à cause d’un changement énergétique, d’une attitude ou tout simplement d’un manque spirituel, parfois l’un, parfois l’autre.

Les énergies cosmiques sont prises en compte à la fois en termes d’énergies cosmiques et dans l’espace réduit de votre propre maison, à partir des matériaux dont votre maison est construite jusqu’à l’orientation de votre propre lit. Aujourd’hui, il est à la mode de dire que certains sentiments et émotions produisent certaines maladies énergétiques. Par exemple, ceux qui ne savent pas pardonner courent un risque de cancer, le courageux et rancunier celui des ulcères et du diabète, etc. De là, il y a beaucoup de théories qui relient les états spirituels, mentaux et émotionnels aux maladies corporelles.

L’un des grands risques du Nouvel Âge est de faire de la place à beaucoup de fantasmes. Un retour au monde magique et mystérieux, au monde des ténèbres, des fantômes et des êtres démoniaques qui assiègent l’homme, en nous impliquant dans de nombreuses légendes et histoires mythiques. Le Nouvel Âge, sans en avoir l’intention, a une fois de plus favorisé une grande partie de la pensée magique du Moyen Âge. En ravivant la vision des démons, des diables, des mauvais esprits et d’autres noms avec lesquels il est connu dans de nombreuses cultures ancestrales, on a réveillé à nouveau la peur de vivre. C’est une pensée syncrétique qui mélange tout et génère de la confusion dans l’esprit de nombreux disciples du Nouvel Age.

Au moins au sein du catholicisme, il est très clair que ce sont les sacrements qui, en eux-mêmes, triomphent du mal et de l’ingérence mentale ou physique du diable dans nos vies, et que c’est la croix du Christ et sa résurrection dans l’amour du Père et de la Sainte Trinité, qui ont déjà triomphé du diable.

Pour cette raison, il est bien connu qu’un baptisé n’est pas une victime de la possession diabolique, même si certains spécialistes continuent à le soutenir théologiquement, mais je suis enclin à lui donner la fermeté par le baptême et avec l’accès à d’autres sacrements, qui nous immunisent contre la possession et l’influence directe et matérielle du diable. Bien qu’il soit clair que le baptême ne nous dispense pas de continuer à être tenté et peut-être victimisé, c’est-à-dire sujet au péché et aux misères de notre convoitise.

On attribue également aux aspects psychologiques, spirituels, économiques, familiaux, et sociaux les causes de la maladie ; y compris les solutions multiples, allant des traitements purement médicamenteux alternatifs aux thérapies psychologiques, à l’alimentation en psychothérapie, à la gestion de l’énergie et même aux ateliers dans un environnement naturel où les énergies sont rechargées pour recouvrer la santé. Il y a des solutions de rechange qui font penser que les péchés, d’un point de vue catholique, vous rendent malade à cause du lourd fardeau de culpabilité qu’ils peuvent apporter, et qu’il est donc préférable d’arrêter de pratiquer la religion pour éviter les conséquences morales et sanitaires.

En France, il y a des groupes qui appellent les « docteurs célestes » à venir soigner les malades de la Terre parce que leur médecine énergétique est beaucoup plus avancée que la nôtre. De fait, il y a des gens qui obtiennent des guérisons « miraculeuses » spectaculaires, qui les font se rallier à une telle proposition.

Il y a des propositions qui ont à voir avec l’hypnose et avec des états de transe, pour donner des conseils de santé très surprenants et efficaces pour ceux qui ont une maladie chronique, même sans diagnostic correct de la part de la médecine allopathique. La proposition de guérison du Nouvel Âge combine alors une vision sacrée avec une médecine qui recourt à tout pour voir l’homme dans une plus grande plénitude physique, psychique et spirituelle. Les remèdes et les méthodes sont à la mesure de la créativité et de l’invention de la créativité humaine.

Il y a aussi ceux qui, suivant les traditions de la date de naissance selon le calendrier maya Aztèque, ou aussi la position des étoiles selon le signe du zodiaque lors de votre date de naissance, peuvent prévoir et connaître le type de maladies que vous aurez au cours de votre vie, d’où l’attention et des soins hygiéniques pour ne pas les laisser se développer.

De même, il y a et il y aura de nouvelles inventions, de l’autoguérison à la découverte de sons et d’arômes qui renforcent le système immunitaire pour garder votre corps en bonne santé. Bien sûr, beaucoup de ces remèdes devront être payés cher parce qu’ils font partie d’un commerce en pleine croissance aujourd’hui et d’autres, heureusement avec un sentiment de générosité spirituelle sont des dons de personnes qui ne les utilisent pas.

Le risque est dans les propositions magiques, les remèdes de fantaisieet clairement hors d’une démonstration authentique de la science médicale, mais qui vont se concentrer sur les statistiques du facteur placebo. Il y a beaucoup de preuves que la force de la croyance et de la suggestibilité nous rendent malades ou nous guérissent. À partir de ces preuves scientifiques, on prétend que de nombreuses méthodes ancestrales et/ou cosmico-énergétiques de guérison sont efficaces pour rétablir la santé et vivre dans un monde préventif beaucoup plus sain.

L’homme New-Age est très soucieux de sa santé et veut évidemment éviter de tomber malade, son style de vie est lié au fait de ne pas stresser et de vivre le plus heureux possible, pour se donner le plaisir d’avoir un corps sain, fort et même beau, et donc, d’avoir une bonne qualité de vie avec une bonne présentation et une bonne image. Par conséquent, la souffrance et la douleur sont odieuses et on cherche à s’en éloigner le plus possible afin de se concentrer pleinement sur le plaisir et la joie d’une vie plus pleine. Une grande partie de l’offre du Nouvel Âge est orientée vers cette approche.

Comprenons qu’il s’oppose à la proposition chrétienne qui n’évite pas la douleur ou la souffrance, mais en plus de ne pas l’éviter, ni la chercher, en fait une offrande dans un amour plus complet au Sauveur Jésus-Christ, qui a choisi dans l’humilité de la douleur et de la souffrance, une voie de salut.

On transforme aussi de nombreuses façons, par la vision du Nouvel Age, la personne de Jésus, en le montrant comme guérisseur par des moyens miraculeux, comme l’énergie christiquequi guérit tout, ou l’esprit de Dieu qui habite en nous comme unbouclier d’énergie qui nous protège de la maladie. Cela conduit de nombreux catholiques fervents à voir dans l’Eucharistie une nourriture pour guérir leur corps et non pas pour être unis dans l’amour de Jésus pour la vie éternelle. Différentes écoles du Nouvel Âge, à l’intérieur de leur vision, incluent Jésus et la religion comme faisant partie des choses miraculeuses de guérison qui peuvent arriver dans une vie, où le pire qui peut vous arriver est d’être malade.

Dans le Nouvel Âge, les gens se préoccupent essentiellement de se sentir bien et de ne pas se sentir malades, plus que de leur conscience morale ou de leur style de vie.Ils cherchent à résoudre leur situation personnelle davantage dans les scénarios de médecine alternative, que dans la recherche d’une plus grande santé spirituelle, notamment à travers une religion. S’il y a un intérêt éventuel pour ce qui est spirituel, c’est pour le relier directement à leur santé et à leur bien-être. Pas pour la recherche de la transcendance, la glorification, la louange et l’action de grâces à un Dieu Tout-Puissant.

Il y a en profondeur un Dieu qui est vu comme le Grand Guérisseur, à qui des miracles doivent être demandés pour guérir les maladies. Il en résulte une vision de Jésus comme un thérapeute universel miraculeux, puisqu’il est important d’être en bonne santé. Tous les autres enseignements de la religion, en l’occurrence les catholiques, sont négligés parce que la santé est la priorité.

 

Notes

[1]Ce point important fait du Nouvel Âge un monde propice à tout type de romans, d’histoires et d’inventions de toutes sortes dont est capable de l’imagination humaine. Ce qui, soit dit en passant, atteint les possibilités illimitées et infinies de créer n’importe quoi. Depuis la vie sur les planètes éloignées, des êtres cosmiques, des êtres spirituels avec des pouvoirs de bonté et des interventions miraculeuses aux êtres humains simples, jusqu’à toutes sortes d’idées sur la réincarnation, les enregistrements de la mémoire akashique, et l’influence des plantes, des espaces géométriques que nous connaissons aujourd’hui à travers le Feng Shui.

[2]Il y a un maître zen qui en arrive à dire, en référence à l’ancien enseignement de René Descartes qui disait « Je pense, donc je suis »,  à affirmer maintenant« si je pense, alors je n’existe pas ».

[3]Dans les faits surgissent une multitude d’écoles, d’enseignants, de livres, de rituels, et finalement, de guérisons avec des eaux spéciales, avec des plantes diverses au moyen de pierres et de rochers, avec des tourbillons localisés d’énergie cosmique, des promenades ou des pèlerinages spirituels, des danses et des chants mystiques ; et tout ce qui nous arrive peut être alors une combinaison d’anciens enseignements spiritualo-religieux avec les nouvelles propositions énergétiques et cosmiques qui enveloppent la « mère gaia », ce qui est d’ailleurs une manière de dire que la Terre est un être vivant qui a sa propre initiative et volonté par rapport aux autres planètes et autres étoiles du cosmos. C’est pourquoi elle a aussi sa personnalité, son histoire, son « caractère », et bien sûr, elle traite de façon spéciale ceux qui la connaissent et l’aiment.

[4]Des leaders, avec des astuces semblables, ont créé des mouvements sociaux d’une telle ampleur que leurs disciples et adeptes peuvent même donner même leur vie pour leurs propres guides et prophètes ; et ils ont aussi réussi à les convaincre de pratiquer des perversions sexuelles visiblement immorales, au profit du guide spirituel, et sont parvenus à imposer à la faiblesse de leurs disciples une identité forcée, presque de façon tyrannique.

[5]Ainsi, comme il est pèlerin et chercheur d’expériences, il est aussi dans une constante investigation et recherche de tout ce qui peut améliorer sa santé, ainsi que des compléments alimentaires et des herbes magiques « guérit tout » ; il accourt à un vortex d’énergies, où il est supposé récupérer immédiatement sa santé ; ou il va avec un guérisseur ou homme-médecine, qui sous ses enseignements ancestraux fera tout ce qui est nécessaire pour guérir les maladies que peut présenter le chercheur. Ainsi se sont développées d’innombrables méthodes thérapeutiques, depuis l’électromagnétisme, les massages et thérapies dans l’eau, danses et exercices qui permettent au corps de retrouver l’équilibre et la stabilité nécessaires pour vivre sainement.

 

D’après Guillermo Dellamary Toral, Lo que conocí de la Nueva Era. Una visión entre la realidad y la fantasía.

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