Shambhala : accepter l’inacceptable

Témoignage

J’ai fréquenté la secte Shambhala pendant environ 6 ans. Quand j’ai commencé, j’étais simplement à la recherche d’un moyen de mieux gérer mon stress et de mieux vivre au quotidien. Je m’intéressais déjà à la méditation et je pensais éventuellement rejoindre une organisation qui pourrait m’aider à pratiquer plus facilement et avec d’autres personnes. Et c’est sur les conseils d’un ami que je suis allé dans un centre Shambhala.

De la méfiance à la confiance

J’avais un peu peur de tomber sur des personnes bizarres, ou une organisation à tendance trop ésotérique. J’ai été agréablement surpris en constatant exactement l’inverse. J’y ai trouvé des gens très agréables, et qui semblaient sincères dans leurs relations. Ils semblaient aussi avoir une certaine présence et une attitude allant au-delà des relations un peu superficielles que je trouve autour de moi en temps normal. Ils avaient l’air simplement humains et sans artifices. En tout cas c’est ce que je dirai plus tard à ma famille quand certains s’inquièteront de me voir tomber dans une secte. J’ai commencé à aller au centre toutes les semaines et ce pendant quelques mois. À chaque fois on pratiquait la méditation, puis on lisait un texte en rapport avec les enseignements de Shambhala et l’enseignant organisait une discussion en groupe sur les textes. Régulièrement un membre du staff présentait les évènements à venir dans le centre, par exemple des stages d’arrangements floraux, de photographie, ou encore de tir à l’arc méditatif, et souvent il parlait de weekends de pratique entièrement consacrés à des enseignements, les présentant comme le cœur de Shambhala. Après plusieurs mois, comme les enseignements me plaisaient, j’ai décidé de sauter le pas et de participer à ces weekends. Le programme devait se dérouler dans l’ordre, un peu comme un cursus scolaire, approfondissant de plus en plus les enseignements Shambhala. Ceux-ci portaient beaucoup sur la «bonté fondamentale» de chaque être humain, ou encore sur le fait de créer une «société éveillée».

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Shambhala international

À l'instar de Rigpa International ou Ogyen Kunzang Chôlin (OKC), d'importantes communautés bouddhistes tibétaines défraient la chronique. De nombreux témoignages narrent des viols, des violences et des abus en tout genre bien loin des images idylliques et pleines de sagesse liées au bouddhisme. Aux États-Unis, l'une des plus grosses communautés bouddhistes, Shambhala International, ayant indéniablement participé à l'établissement de la spiritualité bouddhiste en Occident, est au cœur de plusieurs scandales. L'histoire de cette communauté est étroitement liée à son fondateur et à ses dirigeants. Ces derniers ont commis des abus bien éloignés de la sagesse attribuée à des maitres bouddhistes.

Origine et organisation

Shambhala International regroupe de nombreux centres de bouddhisme Shambhala à travers le monde. Cette organisation est le fruit d’une volonté de rassemblement de l’ensemble des centres Shambhala dans le monde, effectué au début des années 1990 par Sakyong Mipham Rinpoché (1962-). Afin de comprendre les bases de la doctrine et l’expansion du mouvement il faut analyser la vie et l’œuvre de Chögyam Trungpa, père de Sakyong Miphan Rinpoché et fondateur de la« lignée Shambhala » (1).

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La Science chrétienne

Historique

La Science chrétienne (Christian Science) appartient aux mouvements de « guérison par la foi » ou « foi guérisseuse ». Sa fondatrice, l’américaine Mary Baker Eddy (1821-1910) est née dans une ferme du New Hampshire au sein d’une famille protestante congrégationniste très pieuse redoutant le jugement dernier et la damnation éternelle. Les enfants Baker auraient hérité du tempérament de leur père, juge de paix, partisan de l’esclavage qui se serait réjoui de la mort d’Abraham Lincoln.

Les relations tendues de Mary avec son père seraient probablement la cause d’ennuis de santé durant l’enfance. Elle évoque notamment des problèmes gastriques chroniques qui l’ont conduite à une auto-prescription de régimes carencés. Mais il semblerait qu’elle fut une femme d’une hypersensibilité maladive1•

Dans ses jeunes années, elle fut imprégnée de spiritisme et de médiumnité; elle en aurait même fait son métier à une époque. Elle prétendait canaliser les esprits d’Apôtres.

  • En 1866, elle aurait bénéficié d’une guérison miraculeuse qui la tournera vers des pratiques très en vogue à l’époque comme l’homéopathie ou l’hydropathie. Selon les sources, elle devrait ce miracle soit à Phineas Parkhurst Quimby (1806-1866), précurseur de la Nouvelle Pensée, qui lui aurait confié l’essentiel de ses écrits avant de mourir2 soit à elle seule, grâce à la lecture d’une guérison accomplie par Jésus3.
  • En 1875, Mary Baker Eddy rédige Science et santé avec la clé des Écritures qui deviendra l’ouvrage de base des scientistes.
  • En 1876, elle fonde l’Association Science chrétienne.
  • En 1879, ne parvenant pas à rallier les églises à sa révélation, elle décide de fonder sa propre église, l’Église du Christ scientifique, et édicte avec 26 disciples une charte basée sur son ouvrage.
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L’Étoile Notre-Dame : quelle obéissance à l’Église ?

Une personne m'envoie une réflexion sur les associations qui proposent des pèlerinages dans des lieux marials, en particulier l'Étoile Notre-Dame. Je vous la transmets bien volontiers. Elle nous apprend à réfléchir pour faire nos choix...

Des propositions de pèlerinages vues dans des magazines, ou entendues dans mon entourage, m’ont amenée à m’interroger sur l’association Etoile Notre Dame. J’ai donc cherché des renseignements sur internet https://www.etoilenotredame.org/ , et ma recherche est devenue une vraie petite enquête dont je vous livre les résultats.

Un premier coup d’œil sur la page des pèlerinages proposés.

Je constate que Medjugorje représente environ la moitié des propositions (début juillet 2019).  Impressionnant… Je sais qu’une autorisation plus large a été donnée récemment (il y a moins de 2 mois) mais manifestement celle-ci n’a pas été attendue pour lancer ce programme. J’examinerai ce point plus en détail ultérieurement.

En attendant j’examine les autres destinations, et je trouve  entre autres San Damiano (une fois par mois environ) et Kerizinen. Je m’empresse de vérifier la position de l’Eglise…

Avis formellement  négatif de l’Eglise pour San Damiano et Kérizinen.

Pour San Damiano, les documents de cette page http://charismata.free.fr/pdf/vm/14_san_damiano_1968.pdf  sont abondants. Je vous recommande de commencer par le dernier article : c’est un communiqué de l’évêque de Nice de 1990, qui reprend les conclusions de l’évêque local en charge de San Damiano, et ajoute pour son diocèse :

« En conséquence, les divers groupes de piété qui existent dans le diocèse de Nice et qui rattachent leur dévotion aux phénomènes de San Damiano doivent savoir qu’ils désobéissent ouvertement à l’Église catholique. »

Pour Kérizinen, les documents de cette page http://charismata.free.fr/pdf/vm/15_kerizinen.pdf sont tout aussi clairs. Dès la page 1, l’évêque de Quimper et Léon rappelle en 1973

« qu’il a toujours fait siennes les décisions de son prédécesseur. -Interdisant aux prêtres, aux religieux et aux religieuses de se rendre à Kérizinen ou de conseiller à quiconque de s’y rendre, -Réprouvant formellement toute forme de dévotion et de culte en ce lieu. »  Les pages suivantes confirment et expliquent.

Comment une association qui se présente comme « spécialisée dans les pèlerinages catholiques » peut-elle faire fi de la sorte du discernement de l’Eglise ?

Pour tenter de comprendre,  je poursuis l’enquête en consultant la page « Qui sommes-nous ? » du site de l’association https://www.etoilenotredame.org/tag/qui-sommes-nous . Le paragraphe sur l’historique est très instructif  puisque je découvre que l’association est née pour faire la promotion de San Damiano !

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