L’Antoinisme

L’article de wikipédia fournit des informations assez complètes sur l’Antoinisme.

Cliquer sur le lien  : https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoinisme

Le culte antoiniste, fréquemment appelé antoinisme, est un culte guérisseur et d’inspiration chrétienne fondé en 1910 par le Wallon Louis-Joseph Antoine (1846-1912) à Jemeppe-sur-Meuse (province de Liège, Belgique). Avec un total de 64 temples, plus de quarante salles de lecture à travers le monde et des milliers de membres, il reste la seule religion née en Belgique dont la renommée et le succès ont dépassé les frontières du pays. Principalement actif en France, le mouvement religieux se caractérise par une structure décentralisée, des rites simples, une discrétion et une tolérance vis-à-vis des autres croyances, autant d’éléments qui ont amené le sociologue Régis Dericquebourg à estimer que, tant dans sa forme que dans son style, le culte antoiniste apparaît « très original ».

Les croyances antoinistes combinent des éléments de catholicisme, de réincarnation, et de guérison. L’homme est censé atteindre la conscience en se débarrassant de l’illusion de la matière produite par son intelligence, le but de la vie étant de se libérer du cycle des réincarnations grâce à une progression morale aidée par des « fluides ». La liberté de conscience étant considérée comme essentielle dans la croyance antoiniste, ce culte ne pratique pas de prosélytisme et n’est pas exclusif. Il ne porte pas de jugement sur les questions sociales et, bien que centré sur la guérison, n’interfère pas avec le domaine médical et ne décourage pas le recours à la médecine traditionnelle.

Autour des Extra-terrestres

Notre civilisation est-elle la seule ? Existe-t-il d’autres planètes avec la vie ? Et si oui, existe-t-il d’autres civilisations plus avancées que la nôtre? Cherchent-elles à prendre contact avec la nôtre ?

1. Les extraterrestres, une croyance bien implantée

Il est impossible de faire le tour de l’abondante production en littérature, livres, DVD, vidéos sur le sujet, vous vous en doutez bien. Et ce n’est pas l’objet de cette causerie, qui est d’abord de donner des éléments de discernement spirituel chrétien.

La notion d’OVNI (en anglais : UFO : Unidentified Flying Object) a été créée par Edward J. Ruppelt, ancien capitaine de l’USAF, pour remplacer celle de « Flying Saucer », utilisée généralement à partir de 1947 après l’annonce officielle de la première information de ce type. En français, on utilise le sigle correspondant à la traduction exacte de cette terminologie anglaise : « Objets volants non identifiés » (OVNI). Par analogie aux contacts avec des véhicules prétendument cosmiques (soucoupes volantes), dont l’origine remonterait à des civilisations extraterrestres, on parle aussi des prétendues rencontres avec leurs passagers — appelés souvent EBE (Entités Biologiques Extraterrestres), ET, Ufonautes, Humanoïdes, Cosmites, ou justement — et ce nom est peut-être le plus juste — Étrangers (en anglais Aliens).

Si vous vous intéressez à une méthodologie pour l’étude du phénomène ufologique, vous pouvez lire sur le net l’article d’Éric Déguillaume, « La zététique appliquée à l’ufologie », la zététique se présentant comme une méthode de recherche fondée sur le doute et la vérification des informations.

http://zetetique.fr/index.php/dossiers/288-zetetique-ufologie

Ce qui est certain, c’est que, dans le milieu des médias people, nous sommes l’objet d’un matraquage et d’un formatage continuel. Science et Vie de sept. 2013 titre : « Les scientifiques en sont convaincus, nous ne sommes pas seuls ! Les arguments qui changent la donne ». Ou encore en sept. 2014 : « Voie lactée, 9 milliards de planètes habitables ! »

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Mormons

L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, appelé aussi mormonisme, est une Église chrétienne restaurationniste née dans l’État de New York, aux États-Unis, en 1830 et dont le siège mondial se trouve à Salt Lake City dans l’Utah. Elle est la quatrième plus grande confession chrétienne des États-Unis (6,16 millions de membres). À l’échelle mondiale, elle revendique plus de 15 millions de membres dont 58 000 en France. Elle se considère comme religion révélée, à l’instar du judaïsme, du christianisme et de l’islam.

L’Église a tout d’abord été appelée Église du Christ, ses membres voyant en elle l’Église rétablie de Jésus-Christ. En 1830, elle est appelée Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, « saints » signifiant «disciples» et «derniers jours», expression utilisée dans le Nouveau Testament, faisant une distinction avec l’Église originelle. Finalement, en 1838 Joseph Smith lui donne son nom actuel : Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

Le surnom « mormon » toléré par les membres de l’Église a pour origine le nom d’un personnage du Livre de Mormon. Dans ce livre, Mormon est un prophète, un chef militaire et un gardien d’annales qui aurait vécu aux environs de 311-385 apr. J.-C. sur le continent américain. Il aurait hérité des vastes annales historiques et spirituelles de son peuple qui vivait dans les Amériques et y aurait ajouté l’histoire de sa propre vie. Il aurait compilé et abrégé les récits des prophètes précédents, gravés sur des plaques d’or, donnant ainsi son nom au Livre et leur surnom à l’Église et ses membres.

1. Point de vue sur Jésus-Christ

Les saints des derniers jours affirment que Jésus-Christ est le Premier-né du Père en esprit et le Fils unique du Père dans la chair. Qu’il est le Christ ou Messie, c’est-à-dire l’« Oint ». Qu’il est le Dieu de l’Ancien Testament, à savoir Jéhovah, préordonné à ce grand appel avant la création du monde. Qu’il a, sous la direction du Père, créé la Terre et tout ce qui s’y trouve. Qu’il est né de Marie à Bethléem, qu’il a mené une vie sans péché et accompli l’Expiation parfaite des péchés de toute l’humanité en versant son sang et en donnant sa vie sur la croix. Qu’il est ressuscité des morts, garantissant ainsi la résurrection finale de toute l’humanité. Que par son expiation et sa résurrection, ceux qui se repentent de leurs péchés et obéissent aux commandements de Dieu peuvent vivre éternellement avec lui et avec le Père. Qu’il est l’être le plus important qui soit venu au monde, que sa vie est l’exemple parfait de la façon dont l’humanité doit vivre. Que toutes les prières, bénédictions et sacrements de la prêtrise doivent se faire en son nom. Qu’il est le Créateur, le Sauveur et le Dieu de toute la terre, qu’il reviendra avec puissance et gloire régner sur la terre pendant le millénium et qu’au dernier jour, il jugera toute l’humanité.

La croix chrétienne n’est pas utilisée comme symbole, les saints des derniers jours préférant l’idée du Christ ressuscité et vivant, ce qui, selon leur croyance, est sa réalité actuelle. Dans les églises ne se trouvent pas de croix, de statues ou d’icônes.

2. Histoire

Visions

Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ
Joseph Smith, alors âgé de 14 ans, aurait prié dans un bosquet près de chez lui en 1820, pour savoir à quelle Église il devait se joindre. Il raconte que deux personnages lui apparurent : Dieu le Père et son Fils Jésus-Christ. Il ajoute que Jésus-Christ lui déclara alors que la vraie Église avait été transformée et perdue par les hommes, et que, s’il restait fidèle, il serait plus tard celui par qui elle serait rétablie.

Moroni
Joseph Smith affirme que trois ans plus tard, en septembre 1823, il reçut la visite d’un ancien prophète, nommé Moroni, qui lui révéla l’emplacement de saintes Écritures (colline de Cumorah), écrites en égyptien réformé sur des plaques métalliques et aujourd’hui parues sous le titre de Livre de Mormon. Selon Joseph Smith, ces écrits étaient l’œuvre de prophètes d’origine juive ayant vécu sur le continent américain entre 600 ans av. J.-C. et 420 apr. J.-C.

Joseph Smith recevant les plaques métalliques
Par Edward Stevenson (1820–1897) [Public domain], via Wikimedia Commons

 

Jean-Baptiste, puis Pierre, Jacques et Jean
Joseph Smith raconte également que son secrétaire Oliver Cowdery et lui-même, travaillant en 1829 à la traduction du Livre de Mormon, y lurent le récit de la visite du Messie aux habitants de l’Amérique ancienne et ses enseignements sur le baptême. Selon leur récit, le 15 mai, ils allèrent prier sur les bords de la rivière Susquehanna, près de la maison de Joseph, à Harmony. Ils racontent qu’un être céleste leur apparut, se présentant comme étant Jean-Baptiste ; que ce personnage leur conféra la prêtrise d’Aaron et leur commanda de se baptiser et de s’ordonner mutuellement. Ils racontent que plus tard dans le mois, les apôtres d’autrefois Pierre, Jacques et Jean leur apparurent aussi et leur conférèrent la prêtrise de Melchisédek et les ordonnèrent apôtres.

Moïse, Élias et Élie
Le 27 mars 1836, Joseph Smith consacra le temple de Kirtland. Joseph Smith raconte qu’une semaine plus tard, le 3 avril 1836, Jésus-Christ apparut à lui et à Oliver Cowdery dans le temple, en déclarant : « J’ai accepté cette maison, et mon nom sera ici ; et je me manifesterai avec miséricorde à mon peuple dans cette maison » (Doctrine et Alliances 110 : 7). Il ajoute que trois messagers de l’époque de l’Ancien Testament, Moïse, Élias et Élie, apparurent également et rétablirent des clés et l’autorité de la prêtrise qui avaient été perdues depuis longtemps sur la terre. Toujours selon Joseph Smith, l’autorité de rassembler Israël des extrémités de la terre et de sceller ensemble les familles pour le temps et toute l’éternité fut rétablie (Doctrine et Alliances 110 : 11-16).

Époque des pionniers

Exode des pionniers
Dès la fondation de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours en 1830, ses membres ont été souvent traités durement et persécutés par leurs voisins, principalement en raison de leur unité sociale et politique et de leurs croyances religieuses. Des actes de violence ont eu lieu dirigés contre l’Église, ses membres et son dirigeant, Joseph Smith, ce qui, entre autres raisons, les a contraints à se déplacer d’un endroit à un autre : Ohio, Missouri, puis en Illinois, où les membres de l’Église ont construit la ville de Nauvoo et un temple.

En 1838, le gouverneur du Missouri, Lilburn Boggs, publie l’ordre d’extermination à l’encontre de tous les mormons qui vivaient dans l’État, conduisant au massacre de Haun’s Mill. Emprisonné à Carthage (Illinois), Joseph Smith est assassiné à l’âge de 38 ans le 27 juin 1844 ainsi que son frère Hyrum par une foule en colère qui réclame l’expulsion des Mormons. En 1846, les tensions atteignent leur apogée et, en 1848, des émeutiers brûlent le temple de Nauvoo.

Les premiers pionniers mormons, chassés de Nauvoo en Illinois (États-Unis) durant l’hiver 1845-1846, subirent l’exode et entreprirent à pied ou en chariot, sous la direction de Brigham Young, successeur de Joseph Smith, le trajet de plus de 2000 kilomètres qui les mena jusqu’à la vallée du Grand Lac Salé, un endroit totalement désertique dans les Montagnes Rocheuses, situé dans l’actuel État d’Utah, où ils s’établirent définitivement à partir de 1847.

Entre 1847 et 1860 (date d’achèvement du chemin de fer transcontinental), 86 000 pionniers se rendirent dans la vallée du Grand Lac Salé. 6 000 d’entre eux moururent au cours du voyage. Les premiers pionniers étaient Américains, puis des dizaines de milliers d’Européens, Britanniques, Allemands, Scandinaves, Français, Suisses, etc. traversèrent l’océan Atlantique pour se rendre à Salt Lake City où, sous l’impulsion de Brigham Young, ils prospérèrent.

Mariage plural
Le mariage plural (mariage de type polygynie, un homme avec plusieurs femmes) a été pratiqué par une partie des mormons jusqu’en 1890 : avec l’autorisation du président de l’Église, le mariage plural était célébré dans un temple de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Seules les femmes membres de l’Église et seuls les hommes détenteurs de la prêtrise de Melchisédek pouvaient accéder au mariage dans ces temples. Selon la doctrine mormone, le mariage plural rétablissait la pratique biblique de la pluralité des épouses, et aurait été voulu par Dieu, dans un temps donné, pour accroître son peuple.

Ce n’est un secret pour personne que Joseph Smith a eu lui-même entre 30 et 40 femmes, ce que l’église SDJ a été obligée de confirmer en 2014 [1].

Le pourcentage de mormons polygames a varié selon les endroits et les périodes. Après l’institutionnalisation de la pratique par Brigham Young jusqu’à sa suspension, entre 20 et 40 % des hommes entrèrent dans de tels mariages pluraux, tandis que le pourcentage de femmes polygames était 10 à 15 % plus élevé (leur nombre excédant parfois celui des femmes monogames en Utah). Le 7 avril 1889, Wilford Woodruff, 4e président de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, mit fin à la pratique du mariage plural.

De nos jours, le code moral défini par l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est la loi de chasteté signifiant l’abstinence de toutes relations sexuelles avant le mariage et une fidélité et une loyauté totales à son unique conjoint légal pendant le mariage.

mormon et ses deux femmes 1850
Représentation de 1850 d’un mormon avec ses deux femmes dansant sur la musique d’un diable
Temps modernes

Au cours du XXe siècle, l’Église a considérablement progressé et est devenue une organisation internationale, ceci dû en partie à la croissance du nombre de missionnaires dans le monde. En 2000, l’Église comptait 60 784 missionnaires à plein-temps (renouvelés tous les 3 ans) et le nombre de membres de l’Église dans le monde s’est élevé à un peu plus de 11 millions. En 2007, il a dépassé 13 millions et a atteint 14 millions en juillet 2010, avec environ six millions de personnes vivant aux États-Unis : avec un peu plus de 1 % des Américains, cette Église est considérée comme une minorité religieuse en même temps que la quatrième plus grande confession chrétienne d’Amérique.

Un certain nombre de modifications officielles ont été apportées à l’organisation au cours de l’ère moderne. Un changement important a été l’ordination d’hommes noirs à la Prêtrise à partir de 1978, infirmant ainsi une politique instaurée à l’origine par Brigham Young, en 1852.

En France
John Taylor, qui devait devenir plus tard le troisième président de l’Église arrive le 18 juin 1850 au port maritime de Boulogne-sur-Mer sur le vapeur Emerald avec ses deux collègues Curtis Bolton et William Howells. Il est reçu par le maire de Boulogne-sur-Mer, L. Fontaine et obtient l’autorisation de prêcher. L’instabilité politique crée des crises fréquentes qui entravent l’œuvre des premiers missionnaires. En 1912, la mission française est officiellement organisée. La Première Guerre mondiale oblige tous les missionnaires à évacuer le territoire, et la mission est fermée le 30 août 1914. Elle sera à nouveau ouverte cinq ans après l’armistice de 1918.

En 1939, à la suite de la déclaration de la guerre, les missionnaires reçoivent l’ordre de leur consulat de rentrer aux États-Unis. Un seul détenteur de la prêtrise de Melchisédek exerce alors son sacerdoce en France : Léon Fargier de Valence. Paris, Lyon, Grenoble, Saint-Diez, Besançon, Montpellier, Saint-Étienne, Valence, Tarbes, Nîmes et Saint-Florent sont les villes où les membres sont non organisés puisque sans prêtrise. Pendant toute cette période de Seconde Guerre mondiale, et malgré les avertissements du gouvernement de Vichy, il leur rend visite tous les deux mois et pour cela doit franchir la zone occupée par les Allemands. Son activité attire l’attention de la grande presse. Le lundi 1er juillet 1941, Paris-Soir titre en première page : « M. Fargier, seul pasteur mormon de la zone libre a baptisé ses quinze ouailles dans la piscine municipale de Grenoble. »

En 1946, après la guerre, les unités locales sont réorganisées. Léon Fargier devient le président de district pour toute la France jusqu’en 1950 où le district de Lyon est réorganisé. En 1965, la construction du premier lieu de culte en France sera terminée à Bordeaux.

En octobre 2011, la municipalité du Chesnay (Yvelines) a accordé un permis de construire pour l’édification d’un temple sur son territoire, mais de nombreuses controverses ont surgi et un recours en justice a été déposé par les associations de riverains. En septembre 2014, le maire du Chesnay annonçait que tous les recours déposés contre le permis de construire du temple avaient été rejetés.

3. Ouvrages canoniques

Un des aspects de la doctrine mormone qui distinguent les saints des derniers jours des autres confessions chrétiennes est la croyance en de saintes Écritures complémentaires à la Bible, ce qui porte à quatre le nombre d’ouvrages considérés comme canoniques et qui conduisent les saints des derniers jours, par une étude personnelle, à acquérir un témoignage spirituel personnel de leur véracité :

Bible

Les mormons croient que la Bible est la parole de Dieu dans la mesure où elle est traduite correctement. La Bible, c’est-à-dire l’Ancien Testament et le Nouveau Testament, est l’un des fondements de la foi mormone.

Le Livre de Mormon

Le Livre de Mormon est un ouvrage publié en 1830 et présenté par Joseph Smith comme la traduction de plaques trouvées selon lui dans la Colline de Cumorah dont l’endroit lui aurait été indiqué par l’ange Moroni. Le livre relaterait, de 600 ans avant Jésus-Christ à 421 ans après Jésus-Christ, 1000 ans de l’histoire de Léhi, prophète d’origine juive, fuyant par la mer avec sa famille juste avant la destruction de Jérusalem, et de sa descendance, les Néphites et les Lamanites, peuples de l’Amérique ancienne, avec pour point culminant, la visite que Jésus-Christ aurait rendue au peuple néphite trois jours après sa crucifixion. L’ouvrage tire son nom d’un de ses personnages, Mormon, qui aurait vécu de 311 à 385 environ après Jésus-Christ. Ce dernier aurait rassemblé les annales de ses prédécesseurs pour en faire une compilation religieuse et historique. C’est en référence à cette compilation que sont utilisés les termes « mormon » et « mormonisme ».

livre-mormon
Le livre des mormons

Joseph Smith affirme avoir traduit ce document à l’aide de l’ourim et thoummim. Selon lui, il s’agissait d’instruments qui étaient en usage parmi les prophètes de l’Ancien Testament (se référant à Esdras 2, 63) et qui se trouvaient avec les plaques. Dans la Bible hébraïque, l’Ourim et le Thoummim sont des éléments du pectoral porté par le Grand prêtre d’Israël. Ils sont généralement considérés comme des objets ayant trait à l’art de la divination mais aucune description de leur aspect ne figure dans la Bible[2].

Les historiens rejettent les aspects surnaturels du récit de Joseph Smith et estiment que celui-ci a rédigé le livre lui-même, seul ou avec l’aide d’associés plus instruits, en se servant vraisemblablement d’autres ouvrages. Ils rejettent la véracité historique du Livre de Mormon en soulignant les incohérences anachroniques du récit.

Doctrine et Alliances

À la Bible et au Livre de Mormon, s’ajoutent les Doctrine et Alliances qui, selon la doctrine mormone, sont des Écritures canoniques de composition moderne, émanant de prophètes modernes pour l’établissement et le gouvernement de l’Église.

Perle de Grand Prix

La Perle de Grand Prix est un choix de textes relatifs à de nombreux aspects de la foi et de la doctrine de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Ces textes sont :
le Livre de Moïse (extraits de la version de la Genèse par Joseph Smith),
le Livre d’Abraham, présenté comme la traduction, par Joseph Smith, de papyrus égyptiens qu’il obtint en 1835,
Joseph Smith, Matthieu, extrait de l’évangile de Matthieu, selon la version de la Bible par Joseph Smith,
Joseph Smith, Histoire, extrait de l’histoire de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours que Joseph Smith écrivit en 1838
les Articles de foi de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, qui sont treize déclarations de foi et de doctrine.

4. Théologie

L’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours affirme être dirigée par Jésus-Christ, par l’intermédiaire d’un prophète vivant (actuellement Thomas S. Monson, 16e président de l’Église), et de douze apôtres et se considère comme le rétablissement de l’Église originelle de Jésus-Christ après une longue période d’apostasie et en préparation de la Seconde Venue. Selon sa doctrine, l’Église fournirait l’organisation et les moyens nécessaires pour enseigner l’Évangile de Jésus-Christ à tous sans exception, apportant l’autorité de la prêtrise qui permet d’accomplir les sacrements et ordonnances du salut pour toutes les personnes qui sont dignes et disposées à les recevoir.

Les saints des derniers jours croient en un plan de salut, permettant à l’homme et la femme dignes d’atteindre l’exaltation, c’est-à-dire retourner en la présence de Dieu. La notion de famille tient une place prépondérante : les saints des derniers jours pensent que la famille peut être éternelle grâce aux sacrements célébrés dans un temple de l’Église.

La théologie du mormonisme est nommée Évangile de Jésus-Christ. Elle est fondée sur les Saintes Écritures et la révélation moderne par l’intermédiaire des prophètes. Cette doctrine aurait été révélée par Jésus-Christ comme étant un système de lois et d’ordonnances éternelles telles que la personne qui s’y conforme strictement aurait l’assurance de pouvoir entrer dans la présence de Dieu. Ces lois et ordonnances seraient le système de gouvernement du royaume de Dieu. Selon la doctrine, tous seront sauvés dans un royaume de gloire mais pas tous dans le royaume céleste.

Le plan de salut désigne le plan par lequel Dieu réalise l’immortalité et la vie éternelle de l’homme :

– La vie prémortelle avec Dieu : pour les saints des derniers jours, tous les êtres humains ont choisi dans la vie prémortelle de venir sur la terre et sont ici-bas pour faire l’expérience de la vie dans un corps de chair et d’os et pour acquérir les vertus chrétiennes avant de retourner en présence de Dieu.
Quitter la présence de Dieu : La chute d’Adam et Ève était une étape nécessaire à la venue au monde des enfants d’esprit du Père. Sans l’étape de la Chute, Adam et Ève n’auraient pas eu de postérité, et n’auraient pas connu le bien et le mal ni plus tard la vie éternelle (2 Néphi 2,22-25).
Communiquer avec Dieu : la prière, les enseignements des prophètes et l’étude des Écritures sont les moyens de communiquer avec Dieu.
Jésus-Christ : Le point central de la théologie mormone est Jésus-Christ : sa naissance, sa vie, son sacrifice expiatoire et sa résurrection. La création a permis la Chute qui a nécessité l’expiation de Jésus-Christ. Le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ est considéré comme l’événement le plus important de l’histoire de l’humanité. Parce qu’il a mené une vie parfaite, le Christ était qualifié pour offrir sa vie en rançon pour les péchés de l’humanité. Le sacrifice expiatoire permet la foi au Christ et en son salut.
Contracter des alliances avec Dieu : la foi, la repentance, le baptême par immersion pour la rémission des péchés, le don du Saint-Esprit par imposition des mains et la persévérance dans l’obéissance aux commandements jusqu’à la fin sont nécessaires au salut. La Sainte-Cène, ayant lieu chaque dimanche, permet de renouveler les alliances contractées lors du baptême.
Le perfectionnement des saints : le respect du jour de sabbat, la loi de chasteté (abstinence avant le mariage et fidélité pendant), le paiement de la dîme, le jeûne, le travail et la responsabilité personnelle, la Parole de Sagesse (s’abstenir de tabac, de boissons alcoolisées, de café et de thé, de drogue), l’œuvre missionnaire, l’obéissance aux commandements permettent de se perfectionner dans les vertus chrétiennes
– La famille éternelle : atteindre l’exaltation, soit la continuité des vies, nécessite d’avoir préalablement reçu le sacrement du mariage éternel dans le temple. C’est ainsi que les couples saints des derniers jours sont mariés ou « scellés » pour l’éternité et que les enfants sont « scellés » à leurs parents.
– L’œuvre du temple et la généalogie : Selon la doctrine, l’Évangile est enseigné aux morts dans le monde des esprits où, ayant leur libre arbitre, ils peuvent accepter ou non les sacrements accomplis pour eux dans cette vie. Ces sacrements, œuvre de salut pour les morts, sont accomplis par procuration dans les temples par les membres de l’Église considérés dignes. Les saints des derniers jours font des recherches généalogiques pour découvrir les noms et dates de naissance de leurs ancêtres afin que les ordonnances salvatrices (baptême, confirmation, ordination, dotation, mariage, scellement aux parents et aux enfants) soient accomplies pour eux.
– La vie après la mort :
. Le monde des esprits post-terrestre est l’endroit où attend l’esprit de l’homme entre la mort et la résurrection. Il comporte deux parties distinctes ou états séparés : le paradis, où sont reçus ceux qui ont accepté l’Évangile ; et la prison des esprits, où sont reçus ceux qui n’ont pas obéi à l’Évangile ou qui ne l’ont pas accepté pendant qu’ils étaient sur la terre ou qui n’ont pas eu l’occasion de l’entendre. L’Évangile est enseigné dans la prison des esprits et ceux qui acceptent le sacrement du baptême célébré en leur faveur dans les temples vont dans le paradis. Ces sacrements, œuvre de salut pour les morts, sont accomplis par procuration.
. La résurrection universelle : résurrection de chaque être humain avant qu’il ne soit emmené devant Dieu pour le jugement.
. Le jugement dernier où il sera tenu compte de la globalité de la personne jugée (connaissance, actes, paroles, pensées, désirs, repentance).
. L’attribution d’un degré de gloire : au jugement est attribué à chacun, selon ses choix dans la mortalité et dans l’au-delà, l’un des trois degrés de gloire : téleste, terrestre, ou céleste.

plan de salut selon les mormons
By Adjwilley (Own work) [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

 

5. Population de l’Église

D’après le Yearbook of American and Canadian Churches de 2005, de toutes les Églises qui communiquent leurs statistiques, l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est la quatrième par la taille aux États-Unis, comptant plus de 5,5 millions de membres aux États-Unis, fin 2003. Elle revendiquait treize millions de membres dans le monde en 2007 et affirmait avoir atteint le nombre de 13 508 509 membres en 2008 dont 166 000 au Canada (avec 10 226 au Québec), 34 906 en France, 6 043 en Belgique et 7 939 en Suisse. Plus de la moitié des membres de l’Église vivent en dehors des États-Unis, répartis dans près de 180 pays, et en 178 langues.

Statistiques par pays et par langue au 31 décembre 2003 :
Pays ayant le plus grand nombre de membres de l’Église :
États-Unis : 5 503 192 Mexique : 980 053
Brésil : 866 988 Chili : 530 739
Philippines : 526 178 Pérou : 384 663
Argentine : 330 349 Guatemala : 192 207
Canada : 166 442 Équateur : 61 396

Pays ayant le plus grand pourcentage de membres de l’Église (10 000 membres minimum) :
Tonga : 17,0 (1 sur 6) Samoa : 12,7 (1 sur 8)
Samoa américaines : 19,1 (1 sur 5)
Kiribati : 10,0 (1 sur 10)
Polynésie française : 7,8 (1 sur 13)
Chili : 3,4 (1 sur 30) Uruguay : 2,4 (1 sur 42)
Nouvelle-Zélande : 2,3 (1 sur 43)
Honduras : 1,6 (1 sur 62) Bolivie : 1,5 (1 sur 64)

6. Catholiques et mormons

Le 5 juin 2001, le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a répondu négativement au doute concernant la validité du baptême conféré dans la communauté appelée « L’Église de Jésus-Christ des Saints du dernier jour ». Doute : Le baptême conféré dans la communauté appelée « L’Église de Jésus-Christ des Saints du dernier jour », généralement connue sous le nom de « Mormons », est-il valide ? Réponse : Non [3].

Selon le cardinal Francis George, archevêque de Chicago, président de la Conférence épiscopale des États-Unis, reçu à l’Université Brigham Young, en février 2010 :
« La leçon qu’enseigne l’histoire américaine est que les Églises et les autres corps religieux prospèrent dans une nation et un ordre social qui respectent la liberté religieuse et reconnaissent que le gouvernement civil ne doit jamais s’interposer entre les consciences et les pratiques religieuses de ses citoyens et le Dieu tout puissant… Je suis personnellement reconnaissant, qu’après avoir vécu essentiellement séparés pendant 180 ans, catholiques et saints des derniers jours aient commencé à se considérer comme des partenaires dignes de confiance dans la défense des principes moraux partagés et dans la promotion du bien commun de notre pays bien-aimé. »

Plus généralement, et particulièrement aux États-Unis, les relations entre ces deux confessions sont une coopération entre le Secours catholique et le Centre humanitaire de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours dans l’assistance aux victimes de famines et désastres naturels et, ces dernières années, l’Église SDJ a parfois rejoint les représentants catholiques dans des initiatives communes telles que l’opposition au mariage de même sexe.

Les 13 et 14 septembre 2010, Russell Ballard, apôtre de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours en visite à Rome, a rencontré au Vatican le Cardinal Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et le Cardinal Jean-Louis Tauran, chef du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.

Des chefs religieux (dont Henry B. Eyring de la Première Présidence, accompagné de frère L. Tom Perry du Collège des douze apôtres et de l’évêque Gérald Caussé de l’épiscopat président) et les universitaires représentant 14 traditions religieuses de 23 pays se sont réunis au Vatican en novembre 2014 et dans un rassemblement historique organisé par l’Église catholique pour discuter de la façon dont les hommes et les femmes se complètent mutuellement dans le mariage.

Chretiens vs Mormons
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Source des points 1 à 6 : extrait de
https ://fr.wikipedia.org/wiki/Église_de_Jésus-Christ_des_saints_des_derniers_jours
On pourra s’y reporter pour toute la question des structures de l’Église et aussi de la théologie du mormonisme.

7. Les Mormons, une secte ?

Catherine Picard, actuellement présidente de l’UNADFI, a déclaré au sujet de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours : « Il s’agit d’un mouvement à déviance sectaire. C’est une communauté qui vit en vase clos, où la place de la femme est réduite à néant. L’enseignement religieux pour les enfants est tellement important qu’ils n’ont pas de temps à consacrer à autre chose. C’est un fonctionnement très limite »[4].

Pour sa part, l’ADFI certifie dans son périodique être « régulièrement contactée par des familles ou des personnes confrontées à des situations conflictuelles et douloureuses du fait de l’appartenance d’un de leurs proches à ce mouvement ». Les reproches concernent les méthodes d’évangélisation, le détachement progressif du fidèle de son entourage, la place accordée aux femmes, le manque de liberté de pensée et l’enseignement des enfants que l’association considère comme un endoctrinement[5]. L’ADFI dénonce notamment l’organisation de cours d’anglais gratuits par les missionnaires (en France, ces cours sont donnés de façon discontinue depuis 1950) qui peuvent servir d’appât pour jeunes [6].

En l’absence de plaintes de fidèles, la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS) a estimé en 2000 que l’Église est  un groupe religieux qui ne pose pas de problèmes en France . Elle a en outre estimé, dans son rapport de 2001,  que […], compte tenu de la définition du caractère sectaire d’une association par l’examen exclusif de son comportement au regard des droits de l’Homme et de l’ordre public (rapport au Premier ministre, décembre 1999), […] l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ne devrait pas être considérée comme secte Le Centre contre les manipulations mentales (CCMM) relève son « prosélytisme missionnaire constant », son mode de vie « rigoriste, très familial, peu ouvert aux non-mormons » et sa « considérable puissance médiatique, politique, universitaire, industrielle ». Cependant le CCMM considère que « débarrassée de principes inacceptables comme la polygamie, cette confession a évolué peu à peu en culte », c’est-à-dire en mouvement qui, « se débarrassant des aspects contestables de son idéologie et de ses pratiques, se transforme peu à peu en une confession socialement acceptable (dénommée alors religion) ».

Des membres de l’Eglise des saints des derniers jours-Prosélytism à la porte d’une église chrétienne – By The Photographer (Own work) [CC0], via Wikimedia Commons

De fait, en 2009, l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est devenue Association culturelle, loi 1905 (JO du 4 juillet 2009).

Notre point 10 concernant les relations du fondateur Joseph Smith avec la Franc-Maçonnerie laisse cependant penser que l’enseignement contenu dans les fondamentaux mormons a une origine polluée et malsaine. Notre point 9 confirme les aspects délirants des conceptions mormones.

Source de cette partie :
https ://fr.wikipedia.org/wiki/Mormonisme_et_caractère_sectaire

8. Le baptême pour les morts

La pratique de l’Église SDJ s’enracine dans un seul verset de la 1ère lettre aux Corinthiens de Paul, 15, 29. Voici le contexte (vv. 24-30) : « Puis ce sera la fin, lorsqu’il remettra la royauté à Dieu le Père, après avoir détruit toute Principauté, Domination et Puissance. Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait placé tous ses ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi détruit, c’est la Mort ; car il a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dira : « Tout est soumis désormais », c’est évidemment à l’exclusion de Celui qui lui a soumis toutes choses. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous. 29. S’il en était autrement, que gagneraient ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi donc se fait-on baptiser pour eux ? Et nous-mêmes, pourquoi à toute heure nous exposer au péril ? Chaque jour je suis à la mort, aussi vrai, frères, que vous êtes pour moi un titre de gloire dans le Christ Jésus, notre Seigneur. »

* Auteurs anciens. Certains auteurs suggèrent que le baptême pour les morts a été pratiqué par certains groupes de premiers chrétiens et que cette pratique s’est poursuivie au moins jusqu’à la fin du IVe siècle.

Ambrosiaster, auteur latin qui vivait sous le pontificat de Damase Ier (366-384), à propos de la déclaration de Paul :  Paul souhaite montrer combien la résurrection des morts est sûre et ferme en donnant l’exemple de ceux qui étaient si certains de la future résurrection qu’ils étaient baptisés pour ceux qui étaient morts avant d’avoir pu être baptisés. Craignant que quiconque qui n’avait pas été baptisé ne ressusciterait pas du tout, ou ressusciterait pour être damné, une personne vivante était baptisée défunt.  [7]. La position d’Ambrosiaster est adoptée par de nombreux auteurs, dont le théologien et philosophe saint Thomas d’Aquin (1224/25-1274).

Saint Jean Chrysostome (344/349-407) explique que chez les marcionites, quand un catéchumène mourait, une personne vivante s’étant cachée sous le lit du défunt, ils s’approchaient du mort et lui parlaient lui demandant s’il voulait recevoir le baptême. Comme il ne répond pas, celui qui est caché en dessous répond pour lui disant qu’il veut être baptisé. Ainsi, ils le baptisent à la place de celui qui est mort, comme s’ils jouaient sur une scène… Si, indépendamment des morts, nous pouvons décider ou changer leur destinée éternelle, alors le fait qu’ils soient damnés ou sauvés ne peut plus être attribué à leurs fautes ou à leurs mérites, mais aux nôtres. Ce serait notre responsabilité !  [8].

Épiphane de Salamine, évêque et théologien du quatrième siècle, disait à propos des marcionites, une Église chrétienne à laquelle il était opposé : Dans ce pays — je veux dire l’Asie — et même en Galatie, leur école était très florissante ; et une tradition nous est parvenue à leur sujet : quand un des leurs mourait sans baptême, ils avaient coutume d’en baptiser d’autres en son nom, de peur qu’à la résurrection il ne fût puni pour n’avoir pas  été baptisé.  [9]

Saint Philastre de Brescia (IVe siècle) dit des Cathaphrygiens (dont Montanus de Phrygie) : Ces gens baptisent les morts .

Saint Grégoire de Nazianze (329-390), théologien et docteur de l’Église, reproche à un vieil homme de remettre à plus tard son baptême lui demandant avec ironie : « Attends-tu toi aussi d’être baptisé après que tu sois mort » [10] ?

Le quatrième canon du synode d’Hippone, qui a eu lieu en 393, déclare : L’Eucharistie ne doit pas être accordée à des cadavres, ni le baptême qui leur est conféré . . La décision fut confirmée quatre ans plus tard, dans le sixième canon du troisième concile de Carthage. Le concile de Carthage, tenu en 397, confirme le synode d’Hippone et condamne toute administration du baptême pour les morts. Le 6e canon du concile déclare :  Prenez garde que l’ignorance des frères ne les conduise à croire que les morts peuvent être baptisés..

* Auteurs modernes. Jérôme Murphy-O’Connor (décédé en 2013), prêtre dominicain, sommité en matière paulinienne et professeur de Nouveau Testament à l’École biblique de Jérusalem depuis 1967 :  Les commentaires les plus récents de 1 Corinthiens 15, 29 s’accordent tous à penser que ce verset parle d’une coutume à Corinthe par laquelle des membres de la communauté étaient baptisés en faveur de parents et d’amis chers qui n’avaient pas reçu le sacrement. Une telle unanimité reflète un consensus dont la base, déclare-t-on, est le texte lui-même. On nous dit qu’une lecture impartiale du verset suggère immédiatement et naturellement une telle pratique. Les autres opinions n’auraient été proposées qu’à cause du fait que les érudits (pour des raisons dogmatiques ou autres) n’auraient pu se résoudre à admettre l’existence d’une coutume si bizarre. [11].

Sergeï Antonenko, spécialiste russe de la religion, déclare que le baptême par procuration des morts a ses racines dans le christianisme antique : « Ceux qui sont avancés dans l’étude de la religion peuvent conclure que le baptême par procuration a existé dans l’histoire de l’Église chrétienne. » Citant comme exemple la déclaration explicite de l’apôtre Paul sur le sujet (voir 1 Co 15, 29), il continue : « La signification directe [littérale] du verset implique que ‘le baptême pour les morts’ pour les anciens chrétiens était la confirmation de leur foi — de leur croyance en la résurrection. »

Selon Antonenko, il est évident que le baptême pour les morts a été pratiqué dans certaines des premières communautés chrétiennes jusqu’à ce qu’il soit interdit par décret du Concile de Carthage. La tradition des baptêmes posthumes a continué à exister dans les périodes postérieures. On la connaissait aussi dans la Russie ancienne. En 1044, Iaroslav, surnommé le Sage, grand duc pieux de Kiev [capitale de la République actuelle d’Ukraine], a introduit [physiquement] dans l’église deux de ses oncles, Oleg et Jaropolk, qui étaient morts bien avant cela et étaient officiellement païens [non baptisés au moment de leur décès]. Dans ce cas-ci on peut difficilement parler de baptême par procuration. Les chroniques disent que les os des ducs furent exhumés des tombeaux, baptisés et puis enterrés dans la cathédrale de la Sainte Vierge des Dîmes. Au sujet d’Oleg et de Jaropolk, on sait qu’ils ont été élevés et éduqués par leur grand-mère, la grande duchesse Olga, et qu’ils croyaient au Christ et que s’ils n’ont pas été baptisés, c’est à cause de circonstances défavorables… tués dans des querelles intestines.

Iaroslav le Sage était convaincu que c’était son devoir d’aider ses oncles décédés prématurément à mener à bonne fin leur choix chrétien… le baptême des morts fut accompli officiellement dans l’église construite par saint Vladimir [12].

* Des baptêmes pour les morts sont pratiqués par procuration dans des temples par les membres de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

Selon la doctrine de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, l’Évangile est enseigné aux morts dans le monde des esprits où ils ont l’occasion d’accepter librement les sacrements accomplis pour eux dans cette vie. Ces sacrements ne prennent effet qu’après acceptation des destinataires.

Les saints des derniers jours font des recherches généalogiques pour découvrir les noms et dates de naissance de leurs ancêtres afin que les ordonnances salvatrices (baptême, confirmation, ordination, dotation, mariage, scellement aux parents et aux enfants) soient accomplies pour eux.

Seul un adulte de sexe masculin détenteur de la prêtrise de Melchisédek ayant reçu l’ordonnance de la dotation peut baptiser en faveur des morts. Dans la pratique du baptême pour les morts, une personne vivante est baptisée par immersion en lieu et place d’une personne décédée du même sexe. La personne qui représente le défunt est appelée par son nom, puis après l’énoncé du nom complet de la personne décédée qu’elle représente, est baptisée par immersion « au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ». Selon la doctrine mormone, le défunt, qui est vivant en esprit, est libre d’accepter ou de refuser le baptême accompli en sa faveur.

baptême pour les morts des Mormons
Font Baptismal des SDJ Pour le baptême pour les morts-Temple de Salt Lake City par Charles Roscoe Savage [Public domain], via Wikimedia Commons
Les saints des derniers jours considèrent que leur première obligation est d’accomplir, par procuration, les ordonnances du temple pour les membres décédés de leur famille. Des recherches généalogiques peuvent être faites sur les lignées par le sang, par adoption et par scellement, également pour les noms de personnes qui ont une relation familiale probable. Sont exclus les noms de personnes non apparentées, notamment les noms de célébrités ou celles collectées dans le cadre de projets d’extraction non approuvés, par exemple les victimes juives de l’Holocauste.

Bien que l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours considère que c’est un grand service que d’accomplir des sacrements par procuration pour les défunts, certains non-mormons se sont offensés de cette pratique. Sensible à la question du baptême par procuration pour les non-mormons qui n’ont pas de lien de parenté avec des membres de l’Église, l’Église au cours des dernières années a publié des instructions limitant l’accomplissement des sacrements du temple aux ancêtres directs des membres de l’Église.

En 2008, une directive de la Congrégation vaticane pour le Clergé a été envoyée aux diocèses catholiques pour empêcher l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours de microfilmer et de numériser les informations contenues dans les registres de sacrements catholiques de sorte que les personnes dont les noms y figurent ne reçoivent pas le baptême mormon. Le Vatican avait déjà déclaré en 2001 que le baptême mormon était non valide.

Source : extrait de https://fr.wikipedia.org/wiki/Baptême_pour_les_morts

9. La loi mormone sur la progression éternelle

L’erreur doctrinale la plus grave de l’enseignement mormon peut être résumée dans la position de base concernant Dieu et l’homme, connue sous l’appellation de « progression éternelle ». Cet enseignement est au centre de la foi mormone. Selon lui, Dieu fut un jour un simple être humain et l’homme deviendra un jour Dieu (Ensign, mai 1977, page 49). Et voici la fable délirante concoctée en milieu mormon.

Elohim, le père de Jésus, serait né sur une autre planète de la même façon que nous avons été mis au monde par nos parents. Elohim aurait acquis une grande maturité grâce à son obéissance aux lois et ordonnances du Dieu qui régentait cette planète, c’est-à-dire son père qui lui-même dans le passé fut un homme soumis à un autre Dieu et ainsi de suite ! (Journal of Discourses, vol. 6, pages 3-5).

Elohim mourut, fut ressuscité et jugé par son dieu qui le trouva digne d’être élevé à la divinité. Il lui fut donné beaucoup d’épouses qui l’accompagnèrent sur une planète dénommée Kolob. Il y prospéra et il engendra des millions d’enfants démunis de corps physiques. Cette doctrine nous apprend que toute la race humaine fut envoyée de Kolob sur cette terre dotée de corps physiques afin d’être testés comme Elohim.

Elohim eut pour tâche de préparer la terre afin qu’elle soit occupée par les hommes. Le Conseil des dieux s’est alors rassemblé afin de trouver le meilleur plan de travail pour cette entreprise. Elohim demanda à ses deux fils aînés Jéhovah (Jésus) et Lucifer de préparer chacun un plan. Après délibération, le Conseil opta pour le plan de Jésus et il fut élevé à la position divine. Satan n’accepta pas cette décision et un tiers des enfants d’Elohim fut entraîné dans la révolte. Un autre tiers resta fidèle à Elohim et à la décision du Grand Conseil, et un autre tiers composé d’irrésolus resta obéissant mais ne voulut pas s’engager dans la bataille ! (Mormon Doctrine, pages 163-164).

Le parti de Jésus remporta la victoire et Lucifer et ses adeptes furent chassés de Kolob et arrivèrent sur terre. Ceux qui demeurèrent vaillants et fidèles à Jésus vinrent sur terre avec une peau blanche, les irrésolus quant à eux reçurent une peau noire, la malédiction de Caïn (Doctrines of Salvation, vol.1, page 64-66). Soit dit en passant, depuis le 9 juin 1978, les noirs ont été pardonnés et peuvent recevoir la prêtrise mormone afin de devenir dieu et blanc tout naturellement.

Neuf mois avant la naissance de Jésus à Bethléem, Elohim son père vint sur terre afin d’avoir des relations sexuelles avec Marie. Souvenez-vous qu’Elohim est un homme exalté selon le mormonisme ! (Journal of Discourses, vol. 8, page 115, Mormon Doctrine, pages 742-743).

Le Jéhovah mormon, alias Jésus, épousa trois femmes identifiées, savoir les deux sœurs de Lazare et Marie-Madeleine. Il transforma l’eau en vin lors de son premier mariage. Selon le mormonisme, Jésus fut persécuté parce qu’il possédait beaucoup de femmes et de concubines ! (Journal of Discourses, vol, 1, 1852-1854 pages 345-346).

Le Jésus mormon est mort sur la croix afin d’expier la transgression d’Adam alias Elohim. Grâce à la chute, nous pouvons disposer de corps physiques et la mort de ceux-ci nous permettra de ressusciter. La chute est en fait pour les mormons une bénédiction. La mort de Jésus nous permet de bénéficier d’une résurrection physique et de posséder l’immortalité. Chacun sera jugé selon ses œuvres et puni pour ses propres péchés ! (Articles of faith, pages 68-70).

Le Jésus des Saints des Derniers Jours
Le Jésus des Saints des Derniers Jours – Temple des Mormons au Salt Lake City

« Aucun homme ou femme dans cette dispensation n’entrera jamais dans le royaume céleste de Dieu sans le consentement de Joseph Smith, chaque homme et femme doit avoir un certificat de Joseph Smith comme passeport afin d’entrer là où se trouvent Dieu et Christ » (Journal of Discourses, vol. 7, page 289).

Ainsi, si le mormon est fidèle aux cérémonies du Temple, s’il obéit aux lois de l’église mormone, il sera peut-être jugé digne d’entrer dans le Royaume céleste, le plus haut degré de gloire, et devenir dieu, ou une déesse s’il s’agit d’une femme. (Doctrines of Salvation, vol. 2, pages 44-46).

Chaque mormon divinisé recevra beaucoup de déesses et prendra possession de son nouveau royaume et le processus recommencera…

Les mormons enseignent que l’utilisation chrétienne de la croix est païenne et diabolique. Jamais vous ne verrez de croix chez les mormons. La vision de la croix comme lieu d’expiation de nos péchés est regardée comme une hérésie ! (What The Mormons Think of Christ, page 22).

temple mormon suisse
Le faux ange Mormoni qui remplace la croix sur le sommet d’un temple mormon en Suisse.

On est évidemment à des années-lumière de la Bible, dans des conceptions ténébreuses qui se veulent au-delà du bien et du mal.

On comprend qu’on puisse lire sous la plume d’un mormon : « Les mormons ne rampent pas devant Dieu, débitant leur indignité et implorant grâce. Ce ne sont pas des esclaves mais des hommes faits à l’image de Dieu. Ils se tiennent debout fièrement levant la tête et tendant leur main pour serrer celle de Dieu afin de le saluer » [13]

Source : Christian Piette, La Route Droite n° 25
http://vigi-sectes.org/la-loi-mormone-sur-la-progression-eternelle/

10. Les liens entre J. Smith et la Franc-Maçonnerie

Quand Joseph Smith créa l’église SDJ, la Franc-maçonnerie existait déjà. En 1827, Hyrum Smith qui est le frère de Joseph Smith, rejoindra les Franc-maçons ainsi que beaucoup des premiers Mormons [14]. En 1838, les Mormons formèrent une bande secrète unie par des serments de mort secrets pour défendre les mormons de leurs ennemis et pour faire sortir les apostats du milieu d’eux [15].  Le 15 mars 1842, Joseph Smith est devenu membre de la loge franc-maçonnique à Nauvoo en Illinois. Le lendemain, il est élevé au 32ème degré la franc-maçonnerie [16]. « Le soir, j’ai reçu le premier degré dans la franc-maçonnerie à la loge de Nauvoo, assemblée dans mon bureau ». « J’étais à la loge maçonnique et je fus élevé au degré suprême ».

La compromission des hauts degrés de la Franc-Maçonnerie avec le satanisme est connue. Albert Pike, Grand Pontife de la Franc-Maçonnerie universelle, Franc-Maçon du 33e degré, Grand Prêtre de l’Église Satanique, a déclaré le 14 juillet 1889 en France, en s’adressant aux hauts degrés de la maçonnerie de « Rite Palladique » : «… À toi, Souverain Grand Instructeur Général, nous disons ceci, que tu peux répéter aux Frères des 32°, 31° et 30° ème degré : La Religion maçonnique devrait être maintenue par nous tous, initiés de hauts degrés, dans la pureté de la doctrine luciférienne… » [17].

Après quelques mois, les francs-maçons d’autres loges d’Illinois rejetèrent la loge de la ville appelée Nauvoo parce qu’elle introduisait beaucoup de changements dans les cérémonies[18]. Pour se défendre contre les accusations disant qu’il avait copié les cérémonies de la franc-maçonnerie pour les mettre dans les cérémonies secrètes du temple mormon, Joseph Smith déclara que la franc-maçonnerie était une apostasie de la religion vraie, et qu’il l’avait restaurée par « révélation de Dieu »[19]. Cependant, au moment de leur mort, son frère et lui étaient membres à part entière de la franc-maçonnerie [20].

. Quand ils furent attaqués en prison par la foule, Joseph appela ses frères francs-maçons à l’aide : « Ô Seigneur, mon Dieu, est-ce qu’il n’y a pas d’aide pour le fils de la veuve ?[21] »

Les serments de mort, de la même nature que ceux de la franc-maçonnerie, ont continué dans les cérémonies des temples mormons jusqu’au 10 avril 1990. Après cette date, à cause des protestations de beaucoup d’organisations chrétiennes, les mormons abandonnèrent cette pratique[22]. Les preuves de leurs liens historiques avec la franc-maçonnerie restent dans les symboles du compas, du carré et de la règle sur les vêtements intérieurs sacrés que porte tout missionnaire mormon. Cependant en regardant de plus près, les symboles sataniques et mythologiques pullulent dans le Temple des Mormons à Salt Lake City, Utah, aux États-Unis [23].

Bernard François dont il est question ci-dessous affirme : « Le rituel secret du Temple pour conférer les ordonnances salvatrices aux vivants et aux morts est en fait pris à la Franc-Maçonnerie de rite Ecossais, et adapté aux Mormons. Les grades d’Apprenti, Compagnon, Maître, sont conférés en une seule séance. La Franc-Maçonnerie officielle n’admet pas cette pratique. »

11. Pérégrinations d’un mormon sarthois, Bernard François

« Bernard François (1920-1997) a vécu au Mans. Ajusteur et serrurier SNCF, puis agent technique, il a donné sa démission en août 1942. Entré au « Maine Libre » en 1946 comme mécanicien linotypiste, puis après maladie, à l’imprimerie Vilaire en novembre 1955. Il a terminé sa carrière à l’imprimerie Barrier en 1983.

À 20 ans, il connut le désert de la foi. A 40 ans, il s’éloignait de la foi catholique pour l’embrasser à nouveau et définitivement 20 ans après. Deux décennies apparemment loin de l’Église. Loisirs peu nombreux, occupé en grande partie à la recherche généalogique. Pas moins de 100 000 km parcourus à mobylette. Une moisson abondante de noms, ses ancêtres et parents, ceux de son épouse, ceux de coreligionnaires et d’amis. Bienveillante, son épouse s’occupait de sa petite famille tandis qu’il partait à la recherche de la grande famille humaine.

Ses enfants se souviennent de ses retours triomphants des Archives Départementales. Et Bernard François de parler avec enthousiasme de Martin Franç̧ois et de Mathurine Pingault, décédés en 1651 et 1678, comme s’il venait de leur serrer la main.

L’étude du livre d’Isaïe en hébreu, et des hiéroglyphes, le ramèneront à sa propre surprise dans l’Église catholique à Noël 1980. Sa vie a été marquée par l’étude, la méditation, la prière (celle du chapelet) et le service. Il aimait les belles célébrations eucharistiques, fréquentes à l’église Saint-Martin de Pontlieue. Il appréciait l’équipe liturgique dont il faisait partie, écoutait attentivement les homélies des prêtres successifs, dont la profondeur ne lui échappait pas, et les commentait à son retour à la maison. »
(Extrait d’une note rédigée pour sa sépulture)

Son travail numérisé a été mis en ligne sur le site http://pncds72.free.fr/102_1_morm_bfrancois.php

D. Auzenet +, pncds72
Novembre 2015

N.B. 1 : Cette conférence ne peut être le lieu d’approfondissement de nombreux points de théologie, d’organisation, de pratiques de l’Église des SDJ. Ont été mentionnés ceux qui pourraient être le plus utile dans un premier temps. Comme dans tous les cas de mouvements où les fondateurs ont été en lien avec la Franc-Maçonnerie (voir les conférences sur les Témoins de Jéhovah, et la Scientologie) la matière est en effet foisonnante et hyper-complexe à maîtriser.

N.B. 2 : Le Chœur du Tabernacle mormon, créé en 1847, est l’une des institutions chorales les plus réputées du monde. Il est formé de 360 voix et est habituellement accompagné par un orgue de 11 623 tuyaux et l’Orchestre de Temple Square composé de 110 musiciens. Tous les membres du Chœur du Tabernacle sont des bénévoles de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours.

Andréa Bocelli, vous connaissez ? Il chante un magnifique « Notre Père » accompagné par le Chœur du Tabernacle mormon. On le trouve en ligne sur l’Internet, même sur des sites catholiques ; comme quoi rien n’est simple !
http://luciole-83.eklablog.com/notre-pere-chante-par-andrea-bocelli-et-choeur-momon-du-tabernacle-a107184228

Le chant d’Amazing Grace par le même Bocelli, devant le pape François :
https://www.youtube.com/watch?v=u5q7FTixnWU


[1] http://www.huffingtonpost.fr/2014/11/12/mormons-joseph-smith-fondateur-eglise-femmes-polygamie_n_6143764.html

[2] Sur la question du rapport du Mormonisme avec l’occultisme, il faut souligner que Stephenie Meyer, romancière, auteur du best-seller Twilight appartient à l’église mormone.

[3]http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20010605_battesimo_mormoni_fr.html

[4] « Les Mormons s’offrent le tiers de Villepreux », Le Parisien, 9 mars 2006]

[5] « Que sait-on de… Les mormons », 4e semestre 2002, UNADFI, voir § 1 et ‘Observations ou témoignages’

[6] L’ADFI publie régulièrement des articles sur les Mormons, que l’on peut retrouver sur son site http://www.unadfi.org/étiquettes/mormons

[7] Patrologie Latine 17, 280

[8] Saint Jean Chrysostome, dans Epistolam 1 ad Corinthios Homilia, p. 40, 71

[9] Hérésies 28, 7

[10] Oratio 40 : In Sanctum baptisma, n° 17

[11] « Baptized for the dead », a Corinthian Slogan ?, Revue Biblique 88, 1981

[12] Baptême pour les morts en Ukraine http://www.idumea.org/Etudes/Croyances/Bapteme_Ukraine.htm

[13] Joseph H. Weston, The Amazing Mormons, p. 82.

[14] Kenneth W. Godfrey. Journal of the Illinois State Historical Society, Spring, 1971, p.81-82

[15] Harold Schindler. Drrin Porter Rockwell: Man of God, Son of Thunder, 1966, p. 44

[16] Joseph Smith, History of the Church, tome 4, pages 551-552.

[17] Publié par la revue anglaise « The Freemason » dans son numéro du 19 janvier 1935 (cf. Epiphanius in « Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l’histoire », pp. 508-509).

[18] E. Cecil McGavin, Mormonism and Masonry, 1956, pages 89-92.

[19] McGavin, page 199.

[20] History of the Church, tome 7, page 188.

[21] McGavin, page 17.

[22] Jerald and Sandra Tanner, Evolution of the Mormon Temple Ceremony, 1842-1990, pages 6-8.

[23] Source : http://rustyjames.canalblog.com/archives/2014/11/27/31035599.html