Chamanisme, druidisme, retour au paganisme ?

Recherche d’harmonie holistique, chamanisme, druidisme… Nouvelles spiritualités, ou retour au paganisme ? par Bertran Chaudet, conférence donnée dans le cadre de la Pastorale Nouvelles Croyances et Dérives Sectaires, Le Mans, 2013.

Le chamanisme

Une sociologue québécoise Catherine Laflamme donne une définition de ce qu’on appelle le chamanisme :

« le chamanisme est un ensemble de méthodes extatiques et thérapeutiques, dont le but est d’obtenir le contact avec l’univers parallèle mais invisible des esprits, et l’appui de ces derniers dans la gestion des affaires humaines. Pour communiquer avec un autre monde, le chaman passe par des transes activées par des ascèses, de longues mélopées rythmées au son du tambour, et l’usage de drogues dont il a le secret. »

Le mot chaman ou chamane a pris des lettres de noblesse en se substituant progressivement aux anciennes appellations de sorcier, guérisseur, magicien ou devin, c’est-à-dire à des personnes usant de magie. Le chaman était socialement reconnu capable de faire le lien et d’infléchir les lois de l’autre monde, en faveur de celui ou de ceux qui lui en faisaient la demande. Le chamanisme suppose que certains humains prédestinés puissent, à la suite d’initiations souvent très dures, établir à volonté une communication avec l’invisible ou le monde-autre. Partout dans le monde, l’initiation chamanique est appréhendée comme une expérience de mort, suivie d’une renaissance. Ainsi le chaman est allé au bout de sa peur et peut acquérir des pouvoirs, il peut devenir insensible au froid au chaud, et acquérir des pouvoirs paranormaux. Continuer la lecture de « Chamanisme, druidisme, retour au paganisme ? »

Jésus-Christ, porteur d’eau vive

Une réflexion chrétienne sur le Nouvel Age, publiée par le CONSEIL PONTIFICAL DE LA CULTURE et le CONSEIL PONTIFICAL POUR LE DIALOGUE INTERRELIGIEUX. Publié en 2003, ce texte remarquable n’a pas pris une ride…

Texte complet sur le site du Vatican

TABLE DES MATIÈRES

Avant-propos

1. Quel genre de réflexion?

1.1. Pourquoi maintenant?
1.2. L’Ère des communications
1.3. Le contexte culturel
1.4. Le Nouvel Âge et la foi catholique
1.5. Un défi stimulant

2. La Spiritualité Nouvel Âge: aperçu general

2.1. Qu’y a-t-il de nouveau dans le Nouvel Âge?
2.2. Que prétend offrir le Nouvel Âge?
2.2.1. Enchantement: il doit y avoir un ange
2.2.2. Harmonie et compréhension: les bonnes vibrations
2.2.3. La santé: une vie épanouie
2.2.4. «  Totalité  »: un voyage magique vers l’inconnu
2.3. Les principes fondamentaux de la pensée Nouvel Âge
2.3.1. Une réponse globale dans un temps de crise
2.3.2. La matrice principale de la pensée Nouvel Âge
2.3.3. Les grands thèmes du Nouvel Âge
2.3.4. Que dit le Nouvel Âge de
2.3.4.1. …la personne humaine?
2.3.4.2. …Dieu?
2.3.4.3. …le monde?
2.4. «  Hôtes de l’histoire ou du mythe  »? Nouvel Âge et culture
2.5. Pourquoi le Nouvel Âge s’est-il répandu si vite et si facilement?

3. Nouvel Âge et spiritualité chrétienne

3.1. Le Nouvel Âge comme spiritualité
3.2. Un narcissisme spirituel?
3.3. Le Christ cosmique
3.4. Mystique chrétienne et mystique Nouvel Âge
3.5. Le «  Dieu intérieur  » et la «  theosis  »

4. Nouvel Âge et foi chrétienne en contraste

5. Jésus-Christ nous offre l’eau vive

6. Indications importantes

6.1. L’accompagnement et une solide formation sont nécessaires
6.2. Initiatives pratiques

7. Appendice

7.1. Quelques brèves formulations des idées Nouvel Âge
7.2. Glossaire choisi
7.3. Hauts lieux du Nouvel Âge

8. References

8.1. Documents du magistère de l’Église catholique
8.2. Études chrétiennes

9. Bibliographie generale

9.1. Quelques ouvrages Nouvel Âge
9.2. Travaux historiques, descriptifs et analytiques

Les travaux de Marion Dapsance sur bouddhisme occidental

Docteur en anthropologie des religions à l’École pratique des hautes études (Paris), Marion Dapsance est actuellement en résidence à l’université Columbia de New York où elle enseigne sur le bouddhisme moderne.

Anthropologue, Marion Dapsance a réalisé une enquête de terrain sur le bouddhisme en Occident, au cœur d’une religion détournée qui laisse sans voix : organisation sectaire, dérives sexuelles, pyramides financières, humiliations hierarchiques…

Elle livre ici une enquête sur les coulisses mal connues du bouddhisme en Occident  : Les dévôts du bouddhisme, Éd Max Milo, 2016.

Interview de Marion Dapsance

Le bouddhisme occidental et l’ésotérisme théosophique

En dénonçant, dans Les Dévôts du bouddhisme (Éd. Max Milo, 2016), les agissements et pratiques de Sogyal Rinpoché, fondateur des centres tibétains Rigpa, la jeune anthropologue Marion Dapsance avait fait preuve de clairvoyance. Quelques mois plus tard, ce lama était démis de ses fonctions par la direction spirituelle du réseau Rigpa pour « abus physiques, émotionnels, psychologiques et sexuels ».

La face cachée de Sogyal Rinpoché

Sogyal Rinpoché, maître tibétain, démis pour abus physiques, psychologues, sexuels…

Dans Qu’ont-ils fait du bouddhisme ? (Bayard, 2018), Marion Dapsance poursuit sa remise en cause du bouddhisme tel qu’il est trop souvent présenté en Occident. Comment en est-on arrivé, s’interroge-t-elle, à expurger le bouddhisme de ses éléments constitutifs pour en faire une espèce de sagesse universelle, capable d’apporter le bien-être et la paix?

Une critique sévère du bouddhisme à l’occidentale

Le Watsu, ou Shiatsu adapté pour l’eau

Le Watsu a été développé au début des années 80 dans les sources chaudes de Harbin Hot Springs en Califormie, par Harold Dull, un spécialiste en massages tantriques, qu’il associe alors à une pratique aquatique. Ces deux notions sont toujours présentes dans le Watsu, et une attention particulière est donnée dans le code de déontologie de Watsu France, pour encadrer la discipline.

Dans un article de Ouest-France de 2014, je lisais ces affirmations d’une praticienne : « L’eau nous enveloppe. Et elle est un vecteur de communication. Grâce à la détente, les mouvements appropriés et l’apesanteur dans l’eau, on reconnecte la structure osseuse du corps et le système nerveux pour permettre à l’énergie de circuler ».

Et le journaliste d’écrire :

basé sur la recherche d’harmonie, le watsu emprunte au yoga, pour la respiration, et au taï-chi, pour l’attention portée à la globalité du mouvement.

 

Une notice explicative du P. Verlinde

Les constellations familiales

Voici deux articles intéressants qui vous aideront à vous repérer.

Bert Hellinger et les constellations familiales. Merci Cher Papi.

Par Beate Lakota. Traduit de l’allemand au néerlandais, puis du néerlandais en français par un correspondant de Marc de la Croix, président en Belgique de l’Aide aux Victimes de Psychothérapeutes Autoproclamés ( AVPA), cet article a été publié le 9 février 2002 dans la rubrique «Psychologie» du magazine allemand Der Spiegel sous le titre original : « Danke, lieber Papi ». Je le reprends du site psyvig.com

Trois séances ont suffi à ruiner mon existence. Un témoignage.

L’homéopathie

En France, près de six personnes sur dix ont recours à l’homéopathie. Les Français font sont les plus grands consommateurs de gélules homéopathiques au monde.

Souvent, nous entendons dire par leurs fervents partisans : « L’homéopathie, j’y crois ». Personne ne penserait à dire : «  je crois en l’aspirine ».

L’homéopathie se rangerait-elle dans la catégorie des croyances ?

I. Historique

L’homéopathie vient du grec ὅμοιος, hómoios, similaire et πάθος, pathos, souffrance ou maladie.

Aristote (380 av. J.-C.) dans Ethique à Nicomaque[1], dans ses méditations sur l’amour, parlait d’homéopathie pour exprimer la juste et vraie relation philia, entre deux amis. Nous sommes proches alors de la compassion. Pâtir, souffrir avec l’autre, et communier dans une même sensibilité à la vérité la beauté et la vérité. Les perspectives de l’homéopathie depuis Hahnemann ne se rangent pas dans cette catégorie.

Samuel Hahnemann, 1755-1843

Samuel Hahnemann est né le 25 avril 1755 à Meissen, petite ville connue pour ses porcelaines. Il commence à 20 ans des études de médecine à Leipzig.

En 1777, il part à Hermannstadt, actuel Sibui en Roumanie, au service du baron Samuel von Brukenthal. C’est là qu’il est admis dans la loge maçonnique St André des trois Lotus. Effectivement, l’Europe protestante est très perméable à la franc-maçonnerie, à l’alchimie, et à la Rose-Croix. Comme bien des aristocrates et des intellectuels de son temps, pour échapper au dogmatisme de l’Église catholique, il préférait l’apparente liberté du sola scriptura de son enfance luthérienne, laissant libre cours à toutes les interprétations subjectives. Continuer la lecture de « L’homéopathie »