« Tu n’utiliseras pas le nom de Dieu en vain » : Abus envers les femmes adultes et faux mysticisme

Le 3 novembre, plus de 550 personnes consacrées, prêtres et laïcs de diverses régions du monde ont participé au webinaire organisé par la Commission UISG-USG pour la Protection et la Sauvegarde, au cours duquel Sœur María Rosaura González Casas, STJ, a proposé une profonde réflexion sur l’une des réalités les plus tues au sein de l’Église : les abus envers les femmes adultes dans des contextes ecclésiaux, en particulier lorsqu’ils se présentent sous un vernis de spiritualité ou sous la forme d’une « expérience mystique ».


Partant du commandement « Tu n’utiliseras pas le nom de Dieu en vain », Sœur González Casas a proposé une lecture spirituelle, psychologique et culturelle de l’abus commis lorsqu’on invoque le nom de Dieu pour justifier des actes immoraux ou pour contrôler la conscience d’autrui. « Lorsqu’on manipule la foi et qu’on instrumentalise la figure de Dieu pour soumettre ou faire taire, on cause un grave dommage spirituel — a-t-elle affirmé —, car on pervertit ce qu’il y a de plus sacré et on déforme l’image du Dieu de l’Évangile»

Abus de pouvoir et spiritualité manipulée

La conférencière a expliqué qu’à la racine de tout abus — qu’il soit sexuel, de conscience ou spirituel — se trouve un abus de pouvoir, lequel devient particulièrement destructeur lorsqu’il est exercé au nom de Dieu. Ce type d’abus, a-t-elle souligné, se développe dans des contextes marqués par des asymétries d’autorité, une confiance aveugle et un manque de supervision, comme dans l’accompagnement spirituel, la confession ou les espaces de formation.

À travers des exemples concrets et des références à des cas connus, Sœur González Casas a montré comment le « faux mysticisme » peut en venir à légitimer moralement des comportements immoraux, en faisant croire aux victimes qu’une relation abusive est une expérience spirituelle positive. « Convaincre quelqu’un qu’un acte immoral est bénéfique pour sa croissance spirituelle — a-t-elle dit — est l’une des formes les plus graves de manipulation religieuse. »

SUITE DE L’ARTICLE ET VIDÉO DU WEBINAIRE

Survivante d’une communauté catholique charismatique et après ?

Maïlé témoigne ici de son enfance et de sa jeunesse sous l’emprise d’une secte, les dégâts causés dans sa vie, les dysfonctionnements des institutions et des professionnels, et propose des solutions et aussi un nouvel outil : le SECTOMÈTRE.

Elle intervenait le 4 octobre 2025 dans le cadre du colloque national du GEMPPI « Santé et dérives sectaires : le stress post traumatique » à l’Espace Ethique PACA-Corse, hôpital de La Timone – Marseille.

Avec des échanges avec la magistrate Marie-Laure Casenave de la MIVILUDES – Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires : https://www.miviludes.interieur.gouv.fr/

Le calvaire d’une enfant élevée dans une communauté Charismatique sectaire

TDI : survivre aux violences dans l’enfance

Famille Missionnaire de Notre-Dame

Dominique Auzenet

Beaucoup de personnes ont une perception très limitée de ce que peut être une dérive sectaire, un abus de faiblesse, un abus spirituel…

Peut-être l’application de l’étiquette « secte », très caractérisée il y a une trentaine d’années, pèse-t-elle encore d’un certain poids. C’est ainsi qu’on parlait autrefois de grandes sectes, sur lesquelles vous pouvez trouver des articles sur notre blog.

Mais nous avons changé d’époque. Nous parlons moins de « sectes », et plus de « dérives sectaires », caractérisées par des faisceaux d’indices portant l’empreinte d’une dérive, et pouvant mener à une emprise sectaire.

Je vous invite à consulter quelques articles sur la page DÉRIVES SECTAIRES ECCLÉSIALES, pour mieux comprendre comment on peut discerner la présence de ces indices de dérives dans l’Église elle-même.

Oser ce travail d’approche, c’est saisir comment tout n’est pas tout noir, tout n’est pas tout blanc. On peut avoir affaire à un mélange subtil de niveaux de gris. À l’intérieur d’une même communauté d’Église, qualifiée de communauté à dérives sectaires, certains peuvent avoir été préservés, d’autres fortement impactés… Il peut y avoir dans ces communautés des personnes en recherche juste et réelle de Dieu. Alors que le responsable est, ou a été toxique.

Il est inutile d’en appeler à une persécution larvée ou ouverte contre l’Église par le pouvoir judiciaire. Cette façon de regarder les choses en pensant qu’on vise à « transformer des choix religieux en indices de délit » est un refus de consentir aux réelles remises en cause nécessaires par rapport aux faits objectifs portés par les victimes.

Concernant la Famille Missionnaire de Notre-Dame

  • Vous pourrez faire vous-même une recherche sur internet concernant les débats animés autour de leur projet de construction d’une basilique en Ardèche.

Les articles récents sur le procès en cours du fondateur pour abus de faiblesse (janvier 2026) :

Quels sont les enjeux du procès de la Famille missionnaire de Notre-Dame jugée pour « abus de faiblesse » ?

« Plus on rentrait jeune, plus le sacrifice était beau ! » : au procès de la FMND, la délicate question des jeunes recrues

Entre vie religieuse et emprise, les leçons du procès de la FMND

Participants aux audiences

La condamnation

« En-deçà de ce qui avait été requis par la procureure de la République lors du procès, le Père Bernard est condamné à six mois de prison avec sursis, reconnu coupable d’abus de faiblesse sur une seule des cinq plaignantes. De son côté, la famille missionnaire Notre-Dame est reconnue coupable pour deux des plaignantes, condamnée à 50.000 euros d’amende, la moitié avec sursis. Les deux vont faire appel de cette décision ».

Sur le site Riposte-catholique

Sur Francebleu

Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre

40 ans d’abus spirituels et d’emprises psychologiques

Introduction à la vidéo sur le site KTO :

La Commission indépendante sur les abus spirituels et les emprises psychologiques (CIASEP) a remis ce jeudi 15 janvier 2026 son rapport sur la congrégation des Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre.

En août 2024, cette commission pluridisciplinaire avait été chargée d’identifier et analyser les dérives survenues pendant plusieurs décennies. Quelle a été la méthode de travail de cette commission ? Quels sont les dysfonctionnements qui ont été constatés ? Quelles sont les préconisations du rapport, et quels enseignements généraux peut-on en tirer ?

Trois questions à Hervé Giaume, président de la Commission indépendante sur les abus spirituels et les emprises psychologiques au sein des Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre (CIASEP-BSCM)

Télécharger le rapport de la Commission

Le musée des horreurs :

L’article du journal la Croix

À lire aussi —> Une analyse des biais cognitifs par Natalia Trouiller

ABUS chez les religieuses de Montmartre : « Parfois les évêques n’osent pas s’immiscer »

« Je n’étais qu’un pantin entre ses mains » : les derniers secrets de mère Marie-Agnès, la diabolique du Sacré-Cœur

« Les sœurs ont voulu me séquestrer » : le jour où l’ancienne prieure des bénédictines de Montmartre a révélé la vérité (FC)

« Le rapport sur les Bénédictines de Montmartre est une étape essentielle, mais que d’angles morts ! » (LC)

Une démarche corrompue de prière pour les défunts

Dominique Auzenet

Vous pourrez la trouver en ligne ici : https://www.mariereine.com/accompagnons-nos-defunts-vers-la-lumiere-divine/ et vous en faire un PDF si le coeur vous en dit…

Cette autre adresse reprend la même proposition : https://boutique.labonnenouvelle.net/messes-et-services/1931-accompagner-nos-defunts-vers-la-lumiere.html


Examinons ce « service exceptionnel »…

1. Les messages de la Vierge cités ici proviennent d’une apparition non reconnue comme surnaturelle.

Dans sa conférence de presse du 19 sept. 2024, le Cal Fernandez, préfet du Dicastère pour le Doctrine de la Foi a indiqué qu’il faut continuer à parler, à propos de Medjugorje, de « supposés voyants » et de « supposés messages ». Il a demandé au pape si à l’avenir, notamment quand les supposées apparitions seront terminées, il serait possible que les faits de Medjugorje soient déclarés surnaturels. Le pape François a répondu : No, per niente (« Pas du tout »).

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