EMDR

Avancée thérapeutique, construction marketing ou imposture scientifique ? Dr Jean-Marc HENRY, psychiatre.

Conférence donnée en 2015 dans le cadre d’un colloque « Les détournements sectaires du psychosomatique » organisé par le GEMPPI à Marseille (32 mn).

Pour se documenter sur des thèmes assez proches : https://www.gemppi.org/wp-content/upl… https://www.gemppi.org/wp-content/upl… https://www.gemppi.org/wp-content/upl…

Médecine quantique

Science ? Pseudo-science ? Dérives sectaires ? Conférence de 2 scientifiques

Bertrand Jordan et Christophe de La Roche Saint André tentent de nous expliquer la physique quantique. Ils nous permettent aussi d’aiguiser notre esprit critique à l’égard de certains acteurs de la médecine dite quantique dont on se demande s’ils sont scientifiques ou nouveaux gourous.

Une conférence intitulée « Médecine quantique : approche innovante ou imposture ? Mésusage des termes » donnée dans le cadre d’un colloque organisé par le GEMPPI en 2016.

Bertrand Jordan, directeur de recherche CNRS, biologiste moléculaire, doctorat de Physique des particules. Christophe de la Roche Saint André, chercheur CNRS, Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille, président AFIS13 (Association Française pour l’Information Scientifique).

Pour se documenter à ce sujet : https://www.gemppi.org/wp-content/upl… https://www.gemppi.org/wp-content/upl…

Jean de Dieu : sexe, argent et pouvoir

Sexe, argent et pouvoir. La trilogie à laquelle aucun gourou ne peut résister est la même qui a fini par conduire João de Deus, le plus célèbre guérisseur brésilien, en prison. Loué et consulté par des personnalités telles qu’Oprah Winfrey, Lula da Silva, Dilma Rousseff, Hugo Chávez, Xuxa, Shirley McLaine et Bill Clinton, ce médium et « chirurgien psychique » de 79 ans est un autre des leaders spirituels qui ont bâti un empire économique à partir de la crédulité des multitudes, comme l’explique Sergio Carreras dans La Voz del Interior.

Les esprits des chirurgiens

Sa grande histoire, racontée dans la série Netflix « João de Deus, guérisseur et criminel », commence en 1976, lorsqu’il s’installe dans la petite ville d’Abadiânia, dans l’État de Goiás, à quelque 120 kilomètres de la capitale, Brasilia. C’est dans cette ville qu’il a créé la Casa de Dom Ignacio de Loyola, sans autre formation que d’avoir été tireur de cartes et d’avoir un père herboriste qui vendait des garrafada, des bouteilles remplies de boissons supposées curatives.

João de Deus, Jean de Dieu, s’appuie sur l’extraordinaire histoire du spiritisme brésilien, dont les référents ont toujours eu la particularité de prescrire des médicaments, un problème qui se reflétait déjà dans le premier code pénal brésilien de 1890, qui interdisait les charlatans, le charlatanisme et la prescription illégale de médicaments.

Dans le cas de João de Deus, il vendait un médicament appelé passiflora, sous forme de soupe ou de pilules, qui était le même pour tous les patients qui le consultaient, que ce soit pour un cancer, le sida ou des troubles mentaux. « Les pilules sont les mêmes pour tout le monde car la différence se trouve dans l’énergie des doigts des assistants qui les emballent, qui savent quel effet les pilules doivent avoir sur chaque patient », explique l’un des plus proches collaborateurs du gourou dans le documentaire.

L’art de la guérison de João de Deus avait deux attractions principales. Tout d’abord, il guérissait lorsqu’il était canalisé par les esprits de saints ou de personnages historiques. Ils appelaient ces canalisations « l’entité ». La deuxième grande attraction, qui était aussi un spectacle visuel dont le guérisseur tirait parti, était que l’entité effectuait des opérations de saignée à la vue de tous.

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La conjuration des brûlures

Vous trouvez dans ces quelques pages une réflexion sur la conjuration magique des maladies.

En effet, des personnes font disparaître la douleur – des brûlures, de l’apparition des dents chez le nourrisson, du zona, les vers, suppriment les verrues, arrêtent les hémorragies …

On les appelle les « guérisseurs ». Le nom le plus approprié serait : conjurateurs. Il y en a beaucoup et partout. Quand on en a besoin, on trouve toujours quelqu’un dans notre entourage pour nous renseigner : « va donc voir M. Untel ou Mme Unetelle, il (elle) t’arrangera ça ».

Beaucoup pensent que c’est un « don de Dieu ». Ou bien un don que certaines personnes possèdent, ce que la science expliquera plus tard…

Mais attention : si vous avez ce pouvoir, si vous exercez ce pouvoir, ce n’est pas anodin. En effet, lorsqu’on écoute des personnes qui ont été « conjurées », on voit qu’il y a des conséquences graves sur la personne ou sur sa famille.

Cette évidence qui s’impose lorsqu’on écoute longuement les personnes m’a poussé à essayer d’en savoir un peu plus. Que se passe-t-il exactement por qu’on puisse observer, au-delà du soulagement obtenu, des effet délétères ?

C’est une 2° édition augmentée de ce livret téléchargeable sur le site occultismedanger

Les dérives du bien-être à l’école

Comment réduire le stress à l’école en misant sur le bien-être de ses acteurs, tout en restant compatible avec une certaine anthropologie chrétienne ?

Certains pensent avoir trouvé la solution miracle grâce à des techniques de relaxations grâce à des intervenants extérieurs qui ne sont pas toujours à la hauteur du professionnalisme qu’ils affichent. Sur le site de RCF.

Gare aux charlatans

Aujourd’hui, le développement du bien-être est partout : dans les entreprises, les hôpitaux, les universités. Et il vient juste d’arriver sur les bancs de l’école primaire. La question n’est pas vraiment de savoir si un gong tibétin ou quelques mouvements de yoga sont efficaces, l’enjeu est surtout d’identifier à quels intervenants on décide de confier le développement du bien-être dans les écoles. Car il s’agit de mineurs.

Georges Fenech, ancien député, et ancien magistrat n’y va pas par quatre chemins. Il sort actuellement un livre intitulé « Gare aux gourous » (éd. du Rocher). Pour lui, la prudence s’impose car certains sont des « charlatans ». Des imposteurs qui tirent profit d’un business juteux en proposant des séances contre le stress ou la violence scolaire à un public fragile. 

Un manque d’esprit critique

Il ne s’agit évidemment pas de mettre tout le monde dans le même panier. Mais le CAFFES, le Centre national d’Accompagnement Familial Face à l’Emprise Sectaire et sa présidente Charline Delporte s’interrogent sur l’influence sur le long terme de ces séances de bien-être dans une école. 

Une tendance qui concerne également les écoles privées catholiques, qui manqueraient parfois d’esprit critique. Les établissements publics repèrent dans ces techniques une version du bouddhisme et donc l’expression d’une religion, incompatible avec la laicité. De leur côté, les écoles privées catholiques souligne le développement de l’intériorité. Mais derrière chaque technique, il y a une philosophie. C’est ce que résume Didier Pachoud, président du GEMPPI, le Groupe d’Etude des Mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu,  qui travaille depuis 30 ans sur les dérives sectaires ou thérapeutiques.

Des méthodes incompatibles avec l’anthropologie chrétienne

En y regardant de plus près, certaines méthodes sont en réalité, absolument incompatibles avec l’anthropologie chrétienne. Bertrand Chaudet est diacre permanent, ancien kiné, il consacre ses réflexions à ce qui sous-tend les nouvelles thérapies et les méthodes de développement personnel sur le site sos discernement. Il appelle aujourd’hui les directeurs des établissements scolaires à davantage de clairvoyance. Car une invitation à un moi plus fort sonne mal avec l’humilité à laquelle invite le Christ dans la religion catholique.

Il y en a un autre qui ne mâche pas ses mots quant à ce genre de pratiques. C’est le père Guy Gilbert. Pour lui, quand de l’argent et des heures sont consacrées à la méditation pleine conscience, se pose la question de ce que les écoles catholiques font de leur liberté. Il invite aujourd’hui les écoles, et les familles, à un véritable sursaut.

Méditation à l’école : pourquoi la Ligue des droits de l’homme la trouve dangereuse ?