La « mindfulness » peut conduire les catholiques à un « chaos spirituel »

Susan Brinkmann, qui fut une féministe du New-Age, nous met en garde dans une interview sur la dernière nouveauté en matière de méditation orientale, et nous fait part de sa préoccupation quant à l’essai de nombreux Catholiques d’ajouter les principes de la « mindfulness » dans leur oraison ou vie spirituelle. « Si quelqu’un vit actuellement dans la présence de Dieu, il n’a pas besoin de pratiques bouddhistes comme la mindfulness ». Les pratiques chrétiennes sont de beaucoup supérieures à ces méthodes simplement humaines, elles nous conduisent à la présence de Dieu, en qui nous rencontrons la vraie paix et la santé.

Elle sait bien ce que signifie chercher le bonheur dans des domaines équivoques et elle a dédié sa vie à partager la bonne nouvelle de sa foi catholique. Son dernier livre,  A Catholic Guide to Mindfulness met en garde sur les dangers de cette dernière nouveauté en méditation orientale, et offre aux Catholiques un lien plus profond et saint, enraciné dans la sagesse des saints et des docteurs de l’Église.

Brinkmann est maintenant une fervente Catholique, un auteur couronné par des prix, elle appartient au tiers-ordre carmélitain, elle est scénariste et présentatrice de programmes radio et télévision tels que Living His Life abundantly et Women of Grace. Nous reproduisons à suivre l’interview qu’a réalisée Patti Armstrong pour le National Catholic Register, traduite en castillan par Helène Faccia Serrano pour InfoVaticana (site espagnol, qui, contrairement à son nom, n’a rien à voir avec le Saint Siège.). Continuer la lecture de « La « mindfulness » peut conduire les catholiques à un « chaos spirituel » »

Les rallyes

Pour un discernement radical

Il y a des sujets qui semblent soigneusement évités. Des évidences qu’il n’est pas permis de questionner… Par exemple, dès que l’on aborde le sujet des rallyes, avec le regard de l’expérience, c’est une levée de boucliers au premier mot prononcé : interdit d’en parler ! Voilà qui est intéressant : c’est donc bien là qu’est le problème. En appuyant « là », ça fait mal. Ce n’est pas le but, de faire mal, mais il faut justement remédier au mal. Ce mal ressemble à une muraille. Une muraille de vernis qui empêche toute conversion, tant qu’elle n’est pas au moins fissurée. Comme à Jéricho, il faut en faire le tour et sonner de la trompette, c’est-à-dire en parler. Parlons-en, discernons ensemble.

Contenu

Qu'est-ce qu'un rallye ? De son fondement — a. du critère du "milieu" — b. que signifie "chevaleresque" ? Qui est noble ? — c. de la conservation ou de la conquête

On juge l'abri à ses fruits : la mondanité, fille des rallyes — Qu'est-ce qu'un "mondain" ? — Les faits de la mondanité selon sainte Catherine de Sienne — De la tartufferie...  des relations — Les relations garçons-filles — Du bobo-libéral au tradi-pêchu.

Quelques questions et prétextes souvent posés —  Mais il y a de bon "rallyes" !  — La solution n'est-elle pas de compléter les rallyes par le scoutisme ? — Des excuses pittoresques.

Pour conclure : du courage.

1. Qu’est-ce qu’un « rallye » ? De son fondement

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Le Reiki

Parmi les « nouvelles techniques thérapeutiques » ayant recours aux principes taoïstes, une des plus connues et vulgarisées est le Reiki. On peut la prendre comme modèle de médecine alternative énergétique fondée sur les principes de la philosophie chinoise et japonaise.

Table des matières : 1. La naissance du Reiki — 2. La force universelle de vie — 3. Les initiation — 4. Un projet théurgique — 5. Vers un discernement — 6. La position des évêques américains (2009) — 7. Quelques documents et témoignages — 8. Quelques définitions du reiki donnés par des praticiens de la Sarthe.

1. La naissance du Reiki [1]

Mikao Usui (1864-1926) était professeur de théologie et prêtre chrétien japonais, né le 15 août 1864. Il dirigeait la petite université de Doshiha à Kyoto, au Japon. Un jour un de ses étudiants lui demanda de lui faire voir les miracles accomplis autrefois par Jésus. M. Usui ne put répondre à la demande, mais de ce jour, il s’intéressa à la question et chercha à découvrir sur quoi se fondaient les miracles accomplis par Notre Seigneur. Il reprit même des études à Chicago, apprit l’hébreu et le grec pour étudier les textes dans leur langue originelle, mais il ne parvint pas à découvrir comment Jésus opérait ses miracles.

Découragé, il rentra au Japon ; il lui restait cependant une ressource : il consulta les textes bouddhistes, car Bouddha avait lui aussi semble-t-il un pouvoir de guérison. La légende nous dit que M. Usui étudia le sanskrit pour lire les textes du bouddha dans la langue originelle. Enfin ses efforts assidus furent couronnés de succès : il découvrit des notes qu’un disciple du Bouddha avait prises, et qui décrivaient comment le Bouddha guérissait.

Or le document présentait une série de symboles, qu’Usui ne savait comment utiliser. Il décida d’entreprendre une retraite de vingt et un jours sur le mont Kurama, trois semaines pendant lesquels il jeûnerait, méditerait et invoquerait la force divine. Au terme de cette retraite, le vingt et unième jour, il vit fondre sur lui une boule de lumière d’une intensité indescriptible, et tomba dans une transe profonde. Des milliers de bulles multicolores se mirent à danser devant ses yeux. Il vit que certaines d’entre elles étaient translucides et renfermaient les symboles qu’il avait découverts dans les manuscrits. Immédiatement, il sut intuitivement ce que signifiaient ces symboles et comment les utiliser.

La vie et le savoir du Maître se transmirent oralement jusqu’en 1982, date à laquelle remontent les premières publications concernant le Reiki. Continuer la lecture de « Le Reiki »

La Méditation Transcendantale

Technique mentale de relaxation, la Méditation Transcendantale (MT) a donné son nom à une puissante organisation internationale présente dans plusieurs dizaines de pays à travers de nombreuses structures, et dont la promotion est de plus en plus souvent assurée par les médias, mais aussi par des personnalités connues, dont il n’est pas interdit de se demander s’ils connaissent vraiment le mouvement.

Dans la revue BULLES, n° 136, 2017, pp. 14-20

Historique

Mahesh Prasad Wama (1917 ou 18-2008), plus connu sous le nom de Maharishi Mahesh Yogi est né en Inde. En 1940, après des études de physique à l’université d’Allahabad, il se tourne vers l’enseignement spirituel et devient disciple de Swami Brahmananda Saravasti Maharaj, alias guru Dev, leader spirituel d’un monastère. Après la mort de ce dernier, en 1953, Mahesh Prasad Wama entreprend de diffuser le savoir de son Maître lors de rassemblements dans divers endroits du sud de l’Inde. Il y enseigne une méthode simple et accessible à tous en vue d’atteindre le « Nirvana instantané ». Rapidement il forme le projet (pour le moins) ambitieux d’« ouvrir les portes de l’illumination à chaque individu et amener l’invincibilité, la paix, la prospérité et le bonheur à tous les pays ». En 1958, il prend le titre de Maharishi[1] et lance en Inde le Spiritual Regeneration Movement, « Mouvement pour la régénération spirituelle » dont l’objectif est la diffusion de cette méthode de méditation, qui serait issue d’une lignée de maîtres et qu’il aurait redécouverte. Continuer la lecture de « La Méditation Transcendantale »

Le Bouddhisme en Occident : réalités méconnues et histoire occulte

Le thème annoncé est abordé à partir de 10.45

Étaient invités pour cette émission exceptionnelle sur la bande FM :

Autres publications évoquées :

Le Centre de gravité professionnel

Ouverture

Dans notre époque souvent difficile sur le plan économique, les jeunes comme les adultes cherchent leur place, tant dans la société que dans l’entreprise.

Pour les jeunes, il s’agit de choisir un cursus d’études supérieures qui sera une porte d’entrée dans la vie active. Ce choix doit correspondre le mieux possible aux potentiels, aux compétences et aux aspirations de chacun.

Pour les adultes en reconversion, il s’agit d’abord de réaliser un bilan des expériences professionnelles antérieures avant de construire un nouveau projet, en continuité ou en rupture.

C’est dire si l’enjeu du travail du consultant en orientation est important! Quant aux candidats à l’orientation, ils doivent faire leur choix dans une offre un peu opaque où le meilleur côtoie l’approximatif.

Il nous a semblé utile d’apporter des critères de discernement sur une de ces méthodes en particulier. En effet, l’analyse du Centre de Gravité Professionnel (CGP) séduit de nombreuses personnes, dans le milieu chrétien notamment.

Notre objectif est d’éveiller à quelques questions fondamentales afin que chacun puisse mener sa propre réflexion et faire un choix éclairé sur la méthode et le professionnel avec lequel il discutera de ses projets d’avenir.

Le document que vous avez sous les yeux ne prétend pas proposer une analyse exhaustive de la méthode CGP, ni de la biographie de son concepteur. A plusieurs, nous avons tenté de mettre en évidence certains points, à la lumière des contenus disponibles sur internet et à la lecture de deux livres de la méthode CGP : La personnalité professionnelle, Tome I et II (édition de l’Harmattan).

Bien évidemment, le lecteur reste libre d’avoir un point de vue différent de celui que nous proposons.

NB : Cet e-book est le fruit d’un travail de recherche collectif. Il a été mené par des personnes qui aiment réfléchir et questionner les idées qui sont dans l’air du temps. Leur désir est de partager leurs interrogations afin de permettre à chacun de se forger sa propre idée.

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Homéopathie, Sophrologie, la santé à tout prix ?

Les thérapies alternatives, les médecines douces et les exercices de relaxation sont-ils toujours anodins ? La santé à tout prix ? Après une brève présentation de son dernier livre « La Mandragore du Boucher »l’abbé Jean-Christophe THIBAUT (alias l’écrivain Michael Dor) nous éclaire quant aux sources du New Age (Nouvel Age), de l’Homéopathie, de la Sophrologie et nous amène à réfléchir au implications que peuvent avoir les thérapies alternatives et autres pratiques dérivées sur notre spiritualité et notre santé.

Le corps et le Nouvel Age

Le Nouvel Age, ensemble de réseaux fluides, se présente comme un nouveau paradigme, une nouvelle spiritualité. Aujourd’hui, on ne parle plus beaucoup de Nouvel Age ou de New-Age, mais cette manière d’être et de penser imprègne et influence tous les domaines de notre société :

Le monde de la santé, de l’éducation, du développement personnel, de l’entreprise et de ses méthodes de management, du commerce et de ses performances de persuasion de la clientèle, de l’écologie, de l’agriculture biodynamique, de l’économie positive, de la politique et de certains de ses réseaux, de la culture (avec ses films à audience planétaire, en direction des enfants, des ados et des adultes, ses jeux vidéo, ses musiques), de la mode, du social…

Ces influences sont de plus en plus difficiles à déceler, tant elles imbibent nos existences ; nous y adhérons parfois, sans même nous en rendre compte. Certaines d’entre elles s’inscrivent à l’opposé de la révélation chrétienne.

Le Nouvel Age mange à tous les râteliers

En effet, depuis le XVIIIe siècle, avec une croissance importante à la fin du XIXe siècle, les influences des mouvements théosophiques, maçonniques, et rose-croix, et de leurs enseignements ésotériques, la croissance du spiritisme et de l’occultisme, de la magie, de la kabbale, de l’alchimie et de l’astrologie, du druidisme, du chamanisme, du mouvement Wicca[1], du bouddhisme tibétain, du zen, du yoga, vont poser les fondements mouvants et hétéroclites du Nouvel Âge.

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Dis-moi qui je suis, ô ennéagramme…

par Mitchell Pacwa, S.J.


En Amérique et à l’étranger un système de classification des types de personnalité, l’ennéagramme, est devenu très populaire. À strictement parler, l’ennéagramme est un cercle avec neuf points dessus (ennea signifie « neuf » en grec, et gram signifie « dessin au trait « ). À l’intérieur du cercle deux chiffres relient les neuf points, un triangle et une figure étrange ayant une forme à six branches. La plupart des gens qui se réfèrent à l’ennéagramme, cependant, le relient à un système de typologie de la personnalité basé sur ce dessin. Dans des ateliers, ils apprennent que seuls existent neuf types de personnalité et que chaque personne s’inscrit dans l’un d’eux. Chacune de ces neuf types représente une tendance de la personnalité, une façon erronée ou même « démoniaque » de se comporter. Une fois qu’un individu identifie son type (généralement classifié par un numéro sur l’ennéagramme), alors il ou elle peut soi-disant apprendre à s’améliorer, ou au moins à éviter d’empirer, spirituellement.
L’ennéagramme est particulièrement populaire parmi les groupes catholiques, avec les paroisses et les maisons de retraite qui offrent des ateliers à travers le pays. Rares sont les enseignants ou les participants conscients de ses origines dans l’occultisme, une chose qui devrait être une source de préoccupation réelle pour l’Église chrétienne. On a entendu des échos sur une théologie fausse, gnostique dans l’enseignement de l’ennéagramme, bien que ses racines dans l’occultisme soient masquées. Le manque de recherche scientifique sur le système de l’ennéagramme est une cause supplémentaire d’inquiétude. Cet article va donc examiner ces trois aspects de l’ennéagramme : ses racines dans l’occultisme, sa théologie gnostique, et son manque de consistance scientifique.

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Ennéagramme. Réflexion des évêques américains

La fascination qu’exercent les outils de connaissance de la personnalité pour les personnes qui ne sont pas psychologues de formation, fussent-elles théologiens par ailleurs,  est un réel sujet d’étonnement. Cet attrait pour les nouveaux arbres de la connaissance du bien et du mal les amène à gober le premier fruit venu avec tous ses pépins. Il en est ainsi de l’ennéagramme.
L’ennéagramme connaissant un certain succès dans les milieux religieux car il introduisait la notion morale de péché, les évêques américains ont été les premiers à réagir vigoureusement face à cette dérive et à son caractère fondamentalement gnostique. Voici à ce propos ce qu’en disait le 31 janvier 2012 Anna ABBOTT dans le « Catholic World Report » sous le titre « Une dangereuse pratique »:

« En 2000 , la Conférence américaine des évêques catholiques a préparé un projet de déclaration ,  » bref rapport sur les origines de l’Ennéagramme ,  » mettant en garde contre son utilisation . Il n’a jamais été publié , mais il peut être trouvé sur le site du National Catholic Reporter . En 2003 , le document du Vatican «Jésus-Christ , porteur de l’eau de la vie» a examiné les dangers de la spiritualité Nouvel Âge , et a mentionné l’Ennéagramme dans son glossaire . En 2004 , le Comité sur la doctrine de USCCB [la conférence des évêques américains] a publié un « Rapport sur l’utilisation de l’ennéagramme : Peut-il servir comme un véritable instrument de croissance spirituelle chrétienne ?  » pour l’usage interne de la Conférence . Le Père Thomas Weinandy du Secrétariat pour la doctrine de l’USCCB nous a fourni ce rapport pour  cet article.

En février dernier , l’archevêque Thomas Wenski de Miami a expliqué la doctrine catholique sur l’Ennéagramme et les sujets connexes dans une colonne en ligne intitulé « New Age et vieux gnosticisme » . Il a écrit que l’Ennéagramme est un  » exercice de pseudo- psychologie prétendument fondé sur le mysticisme oriental , [ qui ] introduit une ambiguïté dans la doctrine et la vie de la foi chrétienne et par conséquent ne peut pas être utilisé de façon heureuse à bon escient pour promouvoir la croissance dans une authentique spiritualité chrétienne » . La contribution de l’archevêque est l’enseignement le plus clair disponible pour les laïcs sur ce sujet , et un net résumé des rapports des évêques .

L’Ennéagramme redéfinit le péché , entre autres concepts fondamentaux , en associant simplement les défauts avec des types de personnalité, ce qui est particulièrement tentant dans un climat culturel d’irresponsabilité et de narcissisme . Il encourage une auto- absorption malsaine sur sa propre  » type », de sorte que le type est en faute plutôt que la personne . Cela donne lieu à un état d’esprit déterministe à l’encontre de la liberté chrétienne. »