Les nouveaux visages de l’ésotérisme

Le père Jean-Christophe Thibaut, prêtre du diocèse de Metz, est actuellement aumônier d’un centre hospitalier en Moselle et prêtre de paroisse. Comme historien des religions, il se consacre depuis de nombreuses années à l’étude des phénomènes ésotériques et des thérapies alternatives. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet.

La sorcellerie revient à la mode. Les sorcières modernes 2.0 apparaissent de manière exponentielle dans les réseaux sociaux et les sites Internet. Les magnétiseurs ou les propositions de soins énergétiques sont présents dans tous les centres-villes et les plaques de thérapeutes alternatifs côtoient celles de la médecine conventionnelle.

Ces méthodes sont d’autant mieux accueillies qu’elles épousent nos attentes existentielles du moment : comment trouver la paix intérieure, donner du sens à la vie, sauver l’homme et la planète… Assez naturellement, des concepts spirituels, souvent empruntés aux religions orientales, irriguent les principes d’un certain nombre de médecines douces, de techniques de développement personnel, mais aussi de projets éducatifs ou même de méthodes agricoles bio.Des croyants, pourtant soucieux de leur vie spirituelle, peuvent boire à plusieurs sources sans bien mesurer les contradictions qui existent entre ces « nouvelles spiritualités » et l’enseignement chrétien.

Le père Thibaut s’est attelé à une enquête de plus de 20 ans pour nous livrer l’histoire passionnante de ces différentes spiritualités et révéler les implications spirituelles de la pratique de l’ésotérisme et de l’occultisme. Il montre aussi ce qui inspire le yoga, le reiki, le New-Age et les pratiques de certains guérisseurs.La Bible et l’Église ont toujours mis en garde les croyants contre la tentation des pratiques occultes. Cet ouvrage en confirme les risques et périls pour l’âme.

344 p., 19,90 €, Une mine !

Instagram : Astrid parle des nouvelles sorcières

Cours de défense contre les forces du Mal

Sur son compte Instagram, Astrid met en ligne des vidéos en direction des jeunes, reprenant quelquefois des thématiques du site sosdiscernement.org

Ashram Shambala

Édition du jeudi 4 juin 2020 de « Crimes & Faits Divers », une émission de Jean-Marc Morandini diffusée sur NRJ12 Si vous voulez prendre connaissance du livre « Un Bisounours au pays des se(x)ctes » d’Alban Bourdy, c’est par ici : https://www.bod.fr/librairie/un-bisou…

« Un Bisounours au pays des se(x)ctes » est le témoignage fidèle de mes années passées au sein du mouvement spirituel sectaire Ashram Shambala. Ce mouvement, d’origine russe, est considéré par tous les experts pour être une des sectes les plus dangereuses au monde, qualifiée de totalitaire, destructrice et immorale.

Ce mouvement est typique du nouveau visage des sectes, loin des fantasmes sur le sujet, plus insidieux, implanté tentaculairement dans toutes les sphères de la société.

Cet ouvrage relate fidèlement tout le parcours qui m’a conduit à devenir durant trois ans, de 2010 à 2013, le représentant hexagonal d’Ashram Shambala.

Intimement impliqué émotionnellement avec la femme qui m’avait recruté, j’ai mis plusieurs années à ma sortie du mouvement pour apprivoiser de nouveau mon existence et parvenir à comprendre ce qui s’était passé lors de ce temps au-delà de ma vision subjective. Ce texte retrace tout ce parcours psychologique.

D’autres articles sur la secte shambala sur le site

Recyclées : les Travailleuses Missionnaires

Un nécessaire examen de conscience

par Honorat Gonfalon

Pour de nombreux responsables ecclésiaux tant à Rome, qu’à Ouagadougou ou en France, notamment Marseille, la condamnation par le tribunal correctionnel d’Épinal de la Famille Missionnaire Donum Dei (FMDD) en août 2022, doit mettre un terme final à une longue attente de plusieurs années durant lesquelles la politique de l’autruche a été leur principale ligne de conduite.

Désormais, puisque l’on a d’un coup de crosse magique transformé en congrégation religieuse (société de vie apostolique) ce qui était un mouvement de laïcs (tiers ordre carmélitain), il n’y a plus officiellement de sueurs froides à avoir de la part de la Justice Civile. Il n’y a plus de risque de mise en examen puisqu’il n’est pas légalement obligatoire de salarier les membres d’une congrégation religieuse. On peut donc poursuivre comme auparavant le recrutement, la « formation » et l’exploitation dans des entreprises de restauration des Travailleuses Missionnaires de l’Immaculée, plus communément appelées les « TM ».

Toutefois retentit dans l’esprit de certains la prise de position du futur cardinal AVELINE exprimée dans LA CROIX du 11 août 2022. Nous le citons :

« … certaines crises sont salutaires. Le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) et le travail réalisé par l’épiscopat avec l’ensemble des fidèles nous rendent plus vigilants et attentifs aux personnes victimes et nous obligent à un vaste examen de conscience. »

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