Attrape-rêves

Le capteur de rêves est une pièce artisanale perpétuant une légende Amérindienne. Tissé un peu comme une toile d’araignée, il a pour  fonction de filtrer tous les rêves. La légende veut que les rèves traversent la toile, les bons rèves se dirigent vers les plumes et ressortent pour rester dans la chambre. Les mauvais rêves sont emprisonnés dans la pierre  située sur la toile jusqu’au lever du soleil. Aux premiers rayons de lumière, les mauvais rèves seront brûlés.

Ce genre de grigri est en fait un talisman, c’est-à-dire un signe adressé aux esprits. Ce ne sont pas les objets en eux-mêmes qui ont un pouvoir, mais ils sont les signes conventionnels reconnus par les esprits, qui répondent aux injonctions des magiciens opérant par leur intermédiaire sur les détenteurs des fétiches…

Vous trouverez sous ce lien une réflexion sur l’opportunité, pour une personne chrétienne, d’avoir ce type d’objet chez soi; voire de le porter en pendentif comme boucles d’oreilles…

Attrape-rêves en vente dans un magasin « Cultura »

Lithothérapie, bien être par les pierres ?

La lithothérapie, c’est une pseudo thérapie sur une influence énergétique que certaines pierres émettraient pour éradiquer des maladies.

Pour certains, ces pierres jouent un rôle de talisman pour chasser les mauvais esprits, mais il faut avoir la foi…

Ceci relève d’une superstition très ancienne. On dit que le roi Charles le chauve (823-877) possédait une patène de 17 cm en serpentine incrustée d’or pour éloigner les maladies.

Dans le feng Shui, on recommande aussi d’avoir certaines pierres comme le sel gemme, pour éloigner les énergies dites négatives .

Dans les médecines ayurvédiques, des pierres sont utilisées pour harmoniser les différents chakras d’un organisme malade. Dans ce cas, la pierre peut jouer un effet de placebo pour rassurer le patient.

Les adeptes de la chromotérapie, associent la couleur d’une pierre avec certains syntones d’une maladie, par exemple une pierre rouge comme le cinabre est employée comme fortifiant.

La plupart des pierres utilisées n’ont pas de propriétés magnétiques, électrostatiques, et sont constituées souvent par un monocristal.

Pour un lithothérapeute, la lithothérapie est une technique jeune, empirique qui se cherche et se perfectionne chaque jour… et que la médecine officielle met trop souvent, et sans examen à la trappe.

En effet, rien ne justifie scientifiquement cette doctrine d’alchimiste.

Les pierres utilisées en lithothérapie sont taillées en monocristaux à 6 ou 8 facettes, cela donne de très belles réflections optiques.

Ces cristaux sont très décoratifs, certains sont des œuvres d’art et ils embelliront votre vitrine, mais ne comptez pas trop sur eux pour chasser vos maladies ou votre stress.

Puis-je citer ce « cas » cité dans le rapport remis au président du Sénat en 2013, par la commission d’enquête sur l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé ?

Une jeune femme de vingt-six ans avait une maman atteinte d’un cancer qui s’était tournée vers les médecines douces. Cette démarche est compréhensible, car le discours médical peut être abrupt et difficile à supporter pour des malades fragilisés par un diagnostic lourd. Si certains praticiens n’ont proposé qu’un accompagnement de son traitement « classique », d’autres, dogmatiques et péremptoires, lui ont offert une promesse de guérison. La victime a été convaincue de s’acheter un lit de cristal, supposé la guérir, pour un coût de 5 000 euros : la lithothérapie est une pratique onéreuse... Elle est morte sans soins. Aujourd’hui, le coach réclame la restitution du lit de cristal, prévue dans le testament... Vous imaginez les sentiments de sa fille !

Je vous propose cet article de Jacques Bolard : Les cristaux : des pierres magiques aux vertus thérapeutiques ? sur le site Science et pseudo-science
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2075

Jacques Bolard est directeur de Recherche honoraire au CNRS et ancien directeur du laboratoire de Physico-Chimie Biomoléculaire et Cellulaire de l’Université Pierre et Marie Curie.

Vous avez aussi l’article de Jean-François Dufayard sur le site de l’Observatoire Zététique : Lithothérapie, le minéral au service du médical http://www.zetetique.fr/index.php/dossiers/86-lithotherapie

Valérian et la cité des mille planètes

Valérian qui inspire le dernier film de Luc Besson est à l’origine une série de bandes dessinées parues en 2 500 000 d’exemplaires, dont le scénariste est Pierre Christin et le dessinateur Jean-Claude Mézières. Paru dans l’hebdomadaire Pilote en 1967, Valérian est devenu une saga de science-fiction de 36 albums et 1200 pages de bandes dessinées. L’univers de Valérian et Laureline a donné lieu à une exposition proposée à la Cité de la Science à la Villette.

Dès l’âge de 10 ans Luc Besson tombe amoureux de la BD, plus exactement de son héroïne Laureline. Il décide d’en faire un film, sorti en juillet 2017 à grand renfort de publicité : Valérian et la cité des mille planètes. Ce film est le plus cher du cinéma français avec un budget de 197,5 millions d’euros devançant de loin Astérix aux Jeux olympiques qui avait coûté 78 millions d’euros. Le tournage dura 22 semaines et mobilisa 1800 personnes et un prestigieux casting. Le directeur général de la BNP, Jean-Laurent Bonnafé se glorifie de l’investissement exceptionnel consenti par la BNP au film de Luc Bessson, soit 10 millions d’euros. Ce qui est considérable, mais qui ne couvre somme toute que 5/100 du budget du film. Qui a financé le reste ?

Dans le Cinquième élément, il y avait 188 effets spéciaux, il y en a 2734 dans Valérian. Pour composer la musique de la bande originale, 95 musiciens et 40 chanteurs ont été mobilisés sous la direction d’Alexandre Desplat, au studio 104 de la maison de Radio France. Continuer la lecture de « Valérian et la cité des mille planètes »

La biodynamie au risque de l’anthroposophie

I- Ayant rencontré dans mes jeunes années les Anthroposophes biodynamistes, j’ai souhaité mettre à jour mes connaissances. D’autant plus que la nomination de Mme Nyssen à la Culture lançait un début de polémique médiatique sur ses liens avec cette mouvance. Je pense avoir quelques compétences techniques pour discuter la validité de cette pratique agricole de plus en plus prisée par les viticulteurs.

II- BIODYNAMIE : une ésotérique occulte, à ne pas discuter ?

Les anthroposophes reprochent aux théories physico-chimiques et “mécanismes” de la science moderne — bien que d’une performance et d’une puissance extraordinaire —  de n’avoir qu’une validité limitée car –selon eux–elles sont basées sur une conception bien trop restreinte de l’Univers.

Selon R.Steiner, sa science spirituelle aurait découvert “des secrets beaucoup plus complexes que les seules lois du monde physique”, en y ajoutant en la notion deprincipes immatériels tels que forces de vie, forces formatrices et développement cyclique”.

Du coup les agriculteurs se voient munis d’une panoplie de préparations étranges, pour la plupart d’origine animale ou végétale, ayant subi une maturation ( que dis-je “une métamorphose alchimique” ! ) dans des organes animaux, aussi surprenants que les cornes de vaches, les intestins de cerf, ou le crâne d’un animal domestique.

Mais ce n’est pas tout : ces produits ne seront actifs que s’ils sont “dynamisés” selon une procédure complexe qui est assimilée au processus alchimique d’assemblage de la matière dénommé « coagula-solve ».

Dernier outil magique : les agriculteurs pourraient lutter contre les parasites animaux (rats, taupes, etc…) ou végétaux (mauvaises herbes) tout simplement en calcinant une exemplaire des ennemis, et en répandant leurs cendres à doses infimes !

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Feng shui, Chi Qong, Taï-chi-chuan ?

Le Ki

Le chi, le shui, le QI, ou le ki est une notion, provenant des cultures chinoise et japonaise, qui désigne l’essence, le souffle ou le principe énergétique fondamental formant et animant l’univers et la vie. Il faut dire tout de suite que ce concept relève d’une hypothèse et n’est ni infirmé ni confirmé par les sciences formelles. L’occident a rapidement réduit la notion de ki à de l’énergie sans pour autant définir ce qu’était cette énergie.

Dans une approche spirituelle, le ki est l’énergie même de l’univers qui relie les êtres et les choses entre eux.

« Nous ne possédons pas le ki, nous sommes le ki ! » enseignent les maîtres.

Cette énergie circulerait dans notre corps par des canaux appelés méridiens que l’acupuncture a répertoriés. Mais aucun support anatomique n’a été découvert à ce jour permettant de visualiser objectivement ou même de comprendre comment l’énergie y circulerait. L’acupuncture est une pratique empirique qui fonctionne objectivement, mais dont on n’a pas réussi à ce jour à comprendre ni pourquoi ni comment.

Le ki serait également présent dans toutes les manifestations de la nature.

Certains ont voulu trouver des équivalents du ki avec la notion de pneuma des Grecs (notion qui a évolué selon les époques de la Grèce antique) et le spiritus des Latins qui désigne plutôt la notion de souffle. Il serait plus proche du concept de prana de la philosophie indienne.

 « Une analyse rapide de la graphie (écriture non simplifiée) nous montre de la vapeur au-dessus du riz , qui donne une traduction étymologique très réductrice, « énergie produite par l’absorption du riz », exprimant l’idée que le ki est produit par l’air et l’alimentation. L’alimentation n’étant qu’un moyen parmi d’autres de produire du ki. Le Chinois moderne n’a retenu que la partie supérieure , et rejoint ainsi dans l’esprit le caractère primitif formé de trois lignes horizontales , symbolisant les courants atmosphériques, similaires au caractère désignant le nombre « trois. » (Wikipedia article ki spiritualité)

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