Le monde occulte et magique des adolescents

Ce thème est très foisonnant… On ne peut aborder qu’une infime partie des univers médiatiques à la disposition des jeunes aujourd’hui. Ici, nous nous restreindrons à certains aspects éloquents, tant sur le plan psychologique que spirituel, transmis aux jeunes générations, dans certains livres, films, jeux, musiques.

Il est impossible d’interdire systématiquement aux jeunes l’accès à ce foisonnement de propositions dites « culturelles » qui les ciblent particulièrement. Mais il est du devoir impérieux de tout parent, enseignant ou éducateur d’avoir un regard de vigilance et de discernement sur l’univers dans lequel leurs jeunes baignent.

Et ce n’est pas si simple, parce que bien souvent c’est une histoire en surface (exotérique) pleine de valeurs, de courage, de fidélité, d’amitié, de ténacité qui cache une face cachée (ésotérique) pleine de références à un monde occulte ou magique, en inversion du message chrétien[1].

Pour nous aider dans cette réflexion, j’ai demandé à Bertran Chaudet, diacre et père de famille, de nous guider dans ce dédale en nous faisant visiter certains aspects de cette « culture jeunes » prégnante et omniprésente. Qu’il soit remercié pour ce travail et sa collaboration au site sosdiscernement.org où nous essayons de donner des clés pour mieux comprendre la culture dans laquelle nous vivons.

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Table des matières

  1. L’opération Harry Potter
    500 millions d’exemplaires
    Harry Potter a joué un rôle de locomotive
  2. Netflix
    Lucifer
    Ambigu et glauque
    Résultat concret de cette culture
    Destin : La Saga Winx
    William Butler Yeats
    Helena Petrovna Blavastky (1831-1889)
  3. Comics books
    Batman
    Références sous-jacentes
    Grant Morisson
    Edward Alexander Crowley (1875-1947)

CONCLUSION. Être présents aux univers culturels des jeunes

Marthe Robin en vérité. Webinaire avec P. Vignon

Traitée de fraudeuse, accusée de mensonge et incriminée de plagiat et de dissimulation, l’attaque est violente et le procès uniquement à charge. Même si la vénérable Marthe n’a pas besoin d’être défendue là où elle est, dans la Lumière, Pierre Vignon, prêtre de la Drôme, prend la plume pour examiner ces allégations brutales.

Au-delà des attaques théoriques, la vénérable se révèle vulnérable, une femme fragile et pudique comme une violette des coteaux de la Galaure. Son immense rayonnement lui vient de ce qu’elle a trouvé l’Amour, celui de son Dieu et des autres, au profond de sa vie de souffrance.

Le père Pierre Vignon, prêtre du diocèse de Valence, a bien connu Marthe Robin et le père Georges Finet, fondateurs des Foyers de Charité. Outre le droit canonique, il s’est spécialisé en théologie spirituelle et mystique durant ses études à Fribourg, Rome et Paris.

A 45’50 », des photos inédites sont présentées  celle de la chemise griffée dans laquelle Marthe Robin est morte ainsi que celle des immondes pantoufles dont elle a été affublée.

Peinture « mise en avant » de Jean-Claude Crance

Les mantras

Promenons-nous... non pas dans les bois, mais sur internet. Nous y trouvons une  foule de « mantras de guérison », « de purification », « de connexion »   et autre… Et une pratique énergétique avec un petit mantra à réciter,  « ça le fait tout de suite plus » … Dans la médecine  tibétaine les mantras sont considérés comme très puissants puisqu’ils  peuvent être utilisés comme « traitement » seuls ou en compléments de  médicaments aux plantes ou massages. Le médecin peut en effet demander à  son patient de réciter tel ou tel mantra. Généralement si ce dernier  est pratiquant bouddhiste, il lui demandera de recevoir l’initiation de  la divinité correspondante. Les médecins tibétains  ont donc parfaitement conscience de la « portée énergétique et  spirituelle » du mantra qui ne saurait se limiter à un « simple  ronron », un simple son répété sans but… 

Dans l’hindouisme et le bouddhisme principalement, un mantra (« formule mystique », « incantation magique », en sanskrit) est une formule condensée, formée d’une seule syllabe ou d’une série de syllabes, répétée sans cesse avec un certain rythme, dans le cadre d’un exercice de méditation. La récitation d’un mantra crée une vibration qui entre en résonance avec des sons sacrés.

En revanche, il ne faut pas confondre la récitation des mantras avec la prière du chapelet, par exemple. Dans le christianisme, toute prière est une relation à Dieu et la paix qui peut en découler est une grâce divine, non pas un état de béatitude attribué à un quelconque « pouvoir du son ».

De même, la prière du cœur dans l’Hésychasme des chrétiens orthodoxes s’accompagne d’une répétition constante du nom de Jésus (« Seigneur Jésus, prends pitié de moi ») qui trouve son origine dans les injonctions à la prière constante : « Quiconque invoquera le Nom du Seigneur sera sauvé » (Ac 2, 24); « Priez sans cesse, en coures choses, rendez grâce à Dieu » (1 Th 15, 17-18).

P. Jean-Christophe Thibaut, Un regard chrétien sur la sophrologie, Ed. Artège, 2021, note 22 p. 136.

Là où le mantra est carrément toxique

Une personne m'envoie son témoignage :

Dans ce que j’ai connu dans le bouddhisme tibétain, les mantras étaient reliés à l’invocation de divinités. Ils étaient récités dans le cadre de rituels complexes où le sons lors de la récitation du mantra n’était pas le seul élément. Il s’agissait aussi de visualiser la divinité correspondante devant soi ou au dessus de notre tête en récitant le mantra associé, d’une certaine façon (rythme chanté).

Généralement l’ensemble : visualisations, mantra répété à haute voix parfois pendant des heures (en fonction des rituels) et sons des instruments notamment du tambour, ainsi que les gestes rituels effectués avec mes mains (mudras), rendait l’état vécu plus proche de la transe chamanique que de la prière chrétienne. Tous les sens sont sollicités et saturés par les sons, les visualisations, la gestuelle, l’encens, les offrandes…

D’autant plus qu’au cours du rituel, il s’agissait « d’incorporer » en soi la divinité invoquée et ses qualités (rituels emprunt de chamanisme primitif). Ex: Tchenrézi divinité de la compassion, Bouddha de médecine dont on se remplissait du nectar sensé s’écouler de son coeur …

Élargissement de la conscience au « grand tout »
au fur et à mesure des répétitions du mantra aum (sanskrit)

Le mantra était donc associé à une visualisation d’une divinité à laquelle il correspond. Il est la manière de l’invoquer et de « la prier ». On s’adressait donc à une « altérité » mais avec laquelle il s’agissait à la fin de fusionner et non pas de se mettre en relation dans un dialogue intérieur. Elle entrait en nous, on se laissait « habiter » (pour ne pas dire posséder) par elle et on ne faisait plus qu’un. Grâce aux qualités de la dite divinité, ce moyen dit « habile » dans le jargon du bouddhisme tibétain, était sensé permettre un accès plus rapide à l’Éveil en révélant la nature de l’Esprit.

C’est ce type de rituels qui a permis que je développe les « siddhis » ou pouvoirs (médiumnité, pouvoirs de guérison…) dont la présence était pour le maître spirituel, la preuve de l’avancée vers le chemin de l’Éveil alors que ce n’était que le résultat de la « possession » de ma personne, liée à des « êtres » ténébreux. Car rien ne nous dit que ce qu’on invoque est bienveillant, ni que ce qui « entre en notre coeur » lors des rituels est une divinité « gentille »…

Les maladies dans la médecine tibétaine peuvent avoir une origine spirituelle, comme des « attaques démoniaques » et il va alors s’agir d’invoquer la protection d’une divinité. Dans le bouddhisme tibétain, les mantras véhiculent l’énergie de la divinité correspondante et permettent de l’invoquer. Ils ne sont donc pas anodins. Loin de là! Ils sont très puissants au contraire.

Regard chrétien sur la sophrologie

Le succès de la sophrologie est indéniable. Méthode universelle pour affronter les maux de notre époque (gestion du stress et des émotions, préparation mentale, gestion des phobies ou des addictions…), les sportifs de haut niveau, ou même le GIGN l’ont adoptée! Au-delà du monde médical, ses applications ont pénétré le monde de l’entreprise, et jusqu’aux écoles où des enfants se voient proposer des séances dès la sixième ! Si la proposition est séduisante, est-elle pour autant réellement bénéfique, voire inoffensive ?

Pour l’évaluer, le père Thibaut nous emmène aux origines de la sophrologie et nous plonge au coeur des principes qui la gouvernent. Cette technique de modification des états de conscience est loin d’être anodine. L’auteur nous permet de mesurer ici le véritable chemin spirituel qu’emprunte la sophrologie pour évaluer l’usage et les précautions à prendre si l’on souhaite y recourir.Un ouvrage salutaire pour discerner à qui confier sa santé physique et mentale.


Le père Jean-Christophe Thibaut, prêtre du diocèse de Metz, est actuellement aumônier d’un centre hospitalier en Moselle et prêtre de paroisse. Il pratique le ministère de délivrance depuis vingt ans et se consacre depuis de nombreuses années à l’étude des phénomènes ésotériques et des thérapies alternatives.

L’occasion de rappeler le livre de Bertran Chaudet paru en 2013 aux éditions Salvator

La médaille de la rue du Bac

par Dominique Auzenet

J’ai pensé intéressant de donner ces quelques clés sur une médaille chrétienne. Cela permet un point de comparaison avec les médaillons et les talismans, dont traitent certains articles déjà en ligne ou à venir.

Le modèle en a été montré par la Vierge Marie elle-même à Soeur Catherine Labouré, à Paris en 1830 : « Faites frapper une médaille sur ce modèle: toutes les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces en la portant au cou. Les grâces seront abondantes pour les personnes qui la porteront avec confiance ».

Marie debout sur le globe terrestre écrasant de ses pieds la tête du serpent : L’ANNONCE

Marie accomplit la prophétie donnée au commencement de la Bible, après le péché originel, dont les paroles s’adressent au serpent, c’est-à-dire à l’esprit du Mal :

« Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et la sienne. Celle-ci t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon » (Gn 3,15).

La descendance de la Femme, JESUS, écrase le serpent, Satan.

Jésus, le Fils de Dieu, Sauveur, et Marie, l’Immaculée, sans péché, sont victorieux du Mal, et désirent nous faire participer à cette victoire.

Porter cette médaille, c’est porter un emblème de victoire; c’est accepter un chemin de conversion par Marie; c’est faire une proclamation mariale du mystère pascal.

Les deux coeurs, le « M », et la croix : LA REALISATION

Jésus en croix nous a obtenu le pardon de nos péchés : « Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu’ils font » (Lc 23, 34). Jésus flagellé, couronné d’épines, crucifié, a porté sur lui le poids de nos péchés. C’est ce qu’exprime le coeur couronné d’épines.

Marie, à la croix, a souffert avec Jésus pour nous, « associée d’un coeur maternel à son sacrifice, donnant à l’immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour » (Vatican II, L.G. n° 58).

C’est ce qu’exprime le coeur transpercé d’un glaive, allusion transparente à cette prophétie donnée par Syméon lorsque Marie et Joseph vinrent porter l’enfant Jésus au Temple: « Il doit être un signe en butte à la contradiction, et toi-même, une épée te transpercera l’âme » (Lc 2, 35).

Et c’est précisément dans cette communion à la souffrance rédemptrice de Jésus, que Marie a reçu sa nouvelle maternité : elle est devenue notre mère à tous, ce qu’expriment le « M » et la croix.

« Le long de la croix de Jésus se tenait sa mère… Jésus donc, voyant la mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à la mère: « Femme, voici ton Fils ». Puis il dit au disciple: « Voici ta mère ». Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit dans son intimité » (Jn 19, 25-27).

Les douze étoiles : L’ACCOMPLISSEMENT

Elles entourent les deux coeurs, le « M » et la croix, Marie et Jésus. Signes du monde céleste, elles nous redisent notre appel à partager la gloire de Dieu avec Jésus et Marie ressuscités.

A la fin de la Bible, voici la vision prophétique de l’apôtre Jean : « Un signe grandiose apparut au ciel: une Femme ! Le soleil l’enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l’enfantement. Puis un second signe apparut au ciel: un énorme Dragon… » (Ap 12, 1-3).

Présente à nos côtés dans le combat contre les puissances des ténèbres, Marie prie pour nous et souffre avec nous aujourd’hui pour que nous parvenions à la gloire éternelle. « Marie… aide tous ses fils, où qu’ils vivent et de quelque manière que ce soit, à trouver dans le Christ la route qui conduit à la maison du Père » (Jean-Paul II, R.M. n°47).

« O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous » : LA PRIÈRE

Nous sommes invités à demander son aide. Elle qui est sans péché, Immaculée, peut nous aider à lutter contre le péché et le mal dans nos vies. Ses mains ouvertes d’où s’échappent des rayons lumineux, sont le signe de cette aide spirituelle que Marie nous apporte.

Porter cette médaille, c’est accepter la présence de Marie dans notre vie, pour qu’elle y agisse en Mère et éducatrice du sens du bien et du mal.

Seigneur, avec l’aide de Marie, donne-nous de pouvoir nous garder du péché et de répondre ainsi aux exigences de ton amour. « O Marie conçue sans péché, prie pour nous qui avons recours à toi ! »

Prière à Notre-Dame de la médaille miraculeuse

Tu es bénie entre toutes les femmes !
Bienheureuse toi qui as cru !
Le Puissant fit pour toi des merveilles !
La merveille de ta maternité divine !
Et en vue d’elle,
la merveille de ton Immaculée Conception !
La merveille de ton Fiat !
Tu as été associée si intimement à toute l’oeuvre de notre Rédemption,
associée à la croix de notre Sauveur;
ton coeur en a été transpercé à côté de son Coeur.
Et maintenant, dans la gloire de ton Fils,
tu ne cesses d’intercéder pour nous, pauvres pécheurs.
Tu veilles sur l’Eglise dont tu es la Mère.
Tu veilles sur chacun de tes enfants.
Tu obtiens de Dieu, pour nous, toutes ces grâces
que symbolisent ces rayons de lumière
qui irradient de tes mains ouvertes.
A la seule condition que nous osions te les demander,
que nous approchions de toi avec la confiance,
la hardiesse, la simplicité d’un enfant.
Et c’est ainsi que tu nous mènes sans cesse vers ton divin Fils.
Amen!
Jean-Paul II, le 31 mai 1980, lors de son passage rue du Bac.

Plus : https://www.chapellenotredamedelamedaillemiraculeuse.com/