Photo : les quais de la gare du Mans au matin du 31 octobre 2025.
Vidéo en italien, proposée par l’Ass. Internationale des Exorcistes.
Vous ne connaissez pas l’italien ? Pas sûr…
Alors, regardez cette vidéo de 4’30. L’Association internationale des exorcistes y propose un décalogue efficace et réfléchi qui dévoile la réalité occulte qui se cache derrière un phénomène de masse. Chaque année, la machine consumériste alimente dans le monde entier une ritualité globale qui touche principalement les jeunes et les enfants. Mais derrière le jeu et le divertissement se cache un projet obscur, d’origine néo-païenne et sataniste, dont le but est d’approcher et d’initier les nouvelles générations au monde des ténèbres.
Avec le retour du mois d’octobre, nos boîtes aux lettres regorgent de publicités pour les costumes Halloween. Il faut dire que j’habite
à côté de l’une des plus grandes zones commerciales de France, qui occupe la moitié du territoire de la commune.
Et effectivement, lorsque je vais faire mes courses, je vois bien
que certains de nos magasins sont à nouveau investis par les
costumes et autres objets en rapport avec Halloween… On finit par
s’y habituer, mais ce n’est pas une raison pour ne rien dire…
Je vous propose donc quelques réflexions !
1. COMMENÇONS PAR FAIRE
UN PEU D’HISTOIRE
Depuis l’arrivée massive
de la fête d’Halloween sur le continent européen, nous assistons
à un curieux débat
entre les `pour´ et les `contre´.
D’un côté, ceux qui la présentent comme une fête carnavalesque
bon enfant, de l’autre ceux qui en soulignent le caractère malsain
et délétère. Deux conceptions qui correspondent aux deux versants,
aux deux `faces´ de cette fête. Devant le potiron grimaçant, on
peut voir le potiron ou voir la grimace. Et
si ces deux réalités n’en faisaient qu’une ?
L’origine commune des deux points de vue de l’All Hallow’s
Evening — veille de Toussaint — ou `Halloween´ vient de
l’ancienne fête celtique qui marquait la fin du
cycle des saisons, de l’automne à l’hiver, avant d’entrer dans
une période de repos marqué par le froid et le silence. Cette `fin
de l’été´, ou sam-fuin en gaélique, serait à
l’origine du mot `samhain´. D’un point de vue
archéologique ou littéraire, on en connaît trop peu sur les
pratiques religieuses et les divinités celtiques, mais il semblerait
que l’année religieuse était marquée par quatre grandes `fêtes
du feu´ dont la Samhain était la dernière et la plus
importante.
Cette nuit-là, tous les foyers étaient éteints puis rallumés
à partir de braises ramenées du grand feu druidique allumé sur le
mont Tara en Irlande. Il est possible que ce soit le transport
des braises dans des pots avec des orifices pour en assurer
l’aération qui est à l’origine des navets ou potirons éclairés.
Ce temps aurait aussi été celui d’une remise à zéro ; les
champs sont laissés en jachère, les animaux rentrés, les
provisions terminées et les dettes payées.
Dettes temporelles et spirituelles. Il importait de se mettre en ordre avec les vivants comme avec les morts, surtout si ceux-ci n’avaient pas été suffisamment honorés de leur vivant (comme les pratiques actuelles du `retournement des morts´ à Madagascar et le culte des offrandes sur les tombes au Mexique). Il s’agissait alors de les choyer une dernière fois avant d’entrer dans la `nuit´ de l’année pour s’assurer sa tranquillité. Et cette nuit, le voile entre le monde des vivants et celui des morts était dit le plus mince et permettait un ultime contact par la pratique du spiritisme et de la divination.
2. C’EST À CE
STADE-CI DE L’HISTOIRE QU’APPARAÎT UN CLIVAGE
* D’ABORD LA FACE POTIRON. Avec les siècles, la Samhain,
l’invocation des morts et les pratiques divinatoires ont donné
naissance à un folklore qui trahit plus ou moins la réalité
d’où il provient. De la même manière que les œufs, les lapins
et les cloches peuvent faire un substitut de la dimension spirituelle
de Pâques, la fête d’Halloween a occulté la Samhain par
une pratique populaire déformant la réalité spirituelle qui
sous-tendait la `nuit de l’entre-deux-temps´. Le culte
des morts s’est ainsi réduit à de la nourriture laissée sur le
pas de la porte pour les âmes qui erreraient cette nuit-là en
recherche de réconfort.
D’autres se sont mis à `jouer les esprits´, en se baladant
dans la nuit, éclairés de navets évidés, récupérant la
nourriture, jouant de (mauvais) tours à ceux qui refusaient ces
`dons´. Importé aux États-Unis au cours du XIX° siècle par
l’immigration irlandaise, ce folklore a connu des hauts et des bas
(avec les vagues de vandalisme dans les années 20) pour être
finalement adopté par l’ensemble des Américains vers la fin des
années 30 sous la forme de quête de bonbons par les enfants du
voisinage. Rien de bien méchant a priori. C’est la face `potiron´.
* MAIS IL Y A AUSSI LA FACE GRIMACE. L’autre versant de la
Samhain s’est, lui aussi, perpétué. Dès le XIX° siècle,
plusieurs courants ésotériques anglo-saxons ont vulgarisé
et répandu les pratiques de communication avec les défunts
(appelées channeling ou spiritisme) et des facultés médiumniques
(voyance, clairaudiance, divination, etc.). Ces mouvements se
sont rapidement développés et plusieurs groupes occultes ont vu le
jour dont certains voués à Satan. Ces mouvements occultes
investissent des domaines aussi divers que la musique, l’art et la
littérature et ont récupéré la Samhain (et, par-là même,
Halloween) en l’intégrant à leurs pratiques occultes. La
nuit du 31 octobre est ainsi devenue le nouvel an des mouvements
de sorcellerie (WICCA) fêtant l’entrée dans les ténèbres.
Cela peut paraître du mauvais roman
fantastique, mais il importe de ne pas être tout à fait naïf.
Jusqu’où peut-on ne pas prendre au sérieux un culte de haine, de
violence, de mort et de perversion pratiqué et diffusé par des
adultes qu’on peut supposer sains d’esprit et libres de leurs
actes ? Le simple bon sens voudrait déjà qu’un
mouvement de contre-valeurs et de recherche du morbide soit considéré
avec prudence. De surcroît, il est plus que raisonnable de ne pas
impliquer les enfants dans une fête occulte majeure sous le couvert
si peu convaincant de folklore. C’est la face `grimace´.
Halloween est donc une pratique populaire autant qu’une
réalité ésotérique. Les deux sont intimement liées tant par
leurs racines communes que par les cultes dont elles sont une
expression. On ne peut faire abstraction de l’un ou l’autre. Il
est vrai que l’engouement pour les déguisements morbides, le
matraquage publicitaire, les succès de librairie et les jeux vidéo
ne facilitent pas le choix d’une prise de distance que tentent de
vivre certains parents.
Il importe cependant d’être conscient que promouvoir une
telle fête, c’est marquer son accord et favoriser, même
involontairement, l’émergence de pratiques occultes qui la
sous-tendent. Et, si la dimension ésotérique de cet événement
en laissait certains sceptiques, quelques notions de psychologie
devraient rappeler que faire jouer des enfants avec le mal, le laid,
le mauvais, le méchant et l’horreur ne peut que les marquer
durablement et en profondeur.
3. ABORDONS MAINTENANT
LES DIFFICULTÉS QUI PEUVENT SE PRÉSENTER POUR DES FAMILLES
CHRÉTIENNES
Le 1er novembre, nous célébrons, dans l’Église
catholique, la fête de la Toussaint, la fête de tous les saints
connus ou inconnus, de tous ceux qui ont cherché à aimer Dieu et
les hommes de tout leur cœur. Ils sont pour nous des modèles.
Vivants en Dieu, ils rayonnent de sa lumière. Ils prient pour nous,
ils nous aident à marcher sur ce même chemin exigeant.
Le lendemain, 2 novembre, l’Église prie pour tous les
défunts de nos familles. Symbole usé, le chrysanthème
représente, par la disposition centrée de ses pétales, le soleil
et sa lumière. En contraste avec le granit sombre des
tombes, il cherche à dessiner l’espérance chrétienne de la vie
éternelle, le sens profond de la fête de la Toussaint.
Nous percevons bien alors qu’il y a antinomie entre Halloween et
la fête de la Toussaint. Entre les deux, notre choix doit être
clair, même s’il n’est pas toujours possible d’empêcher les
enfants de participer aux fêtes d’Halloween. D’un côté, la
dérision de la mort, signe d’une société décadente qui ne sait
plus l’affronter. De l’autre des réponses aux questions
fondamentales (pourquoi je vis, pourquoi je meurs), le sens donné
par Jésus et son Église à la vie par-delà la mort. Il faut
choisir.
Comme dit le prophète Élie : « Jusqu’à quand
clocherez-vous des deux pieds ? Si c’est le Seigneur qui est
Dieu, suivez-le. Et si c’est Baal (le dieu du sacrifice humain),
suivez-le » (1 R 18,21). Ou encore dans le livre de Josué
(24,15) : « S’il ne vous plaît pas de servir le
Seigneur, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir. Moi et ma
maison, nous servirons le Seigneur ».
4. TERMINONS EN ÉVOQUANT
UN TÉMOIGNAGE QUI MANIFESTE L’ARRIÈRE-BOUTIQUE DU CÔTÉ GRIMACE
ÉVOQUÉ PLUS HAUT
John Ramirez était autrefois prêtre sataniste, un « adorateur
du diable » comme il se qualifie lui-même. Il se souvient de
l’importance toute particulière que revêtait la nuit d’Halloween
pour les satanistes, et se dit « choqué » de voir les
chrétiens célébrer cette fête avec candeur.
Car pour lui, cette fête n’a rien d’innocent. Elle est selon
lui « spirituellement démoniaque », et
l’engouement croissant des familles chrétiennes pour cette fête
l’interpelle. Il semble que le fondateur de l’Église de Satan
lui-même, Anton La Vey ne le contredise pas. Il aurait en effet
déclaré : « Je suis heureux que les parents
chrétiens laissent leurs enfants adorer le diable au moins une nuit
de l’année. »
Dans un article en anglais, John raconte son propre mariage, « le plus diabolique de la planète » selon lui. Le rituel avait duré toute la nuit du 31 octobre 1987, « parce que nous connaissions les implications et les puissances des ténèbres derrière cette nuit ». John Ramirez l’atteste, cette nuit est aussi importante dans le monde de la sorcellerie que le dimanche de Pâques pour les chrétiens.
C’est pourquoi il met en garde les chrétiens contre la
banalisation et la minimisation de l’impact spirituel de cette fête
aux origines obscures, et encourage également les chrétiens à être
clairs dans leurs intentions et leur communication quand ils
organisent des manifestations d’évangélisation à l’occasion
d’Halloween. Ainsi, « celui qui a des oreilles, qu’il
entende ! »
Notes
1Je
cite ici des extraits d’une tribune de M. François Mathijsen, Les
deux faces de Halloween, La Libre Belgique, 2002.
2John Ramirez est un pasteur évangélique, auteur et conférencier très demandé, et il a partagé son témoignage : avoir été miraculeusement sauvé alors qu’il était un prêtre satanique de haut rang.
Avec le retour du mois d’octobre, nos boîtes aux lettres regorgent
de publicités pour les costumes Halloween. Il faut dire que j’habite
à côté de l’une des plus grandes zones commerciales de France,
qui occupe la moitié du territoire de la commune.
Et
effectivement, lorsque je vais faire mes courses, je vois bien que
certains de nos magasins sont à nouveau investis par les costumes et
autres objets en rapport avec Halloween… On finit par s’y
habituer, mais ce n’est pas une raison pour ne rien dire… Je vous
propose donc quelques réflexions !
COMMENÇONS
PAR FAIRE UN PEU D’HISTOIRE
Depuis
l’arrivée massive de la fête d’Halloween sur le continent
européen, nous assistons à un curieux débat entre les `pour´ et
les `contre´. D’un côté, ceux qui la présentent comme une fête
carnavalesque bon enfant, de l’autre ceux qui en soulignent le
caractère malsain et délétère. Deux conceptions qui correspondent
aux deux versants, aux deux `faces´ de cette fête. Devant le
potiron grimaçant, on peut voir le potiron ou voir la grimace.
Et si ces deux réalités n’en faisaient qu’une ?
L’origine
commune des deux points de vue de l’All Hallow’s Evening —
veille de Toussaint — ou `Halloween´ vient de l’ancienne fête
celtique qui marquait la fin du cycle des saisons, de l’automne
à l’hiver, avant d’entrer dans une période de repos marqué par
le froid et le silence. Cette `fin de l’été´, ou sam-fuin
en gaélique, serait à l’origine du mot `samhain´.
D’un point de vue archéologique ou littéraire, on en connaît
trop peu sur les pratiques religieuses et les divinités celtiques,
mais il semblerait que l’année religieuse était marquée par
quatre grandes `fêtes du feu´ dont la Samhain était la dernière
et la plus importante.
Cette nuit-là, tous les foyers étaient éteints puis rallumés à partir de braises ramenées du grand feu druidique allumé sur le mont Tara en Irlande. Il est possible que ce soit le transport des braises dans des pots avec des orifices pour en assurer l’aération qui est à l’origine des navets ou potirons éclairés. Ce temps aurait aussi été celui d’une remise à zéro ; les champs sont laissés en jachère, les animaux rentrés, les provisions terminées et les dettes payées.
Le temps approche où l’école de votre enfant proposera de « fêter Halloween ». Le mot Halloween vient de « Hallow’s Eve », « la nuit qui précède le jour de tous les saints ». On est donc tenté de l’associer à notre fête chrétienne ! Mais n’y aurait-il pas là une inversion de la Toussaint ? En effet, « avec Halloween, on imite les défunts, et leurs fantômes reviennent chez nous pour nous faire peur et nous menacer de la mort ; à la Toussaint, au contraire, nous attestons que nos défunts sont des vivants, et que nous sommes promis à les rejoindre dans la cité de Dieu. »*
Halloween n’est-il pas un retour à des fêtes païennes ? L’origine de Halloween se trouve dans des fêtes celtes païennes, où le 31 octobre, on célébrait en l’honneur de la divinité païenne Samhain un festival de la mort.
« Les druides se déplaçaient de maison en maison, réclamant des offrandes pour leur dieu. Ils exigeaient parfois des sacrifices humains ! En cas de refus, ils proféraient des malédictions de mort sur la maison concernée. Pour éclairer leur chemin, ces prêtres portaient des navets évidés et découpés en forme de visage où brûlait une bougie faite avec la graisse humaine des sacrifices précédents. Ces navets représentaient l’esprit qui allait rendre leurs malédictions efficaces. Aux XVIII° et XIX° siècles, quand cette coutume est arrivée aux États-Unis, on a remplacé les navets par des citrouilles »**
Quand vous voyez vos enfants faire « Trick or Treat » (une friandise ou je te joue un mauvais tour) de maison en maison, cela paraît inoffensif et amusant, mais n’êtes-vous pas en train de les associer, sans en être conscients, à un sombre rituel ?
« Aujourd’hui encore le 31 octobre est le nouvel an du calendrier des sorciers, et la fête de tous ceux qui cherchent à avoir un lien avec Satan. »**
La fête de Halloween est l’occasion de sacrifices humains dans des cercles satanistes de certains pays. Il y a donc trop d’ambiguïtés pour ne pas, en tant que chrétiens, prendre ses distances.
Des sorcières à la sorcellerie, il n’y a qu’un pas à franchir, et la fête de Halloween offre une occasion rêvée de franchir ce pas pour tous les amateurs du genre. Il y a un risque certain que cette fête devienne, au fil des ans, la fête du spiritisme sous toutes ses formes ; que les, les voyants, les sorciers et les médiums trouvent là une devanture pour leurs pratiques occultes. Serons-nous aussi courageux que ce ministre de l’Arkansas (par ailleurs l’État des USA où malheureusement la peine de mort est la plus employée) qui a demandé que le satanisme, par le biais de Halloween, ne soit pas toléré dans les écoles publiques, puisque la prière y est interdite, car si on ne peut honorer Dieu dans les écoles, pourquoi y honorer éventuellement le diable ? Les tenants d’une laïcité pure et dure ne pourraient-ils s’interroger ?
Dans quelques jours, le 1er novembre, nous allons célébrer, dans l’Église catholique, la fête de la Toussaint, la fête de tous les saints connus ou inconnus, de tous ceux qui ont cherché à aimer Dieu et les hommes de tout leur cœur. Ils sont pour nous des modèles. Vivants en Dieu, ils rayonnent de sa lumière. Ils prient pour nous, ils nous aident à marcher sur ce même chemin exigeant. Le lendemain, 2 novembre, l’Église prie pour tous les défunts de nos familles. Symbole usé, le chrysanthème représente, par la disposition centrée de ses pétales, le soleil et sa lumière. En contraste avec le granit sombre des tombes, il cherche à dessiner l’espérance chrétienne de la vie éternelle. Le sens profond de la fête de la Toussaint.
Fête du chrysanthème à Lahr en Forêt Noire
Chrétiens, qu’est devenu pour nous le sens de ces fêtes ? Nos célébrations sont-elles joyeuses, nos rassemblements familiaux sont-ils pleins d’espérance, notre style de vie est-il marqué par notre foi ? Halloween ou la Toussaint, notre choix doit être clair, même s’il n’est pas toujours possible d’empêcher les enfants de participer aux fêtes de Halloween. D’un côté, la dérision de la mort, signe d’une société décadente qui ne sait plus l’affronter. De l’autre des réponses aux questions fondamentales (pourquoi je vis, pourquoi je meurs), le sens donné par Jésus et son Église à la vie par-delà la mort.
Il faut choisir. Comme dit le prophète Élie : « Jusqu’à quand clocherez-vous des deux pieds ? Si c’est le Seigneur qui est Dieu, suivez-le. Et si c’est Baal (le dieu du sacrifice humain), suivez-le » (1 R 18, 21). Ou encore dans le livre de Josué (24, 15) : « S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir. Moi et ma maison, nous servirons le Seigneur ».
D. Auzenet (écrit en 2004 et remanié en 2010)
* Mgr Hippolyte Simon (Évêque de Clermont-Ferrand), « Vers une France Païenne ? », Cana, 1999, p. 121.
** P. Jean Hennebique, conseiller spirituel national du M.C.R.