Vendredi 12 janvier 2024 a été diffusé sur C8 le premier épisode de l’émission de téléréalité « Bienvenue au monastère ». Le concept : six personnalités publiques filmées pendant une retraite spirituelle en silence dans un couvent catholique en Corse.
Le choix des communautés religieuses apparaissant dans l’émission interroge
C’est durant le carême 2023, alors que la Communauté Saint-Jean parachevait le Rapport sur son fondateur et sa fondation (intimement liés), que le tournage avait lieu comme la couleur des ornements liturgiques l’atteste.
Cette émission de voyeurisme spirituel, pire que le charnel, où l’on verse des larmes scénarisées et rémunérées, doit être dénoncée et pas seulement par les très nombreuses victimes de la Communauté des Béatitudes et de la Communauté Saint-Jean.
Le pouvoir des très belles images de l’émission va influencer les jeunes. Allons-nous laisser ces deux communautés de faux-frères recevoir des novices ? Aurions-nous l’intention d’alimenter le vivier des victimes ?
Molière, le Misanthrope, acte I, scène 2, dans la bouche de Philinte…
Mgr Bertrand, président de la Commission Doctrinale de l’épiscopat, vient d’écrire aux Évêques français à propos de Luisa Piccarreta.
Voici la note :
Vous n’avez pas tout-à-fait compris de quoi il s’agit ? Remarquez, il faut un certain niveau de langue de buis pour saisir…
Je vous propose de vous reporter aux deux livrets publiés sur ce site, à propos de cette femme que certains qualifient de « pseudo-mystique reine du BDSM catho »…
Avec les frères Duten, prêtres dans le @diocesebordeaux, qui ont visiblement pour unique occupation de répandre les messages de cette illuminée ?
Avec le père Gabriel Tchonang, qui prêche sur le sujet aux @FoyerDeCharite, à la Cité de l’Immaculée en Mayenne, et donne des cours à la fac de théo de @unistra? Et qui préside l’association de fidèles qui diffuse les écrits de Piccarreta ?
L’association va-t-elle être dissoute ? Les retraites interdites ? Les groupes repris par des gens capables de les ramener à une doctrine plus juste ?
Le langage périphrastique des notes doctrinales ne suffit pas. Qui fera le travail ? Combien de diocèses sont infectés en France ? Qui va aller au charbon ?
Emprise et abus spirituel : de quoi parle-t-on ? quels sont les mécanismes de l’emprise, de cette prise de pouvoir sur l’autre, dans des sectes mais aussi dans les religions ? Comment opèrent-ils en particulier au sein de l’Église catholique, qui peuvent mener aux abus et agressions sexuels ? Premier épisode avec des témoignages croisés de celles et ceux qui tentent de sortir les victimes de cette toile d’araignée.
Après avoir décrit dans le premier volet, rediffusé le 27/08/2023, les mécanismes de l’emprise spirituelle et les conséquences sur les personnes victimes, nous examinons dans ce second épisode les moyens de sortir de ces phénomènes d’emprise spirituelle, notamment au sein de l’Église catholique, pour parvenir à se reconstruire : mettre des mots sur ce qu’on a subi, replonger au plus profond de son être, établir les faits et être en mesure de les dénoncer auprès des autorités religieuses mais aussi devant la justice, et surtout être cru.
Intervenants
– Isabelle Chartier-Siben, médecin, psychothérapeute, victimologue, présidente de l’association « C’est-à-dire » d’aide aux victimes d’abus physiques, psychiques et spirituels
– Marie-Jo Thiel, professeure émérite à l’Université de Strasbourg en éthique et théologie morale, médecin de formation, « Abus sexuels. Écouter, enquêter, prévenir » (Presses universitaires de Strasbourg, 2022), « L’Église catholique face aux abus sexuels sur mineurs » (éditions Bayard, 2019) ; « Plus forts car vulnérables » (éditions Salvator – à paraître)
– Isabelle Le Bourgeois,
religieuse de spiritualité ignacienne, psychanalyste sur la vie
affective et sur les questions d’emprise pour les religieux et
religieuses, auteure de « Espérer encore » (Éditions Desclée de Brower, 2006), « Le Dieu des abîmes » (Albin Michel, 2020)
– Mary Lembo,
religieuse de la Congrégation des sœurs Sainte Catherine d’Alexandrie,
formatrice de maisons religieuses et de séminaires et psychothérapeute,
auteure de «Religieuses abusées en Afrique, faire la vérité» (Éditions Salvator, 2022)
– Témoignages de victimes d’emprise et d’agressions sexuelles dans l’Église : Françoise, Hugues et Stéphane.
La récente
enquête de Golias et le visionnage des vidéos sur les pratiques
de guérison menées par certains frères franciscains conventuels en
France et en Belgique soulèvent des questions fondamentales. Il y a
là une tendance
troublante à mêler notions de maladie et de péché,
et à y associer, parfois de manière erronée, les fautes des
générations passées, qui ne doivent pas être confondues avec le
péché originel tel qu’il doit être compris.
D’un point de vue psychologique, l’approche psychospirituelle qui assimile (même implicitement) maladie et péché peut conduire à des graves dérives, comme l’ont montré les pratiques des agapètherapies. Ces dernières, par leur approche réductrice et dangereuse, n’ont fait qu’aggraver le mal-être des personnes en quête de guérison, associant de la culpabilité à leur maladie, les conduisant à des faux souvenirs induits, et amenant à une plus grande souffrance au lieu de la libération promise.
Sur
le plan théologique, cette confusion est également préoccupante.
Jésus, dans les Évangiles, a clairement marqué une rupture avec
l’idée que la maladie serait une conséquence du péché (Jean 9,
3). Les guérisons opérées par le Christ ne sont pas tant une
recette quasi magique contre toute affliction corporelle, mais plutôt
des signes de sa messianité. Il n’a pas guéri tous ceux qu’il a
rencontrés, car quelques guérisons suffisent pour témoigner de qui
Il est.
Cela transparaît clairement dans Matthieu 9, 6, où Jésus précise clairement que sa guérison n’est faite qu’« afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés ». Ce n’est pas la guérison en elle-même qui est cherchée, et ce n’est évidemment pas pour dire que la maladie existe à cause d’un péché, mais simplement pour montrer que par son incarnation la libération du péché est possible.
En
ce sens, l’histoire de l’Église, insistant progressivement sur
le salut des âmes plutôt que sur la guérison des corps, témoigne
de la volonté de souligner que les guérisons sont des signes (et
pas quelque chose qui s’apparenterait à de la magie). Une forme
d’illustration : est la constatation que l’onction des
malades soit devenue un sacrement, au sens étymologique un
« signe »…
C’est un rappel important pour ceux qui, dans certains rituels improvisés, invoquent les passages de guérisons de l’Évangile. Comme le souligne « Dei Verbum » (texte essentiel, et dogmatique, de Vatican II), il est essentiel de prêter une grande attention au contenu et à l’unité de toute l’Écriture, et au respect de la Tradition vivante de toute l’Église. Dans des exhortations, il n’est pas acceptable d’invoquer un passage évangélique, mal compris et isolé, comme certains le font, et ainsi détruire deux millénaires d’avancement dans la compréhension de la Révélation.
Enfin, tout cela amène au risque de transposer ce pouvoir thaumaturge de Dieu à soi-même. Tel qu’il est cité dans cet excellent article au sujet des prières de guérison, Dom Dysmas de Lassus, prieur général de la Grande Chartreuse, rapporte l’anecdote suivante. Un membre d’une communauté du Renouveau Charismatique raconte au sujet des expressions « L’Esprit saint me dit que » ou « te dit que » : « Un jour, l’un de mes frères m’a dit : « Dis ‘je’au lieu de ‘l’Esprit saint’», et j’ai subitement compris combien une volonté de puissance personnelle pouvait se cacher sous de telles apostrophes, quelque peu terrorisantes pour des esprits encore peu formés. ».
Cette
histoire illustre bien les risques d’une interprétation
personnelle et subjectivisée de la foi, qui peut conduire à des
abus de pouvoir et à des manipulations spirituelles.
Fondatrice au cours du XXe siècle de ce qui est devenu la Famille monastique de Bethléem, Odile Dupont, alias sœur Marie, se dit appelée à réaliser « le projet de la Vierge ». De quoi s’agit-il ? Explorer les méandres langagiers par lesquels cette femme passe pour arriver à ses fins est l’objectif de cet ouvrage.
La parole est donnée à un quatuor d’ex de Bethléem, dont un ancien prieur de la communauté des frères. Pratiquant avec brio l’art manipulatoire, sœur Marie, liée à son père spirituel Marie-Dominique Philippe, obtient de tous ce qui lui chante. Des familles d’industriels la soutiennent financièrement. Les autorités religieuses laissent faire.
Or, des adeptes, mis sous emprise, fuguent ou, malmenés, sont en crise. Fabriquer, à coup de subterfuges, des fanatiques de la Vierge voués à une mort psychique : que peut une cellule d’écoute face à cette folie ? S’impliquant au fil des récits, l’auteure émet des hypothèses. Elle souhaite comprendre le drame humain où mène l’art du trop se croire au-dessus de la mêlée et déjà céleste.
La vraie vie de la sœur Marie-cache-toi-là …
P. Pierre Vignon
Choisi pour épater le bourgeois, ce titre rend compte de la parution chez L’Harmattan, durant ce mois de juillet, de l’ouvrage de Blandine de Dinechin : L’art et le drame du trop : Sœur Marie et Bethléem. 271 pages préfacées par le célèbre Jean Lebrun, historien et brillant homme de radio.
Sœur Marie, fondatrice de la Famille monastique de Bethléem, n’a pas cessé d’en réécrire l’histoire tout au long de sa vie. Elle prétendait attirer des moniales et des moines à la vie cachée en Dieu, entreprise hautement louable qui dissimulait une emprise et une dérive ecclésiale sous l’égide de la Vierge.
Le bourgeois, au sens littéraire, n’apprécie pas qu’on dénigre ce à quoi il a donné ce qu’il a de plus sacré : dans l’ordre, son argent et son enfant. Sœur Marie lui a raflé les deux. Mais il aime encore moins se faire rouler, d’où sa capacité inouïe de déni quand il le découvre. Mon argent, je veux bien ; mon enfant, pourquoi pas ; mon ego, jamais ! La fondatrice de Bethléem ne peut pas avoir été ce que révèle ce livre. D’où le courage de l’auteure et des quatre témoins. Il fallait une Dupont de Dinechin (nom complet de l’auteure) pour épingler une Dupont-Caillard, patronyme que Mademoiselle Odile Dupont (1922-1999) s’était forgé. Vous pouvez dépenser sans sourciller les 28 euros de l’ouvrage, vous ne les regretterez pas. La liste des méfaits est longue. Une des caractéristiques d’une personnalité de type histrionique est de toujours se placer au centre.
Sœur Marie s’est servi de l’attrait naturel au cœur de tout un chacun pour une forme de solitude, afin de séduire les intéressés et les recruter d’office. C’est ainsi qu’elle les a convaincus : les bourgeois, le gotha, le patronat, le fisc, la police, les magistrats… Là où elle a touché au sublime, c’est avec les curés. A part quelques rares exceptions aussitôt évacuées, elle les a tous dominés, surtout les évêques et les cardinaux.
Ce livre est l’histoire vraie, c’est-à-dire démystifiée de la propagande interne, d’une vierge folle, au sens de celles que Jésus laisse à la porte en leur disant qu’il ne les connaît pas (Mt 25, 1-12), qui a réussi à se faire ouvrir toutes les portes du Vatican. Si j’emploie le singulier alors que l’évangile en cite cinq, c’est que je ne veux pas stigmatiser l’ensemble des frères et des sœurs de Bethléem qui sont encore dans cette congrégation et qui ne peuvent même pas imaginer qu’on leur fait vivre une imposture. On oublie trop facilement qu’il y a une majorité de personnes de bonne foi dans une dérive ecclésiale. Comment peut-on croire qu’on s’est fait déposséder de soi-même par quelqu’un qui a su utiliser la pureté de votre désir intérieur de solitude avec Dieu ?
Même le Général des Chartreux, Dom André Poisson (1923-2005) s’y
est laissé prendre. Il a généreusement laissé Bethléem sur les
bras de ses successeurs. L’actuel Prieur de la Grande Chartreuse,
Dom Dysmas de Lassus a su demeurer fidèle à la perspicacité de son
grand devancier, Dom Innocent Le Masson (1627-1703), le « Louis
XIV des Chartreux ». Il a publié sous son nom, fait rare dans
l’Ordre, un remarquable essai aux éditions du Cerf, Risques et
dérives de la vie religieuse. Il ne nomme jamais la flibustière
mais tout s’éclaire si on met son livre en parallèle avec celui
de Blandine de Dinechin. On comprend alors l’arnaque spirituelle
qui a fait croire à une vie spirituelle alors qu’il n’y avait
rien de spirituel.
C’est que Sœur Marie manie brillamment le verbe. Nourrie de la gnose turlupine de Thomas Philippe (1905-1993), elle fut accompagnée toute sa vie par son frère chattemite Marie-Dominique (1912- 2006). Elle interdisait à tout prêtre de prêcher à ses recrues qui n’avaient accès qu’à ses homélies (sic). Elle les poursuivait jusque dans leur cellule avec un haut- parleur qui les diffusait et qu’elle appelait « Radio Paradis ». On trouve l’image de cette emprise dans la nature du gaz. Sans forme ni volume, une molécule gazeuse occupe tout l’espace vide. Agitée, elle se déplace très rapidement de façon désordonnée.
Blandine de Dinechin fonde son enquête sur quatre témoins irréfragables, « sortis de l’enfer », dont il faut saluer le courage. L’auteure s’est farci, je ne vois pas d’autre mot, les textes nauséeux de la réputée sainte, sans omettre les presque 600 pages qu’une rescapée de la « secte des fols en Christ » (Sœur Marie aimait cette dénomination) a remis en 2015 aux évêques de France.
Comme tout est caché dans le monde des religieux, clôture oblige, encore plus que chez les curés, seul un vague redressement du Vatican a permis de régler les aspects les plus voyants (dont l’éviction de Sœur Isabelle qui gouvernait depuis son luxuriant ermitage de Jéricho) avant que tout ne soit bien cette fois reverrouillé.
Je conseille de lire les dix-sept pages du chapitre 14 sur l’immolation par le feu d’une jeune polonaise de 24 ans, Magda, que Sœur Marie avait encapuchonnée d’autorité sous le nom de Sœur Miryah. C’est insoutenable. Ce drame mérite un tournage qui sera un grand film. La réalité dépasse la fiction. Le masque de la Dupont vole en éclats pendant qu’elle se cache pour laisser ses subordonnés régler les difficultés grâce à ses indications mafieuses.
Lisez ce livre, non seulement les familles et les amis des moines et
des moniales mais aussi les ecclésiastiques de tout grade, pour
comprendre comment notre Eglise n’est pas équipée humainement et
intellectuellement pour parer à de tels fléaux.
Bien que le décret sur les Laïcs (n°32) du Concile Vatican II
recommande les Sciences Humaines, on en est encore à utiliser des
méthodes devenues inefficaces d’un autre âge (Cf. par exemple la
méthode médiévale d’enquête pour le choix des évêques, ce qui
explique en partie les drames que nous vivons).
Je n’en veux pour preuve que la façon dont le cardinal Velasio de Paolis (1935-2017) a cyniquement traité le scandale des Légionnaires du Christ afin de « sauver » leurs milliards. Il a repris pour cela le concept communiste de refondation forgé après la chute de l’URSS. Quand il faut dissoudre, nos responsables essayent par tous les moyens de sauver et de refonder. On refuse d’employer le sel évangélique qui cuit mais qui conserve là où il faut trancher. Avec Bethléem, nous pouvons joindre à peu près toute la liste des Communautés dites nouvelles qui dominent actuellement le paysage ecclésial. Par chance, elles se contrarient entre elles sinon elles parviendraient à transformer Rome en Mandarom !
Le mensonge de sa vie a duré jusque dans sa mort puisqu’on apprend que la dépouille de Sœur Marie a été transportée illégalement de Montpellier en Chartreuse pour faire croire que c’est là qu’elle avait trépassé. Elle qui se laissait passer pour une nouvelle Thérèse d’Avila n’aura été finalement qu’une délirante à qui il aura manqué un saint Jean de la Croix pour la remettre sur le chemin de la vérité.
Les secrets de la fondatrice de la Famille monastique de Bethléem
par Céline Hoyeau, La Croix du 19/10/23
En janvier 2021, les Sœurs de Bethléem ouvraient une cellule d’écoute
pour entendre des victimes alléguées des abus commis dans leur
communauté depuis sa fondation dans les années 1950. Loin de « faire œuvre de justice et de réparation »
comme annoncé, cette cellule se serait révélée aux yeux d’anciens
membres, qui tentent d’alerter l’Église depuis près de quinze ans, comme
un « enfumage » et une nouvelle tentative de discréditer leur parole.
C’est donc à une écoutante et ancienne journaliste ayant travaillé sur l’abus spirituel, Blandine de Dinechin, qu’ils ont confié leurs témoignages et le soin d’enquêter sur les dysfonctionnements présumés de Bethléem depuis ses origines. Ceux-ci s’enracinent, selon eux, dans les excès de la fondatrice, Odile Dupont (1922-1999), sœur Marie en religion, prieure pendant quarante-huit ans, dont ce livre brosse un portrait inédit et très critique.
Née en 1922 au Havre, elle fait un essai
infructueux chez les dominicaines, avant de créer une petite fraternité
sous l’impulsion du dominicain Ceslas Minguet qui veut fonder un ordre
de la sainte Vierge Marie. La communauté, qui compte aujourd’hui plus de
500 sœurs contemplatives et une trentaine de frères, recrute à tour de
bras.
Un « succès » qui tient beaucoup à la personnalité charismatique de sœur Marie. Celle-ci est décrite comme excellant à obtenir ce qu’elle veut des évêques, du Vatican, et jusqu’au général des chartreux qui lui confiera des couvents. Les témoignages – dont celui de l’ancien prieur des frères – montrent aussi une prieure qui aurait imposé à ses sœurs une austérité de vie dont elle semblait régulièrement s’affranchir. L’enquête dévoile un système d’emprise dépeint comme une « lente, profonde et totale dépersonnalisation ».
Les regards croisés des anciens membres convergent vers les mêmes accusations d’abus spirituels : conduits à se déposséder de leur raison au nom d’une obéissance radicale à la Vierge Marie, ils se sont vus privés d’une vie spirituelle réelle, pour épouser les marottes de la fondatrice. L’enquête dénonce aussi des silences coupables, tel le secret longtemps gardé sur le suicide de sœur Miryah, Polonaise de 24 ans qui s’est immolée par le feu en 1998.
Si la Famille monastique
de Bethléem a mis en œuvre ces dernières années toute une démarche
pour se réformer, nul doute qu’elle tirera profit de cette enquête,
certes à charge car elle ne prend en compte que la parole de ces témoins
sans les confronter à d’autres regards, mais précieuse pour se dégager
de certains héritages toxiques de ses fondations.