Cet adjectif, INTÉGRAL, est très tendance aujourd’hui. On avait l’habitude d’entendre parler de calcul intégral en mathématiques, d’édition intégrale pour la publication des écrits d’un auteur, et on pourrait multiplier les exemples. Mais on constate l’application de cet adjectif à des domaines nouveaux, (c’est ainsi qu’on va parler d’humanisme intégral1, d’écologie intégrale, d’éducation intégrale). Le mot apparaît aussi sous une forme de substantif (intégralisme) et son adjectif dérivé (intégraliste2).
Il faut donc tenter de mieux cerner les concepts utilisant cet adjectif. C’est difficile, laborieux, et cela supposerait une perspective étendue. Nous allons, dans cet article nous contenter de parler d’un seul domaine, comme annoncé dans le titre : l’éducation intégrale. Ce n’est qu’un article de réflexion, pas une thèse.
1. L’ÉGLISE ELLE-MÊME PARLE DE L’ÉDUCATION INTÉGRALE
« Éduquer aujourd’hui et demain », tel est le titre d’un document de la Congrégation pour l’Éducation Catholique, daté de 20143. Cet « Instrument de travail » « peut être utilisé pour effectuer un examen pastoral sur l’engagement de l’Église dans ce domaine, mais aussi pour promouvoir des initiatives de mise à jour et de formation pour le personnel travaillant dans les écoles et les universités catholiques ». On y trouve trois fois une mention de l’éducation intégrale, dont ce passage essentiel (§ III, 1, e) :
« Éduquer, c’est beaucoup plus qu’instruire. (…) L’école ne devrait pas céder à une (…) logique technocratique et économique, même si elle se trouve sous la pression des pouvoirs extérieurs et qu’elle est exposée à des tentatives d’instrumentalisation de la part du marché. Cela vaut d’autant plus pour l’école catholique. Il ne s’agit en aucun cas de minimiser les exigences de l’économie ni la gravité du chômage, mais de respecter l’intégralité de la personne des étudiants, en développant une multiplicité de compétences qui enrichissent leur humanité : créativité, imagination, capacité d’aimer le monde et de cultiver la justice et la compassion.
La proposition de l’éducation intégrale, dans une société en rapide mutation, exige une réflexion continue capable de renouvellement et d’enrichissement qualitatif. Dans tous les cas, la prise de position est claire :l’éducation que l’école catholique promeut n’a pas pour objectif la méritocratie d’une élite. Même si la recherche de la qualité et de l’excellence est importante, il ne faut jamais oublier que les élèves ont des besoins spécifiques, qu’ils vivent souvent des situations difficiles et méritent une attention pédagogique attentive à leurs exigences.
(…) Le paradigme de la compétence, interprété selon une vision humaniste, va au-delà de l’acquisition de connaissances ou de savoir-faire spécifiques. Il concerne le développement de toutes les ressources personnelles de l’étudiant et crée un lien significatif entre l’école et la vie. Il est important que l’école valorise non seulement les compétences relatives aux domaines du savoir et du savoir-faire, mais aussi ceux de la vie avec les autres et de la croissance en humanité. Il y a des compétences telles que par exemple celle de type réflexif, où l’on est l’auteur responsable de ses propres actes, les compétences interculturelle, délibérative, citoyenne, dont l’importance grandit dans le monde globalisé et qui nous concernent directement, de même que les compétences en termes de conscience, de pensée critique, d’action créatrice et transformatrice ».
Le terme d’éducation « intégrale » se rapporte ici au développement de la multiplicité des compétences et de toutes les ressources personnelles de chacun.
En brève introduction, nous pouvons rappeler que plusieurs Communautés nouvelles ayant vécu un développement pléthorique ont eu des fondateurs déviants; et que de nombreuses grâces ont été reçues dans des lieux d’apparitions mariales problématiques ou récusées par les évêques… Comment faut-il comprendre ce phénomène apparemment contradictoire, et comment l’interpréter ? Un argument fréquemment invoqué est celui des « bons fruits »…
On affirme ainsi que, même si le fondateur est corrompu, la communauté est bonne, puisque le nombre important de membres et les œuvres florissantes l’attestent. Ou bien encore que la Vierge Marie est vraiment apparue, ou que le message transmis vient vraiment du ciel, puisqu’il y a de nombreuses conversions, guérisons, vocations, à la suite de pèlerinages dans ce lieu.
Mais est-ce suffisant pour résoudre le problème posé par une origine problématique parce que corrompue ? Dans un premier temps, nous allons examiner de plus près quelques paroles de Jésus sur les « fruits ».
La première affirmation de Jésus à prendre en compte se trouve dans l’allégorie de la vigne en Jean 15, 4-5.8 : « Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s’il ne demeure pas sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Je suis la vigne ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car hors de moi vous ne pouvez rien faire. C’est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit et deveniez mes disciples. »
C’est donc lui, Jésus, qui nous fait porter le fruit véritable. Ce fruit est celui du disciple. Jésus nous demande simplement de « demeurer en lui ». Cette affirmation toute simple a des conséquences tout aussi simples pour notre vie en Église. En effet, subrepticement, la place première et centrale de la personne de Jésus peut être « squattée » de multiples façons, et différentes réalités peuvent s’immiscer entre Jésus et nous-mêmes, jusqu’à produire dans certains cas un écran opaque qui va créer une dérive.
En voici quelques exemples. > Une autre personne : un fondateur, une voyante, des messagers qui prétendent recevoir des locutions ou paroles du ciel, des prédicateurs à la mode (en retraites ou en rassemblements)… > Une doctrine : l’enseignement d’un fondateur, les messages de voyants > Un moyen aboutissant à un système : une inspiration communautaire, une intuition de développement personnel, une pédagogie d’évangélisation > Un lieu-phare : lieux de possibles apparitions mariales, de retraites spirituelles prisées > Un courant spirituel marqué par des phénomènes extraordinaires …
Effectivement… un peu plus bas sur la même page de la Communauté, M.-B. de Vrégille modérateur, dit que c’est la Communauté qui a demandé la visite :
Seulement, voilà ! On sait aussi que ce sont des personnes de l’Emmanuel (anciens membres, prêtres de la Fraternité de Jésus, consacrées, qui ont écrit pour la demander…
Je ne pense pas que M. Trump ait reçu les cendres. Mais peut-être que M. le Modérateur pourrait les recevoir à nouveau, cette fois-ci avec un seau de cendres sur la tête… en pénitence pour tous les mensonges passés et actuels de la Communauté…
L'Église catholique ne reconnaît pas comme surnaturelles les "visions", "révélations" et "communications" de la mystique Maria Valtorta (1897-1961), a annoncé le dicastère pour la Doctrine de la foi ce 22 février 2025.
L’Église catholique ne reconnaît pas comme surnaturelles les « visions », « révélations » et « communications » de la mystique Maria Valtorta (1897-1961), a annoncé le dicastère pour la Doctrine de la foi dans un bref communiqué publié sur son site à la date du 22 février 2025. Les écrits de cette Italienne connaissent encore aujourd’hui un certain succès, même s’ils ont été mis à l’Index en 1959 et critiqués par le Saint-Siège à plusieurs reprises depuis.
Le dicastère explique avoir voulu publier cette note après avoir été souvent sollicité concernant la position de l’Église sur les écrits de Maria Valtorta. Il cite notamment son livre L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, ouvrage en dix tomes dans lequel l’Italienne raconte à sa manière le récit de la vie du Christ, aussi connu sous le nom de « poème de l’Homme-Dieu ».
« Les prétendues ‘visions’, ‘révélations’ et ‘communications’ contenues dans les écrits de Maria Valtorta, ou en tout cas qui lui sont attribuées, ne peuvent être considérées comme d’origine surnaturelle », affirme le dicastère pour la Doctrine de la foi. Elles « doivent simplement être considérées comme des formes littéraires que l’auteur a utilisées pour raconter, à sa manière, la vie de Jésus-Christ », insiste-t-il.
Le dicastère rappelle que l’Église n’accepte pas les « Évangiles apocryphes et autres textes similaires » comme « normatifs », car elle « ne reconnaît pas leur inspiration divine ». L’Église se réfère uniquement au canon des « Évangiles inspirés », soit ceux écrits par les évangélistes Jean, Marc, Matthieu et Luc.
Entre 1943 et 1951, Maria Valtorta, une grande lectrice d’écrits mystiques ayant traversé de nombreuses épreuves dans sa vie, a rédigé un Évangile, selon elle « sous la dictée du Saint-Esprit ». Plus tard, elle a aussi affirmé avoir reçu des commentaires de textes liturgiques de la part de son ange gardien. Ses écrits, amplement diffusés, ont alors attiré les foudres du Saint-Siège.
Condamnation à l’Index
En 1959, l’ »Évangile » de Valtorta a été mis à l’Index par le « Saint Office », ancêtre du dicastère pour la Doctrine de la foi, qui lui reprochait principalement son « irrévérence » envers le récit biblique. Le Vatican avait décrit l’ouvrage comme « une vie de Jésus mal romancée » dans L’Osservatore Romano du 6 janvier 1960.
En outre, Rome déplorait un récit dans lequel « Jésus est loquace à l’extrême, presque vantard, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu et à donner des leçons de théologie dans les mêmes termes que ceux qu’utiliserait un professeur d’aujourd’hui » et Marie « a la facétie d’un propagandiste moderne » et donne des « leçons de théologie mariale ». Le Saint-Siège mettait aussi en garde contre une forme de « nouvelle mariologie » présente dans le texte.
Critiques du cardinal Ratzinger
Malgré l’interdiction, la publication se poursuit dans les années suivantes, profitant en outre de la suppression de l’Index par le Concile Vatican II en 1966. Cependant, le Saint-Siège va continuer de mettre en garde contre les écrits de Maria Valtorta.
Ainsi le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la congrégation pour la Doctrine de la foi, a rappelé que la condamnation de l’Index conservait sa valeur morale et mettait en garde contre les « dommages » provoqués par ce texte, dans une lettre publiée en 1984.
En 2021, la commission doctrinale de la Conférence des évêques de France avait publié un « bref avertissement » pour rappeler que le Magistère de l’Église n’a jamais reconnu les écrits de Maria Valtorta comme étant d’inspiration surnaturelle.
Pour Don Guillaume Chevallier, prêtre de la communauté Saint-Martin et professeur d’exégèse, le communiqué du Vatican est « bienvenu ». «Cette clarification est nécessaire car il existe tout un mouvement qui cherche à brouiller les pistes et promouvoir le message de Maria Valtorta et travaille à sa béatification », explique-t-il. Fermement défendus par certains fidèles très actifs, notamment à travers l’Association Maria-Valtorta, les œuvres de la mystique originaire du sud de l’Italie suscitent depuis leur publication de nombreuses interrogations.
« Ce qui pose problème, poursuit le prêtre, c’est que Maria Valtorta prétend recevoir directement de Jésus un Évangile dicté à la perfection. Et ce résultat tout comme l’instrument de cet Évangile, à savoir elle-même, seraient d’une sainteté excellente. Elle pose son Évangile comme référence, alors qu’elle fait passer des erreurs « théologiques graves en reformulant un catéchisme populaire des années 1950. »
Don Guillaume Chevallier pointe notamment chez l’Italienne un Jésus « créationniste » et plus globalement la promotion d’une foi dépourvue de raison, mais aussi la discréditation de toute autorité accueillant avec prudence son message. Le Jésus de Maria Valtorta maintient de surcroît une dépendance affective avec ses disciples et pose des gestes ambigus avec eux. «Dans ses écrits, Jésus appelle Maria Valtorta ’’Mon Jean’’, embrasse ses Apôtres sur la bouche et serre saint Jean à moitié nu contre lui », rapporte Guillaume Chevallier.
Courrier des lecteurs
250416. J’ai mentionné votre vidéo très limpide dans un commentaire sur une vidéo d’un Frère Catholique Pratiquant, qui fait pourtant de bonnes vidéos, sur des Miracles reconnus; mais là, il s’égare totalement… : https://m.youtube.com/watch?v=pLho02jvcwQ J’espère ne pas avoir fait d’erreurs dans ma réponse à un commentaire qui vantait les fruits de Maria Valtorta.
Oui et justement : quels sont les fruits de Maria Valtorta ? Détourner Les Fidèles des vrais Évangiles… Car Maria Valtorta dit avec Menace que ses écrits remplaceront dorénavant les Évangiles ; attention au Péché d’Orgueil… Et au Blasphème ! Elle crée la Division, ne laisse plus place à l’Esprit Saint pour inspirer… puisque tout est écrit ».
L’ Église a tranché et ne reconnaît pas ses écrits comme surnaturels depuis début Mars 2025. Ce qui ne veut pas dire que ces écrits sont entièrement faux, attention…
N’oublions pas que le démon lorsqu’il créé une nouvelle religion ou un nouveau concept pour offenser Dieu, il utilise tout son savoir et son intelligence avec rage et il connaît tout de la Vie de Notre Seigneur Jésus Christ. Il peut donc très bien inspirer 99% de description réelle dans ses écrits de ce qui s’est réellement passé et glisser 1 petit % d’erreur pour nous faire avaler des salades… Et nous éloigner de la Vraie Foi !
Ne savez-vous pas que la Prudence est une des vertus qu’il faut cultiver en tant que Chrétien; et comme me le disait un Professeur de Français averti : « Dans le doute, abstiens toi… »
Ou avec une autre formule, pour les cinéphiles, comme Robert De Niro le dit en tant qu’ancien agent des Services Secrets dans le Film « Ronin » : « Quand y’a un doute, y’a pas de doutes… C’est la 1ère chose qu’ils t’apprennent »
Et là, y’a de sérieux doutes… Malgré la sincérité de notre Ami, je n’en doute pas, dans sa vidéo… Mais il se trompe quand il dit qu’il n’y a pas d’erreurs théologiques… pour vite évacuer l’Hypothèse du diable ! De plus Jésus dit bien que quiconque apportera un autre évangile que le sien est Anathème.
Eh oui même le Padre Pio etc… pouvait se tromper parfois en tant qu’homme, il n’était pas inspiré par l’Esprit Saint H24… Et Dieu laisse même au plus grand des Saints leurs Libertés de penser…
Quand on pense que même Saint Bernard et Saint Vincent Ferrier refusaient de croire en l’Immaculée Conception… Personne n’est infaillible ! Donc ce n’est pas un argument.
Le démon est beaucoup plus intelligent que nous.
Et je ne suis pas Sédévacantiste ! Eux aussi sont dans l’erreur ! Ne serait-ce qu’au vu des fruits qu’ils produisent… Et ils sont dans l’erreur par rapport à ce qu’a promis Notre Seigneur Jésus-Christ à son Église ! Mais sur ce point, ils ont probablement raison.
De plus ils font une autre erreur en disant que le diable agit de manière Surnaturelle ! Seul Dieu agit de manière Surnaturelle ! Le diable agit de manière Préternaturelle ! Le Surnaturel, la Grâce n’appartient qu’à Dieu !
L’Argument qu’elle était une Bonne Chrétienne ne tient pas non plus la Route. Eh non, car le diable peut attaquer plus rageusement les Bons Chrétiens ! Sans Filtre avec le Padre Pio ! Ouvertement ! Et peut-être avec Filtre Maria Valtorta.
Comme il a aussi biaisé Luisa Piccarretta qui a carrément vécu soit-disant des choses érotiques avec Jésus ! Où il lui tête carrément les Seins ! Diabolique ! Lisez tous ses Écrits ! Vous avez également des erreurs Théologiques encore plus importante… Avec la Divine Volonté qui ne laisse plus place au libre arbitre que Dieu a voulu pour l’homme et qui transforme les adeptes de la Divine Volonté en marionnettes… Pfff ! Le diable est fort pour tromper les gens !
Comme le dit le Prêtre Exorciste dans la vidéo, la révélation s’arrête à la mort du dernier Apôtre dans les Écrits. Il y a bien comme vous savez et heureusement des Messages bien Valides Venant du Ciel : Lourdes, Fatima etc… Où là le doute n’est justement pas permis quand à l’intervention du Ciel ! Mais il y a toujours de Vrais Preuves et de Grands Miracles à la clé… Et des Preuves Factuelles que cela vient bien du ciel !
Souvenez-vous que depuis que Notre Seigneur Jésus-Christ est venu pour nous sauver, depuis 2000 ans les Juifs n’ont plus de Prophètes, plus de Temple, plus de Sanhédrin; ce qui prouve que Jésus était bien le Messie attendu par les Juifs ! Et que c’est l’Ultime et Dernier Prophète ! De la même manière qu’il est également Prêtre et Roi ! C’est la base de Notre Foi.
Or Maria Valtorta se définit comme un véritable Prophète ! D’un point de vue théologique, alors force est de constater qu’un clignotant rouge s’allume tout de suite !
Ah ! Comme le disait notre Seigneur Jésus Christ lui-même : « A la fin des temps, il y aura des Prodiges Orchestrés par le Démon qui feront même tourner la tête des Élus (Qui seront convaincus que cela vient du Ciel) »
Les délais de prise en compte des abus dans les communautés et congrégations religieuses,
Présomption de sincérité,
Principe de précaution,
Mesures de prévention.
Il faut lire le Synopsis des délais de prise en compte des abus dans les communautés et congrégations religieuses à partir des premiers signalements… cela dépasse ce qu’on peut imaginer !