Le corps et le Nouvel Age

Le Nouvel Age, ensemble de réseaux fluides, se présente comme un nouveau paradigme, une nouvelle spiritualité. Aujourd’hui, on ne parle plus beaucoup de Nouvel Age ou de New-Age, mais cette manière d’être et de penser imprègne et influence tous les domaines de notre société :

Le monde de la santé, de l’éducation, du développement personnel, de l’entreprise et de ses méthodes de management, du commerce et de ses performances de persuasion de la clientèle, de l’écologie, de l’agriculture biodynamique, de l’économie positive, de la politique et de certains de ses réseaux, de la culture (avec ses films à audience planétaire, en direction des enfants, des ados et des adultes, ses jeux vidéo, ses musiques), de la mode, du social…

Ces influences sont de plus en plus difficiles à déceler, tant elles imbibent nos existences ; nous y adhérons parfois, sans même nous en rendre compte. Certaines d’entre elles s’inscrivent à l’opposé de la révélation chrétienne.

Le Nouvel Age mange à tous les râteliers

En effet, depuis le XVIIIe siècle, avec une croissance importante à la fin du XIXe siècle, les influences des mouvements théosophiques, maçonniques, et rose-croix, et de leurs enseignements ésotériques, la croissance du spiritisme et de l’occultisme, de la magie, de la kabbale, de l’alchimie et de l’astrologie, du druidisme, du chamanisme, du mouvement Wicca[1], du bouddhisme tibétain, du zen, du yoga, vont poser les fondements mouvants et hétéroclites du Nouvel Âge.

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La kinésiologie

Extrait du livre : Nouvelles croyances, thérapies alternatives : des dérives possibles. Denis Lecompte, Bertran Chaudet. Sarment éditions du jubilé novembre 2008.

Le terme est issu de kiné (mouvement) et signifie donc la science du mouvement. C’est une thérapie physico-émotionnelle. Il s’agit, par des exercices ou des mouvements sur le corps, de restaurer un équilibre énergétique perturbé à différents niveaux, à la suite de différentes causes. On est ici dans une méthode holistique, c’est-à-dire que la kinésiologie entend travailler sur le corps dans sa totalité.

Historique

(d’après Manuel pratique de kinésiologie, la santé par le toucher / JeanClaude Guyard, Éd. Souffle d’or, 2003)

La kinésiologie est née aux Etats-Unis. Elle se réclame de toute une recherche sur le corps depuis la fin du XIX ème siècle. Elle se situe dans la lignée des recherches du docteur Palmer, fondateur de la chiropractie qui mit en valeur, par un travail d’ajustement vertébral, une action à distance d’une région du corps sur une fonction.

Dans les années 1960, un autre chiropracteur, le Dr Goodheart établit une interaction possible entre les muscles, les organes et les méridiens d’acupuncture, avec une relation entre le stress et le tonus musculaire. C’est lui qui mit au point le principe du test musculaire énergétique.

Dans les années 1970, le Dr John Thie donne une diffusion large à ce qui sera la base de la kinésiologie dans son livre « Touch for Health» (santé par le toucher). Il répertorie 14 muscles principaux et 28 muscles additionnels. Il propose alors une méthode de guérison, fondée sur l’utilisation de points neuro-vasculaires et sur le balayage des méridiens, qui se fait à une faible distance du corps. On appelle alors guérison la disparition des symptômes.

Dans les années 1980, aux Etats-Unis et en Europe, le test musculaire commence à être utilisé pour interroger le corps sur tous les besoins de l’être humain et même de l’animal, par transfert. Continuer la lecture de « La kinésiologie »

Kinésiologie : un témoignage

Ecrire ce témoignage sur la kinésiologie m’a coûté. Il m’est pénible de revenir sur cette période encore récente de ma vie; mais il m’est encore plus insupportable d’entendre tellement de gens autour de moi se vanter des mérites de leur kinésiologue ou d’une autre médecine énergétique. Je fais mienne cette parole de Saint Paul : «vous étiez dans les ténèbres, maintenant vous êtes dans la lumière ».

Cette plongée dans l’univers énergétique m’a amenée à de très nombreuses recherches dans des livres, des cassettes, à des rencontres avec des spécialistes… Je suis donc actuellement à même de comprendre en partie comment cela fonctionne et pourquoi j’ai plongé dans cet univers. Dans cette démarche, plusieurs personnes m’ont accompagnée; qu’elles en soient remerciées! Par la justesse de leurs questions, elles m’ont aidée à faire la lumière … Cela a été pour moi une expérience immense de consolation fraternelle.

Après un déménagement difficile et une grande période de fatigue, je me sentais disponible pour une nouvelle orientation professionnelle. En tant que professeur de français, je remettais en cause ma pratique: je me sentais déstabilisée par les enfants en difficulté scolaire et impuissante. J’avais l’impression que même le soutien extrascolaire était inefficace, qu’on leur rajoutait des connaissances, sans avoir accès à la racine même de la difficulté de leur apprentissage.

Or j’avais, dans les années 1990, entendu parler de la kinésiologie comme d’une discipline permettant justement, par l’interrogation du corps, de remonter à la source des traumatismes et ainsi de gommer les difficultés du temps présent, notamment les difficultés scolaire des enfants. Je me décidais à consulter pour moi et pour mes enfants une kinésiologue de ma ville, dont on me disait le plus grand bien; qui plus est, elle se trouvait dans les mêmes groupes catholiques de prière que moi. Je rencontrais cette personne; je la jugeais très à l’écoute, pleine d’empathie et sympathique …

La kinésiologie se présentait comme une thérapie. Par l’interrogation du corps et en se fondant sur le principe que le corps a une mémoire propre des évènements vécus dans le passé, on pouvait retrouver trace des évènements préjudiciables vécus et les guérir en les effaçant. Le principal outil était le test musculaire: on posait une question par oral; puis par une très légère pression sur un bras tendu, on pouvait trouver une réponse positive si le bras résistait, et négative si le bras se laissait tomber. Partant de là, on pouvait envisager des corrections – sortes de massages, également indiqués par le test musculaire – qui permettraient d’effacer la blessure.

Je me lançais donc avec bonheur dans la formation que la kinésiologue de ma ville animait, sous forme de week-ends assez coûteux et non déclarés. Ces stages étaient simplement validés par une attestation de présence. Il n y avait pas d’évaluation ni de diplôme. Les élèves s’entraînaient mutuellement les uns sur les autres. On y trouvait un apport théorique flou. Je devais découvrir par la suite que tout était sous-tendu par la philosophie du New Age, c’est-à-dire la capacité que l’homme a de se guérir lui-même par l’énergie cachée qu’il tire de la nature. On nous donnait de gros documents en américain, mal traduits par l’organisation belge qui en était dépositaire. Nos professeurs français avaient retravaillé certains textes. C’était un mélange d’éléments de psychologie, de morphologie, d’ostéopathie, d’énergétique chinoise et d’autres choses que je ne comprenais pas. J’ai toujours besoin de comprendre ce que je fais, et je commençais à poser des questions. Il me fut répondu: « tu ne peux pas encore comprendre, tu comprendras plus tard, quand tu auras avancé dans la formation ». Parfois, notamment quand je demandais d’où provenaient des positions de doigts particulières, il se produisait un silence un peu lourd, comme si ma question dérangeait, et on me répondait: «c’est un langage universel. » Je devais apprendre, des mois plus tard, qu’il s’agissait de gestes occultes, codés, issus de l’hindouisme. Je sentais que j’agaçais avec mes questions et l’on commença à me traiter de «cerveau gauche ». En effet en kinésiologie, on apprend, après une analyse simpliste du fonctionnement du cerveau, que certaines personnes ne font fonctionner que leur cerveau gauche, siège de la rationalité, alors que d’autres se situent dans le cerveau droit, créatif. Le cerveau droit était véritablement magnifié.

Lors d’un des exercices, à la fin d’un long et fatigant week-end où nous avions travaillé à faire sortir des émotions cachées par des tests musculaires répétés, mon partenaire de formation me fit la correction qui était demandée par le protocole que nous avions travaillé : il me mit, entre les deux yeux, une lumière qui me plongea dans un état d’absence de moi-même.

Je devais par la suite comprendre qu’il s’agissait à mon insu, d’une ouverture d’un chakra appelé : «le troisième œil ». Et en effet je me mis à «voir »les blessures psychologique des gens et plus particulièrement chez les prêtres. Pour essayer d’analyser ma pratique, je lisais, en même temps que les cours, les livres de Simone Pacot sur l’évangélisation des profondeurs. J’en déduisis moi-même que ce à quoi elle arrivait au bout de nombreuses séances, nous y arrivions très rapidement en dix minutes : c’est-à-dire nous remontions à la blessure supposée être à l’origine par ce qui s’appelait « une récession d’âge »; cela permettait de remonter tous les âges jusqu’avant même la naissance, et de trouver ainsi la blessure correspondante.

J’assistais lors des cours à de véritables courses à la blessure, certains montrant une dépendance incroyable à cet exercice qui leur faisait vivre des sortes d’extases. J’en testais sur moi-même l’efficacité : ce qui m’était dévoilé était vrai, à ceci prêt que je n’avais jamais eu conscience que cela pourrait être source de blessure; cela me mettait dans un état d’agressivité et d’accusation vis-à-vis de mes proches par exemple.

Je découvris plus tard cette parole magnifique, tirée de la Bible, qui justement met en évidence la patience et la bonté de Dieu à notre égard; il ne permet pas que tout nous soit montré : «je ne chasserai pas tes ennemis devant toi en une seule année, de peur que le pays ne devienne un désert où se multiplieraient à tes dépens les bêtes des champs; je les chasserai devant toi peu à peu jusqu ‘à ce que tu aies assez fructifié pour hériter du pays» (Exode, 23, 29 à 31).

J’avais commencé, comme on nous le conseillait, à pratiquer la kinésiologie sur des gens de mon entourage, avec beaucoup de succès. Je faisais passer ces consultations avant l’attention à mes enfants et à mon mari. Je vivais comme hors de moi, repensant à mes clients, revivant les séances, m’interrogeant …

Plusieurs événements m’alertèrent. Une personne eut une transe avec hurlements lorsque je la touchai, ce qui me laissa épuisée et inquiète. Une autre, lorsque je lui fit une récession d’âge, pointant un traumatisme fort, se mit à pleurer en me disant «je ne voulais pas te le dire ». J’avais donc violé sa conscience? Une troisième, manifestement absente d’elle-même, me répondit quand je lui demandais si elle était présente : «je t’entends, mais je suis ailleurs, je suis bien ». J’avais à peine eu le temps de la toucher que déjà j’avais les réponses aux questions que je n’avais pas formulées par oral. Je crois qu’elle fut la dernière de mes clientes. Je me suis rendue compte en additionnant toutes ces interrogations que j’étais très loin de mon projet initial. Je me sentais très seule dans ma pratique. Je ne pouvais raconter à personne mes inquiétudes; les professeurs n y étaient pas du tout ouverts ou me répondaient simplement: « ne t’inquiète pas, tu ne fais que du bien. »

J’étais de plus en plus à la recherche de réponses à mes questions; et pourtant je n’arrivais pas à renoncer: on commençait à savoir ce que je faisais. La kinésiologie avait bonne presse dans le milieu catholique. Je vivais une forme de compassion tirée de mon expérience d’écoute à « Mère de Miséricorde »; ce que je disais intéressait et il n’était pas rare qu’à la fin d’un dîner quelqu’un vienne me dire « cela me rejoint, est-ce que je peux venir consulter ». J’entrais facilement en communication kinésiologique avec mes clients. Avec une amie de cours, dont je me rendais compte qu’elle aussi était mal à l’aise, nous avons écrit au père Verlinde. A cette époque, il commençait à recevoir des questions sur son site FINAL AGE. Il mit donc en place un groupe de travail et pu répondre à nos questions que d’autres apparemment se posaient aussi. Nous eûmes ainsi la certitude que tout cela fonctionnait sur le mode du magnétisme occulte, avec emprunt d’éléments sans aucune référence explicite aux diverses traditions des guérisseurs. Nous étions au cœur d’une des disciplines du New Age, en plein syncrétisme, nous manipulions en toute naïveté (mais est-ce le cas de tout le monde ?) l’énergie astrale; cela n’avait rien de chrétiens, Jésus n y avait pas sa place. Pour moi cet aspect là était la plus grande imposture. Mais je pense que c’est également un enfermement pour les non-chrétiens.

L’argument ultime qui demeure en faveur de la kinésiologie, ce dont les gens ne démordent pas, sont les fruits immédiats et spectaculaires qui apparaissaient lors des séances. Je dois dire qu’il se trouvait une certaine vérité dans les résultats des investigations concernant les blessures, même si parfois c’était approximatif; cela reste un mystère. En tout cas, ces investigations en engendraient toujours d’autres, sans fin. Les fameuses corrections que l’on apportait aux problèmes trouvés ne tenaient pas dans le temps et engendraient d’autres inquiétudes et donc d’autres consultations. Je suis convaincu maintenant que l’arbre qui engendre de tels fruits est pourri.

Il m’a fallu abandonner toute sensibilité magnétique ainsi que cette ouverture du « troisième œil ». Le Seigneur me le proposa lors d’une nuit d’adoration dans le cadre d’une retraite spécifique sur l’occultisme. Je lui remis tout ce que mes mains avaient senti sans toucher. Je lui demandai de venir réparer ceux que j’avais approchés. Il me fallut aussi lui demander un apaisement de ma mémoire corporelle, pour oublier ces fortes sensations de « sortie du corps « . Je dus expliquer à tous que je m’étais trompée. Jésus fut présent d’une manière très sensible du début jusqu’à la fin de ces années. Je n’étais pas seule, et dans mon humiliation, il m’a donné la chance de pouvoir accompagner certaines femmes touchées par l’avortement qui pour apaiser leur immense souffrance cherchent dans les thérapies énergétiques un remède bien vain, quand elles découvrent que Jésus est là pour elle.

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Attrape-rêves

Le capteur de rêves est une pièce artisanale perpétuant une légende Amérindienne. Tissé un peu comme une toile d’araignée, il a pour  fonction de filtrer tous les rêves. La légende veut que les rèves traversent la toile, les bons rèves se dirigent vers les plumes et ressortent pour rester dans la chambre. Les mauvais rêves sont emprisonnés dans la pierre  située sur la toile jusqu’au lever du soleil. Aux premiers rayons de lumière, les mauvais rèves seront brûlés.

Ce genre de grigri est en fait un talisman, c’est-à-dire un signe adressé aux esprits. Ce ne sont pas les objets en eux-mêmes qui ont un pouvoir, mais ils sont les signes conventionnels reconnus par les esprits, qui répondent aux injonctions des magiciens opérant par leur intermédiaire sur les détenteurs des fétiches…

http://occultismedanger.free.fr/501_3_attrape_reve.php

Vous trouverez sous ce lien une réflexion sur l’opportunité, pour une personne chrétienne, d’avoir ce type d’objet chez soi; voire de le porter en pendentif comme boucles d’oreilles…

Attrape-rêves en vente dans un magasin « Cultura »

Attrape-rêves sur un site de bien-être et de soins énergétiques

« Dis-leur, Mamoune », La mère d’Arnaud témoigne

Fiche technique d’analyse du livre de Nicole Gourvennec, « Dis-leur, Mamoune », La mère d’Arnaud témoigneEd. Lanore, 2008

Les chiffres entre parenthèses se trouvent dans le livre pour désigner un renvoi aux livres précédents. Le dernier chiffre entre parenthèses est celui de la page du livre analysé. Les phrases entre guillemets sont les messages d’Arnaud. Les paragraphes en italiques sont des réflexions du P. Auzenet ou des citations d’autres livres.

  1. Aspects en rapport avec la médiumnité

La question de l’écriture automatique

* Tout à coup, Paul assis en face de moi sur le divan, l’air abasourdi, prononce ces mots incroyables : « Arnaud me dit : Fais une lettre à ma Mamoune ». Aussi surprenant que cela paraisse, je n’ai pas hésité une seconde, réagissant immédiatement : « C’est Arnaud, va écrire ! » Et Paul est parti vers son bureau, calme mais pas du tout convaincu m’a-t-il avoué ensuite. Quelques instants plus tard il revient, tenant un papier où il a transcrit un dialogue de son écriture habituelle, simplement très étirée. Il est toujours aussi paisible et surpris de ce qui lui est arrivé et qui pour moi ne fait aucun doute. (p. 38)

* Il y avait là quelque chose d’extravagant qui dépassait notre entendement car nous savions bien que le corps d’Arnaud avait été déposé dans sa tombe. Comment pouvait-il s’exprimer puisqu’il ne disposait d’aucun support matériel permettant la communication comme dans la T.C.I. (trans-communication instrumentale) ni bien entendu ne bénéficiait d’aucun procédé spirite ? Cependant il était indéniable que Paul recevait bien des messages provenant de la pensée d’Arnaud, quotidiennement au début puis tous les deux ou trois jours, à des moments variables et toujours inattendus. Il écrivait très vite, sans exaltation, égal à lui-même. Tout se passait en quelques minutes, le temps de « prendre la dictée », dans un silence total car rien n’était audible. Pas le moindre élément spectaculaire.

« L’écriture automatique est un procédé utilisé en médiumnité, un esprit utilisant la main du médium pour communiquer avec le monde physique. L’écriture automatique n’est pas en tant que telle un phénomène paranormal. Ce terme désigne en fait le genre d’écriture inconsciente souvent utilisée par les psychologues eux-mêmes comme technique libératoire qui permet de faire émerger rêves, désirs, de l’inconscient. Les psychologues limitent l’écriture automatique à l’alternance des personnalités stratifiées communes à tous, ne se manifestant que sous certaines conditions. Les parapsychologues envisagent avec cette technique l’intervention du paranormal comme effet de la dissociation psychique du sujet introduit dans une nouvelle dimension. Les spirites eux, placent l’écriture automatique parmi les moyens de communication avec des entités désincarnées de différents niveaux moraux ; ceci est contrôlable par l’étude du niveau du message obtenu. Il est certain que le psychologue, le parapsychologue et le spirite ont tous trois de bonnes raisons pour adopter cette méthode. » (encyclopédie Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Écriture_automatique)

* Dans le cas des messages d’Arnaud, l’initiative émane d’En-Haut, rien n’est sollicité ni provoqué : « En effet, les personnes comme vous (je dis : vous, Papa et Mamoune, puisque vous êtes autant confondus dans mon cœur que dans ma mission), qui reçoivent des communications non sollicitées et par la médiation de l’Esprit seul, ne font pas de recherches. ce qui est une différence essentielle. Ni les signes ni les messages que vous recevez de moi (qui ne suis qu’un porte-parole, je le répète), ne font l’objet d’aucun travail conscient, organisé, méthodique de votre part. Papa ne fabrique pas de messages pour prouver quoi que ce soit ; il ne veut pas la fin et n’a pas les moyens ! » (T III p. 124) Cela explique que le contenu des messages ait porté la marque du ciel même au tout début, se gardant des bavardages oiseux et banals qui caractérisent souvent les communications médiumniques. (p. 95)

Nicole Gourvennec n’est pas sans savoir que certains identifieront précisément les messages d’Arnaud avec des communications médiumniques. Il convient donc de s’en démarquer clairement. Mais les esprits qui sont à la source de tels messages ne sont pas obligés de tomber dans le banal… ils peuvent aussi faire dans la gnose, comme on le verra plus loin. Le « Dialogue avec l’ange » de Gîta Malaz en est un meilleur exemple encore… Si Nicole Gourvennec se défend de faire du spiritisme, et d’être médium, on relève cependant dans le livre, à propos de la médiumnité, un double langage.

* Le troisième enseignement concerne un médium présent à ce Congrès, étonnant de forces et de dons et en même inquiétant : « De très importantes énergies le relient à l’invisible aussi vit-il sur une mer agitée de puissantes vagues… Quand des êtres sont doués de telles énergies, il est nécessaire pour les maîtriser qu’ils les qualifient dans le Verbe, car il existe un royaume des mots qui endigue les énergies. Ainsi, si je dis qu’il y a en moi des énergies sans les qualifier, je n’en dirige pas le sens et la mer est tempête. Par contre si je prononce « Énergies d’Amour » et si de plus je reconnais dans la prière que ces énergies ne peuvent venir que de Dieu, j’en accepte la Source. Enfin si j’admets, sans orgueil, qu’elles ne me sont données que pour l’amour de l’autre, j’apaise toute tempête. Sinon, je serai comme Pierre, mais n’ayant pas le Maître à portée de main, je coulerai sans espoir … » (T III p. 79) Ce message dans un premier temps conforta notre réticence à l’égard des manifestations médiumniques. Cependant nous n’allions pas tarder à apprendre qu’il faut se méfier de tout jugement a priori et ne jamais oublier, comme le dit Arnaud, que l’essentiel est la finalité du don : l’amour des autres. (p. 191)

Mode d’emploi pour ne pas se poser les vraies questions sur les « énergies » : elles ne peuvent venir que de Dieu, bien sûr… et la médiumnité, somme toute, du moment qu’elle est orientée vers l’amour de l’autre, devient acceptable…

* Dans un premier temps, j’ai pensé n’être qu’une humble spectatrice de ce maillage Ciel-Terre, me satisfaisant de mes secrètes et fortes communions d’esprit avec Arnaud. Je me contentais donc d’une participation que je supposais, tout comme Paul le pensait, destinée à rester passive, accompagnant par la prière la réception des messages que je numérotais simplement lorsque Paul les avait recopiés. En effet, il avait adopté une méthode permettant de les relire : aussitôt après les avoir reçus, de son écriture restée identique mais trop étirée à cause de la vitesse d’émission, ce qui les rendait difficilement lisibles, il recopiait tout le texte, tel qu’il avait été dicté : d’une traite, sans paragraphes ou strophes (pour les poèmes), sans ponctuation, sauf de temps en temps une précision pour une majuscule ou un point d’exclamation, voire quelques fois pour des guillemets. Arnaud lui avait donné des conseils qu’il suivait scrupuleusement : « Recopie le message le plus vite possible, ta mémoire inconsciente t’aidera : ton subconscient a tout enregistré, fais-lui confiance … » (T 1 p. 132-133) (p. 97)

« J’ai senti ma Mamoune travailler à nos messages. C’est une bonne chose comme je l’avais dit, qu’elle participe à l’élaboration formelle de ceux-ci, à la rédaction qui suit le premier jet de mots. » (T 1 p. 160) Ce travail me paraissait si sacré que je ne l’accomplissais que dans la prière, prenant le temps de me sentir reliée au Ciel et attendant un acquiescement intérieur. (p. 98)

Paul reçoit. Nicole met en forme littéraire. Travail de collaboration. Mais écriture automatique tout de même. Procédé spirite par excellence. Le conseil est limpide : « ton subconscient a tout enregistré, fais-lui confiance ». Pas d’analyse critique ; au contraire, il faut révérer religieusement les messages…

* D’ailleurs il était frappant de constater la facilité avec laquelle il reprenait le cours de ses activités. « C’est normal, me dit-il, puisque ce que je rédige ne vient pas de moi. Je sais qu’Arnaud en est l’auteur mais, contrairement à ce que tu penses, je ne suis à aucun moment submergé d’émotion, l’affectivité n’intervient pas. Je ressens Arnaud bien davantage dans les effusions-communions que tu connais comme moi. Pour les messages je suis simplement un instrument qui a du mal à suivre l’allure et qui de plus en plus ne sait même pas quel sujet a été abordé tant la trace se perd vite, comme si tout s’effaçait. » Arnaud qualifiera plus tard le récepteur de messages comme les siens de « porteur de crayon », attestant ainsi du caractère passif de ce type de communication. Paul avait vu juste car à peine quelques mois après le début des messages, la vitesse d’émission ne fera que s’amplifier, il n’y aura plus d’échanges et les sujets traités cesseront d’être personnels, atteignant une telle altitude spirituelle que leur contenu est à lui seul une irrécusable marque d’authenticité. (p. 58)

Non, car l’Esprit Saint n’a jamais utilisé de cette manière les évangélistes. « Dans la Tradition biblique, Dieu respecte parfaitement l’humanité de l’hagiographe : sa culture, son tempérament, son milieu social. Dieu parle à travers lui sans se substituer à lui : la parole qu’il prononce est tout à la fois sa parole et celle de Dieu. Des révélations privées dans lesquelles l’interlocuteur divin se servirait de la voix de son instrument humain tout en la changeant au passage ; ou qui se servirait de sa main pour écrire des messages dont l’instrument humain ignorerait le contenu au moment de les rédiger (écriture automatique ou semi-automatique) ; etc. : de telles « révélations » seraient plus que suspectes, car leur mode de production ne correspond pas à la manière habituelle de procéder de Dieu en matière d’inspiration. (P. J-M Verlinde, http://www.final-age.net/La-Revelation-officielle-et-les.html)

* « Je suis avec toi en relation moins médiumnique que tu le crois. C’est plutôt de la télépathie … » (T 1 p. 26) Plus tard, il ira plus loin dans les recommandations : « Comme je te 1’ai dit, les vraies relations spirituelles entre un être du « dessus » et un être de la terre ne sont pas magiques ! Elles ne doivent surtout pas l’être, sinon elles sont pleines de périls car, aux confins de la Terre et du Ciel (en langage compréhensible … ), les forces du Mal sont à l’affût et cherchent à interrompre les liaisons, à leur nuire et à les faire dévier. Les nôtres reposent sur ton don et l’amour entre nous dans l’Amour de Dieu. » (T 1 p. 49) (p. 41-42)

Ouf, nous voilà rassurés ! C’est étonnant comment « Arnaud » prend soin de nous dire et redire que les messages ne proviennent surtout pas d’esprits inférieurs parasitants, dont il parle encore dans cet autre message :

* « Les « ténèbres extérieures (Mt 8, 12) » sont extérieures au ciel et à la terre car, à la frontière des deux mondes, existe un au-delà mystérieux, un fragment détaché du Royaume de Lumière auquel beaucoup d ‘hommes de la terre se relient facilement, entrant en contact avec des êtres souffrants, aveugles et entêtés qui sont prêts à les capter, à les magnétiser et à les plonger peu à peu dans l’obscurité. C’est cela les ténèbres extérieures. » (T II p. 213) (p. 175).

N’est-ce pas un aveu qu’Arnaud connaît de bien près ces entités, ces esprits ?

* Les contemplatifs savent bien que l’on ne peut prier qu’en s’isolant de l’environnement extérieur pour mieux ouvrir les yeux de son âme. Dès les premiers messages Arnaud livre d’ailleurs sa méthode : « Fais le vide avec tes mains sur les yeux et ça vient facilement. » (p. 43)

Cette affirmation est capitale. Toutes les méditations orientales (si prisées dans les cercles occultes) nécessitent comme postulat de base de « faire le vide » dans les pensées… La méditation et la contemplation chrétienne sont bien différentes : il s’agit d’entrer en communion avec la Trinité, et de laisser l’Esprit Saint travailler en nous. Trop de chrétiens pensent qu’ils doivent faire le vide dans leurs pensées pour que le Saint-Esprit puisse s’exprimer au travers d’eux ou les contrôler. Au contraire, nous devons garder le contrôle de nos pensées et coopérer activement avec le Saint-Esprit. Chaque fois que nous faisons le vide dans nos pensées, l’esprit qui s’exprime à travers de nous n’est probablement pas le Saint-Esprit.

 Une rencontre avec le P. Vernette

Le 26 juin, lors d’un échange téléphonique, il me remercie pour le livre, précisant d’emblée : « J’ai lu tous ces messages, je n’ai rien à leur reprocher » ; puis il ajoute : « L’Église n’a pas assez tenu compte de ces phénomènes. J’aimerais vous connaître. » Lorsque je fais état de notre projet de déplacement pour Lourdes au 15 août, il nous fixe un rendez-vous le 14 à l’évêché de Montauban. (…) A ce moment Paul intervient et dit : « Il me semble qu’Arnaud a dit qu’il faut appeler cette dictée : l’écriture inspirée. » Le Père Vernette sursaute, visiblement bouleversé : « C’est étonnant ce que vous dites. Savez-vous que j’ai reçu hier une lettre de Pierre Monnier, le petit cousin du messager ? Il a retrouvé un courrier de Madame Monnier disant que son fils lui avait dit d’appeler ses messages : « L’écriture inspirée. » Éberluée, je finis par me ressaisir et sors de mon classeur le message choisi in extremis : « L’écriture inspirée. » Paul est aussi étonné que le Père Vernette ! (…) Lorsque nous nous quittons, le Père Vernette, regard plus bleu que jamais, nous dit : « Vous êtes guidés par l’Esprit Saint, vous n’avez pas besoin de conseiller spirituel. Laissez-vous aller. » Sur-le-champ nous n’avons pas mesuré l’importance de ce conseil, pour le moins surprenant. Nous en comprendrons la sagesse plus tard ! (p. 118-119)

Si l’on nous rapporte bien la vérité ici, on ne peut qu’être affligé des naïvetés du P. Vernette. Voilà que l’écriture automatique, phénomène utilisé essentiellement dans les mouvances spirites, est rebaptisée par lui « écriture inspirée », appellation donnée aussi par les esprits… car on n’est jamais mieux servi que par soi-même ! Quand à dire à des personnes qui prétendent recevoir des messages de l’au-delà qu’elles n’ont pas besoin de conseiller spirituel, c’est contraire à toute la tradition ! Rien de tel que de se croire directement inspiré par l’Esprit Saint sans aucun regard extérieur pour aller droit dans le mur ! Surprenant conseil dans la bouche d’un prêtre, effectivement … Invérifiable, car l’intéressé est décédé.

Démasqué ?

* « Papa, tu fus très surpris lors de la messe car, en te rendant à l’Eucharistie, tu as cru me voir dans un jeune officiant affligé d’une disgrâce physique, Oui, j’étais là, comme en surimpression sur un film. Nos regards se sont vus et reconnus. Mais quel trouble en toi ! Rassure-toi n’est pas une hallucination. Comment est-ce possible ? J’ai utilisé le canal psychique de cet être pour me poser devant lui et t’offrir cet éclair. Lui ne s’en est pas aperçu mais il a dû être déconcerté par ton regard. Je le fus moi-même. Ces manifestations ont un sens : dans l’Amour de Dieu et du prochain, tout est possible. » (T II pp. 139-140) (p. 217)

Quelle manipulation ! Pensez-vous que nos défunts se servent de nous, ou d’autres personnes, de cette façon ? En revanche les esprits diaboliques ne demandent pas notre autorisation…

* Puis il y eut ce songe-cauchemar du 6 juillet 1993. Je suis avec Arnaud, mais, contrairement aux autres rencontres, rien n’est lumineux et j’éprouve un sentiment d’oppression et de tristesse. Je perçois Arnaud comme un petit prince malheureux qui n’est plus sur son étoile mais dans un univers sombre dont il est prisonnier. Il se plaint : « Je travaille toujours, j’ai perdu tout contact physique avec toi, je souffre, prisonnier de l’obscurité, viens me rejoindre. » Tout mon être se tend vers lui en un élan irrépressible pour lui porter secours : « Mon amour, je viens ! » Un choc comme si on me secouait, une sorte de chute et je me réveille. Une pensée s’impose immédiatement à moi : il s’agissait d’un faux Arnaud, des forces mauvaises se sont jouées de moi pour m’entraîner hors des sphères christiques. Comme pour me le confirmer, la radieuse présence d’Arnaud m’envahit. (p. 174)

Zut, l’esprit avait oublié un instant de se déguiser en vrai Arnaud… Heureusement, il s’est vite repris… Il est curieux qu’une telle expérience, que Mme Gourvennec analyse pourtant bien (oppression, tristesse, univers sombre, prisonnier), ne lui ait pas permis de s’interroger plus avant. Peut-être faudrait-il qu’elle lise plus assidûment les Écritures. Saint Paul, en 2 Co 11,14, écrit : « Rien d’étonnant : Satan lui-même se déguise bien en ange de lumière. » 

  1. Aspects en rapport avec la pensée gnostique du Nouvel Age

* « Je le suis pour l’Éternité mais étant débarrassé des entraves de la terre et… t’ayant précédé dans l’Amour de Jésus Christ, je peux vivre plus intensément toute la Vie. Je ne te suis pas supérieur, mais autre, tout en demeurant semblable dans ce que tu as aimé. Rien n’est interdit à l’amour véritable que l’on porte à un être. » (T 1 p. 43) (p. 41)

Certes cette phrase ne va pas sans rappeler le « Aime et fais ce que tu veux » de saint Augustin, mais comme on va le voir dans les aspects de connaissance initiatique développés dans ces messages, tout est légèrement transformé… Cette « torsion » discrète, mais réelle fait que l’Église est l’Église mais doit être autre, l’Écriture est l’Écriture, mais doit être interprétée autrement, l’amour est l’amour mais doit être libre de toute entrave, et la connaissance, au lieu d’être simple, devient alambiquée au possible…

* « Pour votre monde présent, seul un scientifique poète, ou l’inverse, serait en mesure de vous entraîner au-delà des hypothèses, systèmes, ou modèles proposés. C’est alors que vous verriez la « Sciento-Poésie » atteindre à la Mystique… Le connu rejoindrait le caché, l’expérimenté, le deviné. » (T 1 p. 210) (p. 72)

« Foi, Amour, Connaissance constituent mes trois vies fusionnées en une seule, chaque élément se conjuguant avec les deux autres par une sorte de rotation incessante… » (T I p. 111) (p. 74)

On remarquera que l’Espérance a été remplacée par la Connaissance… quant aux trois vies fusionnées, se conjuguant… dans une rotation… Et que dire de la confluence de la sciento-poésie avec la mystique !

 

* « Jésus-Christ est mon enveloppe merveilleuse, radieuse. Je me fusionne à Lui dans un Amour immense… » (p. 69) Mon être total, donc toute ma personnalité, est branchée sur un « univers » divin, sur une « humanité » en gestation dont le sens du chemin est la compréhension finale de Dieu. (T 1 p. 57) (p. 72)

« Trouverez-vous un Vasco de Gama assez fou, assez amoureux de liberté, pour s’enfoncer dans le temps et l’espace confondus, sans esprit de retour ? Dieu aimerait cet homme, je crois. Leur amour se rejoindrait et ce voyage aurait son terme dans son Royaume. En attendant, en espérant, assis avec un Asimov (auteur de science-fiction) sur les genoux, rêvez, rêvez, car il n’y a pas d’immobilité, il n’y a que du devenir, il n’y a pas de passé, il n’y a que de l’avenir » (T I p. 226). (p. 73)

« L’accession à cette connaissance ne se fait pas selon le processus de la recherche scientifique, moyen terrestre incroyablement faible, court en déductions, incertain dans ses résultats, l’accession se fait par la fusion de notre être à la Pensée Connaissance dont les limites (que je ne fais qu’entrevoir), sont constituées par notre niveau d’élévation spirituelle, c’est-à-dire notre proximité par rapport à notre Infiniment Aimable Dieu. » (T l p.158) (p. 74)

Pas d’altérité, pas d’objectivation, mais une « fusion à la pensée connaissance »… nous voici en train de surfer sur la vague Nouvel Age… invités à boire aux sources gnostiques… Les images et symboles aquatiques sont très présents dans la littérature du Nouvel Age, pour véhiculer cet appel à la fusion avec le grand Tout, comme le morceau de sucre se dissout dans ma tasse de café… Le nourrisson nourri au sein maternel. C’est d’ailleurs ainsi que N. Gourvennec décrira un contact avec la Vierge Marie. On entre dans la mort comme un enfant se glisse dans son lit douillet : « Dis-leur, Mamoune que nos derniers instants ne furent pas ce qu’ils imaginent : ainsi que le jour naissant doucement blanchit la nuit, ainsi notre vie céleste se glissa dans les derniers plis de notre vie terrestre. Tout fut doux, tout fut blanc et le bonheur de Dieu nous attendait au coin du voile levé. » (p. 14)

* « Au Ciel, c’est la joie d’être avec Jésus. Vous croyez trop qu’Il ne fut réservé qu’à la Terre et à la vie des hommes. Jésus fut prêté à la Terre, et quel prêt ! Pour nous, cela continue : Il est là, bien réel, bien vivant. Les mêmes paroles sont dites : « Qui me voit, voit le Père ». Jésus nous accompagne dans cette étape qui n’est pas la dernière ; dès maintenant, nous puisons au plus près… Imaginez votre joie si, aimant Jésus, Il revenait vous voir ! Non, vous ne pouvez imaginer… Nous seuls avons ce privilège. » (T 1 p. 2l5) (p. 77)

Si Jésus dit : «  Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné sont Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle » (Jn 3,16), on nous affirme ici que Jésus a seulement été « prêté », ce qui rejoint de très anciennes hérésies niant la réalité de l’incarnation… De plus, c’est la négation de l’acte de foi du croyant sur la terre : seuls les privilégiés peuvent continuer à avoir une relation avec un Jésus « bien réel, bien vivant »… négation subliminale de la présence eucharistique…

* C’est le lendemain à 11 heures que nous rencontrons l’archevêque de Tours. Il nous accueille avec un visage impénétrable et, tout de suite, d’une voix monocorde, nous dit : « Je suis réservé, très réservé. Pour moi c’est de la gnose. Ce qui me surprend, c’est la connaissance. Comment un enfant de treize ans peut-il savoir tout cela ? »

Le Cardinal Honoré (je suppose) y a vu clair… Peut-être est-ce pour cela que l’entrevue est décrite de façon si négative (voir pp. 140-142 du livre).

* « Mamoune, Papa aimés, c’est Dieu qui nous choisit, cela ne provient ni de nous-mêmes, ni des hommes, et pas davantage de nos parents : « L’Éternel s’est choisi Jacob ». Ainsi en est-il de Pierre, Paul ou Jeanne etc. Mais sans notre obéissance, le choix de Dieu s’évanouit ; or il faudra bien que chacun réponde de sa foi devant LUI ! Ainsi se pose une réflexion sur l’obéissance et la responsabilité : laquelle est la plus importante dans la foi ? De qui et de quoi faut-il répondre ? À qui obéir et pourquoi…

Tout d’abord, dès que la vie spirituelle est en jeu, ne confondez pas l’obéissance à Dieu et la soumission à l’autorité des hommes, à leurs lois et à leurs institutions. Ainsi Jacob désobéit aux règles des hommes pour mieux obéir à Dieu, de même que Pierre et les apôtres devant le tribunal répondirent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes (Ac 5, 29) »…

« Placez donc la responsabilité à l’égard de Dieu au-dessus de l’obéissance aux hommes et à leurs institutions, aussi faillibles qu’eux : on ne peut être complètement obéissant qu’envers l’infaillibilité. Or, Dieu seul est infaillible. » (T III pp. 223-224) (p. 146)

Vous avez bien compris (mais il faut s’y reprendre à deux fois, car le langage est obscur) : mieux vaut obéir aux messages prétendument reçus d’en-haut et qualifiés de divins, que d’obéir à un évêque qui n’est qu’un homme… On est loin du conseil de saint Ignace, évêque d’Antioche, au début du 2° siècle : « Aussi convient-il de marcher d’accord avec la pensée de votre évêque… votre presbyterium justement réputé, digne de Dieu, est accordé à l’évêque comme les cordes à la cithare, ainsi, dans l’accord de vos sentiments et l’harmonie de votre charité, vous chantez Jésus-Christ. »   (St Ignace d’Antioche, Lettre aux Ephésiens, IV). S’il n’y a d’obéissance complète que vis-à-vis de l’infaillibilité, tant pis pour les pauvres communautés religieuses, ou les pauvres prêtres diocésains, qui se leurrent d’obéir qui à leur Abbé, qui à leur Évêque…

 

* « Soyez plus indulgents envers le suicide des jeunes qui souvent n’est qu’une fugue de l’âme. Dieu sait reconnaître la façon dont nous nous envolons comme l’homme de mer reconnaît les oiseaux qui s’élancent vers le grand large… » (T 1 p. 245)

« Dieu veut que votre âme se nourrisse de son corps comme le fruit se nourrit de l’arbre, et qu’elle mûrisse au soleil de la terre le temps qu’il faut. Ne volez pas ou ne désirez pas voler quelques secondes à votre éternité. Mais lorsqu’un de vos enfants a coupé le fil de sa vie, ne le jugez pas, respectez le mystère des départs, volontaires jusqu’à quel point ? Dieu seul (et pas vous !) voit les deux faces de l’être humain. Dieu seul peut donc mesurer le poids d’une vie trop lourde pour une âme trop faible. Et dites-vous bien que dans les Cieux, le suicidé n’est pas un être à part. Aimez-le, aimez-le ! » (T II p.121) (p. 170)

L’indulgence, oui. La vérité aussi : le suicide n’est pas dans la volonté de Dieu, et un péché contre Dieu qui nous donne la vie. Mais il est vrai que lui seul peut juger… Mais, on ne va tout de même pas encourager les oiseaux à se lancer vers « le grand large » par l’acte du suicide. Ou alors on est au niveau des messages subliminaux cryptés dans certaines musiques rock : « kill yourself », « suicide solution »… Vite, volons vers notre éternité. Qu’attendez-vous ?

Et avez-vous remarqué cette inversion notoire : « Dieu veut que notre âme se nourrisse de son corps » ! Stupéfiant comme affirmation, quand l’Église enseigne que l’âme est la forme du corps ! On trouve vraiment des perles…

* « À marteler que l’héritage n’irait que de l’Église aux hommes, on oublie ceux-ci au bénéfice de l’Institution ; or c’est le baptisé qui fait l’Église et non l’inverse… » (T III p. 219) (p. 177)

Et si vous retournez le sablier, pensez-vous que vous allez faire croire que le sable coule vers le haut ?

* Cette image visible du Dieu invisible, Arnaud la définira plus tard en une formule lapidaire d’une grande force : « Dieu est un triptyque dont un panneau s’est peint nos yeux, c’est l’Icône christique. » (T III p. 257) (p. 180)

Toujours cette relativisation de l’Incarnation : le Christ Jésus ne s’est pas peint sous nos yeux, il s’est fait chair…

* « Vous nous appelez vos goélands, il n’appartient qu’à vous de voler le plus haut possible pour nous rejoindre… Nous sommes là, nous, vos ressuscités, pour vous rendre l’inaccessible accessible, l’invisible visible, et pour joindre le ciel et la terre. Nous sommes les pontonniers du ciel qui jetons dans votre direction les premières arches de l’édifice indispensable pour parvenir jusqu’à nous. Le rendez-vous avec nous se produira immanquablement si vous le voulez, mais préparez-le, anticipez-le avec la puissance de l’esprit. » (T II pp. 29 et 101) (p. 199)

Petite (ou grande !) confusion entre Arnaud et le Christ Jésus : lui seul est « l’image du Dieu invisible » (Col 1,15), lui seul est le pontife qui relie la terre au ciel, et qui nous fait dire : « Père, sur la terre comme au ciel… ». Lui seul a dit « Nul ne vient au Père que par moi » (Jn 14, 6). Il nous conduit vers la gloire du Père, et non pas d’abord vers nos chers défunts… « Dieu, personne ne l’a jamais vu ; mais le Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l’a fait connaître » (Jn 1,18).

* « Sortons du champ clos de la foi traditionnelle et, sans cartes ni boussoles, allons au-devant des hommes qui cherchent une réponse à la question capitale : « Qu’est-ce que la mort ? » Quelle réponse profonde trouvent-ils dans ce monde ? Rien !.… Il est indispensable que vous « modernisiez » votre vision de la mort car si vous ne replacez pas le trépas au centre de votre vie, une authentique et profonde spiritualité ne reprendra jamais vigueur, ne redeviendra pas primordiale. En effet, c’est à partir de la mort que toutes les interrogations de 1’homme jaillissent. » (p. 199) « Somme toute, ce ne sera qu’une redécouverte que d’autres civilisations maîtrisaient avant vous. » (p. 200).

Quel tissu de contradictions. S’il ne s’agit que de redécouvrir le trésor des civilisations passées, quelle régression par rapport à la nouveauté de la résurrection du Christ ! En effet, au centre de la vie du chrétien, ce n’est pas le trépas qui prend place, mais le joyeux acte de foi en la résurrection du Christ ! Quant à dire qu’on ne trouve aucune réponse sur le mystère de la mort, cela revient bien à nier la lumière de la Révélation chrétienne… Qu’elle est grande la sagesse d’Arnaud qui veut nous lancer à l’aventure sans cartes ni boussoles!

* Passons sur les explications fumeuses données aux pages 249-250 sur la façon dont les messages qui nous parviennent par Arnaud sont préparés dans les sphères célestes, où l’on voit réapparaître saint Jean, comme dans les écrits gnostiques…

* Néanmoins, il faut admettre que, d’une manière générale, le Nouvel Âge, selon le Père Vemette qui l’a longuement étudié, s’il est sur bien des points un retour au panthéisme, engendre chez ses adeptes, au demeurant non dépourvus d’intuitions cosmiques, la tolérance et des pensées d’amour que bien des chrétiens pourraient lui envier… (p. 175)

Le Nouvel Age est problématique. Toutefois… 

  1. Aspects en rapport avec la personnalité de N. Gourvennec

* Car il y avait en Arnaud un charme, un rayonnement naturel qui en faisait pour toute notre famille un être d’harmonie. On ne discernait jamais dans son comportement la moindre zone d’ombre, au contraire on percevait un jaillissement de son âme limpide ouverte aux autres avec une simplicité et une douceur qui, paradoxalement, se conjuguaient avec une formidable énergie. Nous le ressentions comme un enfant de cristal et notre amour pour lui nous rendait tous meilleurs. Il nous semblait que son intelligence étonnante pouvait tout comprendre, cependant que son cœur pouvait tout aimer. Comment vivre désormais sans cet enfant qui avait tant ensoleillé notre vie familiale ? (pp. 20-21)

L’amour maternel est grand. Mais n’y a-t-il pas une certaine idéalisation d’Arnaud au point d’en faire un être d’exception ? Un saint ? Dans la lecture du livre, je n’ai jamais d’ailleurs remarqué le mot « péché »…

* Et la Vierge est venue ! Difficile de trouver les mots pour décrire ce qui, aujourd’hui encore, vit en moi avec une douceur indicible, comme une perception intérieure et en même temps une vision tangible de résilles d’or illuminant mon Ciel ; oui mon Ciel, car les murs de la chambre avaient disparu, j’étais dans une dimension infinie. Et la Vierge dont la présence était d’une réalité ineffablement puissante me prenait dans ses bras non pas de façon terrestre, mais de manière illimitée et tellement aimante que je sentais une chaleur envahir mon être devenu totalement dégagé de la pesanteur, dulcifié comme si toutes les blessures de souffrance fondaient dans un Amour Maternel tellement vaste que je me sentais toute petite, presque comme un nourrisson. Cela a duré longtemps, ou plutôt hors du temps, cependant que des luminescences m’enveloppaient de leur délectable rets de tendresse. Et je me suis endormie, dans la lumière et la chaleur d’une Protection Maternelle incomparable. (p. 86)

Une telle visitation de la Vierge Marie est décrite par N. Gourvennec comme une régression affective vers l’état de nourrisson… On est vraiment très loin des paroles fermes et fortes de Marie aux enfants de Fatima ou à Bernadette de Lourdes… Qui est venu ?

* Hélas nous nous sentions mal placés pour défendre l’institution ecclésiale, car cette dernière depuis quelques années revenait sur un problème douloureux que l’on aurait pu croire dépassé : l’exclusion de l’Eucharistie pour certains, dont les divorcés remariés. Nous étions concernés à cause d’un mariage de jeunesse que j’avais contracté en toute bonne foi si j’ose dire car cet engagement de mes vingt ans n’avait jamais pris à mes yeux la forme « canonique » d’un mariage avec Dieu. La rupture rapide de cette union, erreur imputable à un manque de maturité, ne signifiait en aucune façon pour moi rupture de lien avec ce Dieu qui m’avait enrobée d’amour dans mon enfance et auquel j’étais restée fidèle au plus profond de mon âme. Il ne m’était ensuite même pas venu à l’idée que mon mariage avec Paul, tellement placé sous le sceau de notre foi commune, pouvait me valoir une sanction de la part d’une Église que j’idéalisais à cause du Père Simon de mes dix ans. Paul, quant à lui, savait à quoi s’en tenir mais par délicatesse d’amour n’a rien dit. En outre, féru d’histoire, il pensait comme beaucoup que l’institution ecclésiale était devenue plus ouverte, sur une question au demeurant délicate, pour elle qui s’était montrée si accommodante pour les grands de ce monde, dont elle faisait et défaisait les unions au gré des nécessités politiques. D’ailleurs c’est seulement au Concile de Trente (1545-1563) que fut officialisé le mariage comme sacrement. (p. 276)

Nicole est divorcée remariée. Je ne juge en rien sa vie. Simplement, je veux souligner combien l’Église issue de Vatican II tient à accueillir les divorcés remariés, tout en maintenant (sauf exception) le point de discipline de l’abstention de la communion eucharistique.

* Christ n’exclut personne, la preuve m’en fut donnée personnellement un jour où nous étions à la messe. L’officiant était un prêtre que nous aimions bien. Son homélie ce jour-là fut particulièrement belle car il rendit compte avec un abandon inhabituel chez lui, de son amour pour le Christ et du choix qu’il avait fait de lui consacrer sa vie. C’est dans un état d’adhésion intérieure à ses paroles que je me suis dirigée vers lui recevoir la communion. Au moment où il allait me la donner un incident se produisit : l’hostie s’échappa, effectua une étonnante parabole et atterrit d’elle-même dans mes mains, à notre grand soulagement car avions bien craint de la voir tomber par terre. Seul Paul qui me suivait avait tout compris de ce qui s’était passé et que Jean Guitton nom « le phénomène de l’hostie volante. Bien évidemment il est facile de trouver un sens à cette anecdote que je dédie à celles et ceux – et ils sont nombreux ! – qui m’ont écrit au fil des ans pour exprimer leurs blessures au sujet de leur situation matrimoniale. Qu’ils se rassurent: les sentences des hommes ne sont pas celles de Dieu. (p. 277)

Je laisse à N. Gourvennec l’interprétation de son incident… Mais où donc est exprimé une seule fois le désir de l’obéissance à l’Église ? Non seulement ici, mais encore dans l’ensemble du livre ?

* « Je suis un messager chrétien et plus vastement, christique. Il m’est donc loisible d’affirmer que les Églises n’ayant pas considéré comme allant de soi l’appropriation du mariage rejoignent mieux cette vérité évangélique : la femme et l’homme indissolublement et originellement unis dans l’Acte Créateur recherchent dans l’amour la trace de l’Image perdue. Dieu seul est leur témoin puisqu’Il est l’AMOUR. À ce « mystère si grand » ne peut répondre la Loi mais le silence des hommes et, si possible, leur bénédiction aimante. » (02/04/2005 – T V à paraître)

Quelle assurance, quelle majesté dans les propos… À moins qu’il ne s’agisse d’orgueil ? Arnaud vient au secours de sa maman… À moins que maman ne collabore de trop près à l’élaboration des messages d’ « Arnaud »… 

Pour conclure la réflexion

J’espère avoir suffisamment aidé le lecteur à se poser la question de l’imposture. L’Ennemi de l’homme a emprunté le prénom d’Arnaud pour mieux continuer à tromper des personnes dans l’épreuve et la souffrance. Peut-être même que M. et Mme Gourvennec sont les premiers abusés dans cette histoire. Mais il faut dénoncer l’imposture, afin d’éviter que d’autres encore ne soient trompés. Aurons-nous la lâcheté de laisser se répandre la conviction que « les morts nous parlent ? », titre d’un livre du Père Brune, compromis dans ces eaux spirites ? Ayons le courage de démasquer l’Imposteur. Encore une fois :  « Ne vous fiez pas à tout esprit, mais Éprouvez les esprits pour voir s’ils viennent de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont venus dans le monde. À ceci reconnaissez l’esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus Christ venu dans la chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas JÉsus n’est pas de Dieu ; c’est là l’esprit de l’Antichrist. Vous avez entendu dire qu’il allait venir ; eh bien ! maintenant, il est déjà dans le monde. » (1 Jean 4,1-3)

« Il faut comprendre que ni les moyens basiques ni les moyens high-tech ne satisfont les esprits du spiritisme. Souvenons-nous que leur but est l’infestation corporelle pour déstructurer l’homme dans son unité corps-âme. Très vite donc, ils proposeront ou imposeront une communication directe, de l’intérieur… (…) Les moyens de communication spirite ne sont en tout cas jamais ceux que Dieu propose : les sacrements, l’oraison… Jamais non plus – et c’est là le discernement le plus simple et radical – un esprit communiquant n’acceptera de confesser la foi catholique en l’incarnation du Verbe, en la résurrection de la chair, au pardon sacramentel des péchés ou en l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, en l’Enfer ou le Purgatoire, ni de se mettre à genoux devant Jésus-Christ Dieu fait homme… » (P. Métais-Fontenel, L’Église au défi du spiritisme, à paraître très prochainement aux Éditions Bénédictines)

 

« Toutes les formes de divination sont à rejeter : recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou d’autres pratiques supposées à tort « dévoiler » l’avenir. La consultation des horoscopes, l’astrologie, la chiromancie, l’interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l’histoire et finalement sur les hommes en même temps qu’un désir de se concilier les puissances cachées. Elles sont en contradiction avec l’honneur et le respect, mêlé de crainte aimante, que nous devons à Dieu seul. » (Catéchisme de l’Église Catholique, n° 2115-2118)

 

« On ne trouvera chez toi personne (…) qui interroge les spectres et les devins, qui invoque les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à Yahvé, ton Dieu ». (Deutéronome, 18,9-14)

 

Des parents communiquent avec leurs enfants décédés

Deux cas de correspondance entre des parents et leur fils décédé sont bien connus dans les milieux chrétiens. Le même moyen de l’écriture automatique est utilisé dans les deux cas, et nous sommes là dans le cadre du spiritisme.

* Nicole (et Paul) Gourvennec ont publié cinq volumes (« Vers le Soleil de Dieu ») d’échanges avec leur fils Arnaud

ainsi qu’un autre livre « Dis-leur Mamoune », dont j’ai fait une recension critique. Dans ce livre, on peut lire à la p. 38 : « Tout à coup, Paul assis en face de moi sur le divan, l’air abasourdi, prononce ces mots incroyables : « Arnaud me dit : Fais une lettre à ma Mamoune ». Aussi surprenant que cela paraisse, je n’ai pas hésité une seconde, réagissant immédiatement : « C’est Arnaud, va écrire ! » Et Paul est parti vers son bureau, calme mais pas du tout convaincu m’a-t-il avoué ensuite. Quelques instants plus tard il revient, tenant un papier où il a transcrit un dialogue de son écriture habituelle, simplement très étirée. Il est toujours aussi paisible et surpris de ce qui lui est arrivé et qui pour moi ne fait aucun doute. » (p. 38).

Et encore : « Il y avait là quelque chose d’extravagant qui dépassait notre entendement car nous savions bien que le corps d’Arnaud avait été déposé dans sa tombe. Comment pouvait-il s’exprimer puisqu’il ne disposait d’aucun support matériel permettant la communication comme dans la T.C.I. (trans-communication instrumentale) ni bien entendu ne bénéficiait d’aucun procédé spirite ? Cependant il était indéniable que Paul recevait bien des messages provenant de la pensée d’Arnaud, quotidiennement au début puis tous les deux ou trois jours, à des moments variables et toujours inattendus. Il écrivait très vite, sans exaltation, égal à lui-même. Tout se passait en quelques minutes, le temps de « prendre la dictée », dans un silence total car rien n’était audible. Pas le moindre élément spectaculaire. »

Si ce type de communication est assimilé avec une relation spirituelle provenant d’un défunt au ciel, on est en pleine confusion. Il s’agit de spiritisme par le moyen de l’écriture automatique ; le Père François Brune qui cherche ce type de communication sur des supports magnétiques se fourvoie tout autant.

« Il faut comprendre que ni les moyens basiques ni les moyens high-tech ne satisfont les esprits du spiritisme. Souvenons-nous que leur but est l’infestation corporelle pour déstructurer l’homme dans son unité corps-âme. Très vite donc, ils proposeront ou imposeront une communication directe, de l’intérieur… […] Les moyens de communication spirite ne sont en tout cas jamais ceux que Dieu propose : les sacrements, l’oraison… Jamais non plus – et c’est là le discernement le plus simple et radical – un esprit communiquant n’acceptera de confesser la foi catholique en l’incarnation du Verbe, en la résurrection de la chair, au pardon sacramentel des péchés ou en l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, en l’Enfer ou le Purgatoire, ni de se mettre à genoux devant Jésus-Christ Dieu fait homme… » (P. Métais-Fontenel, L’Église au défi du spiritisme, Éditions Bénédictines)

« Les communications occultes ont lieu par l’influence bonne ou mauvaise qu’ils exercent sur nous à notre insu ; les communications ostensibles ont lieu au moyen de l’écriture, de la parole ou autres manifestations matérielles, le plus souvent par l’intermédiaire des médiums qui leur servent d’instruments. Les esprits se manifestent spontanément ou sur évocation. » (Allan Kardec, pape du spiritisme)

* Robert et Yvette Cara et leur fils Jean

– Le 13 décembre 1996, Jean meurt d’une hémorragie interne, il avait 43 ans. Par locutions intérieures, il adresse à ses parents des messages d’amour, d’espoir et de bonheur par lesquels il leur demande de prier pour les défunts. Sept volumes ont été publiés à ce jour « Jean Messager de la lumière »…

« Tous les matins, tu me consacreras une heure et demie de ton temps et par ce moyen d’écriture directe, j’aurai l’occasion de te dicter les instructions du Très Haut ». « Ce n’est pas uniquement ma volonté qui agit, mais celle de tous les frères du ciel. » Le père écrit et au fur à mesure, des mots, des phrases sortent de son esprit sous la forme d’une belle écriture bâton, mais cela ne dépend pas de lui. C’est Jean et les frères du ciel qui s’expriment. Le bureau n’existe plus, il ne sent plus son corps, le temps s’efface. Il est comme dans un ravissement le plus complet. Ensuite c’est avec regret qu’il retrouve son corps et son environnement, mais il en est tellement heureux. (Revue Chrétiens Magazine sept 2009).

– Le contenu des messages peut sembler correspondre en gros à la foi en Jésus Christ que l’Église enseigne ! Ceci est un piège du malin qui sait très bien contrefaire la Parole de Dieu, langage qui peut nous leurrer un temps… N’oublions pas que Jésus a été confronté, lors des trois tentations au désert, à cet emploi détourné de la Parole de Dieu.

– Les volumes comportent donc plusieurs erreurs théologiques graves. « Moi, Jean, je vous suis présent et je vous parle… » « Il est permis à certaines âmes de communiquer avec l’au-delà. » « Si on parle des âmes du purgatoire, les gens prendront conscience que l’au-delà est si proche de vous et de cette façon, ils pourront être sauvés » « Par le chemin de la généalogie, vous partez à leur rencontre (ancêtres) pour les laver de leurs péchés. » « Ton esprit instinctivement repousse l’idée de communiquer les messages, mais c’est la seule manière par laquelle nous pouvons œuvrer à la communion des saints. » « Si ces personnes sont adeptes d’un nouvel art de vivre, d’un Nouvel Age qui ne s’embarrasse d’aucune religion, vous avez encore moins à les juger… Le Seigneur vient à leur aide par les nombreuses apparitions et intervention de la Sainte Vierge Marie, mais également en envoyant ses messagers !… réparer les fautes des ancêtres. »

« L’écriture automatique est un procédé utilisé en médiumnité, un esprit utilisant la main du médium pour communiquer avec le monde physique. […] Ce terme désigne en fait le genre d’écriture inconsciente souvent utilisée par les psychologues eux-mêmes comme technique libératoire qui permet de faire émerger rêves, désirs, de l’inconscient. Les psychologues limitent l’écriture automatique à l’alternance des personnalités stratifiées communes à tous, ne se manifestant que sous certaines conditions. Les parapsychologues envisagent avec cette technique l’intervention du paranormal comme effet de la dissociation psychique du sujet introduit dans une nouvelle dimension. Les spirites eux, placent l’écriture automatique parmi les moyens de communication avec des entités désincarnées de différents niveaux moraux ; ceci est contrôlable par l’étude du niveau du message obtenu. Il est certain que le psychologue, le parapsychologue et le spirite ont tous trois de bonnes raisons pour adopter cette méthode. » (encyclopédie Wikipédia)

De nombreuses questions quant à la réception de messages de l’au-delà

Je respecte profondément la grande douleur de tous les parents séparés de l’un de leurs enfants, prématurément arrivé auprès de Dieu ; jamais la compassion de l’Église ne sera trop grande. Cependant, qu’il me soit permis de poser de nombreuses questions quant à la réception de messages de l’au-delà.

Pouvons-nous communiquer avec nos morts ? C’est bien la question posée. Quand il semble que nous recevons des messages de nos disparus sans l’avoir cherché, sans procédé spirite aucun, qui parle à l’autre bout ? En effet, la médiumnité est chose répandue. Des personnes ayant une sensibilité médiumnique et divinatoire peuvent, à l’occasion de la mort d’un de leur proche, être « sollicités » par ce canal, qui n’a rien de surnaturel. Le cas prototype de Roland de Jouvenel, nommé sur le site internet, est avéré comme exemple même de communications spirites, par écriture automatique. Ce procédé est typiquement paranormal et occulte, et n’a rien à voir avec un phénomène surnaturel. Or il semble bien qu’il en aille de même avec « Arnaud ».

Dans le cadre de la révélation et de la religion chrétienne, nous n’avons pas de contact direct avec ceux qui sont morts. Ceux qui meurent entrent dans l’invisible de Dieu ; ils voient Jésus et le Père face à face ; ils sont en présence de tous les vivants qui nous ont précédés. Mais il n’y a pas de communication physique ou psychique entre le monde invisible et le monde visible. Et jamais cette communion ne s’exprimerait à travers la réception de messages écrits par écriture automatique…

S’il y a communication, elle est spirituelle et passe toujours, moyennant notre acte de foi, par Jésus ressuscité. Pouvons-nous prier pour des défunts que nous avons bien connus ? Bien sûr, nous pouvons prier le Père pour eux après leur mort (en passant par Jésus, par exemple en offrant le sacrifice de la messe), et leur obtenir ainsi d’être purifiés plus rapidement de toute racine de péché pour vivre leur éternité totalement dans l’amour de Dieu. Est-ce que des défunts peuvent prier pour nous ? Bien sûr. Ceux qui sont vivants dans l’invisible peuvent prier le Père, en passant par Jésus, de nous accorder telle ou telle grâce, et ainsi nous l’obtenir. Nombreuses sont probablement les grâces que nous avons reçues ainsi.

Mais le désir d’avoir plus de renseignements sur l’au-delà que Jésus ne nous en a donnés est un péché contre la foi et une transgression qui nous met à portée de manipulations d’origine diabolique. L’écriture automatique est un procédé occulte qui n’a rien à voir avec l’inspiration divine. On ne rentre jamais en contact direct avec les morts, mais, dans ce cas, avec des esprits mauvais qui se font passer pour les esprits des morts ; ils sont assez habiles pour « habiller » religieusement leurs affirmations.

Je voudrais simplement en donner des preuves par l’analyse de certains passages du livre de Nicole Gourvennec « Dis-leur, Mamoune. La mère d’Arnaud témoigne ». Il y a beaucoup d’affirmations pieuses et spirituelles dans ce livre. Mais il y a encore plus d’affirmations aux antipodes de la foi de l’Église, et disons-le : occultes et gnostiques. Ce faisant, je ne fais que mettre en œuvre le conseil de saint Jean : « Bien-aimés, ne vous fiez pas à tout esprit, mais Éprouvez les esprits pour voir s’ils viennent de Dieu. » (1 Jn 4,1).

DA

Jean de Dieu, le guérisseur-médium

 Un médium guérisseur attire des milliers de visiteurs vers son centre installé dans une petite ville brésilienne.
On a affaire à un homme qui travaille avec des puissances occultes (et donc diaboliques); c’est soigneusement habillé de religieux, et transformé en buisness lucratif, puissamment médiatisé; c’est diablement efficace si j’ose dire, du moins dans un premier temps; mais une (fausse) « guérison » reçue par ce canal entraîne ensuite des liens occultes qui amènent des perturbations psychiques et spirituelles …

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Autour des Extra-terrestres

Notre civilisation est-elle la seule ? Existe-t-il d’autres planètes avec la vie ? Et si oui, existe-t-il d’autres civilisations plus avancées que la nôtre? Cherchent-elles à prendre contact avec la nôtre ?

1. Les extraterrestres, une croyance bien implantée

Il est impossible de faire le tour de l’abondante production en littérature, livres, DVD, vidéos sur le sujet, vous vous en doutez bien. Et ce n’est pas l’objet de cette causerie, qui est d’abord de donner des éléments de discernement spirituel chrétien.

La notion d’OVNI (en anglais : UFO : Unidentified Flying Object) a été créée par Edward J. Ruppelt, ancien capitaine de l’USAF, pour remplacer celle de « Flying Saucer », utilisée généralement à partir de 1947 après l’annonce officielle de la première information de ce type. En français, on utilise le sigle correspondant à la traduction exacte de cette terminologie anglaise : « Objets volants non identifiés » (OVNI). Par analogie aux contacts avec des véhicules prétendument cosmiques (soucoupes volantes), dont l’origine remonterait à des civilisations extraterrestres, on parle aussi des prétendues rencontres avec leurs passagers — appelés souvent EBE (Entités Biologiques Extraterrestres), ET, Ufonautes, Humanoïdes, Cosmites, ou justement — et ce nom est peut-être le plus juste — Étrangers (en anglais Aliens).

Si vous vous intéressez à une méthodologie pour l’étude du phénomène ufologique, vous pouvez lire sur le net l’article d’Éric Déguillaume, « La zététique appliquée à l’ufologie », la zététique se présentant comme une méthode de recherche fondée sur le doute et la vérification des informations.

http://zetetique.fr/index.php/dossiers/288-zetetique-ufologie

Ce qui est certain, c’est que, dans le milieu des médias people, nous sommes l’objet d’un matraquage et d’un formatage continuel. Science et Vie de sept. 2013 titre : « Les scientifiques en sont convaincus, nous ne sommes pas seuls ! Les arguments qui changent la donne ». Ou encore en sept. 2014 : « Voie lactée, 9 milliards de planètes habitables ! »

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Commencer un combat spirituel après l’occultisme, l’ésotérisme, le new-age

Certains d’entre vous ont baigné pendant des dizaines d’années dans les pratiques occultes, le new-âge, l’ésotérisme. Vous avez fait l’expérience des perturbations et dysfonctionnements qui s’ensuivent. Vous ressentez que vous êtes en état de fragilité sur ce point, et vous cherchez à contrer des attaques spirituelles.

Après une prière de libération, il est important de prendre conscience que le COMBAT SPIRITUEL s’impose, et ce sans remettre à demain!

Saint Paul affirme : « Au reste, frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans sa vertu toute-puissante. Revêtez-vous de l’armure de Dieu, afin de pouvoir résister aux embûches du diable. Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes, contre les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais répandus dans l’air. C’est pourquoi prenez l’armure de Dieu, afin de pouvoir résister au jour mauvais, et après avoir tout surmonté, rester debout. » (Ep 6, 10-13)

Jésus lui-même nous a prévenus : « Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos. N’en trouvant point, il dit : Je retournerai dans ma maison, d’où je suis sorti. Et quand il arrive, il la trouve nettoyée et ornée. Alors il s’en va, prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui; puis ils entrent et s’y établissent : et le dernier état de cet homme devient pire que le premier. » (Luc 11, 24-26).

Il ne faut pas sous-estimer ce combat. Vous devez passer par une période de « remise à niveau » spirituel.

Icône Michèle Koné

 

1 — SORTIR D’UN ÉTAT DE FAIBLESSE SPIRITUELLE

Renouez avec la prière

J’ai dans mon garage un vélo. Parce que j’ai décidé de privilégier la marche à pied, je ne m’en sers plus. Les pneus sont à plat. Ainsi de la vie spirituelle des chrétiens qui ne prient plus et ne reçoivent plus les sacrements de l’Église.

Beaucoup ne savent pas qu’ils sont en ÉTAT DE FAIBLESSE

À la suite d’attaques spirituelles (phénomènes paranormaux ou diaboliques), ils finissent par en prendre conscience.

Ils le comprennent le jour où cette faiblesse les met dans un ÉTAT DE DÉTRESSE.

Le secret élémentaire du combat spirituel est la remise en pression de notre organisme spirituel.

 Il va falloir se décider à inscrire la prière dans l’agenda de sa journée, en plusieurs moments différents.

✓       Il y aura la prière du matin, avant de commencer ma journée…

✓       La méditation de l’Évangile avec la récitation du chapelet, sans doute à un autre moment.

✓       Peut-être une courte prière en commun avec d’autres. À voir quand.

✓       Le dimanche, et quelquefois en plus dans la semaine, la participation à la célébration de la messe.

✓       La prière du soir avant de me coucher…

✓       Et l’état de prière à cultiver tout au long de la journée (la prière du coeur)

ÉTAT D’URGENCE. Ne dites pas : je n’ai pas le temps… Trouvez-le.

 

Réglez votre réveil plus tôt

La première chose à décider, c’est de se lever plus tôt pour prier. Il va falloir régler mon réveil autrement.

La prière se vit d’abord le matin, car la journée s’offre à nous remplie de promesses. Prier le soir, c’est bien, et il faut le faire; mais la journée s’en est allée.

La spécificité de la prière du matin, c’est qu’on va se préparer à vivre la journée qui se trouve devant nous en s’ouvrant à la présence de Jésus vivant.

« La prière joue le rôle d’une prise de courant : c’est elle qui assure le contact permanent avec la source de lumière, de chaleur et de force...


 

Devant cette prise de courant, il n’y a pas moyen de savoir si le courant arrive ou non. On a envie de penser que cela ne sert à rien, quand on ne voit ni lumière, ni résultat. En attendant, il faut durer dans le silence et l’espérance, maintenir coûte que coûte le contact dans la foi. Il faut y croire.

Dans notre vie, de cette source cachée ruisselleront des fontaines, de cette obscurité fusera la lumière, de ce creux d’ombre se répand la paix, de ce temps perdu votre journée reçoit efficacité, dans ce repos votre travail prend valeur, à partir de ce silence votre parole devient féconde. Mais la prière, par où vous viennent tous ces biens, peut rester glacée, voire, inaccessible et dure. Aucune importance : c’est la prise de courant ». (Soeur Jeanne d’Arc. Du temps pour la prière)

Prenez ces petites décisions

QUAND ?

Décidez à quel moment vous allez prier : après votre toilette… avant ou après votre petit déjeuner… ?

OÙ ?

Prévoyez dans quel endroit vous allez prier : au pied de votre lit dans votre chambre ? Assis dans votre salle de séjour… Dans un petit endroit que je vous vous serez aménagé ? Dans ce cas : un crucifix, une petite bougie, une bible ?

COMBIEN ?

Prévoyez combien de temps vous vous donnez, pardon, vous donnez au Seigneur, pour cette prière du matin : dix minutes, un quart d’heure, une demi-heure…

AVEC QUI ?

Si vous êtes en couple ou en famille et que l’appel s’en fait sentir, y a-t-il une petite partie de cette prière qui sera commune à tous ? (simple exemple : dire le Notre Père ensemble au moment de prendre le petit déjeuner…)

QUOI ?

Quel va être le contenu de votre temps de prière ?

Votre prière du matin

Voici quelques suggestions, à arranger à votre façon pour une durée de 10 mn.

✓      Commencer par un beau signe de croix.

✓      Lire un Psaume (c’est-à-dire une prière titrée de la Bible, dans le livre des Psaumes)

✓      Prendre un temps de silence

✓      Ouvrir mon coeur à la présence de Dieu, qui m’est intérieur

✓      Faire la prière de protection

✓      Recommander à dieu telle ou telle personne

✓      Réciter lentement le Notre Père, la seule prière que Jésus nous ait donnée

✓      Demander l’aide de la Vierge Marie, en récitant le Je vous salue Marie

✓      Écouter un chant de louange ou de méditation…

✓      Terminer par le signe de croix

À vous d’ajouter, de retrancher, de mettre dans un autre ordre…


 

2 — LES ARMES SPIRITUELLES ESSENTIELLES

Faites la prière de protection

Les pages qui suivent sont consacrées aux huiles essentielles, pardon aux armes essentielles du combat spirituel.

Voici tout d’abord une toute petite prière, qui s’adresse au Père, pour demander la protection de Jésus

Père, dans le combat spirituel de ce jour (de cette nuit),

que le Sang de ton Fils Jésus soit ma protection.

Je me place moi-même, ma famille (nommer des personnes),

mes biens, mon travail (mon entreprise)

sous la protection du précieux Sang

que Jésus a versé pour nous sur la Croix.

Père, merci pour cette protection que tu me donnes. Amen.

Il ne s’agit pas d’appliquer une formule, de réciter une « prière efficace », ou « la prière qui marche le mieux ».

Vous pouvez imprimer, à partir de ce lien, le feuillet concernant la prière pour mieux vivre le combat spirituel.

Il s’agit d’entrer en relation vivante avec Jésus ressuscité, par la foi, en réclamant explicitement la protection spéciale de son amour sauveur. Il nous a montré son amour en donnant sa vie pour nous sur la croix, en versant son sang en sacrifice pour tous les hommes. « Vous avez été rachetés… non par de l’argent ou de l’or, mais par le sang précieux de Christ » (1 Pierre 1, 18-19)

 « Le Sang de Jésus nous purifie de tout péché » (1 Jn 1, 7); il nous protège également des défaites dans les tentations provenant de l’ennemi. Il prend la brebis perdue sur ses épaules.

En faisant cette prière — un esprit à acquérir plus qu’une formule à réciter telle quelle —, c’est comme si nous établissions un bouclier de protection par rapport à tout ce qui nous concerne.

Une personne d’origine Africaine en butte à des attaques spirituelles, et qui avait commencé à dire chaque matin la prière de protection, me disait : « J’ai encore des attaques, mais c’est comme si j’avais mis un toit sur ma maison ».

Il faut faire cette prière tous les jours, l’intégrer à notre prière du matin, sans faiblir. Vous pouvez y ajouter, en page 2 du feuillet, la petite prière ou vous demandez à Jésus qu’il veuille bien couper tout lien mauvais entre vous-même et les personnes à qui vous aviez demandé des services occultes…

Lisez régulièrement la Bible

Lorsque Jésus a été tenté par le diable, il lui a répondu en citant des passages de la Bible.

« Le diable lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, commande à cette pierre de se changer en pain. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole de Dieu. » (Mt 4, 3)

La plupart des chrétiens sont sous-alimentés spirituellement, et ne lisent quasiment pas leur Bible.

Une bible ?

Procurez-vous une Bible, placez-la dans votre coin prière à la maison, ouvrez-là régulièrement.

Un abonnement mensuel ?

Si cela vous semble trop compliqué, abonnez-vous à un missel mensuel comme « Prions en Église » ou « Magnificat », et lisez chaque jour les deux lectures bibliques de la messe, en communion avec tous les chrétiens.

Cela représente une petite somme d’argent pour l’année (entre 40 et 50 €, moins cher somme toute que les oboles répétées laissées chez les magnétiseurs !) Il faut savoir ce qu’on veut ?

Paul affirmait à son disciple Timothée que la Parole de Dieu est : « divinement inspirée, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour former à la justice, afin que l’homme de Dieu soit parfait, apte à toute bonne œuvre. » (2 Tm 3, 16-17)

Une étude personnelle brève ?

Vous pouvez chercher aussi du côté de mon site petiteecolebiblique.fr

Chaque mois, un thème biblique transversal est mis en ligne, composé d’une trentaine d’étapes à parcourir, une par jour…

 

Récitez le chapelet de la Vierge Marie

La Vierge Marie est l’Immaculée. Elle a été conçue sans péché, et n’a jamais péché personnellement.

Pour ces raisons, marcher main dans la main avec elle est une aide précieuse dont nous avons tous besoin.

Je conseille très vivement, au regard du combat spirituel marquant la vie contemporaine, de se débrouiller pour dégager une vingtaine de minutes dans sa journée pour méditer et réciter le chapelet.

On peut le faire chez soi, on peut le faire en marchant, en s’arrêtant dans une église, on peut le faire la nuit si l’on a des insomnies… mais il faut le faire, et chaque jour .

Voici sous ce lien UNE MÉDITATION POUR MÉDITER QUATRE CHAPELETS DIFFÉRENTS, dont le thème, ici, est en rapport avec la famille.

Si vous n’avez jamais récité le chapelet, essayez de trouver dans votre entourage chrétien quelqu’un qui pourra vous aider à commencer.

Pour entendre comment on récite le chapelet, servez-vous de ces médias
Vous pouvez ainsi vous unir au chapelet récité à Lourdes, en direct (15h30), ou en différé par podcast.

Il est important de méditer le « mystère » sur chaque dizaine de chapelet; peu à peu, vous finirez par les savoir par coeur, et ne plus avoir besoin d’un papier qui vous les rappelle.

Encore une précision : ne vous affiliez à aucun des « messages » proposés ici ou là; récitez simplement le chapelet telle que l’Église le propose. Apprenez par coeur la prière du « Je vous salue Marie ».

La Vierge Marie est l’Immaculée. Sa descendance, Jésus, écrase la tête du serpent. Lisez le récit de ce songe de Don Bosco, dans la nuit du 14 août 1862, « LE SERPENT ET LE CHAPELET »

Recevez le pardon des péchés

Recevoir le sacrement de réconciliation régulièrement, cette démarche fréquente contient une grande grâce de régénération…

Dans la demande de services occultes (magnétiseurs, guérisseurs, voyants, médiums, etc.), il y a un péché contre la sainteté de Dieu. Il est essentiel d’en demander pardon. Même si l’on n’était pas conscient de pécher à l’époque, Dieu bénit notre repentir, et nous remet dans une grande paix intérieure. J’ai vu des personnes être totalement libérées uniquement par la confession qu’elles vivaient avec sincérité et foi.

Demander et recevoir périodiquement le pardon de ses péchés, c’est une nécessité pour demeurer dans la sainteté de son baptême, et donner le moins de prise possible à l’ennemi, qui est aussi « l’accusateur » (Ap 12, 10). Il nous pousse à pécher, et ensuite nous accuse intérieurement d’avoir péché…

Voici une la feuille que vous pouvez imprimer, une sorte de petit mode d’emploi : COMMENT CONFESSER MES PÉCHÉS ET RECEVOIR LE PARTON DE DIEU APRÈS TANT D’ANNÉES OÙ JE NE L’AI PAS FAIT ?

Au début d’un combat spirituel, il faut vraiment faire une démarche approfondie dans ce sens. Car tout péché non confessé est comme une sorte de prise que nous donnons au Tentateur pour nous tenir captif. Purifiés de nos péchés, nous offrons beaucoup moins de prise à l’ennemi… C’est ce que j’appelle « savonner la planche » !

Cherchez un prêtre auprès de qui vous pouvez faire la démarche de recevoir le sacrement de réconciliation, après vous être préparé(e).

N.-B. : Bien sûr, les personnes qui ne sont pas baptisées peuvent envisager de se préparer à recevoir le sacrement du baptême, en se rapprochant de leur paroisse géographique. Un cheminement vers le baptême s'accomplit sur une certaine durée, deux années environ. Que cela ne les empêche pas de se repentir dès maintenant de leurs péchés devant Dieu au cours d’un moment de prière personnelle.

Participez à l’eucharistie le dimanche

La plupart des chrétiens sont sous-alimentés spirituellement, ils ne communient pas à l’aliment divin que Jésus nous a laissé pour la route, le Pain de Vie, l’eucharistie…

Pour être fort spirituellement, il faut manger la « pain des forts », celui qui nous unit à la victoire de Jésus, et soutient ainsi notre courage.

Jésus dit : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui. Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi. » (Jean 6, 56-57).

Cela nécessite de PARTICIPER À LA MESSE DOMINICALE, ce qui veut dire aussi intégrer la communauté chrétienne de sa paroisse.

D’ailleurs, quand cela est possible, il ne faut pas hésiter à demander au curé de sa paroisse, à son pasteur, le nom d’une personne qui pourra nous aider pendant un temps par un « accompagnement spirituel », c’est-à-dire de petites rencontre d’aide au discernement spirituel.

Dans le cadre d’un combat spirituel, il est clair que la Communion eucharistique est l’état de protection maximale, car nous y recevons Jésus lui-même.

Avant de vous remettre à communier, recevez d’abord le pardon des péchés.

Allez voir au tableau d’affichage de votre église, en ville ou en rural, pour savoir où se trouve la célébration de la messe.

Vous êtes en déplacement ?


 

Soyez intérieurement en état de prière

Cela suppose moins de distractions, moins de bruit, plus d’intériorité tout au long de nos journées.

Voici une prière transmise par les premiers Pères du désert (3è – 4è siècle). Répétée intérieurement, en synchronie avec la respiration, elle permet à notre âme de rester consciente de la présence de Dieu, alors que nous nous occupons aux tâches quotidiennes.

« Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur »

La tradition orthodoxe insiste pour qu’on entrelace prière et respiration l’une avec l’autre.

On dira dans l’inspiration: « Jésus-Christ, Fils de Dieu », et dans l’expiration : « Aie pitié de moi, pécheur ».

Dans sa version courte, cette prière devient « Seigneur, aie pitié de moi » (Kyrie eleison) que l’on répète intérieurement des centaines de fois par jour jusqu’à ce qu’elle devienne aussi spontanée et instinctive que la respiration.

Chacun peut, bien sûr, modifier ou simplifier la formule selon ses goûts, ses préoccupations, son rythme, son humeur, soit à mi-voix, soit en pensée intérieure :

- « Seigneur, apprends-moi à t’aimer » 

- « Seigneur, pardonne-moi »

- « Jésus, viens »

- « Jésus, merci » 

- « Jésus, j’ai confiance en toi »

- « Ô Jésus, roi d’Amour, j’ai confiance en ta miséricordieuse bonté ».

- « Que tout esprit loue Dieu »

Plus notre « intérieur » est habité par la prière, moins l’esprit mauvais peut s’insinuer. C’est vrai pour tout combat spirituel, en particulier celui contre les tentations, qui sont l’essentiel du travail diabolique pour nous éloigner de Dieu.

Combattez les tentations, développez les vertus

À votre avis, quel est le travail le plus habituel du démon ? C’est la tentation intérieure, discrète, insistante, pour nous faire tomber dans le péché.

Jésus lui-même a été tenté.

Les évangiles se font l’écho de trois tentations, qui résument toutes les autres. Vous pouvez en lire l’évocation dans l’évangile selon saint Matthieu au chapitre 4.

Jésus nous apprend à repousser la tentation par la puissance de la Parole biblique et par la prière.

Tous, nous devons entrer dans ce combat spirituel qui consiste à lutter contre les tentations et à développer les vertus.

J’ai écrit un petit commentaire sous forme de méditation, intitulé trois fois tenté, trois fois libre ! Vous pouvez en lire le texte sur mon blog sous ce lien.

 

3 — PETITS COMPLÉMENTS ANTI-DIABOLIQUES

Manifestations paranormales, que faire ?

Bien des personnes sont terrorisées par certains phénomènes paranormaux. D’autres, en détresse, ont fini, par tâtonnements successifs, par découvrir que la prière les faisait cesser.

C’est en effet la bonne tactique. Les phénomènes paranormaux objectivement avérés sont le fruit de la présence des esprits ténébreux qui parasitent une personne. La peur ne sert à rien. Il est normal d’avoir peur dans certains cas, mais il ne faut pas nous laisser envahir par la peur…

 

Il faut réagir immédiatement par la prière. Prier, c’est s’ouvrir à l’Esprit de Dieu. Invoquer le nom de Jésus, celui de la Vierge Marie, celui de l’archange Saint Michel, c’est leur permettre de se rendre présents et de faire reculer les esprits mauvais.

Petite vérification à faire : rien dans ma maison ou sur moi qui puisse être un « signe » occulte (pendule, jeu de tarots divinatoires, talismans, représentations d’idoles, la formule magique sur une petite feuille, etc.). Faire le ménage.

Quelle prière dire ?

> D’abord le Notre Père. La seule prière que Jésus nous ait donnée est le « Notre Père ». Celui-ci se termine par cette demande : « Délivre-nous du Mal ».

J'ai reçu bien des témoignages de personnes qui ont fait l'expérience d'éloigner tel ou tel phénomène paranormal qui les accablait simplement en récitant le Notre Père... « Ça s'est arrêté d'un seul coup… »

Vous avez une sensibilité médiumnique et divinatoire ? Refusez volontairement les « informations » qui affluent, et réagissez tout de suite par la prière …

> Le Je vous salue Marie, bien sûr, prière qui se compose de la salutation de l’ange Gabriel, et du cri d’admiration de la cousine de Marie, Elisabeth… Des paroles bibliques, donc.

Plus simple encore : répéter tranquillement le nom de JÉSUS, « le Nom qui est au-dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers » (Ph 2, 9-10)

Jésus a été tenté par le diable, et l’a vaincu. C’est sa victoire qui est le gage de la nôtre. Ayons bien conscience que nous sommes, par notre FOI en Jésus, établis sur une base de victoire.

? Pour écouter le chant Victoire, tu règneras (Jean-Paul Prat)

? Victoire au Seigneur de la Vie (groupe de louange Le Pain de Vie)

Notre combat ne consiste pas à essayer de remporter la victoire, mais à éloigner l’ennemi que Jésus a déjà vaincu, et qui vient nous « titiller » pour nous faire croire que nous sommes dans la défaite…

« Désormais, la victoire, la puissance et la royauté

sont acquises à notre Dieu,

et la domination à son Christ,

puisqu'on a jeté bas l'accusateur de nos frères,

celui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. »

(Ap 12, 10)

Des gestes et des attitudes de foi

* L’eau bénite est utile pour nous rappeler la grâce de notre baptême, et combattre la présence de l’ennemi. Avoir un petit bénitier, chez soi, où l’on peut plonger l’extrémité de ses doigts et faire un beau signe de croix avec foi…

* L’invocation à Saint Michel Archange est traditionnelle dans l’Église pour demander son aide dans notre combat spirituel contre les démons. Cliquer ici pour voir la prière.

* Le fait de porter des objets bénis sur soi (ou d’en avoir à la maison), par exemple une médaille de la Vierge de la rue du Bac, une petite croix, une médaille de Saint Benoît, un chapelet… tout cela peut nous aider dans notre marche vers la sainteté. Encore une fois, il ne s’agit pas de grigris, ni de talismans, mais d’objets qui nous rappellent notre condition de chrétiens.

* Bien sûr, on peut demander au curé de sa paroisse de passer chez soi pour bénir l’appartement ou la maison. Afin de manifester qu’on désire y vivre vraiment en présence de Dieu. En se rappelant que s’il y a des phénomènes paranormaux dans la maison, c’est plutôt la personne qui habite la maison qui provoque ce genre de choses; ils peuvent cesser après la démarche de prière de libération et dès qu’on entreprend un combat spirituel.

Nous t'en supplions, Seigneur, visite cette maison, et repousse loin d'elle toutes les embûches de l'ennemi; que tes saints anges viennent l'habiter pour nous garder dans la paix; et que ta bénédiction demeure à jamais sur nous. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen. (Complies du mardi)

* Oui les anges gardiens existent, et chacun de nous a un ange à son service. Lui demander son aide dans la prière est une excellente chose. À condition de ne pas tomber dans l’évocation des esprits « guides spirituels », par des recettes dont le réseau internet regorge… Ces recettes aboutissent aux « anges déchus » que sont les démons. Au contraire, demandons l’aide des Saints Anges.

Quelques belles citations sur les Anges gardiens…


L’invocation au Précieux Sang de Jésus

Certaines personnes ont un combat spécial à mener, pour des raisons particulières.

Elle pourront trouver comme une sorte d’extension de la prière de protection dans cette supplication pour demander libération et protection par l’invocation du Sang de Jésus composée sous la forme d’un chapelet à réciter,

à télécharger sous ce lien

J’ai composé cette prière de façon plus biblique, sur le modèle du chapelet à la divine miséricorde. Je l’ai montrée à mon évêque qui m’a permis de la mettre à votre disposition.

L’invocation au Sang de Jésus est puissante contre les démons, à chacun d’en faire l’expérience.Du coeur ouvert de Jésus, toutes les grâces nous sont accordées.

Spirituellement fort

Vous direz : c’est beaucoup trop pour moi. Je n’y arriverai pas ?

Cependant, c’est maintenant le moment favorable pour entreprendre une démarche profonde — C’est maintenant le jour du salut !

Vous êtes motivé(e) parce que vous subissez l’impact des attaques spirituelles, et les parasitages liés aux compromissions avec l’occultisme.

Écoutez Jésus : « Entrez par la porte étroite. Large, en effet, et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui s'y engagent ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent » (Mt 7, 13-14).

Gravissez jour après jour les marches, même si elles vous semblent trop hautes. Soyez progressif et proactif.

En peu de temps, vous verrez la différence.

Pour conclure, un peu d’humour

Il avait été annoncé que le diable devait se retirer des affaires et mettre ses outils en vente.

Le jour de la vente, les outils étaient exposés d’une manière attrayante : malice, haine, envie, jalousie, pornographie, fourberie, vengeance… tous les instruments du mal étaient là, chacun marqué de son prix.

Il y avait aussi un outil en apparence inoffensif, très usé, mais dont le prix était supérieur à tous les autres.

Quelqu’un demanda au diable ce que c’était :

– C’est le découragement, répondit-il

– Pourquoi le vendez-vous aussi cher ?

– Parce qu’il est plus utile que n’importe quel autre. Avec ça je peux entrer dans n’importe qui, et une fois à l’intérieur, manœuvrer de la manière qui me convient le mieux.

– Pourquoi est-il si usé ?

Parce que je l’emploie avec tout le monde… Mais très peu de gens savent qu’il m’appartient.

Le prix fixé pour le découragement était si élevé que l’instrument n’a jamais été vendu.

Le diable en est toujours possesseur et… il continue à l’utiliser…

P. Dominique Auzenet (et une équipe)

Bibliographie

Si vous souhaitez aller plus loin sur ce thème du combat spirituel, il existe de très nombreux livres, dont voici quelques-uns.

* P. Hervé Ponsot, dominicain. Combat, la spiritualité au quotidien. Éd. du Cerf, 2016

Vous trouvez les principales articulations de ce livre ici.

* Christian Poirier. Le combat spirituel. De l’ombre à la lumière. Éd. Salvator, 2008.

* P. Pierre Descouvemont, Gagner le combat spirituel. Éd. de l’Emmanuel. 2006.

* Marie-Anne Le Roux. Sortir gagnant de nos luttes intérieures. Éd. des Béatitudes. 2008.

* P. Benedict Héron. Jésus est le plus fort. les voies du combat spirituel. Éd. P. Téqui, 2000 (Trad. de l’anglais par Béatrice Soulary). Voici le chapitre 5 du livre : face aux attaques du démon.

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Magie et prière

La seule prière des chrétiens

Elle est enseignée par Jésus,
transmise par les évangiles,
et utilisée dans la liturgie.

 Notre Père, qui es aux cieux,
 que ton Nom soit sanctifié,
 que ton Règne vienne,
 que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
 Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
 Pardonne-nous nos offenses,
 comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé,
 Et ne nous soumets pas à la tentation,
 mais délivre-nous du Mal.

Elle n’est pas « secrète »,
il l’a enseignée publiquement,
elle contient tout ce que nous avons à demander.

Elle s’adresse à Dieu-Père,
avec un coeur d’enfant;
et nous lui disons humblement :
que TA volonté soit faite…

Alors, pensez-vous que ceci soit une prière ?

Reprenons la petite ritournelle pour « couper le feu ». Elle s’adresse au feu, le commande, le « conjure » au nom de Judas, et en faisant allusion à Jésus…

« Feu, feu, feu,
je te conjure de perdre ta chaleur,
comme Judas perdit sa couleur
en trahissant Notre Seigneur».

Ce n’est pas une prière.

Ça ne s’adresse pas à Dieu.

Et comment se fait-il qu’elle produise un effet quasi instantané pour supprimer la douleur liée à la brûlure ? Quel est son secret ? Une action magique ?

Serait-ce une bonne magie réservée à certains qui ont reçu « le don » ?

Beaucoup de gens disent cela, pour se tirer d’affaire :
« Il y a une bonne magie et une mauvaise magie »

Sous-entendu : il y a une magie pour faire du bien, et une autre pour faire du mal.

Et aussi : ne vous posez pas trop de questions, ces gens font de la bonne magie, puisqu’ils soulagent des souffrances et guérissent des maladies. Donc c’est bien.

En d’autres termes : qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse !
C’est une erreur grave. Il n’y a pas de bonne magie. Continuer la lecture de « Magie et prière »