Access bars

Faites-vous votre idée…

Qu’est-ce donc que l’Access Bars ?

L’Access Bars est une pseudo-médecine énergétique inventée par Gary Douglas en 1995, qui a été longtemps en contact avec l’Église de la Scientologie ainsi que Dain Heer, un chiropracteur reconverti dans le coaching mental.

Sur la page principale de leur site internet1, la promesse est belle : « Access Consciousness te permet de changer tout ce que tu ne parviens pas à changer, et à créer tout ce que tu désires, d’une manière différente et plus aisée ».

Il est expliqué que Gary a reçu dans son esprit 32 points situés au niveau de la tête pour activer certaines « barres » : comme par exemple celles de l’argent, du pouvoir, de la sexualité, de la guérison ou encore des tunnels de l’espace-temps…

Cette pratique est aujourd’hui répandue dans plus de 170 pays. Et vous pouvez devenir « facilitateur » c’est-à-dire praticien, en une seule journée moyennant la somme de 300 euros.

Des dérives sectaires

Plus d’une cinquantaine de signalements ont déjà été recensés à la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires : une retraitée qui a perdu plusieurs milliers d’euros dans des formations ; une autre qui a subi des sollicitations pour des levées de fonds afin de financer les impôts d’un des cofondateurs ; une personne qui s’inquiète du changement brutal de son épouse et qui ne s’occupe plus de ses enfants…

Il y a un degré d’initiation, explique une enquête de l’Express2. Une évolution du discours, au fur et à mesure, typique des méthodes de type sectaire.

Il est très probable que la Scientologie soit en arrière-fond de l’Access Bars.

Gnosticisme et occultisme

Devant l’ampleur du phénomène, le magazine Envoyé Spécial de France 2 a décidé d’envoyer une journaliste faire la fameuse formation3. Elle y apprend notamment ceci :

  • L’exercice du thymus, position censée la reconnecter avec l’énergie de l’univers, faisant « remonter l’état vibratoire de son corps à l’état vibratoire de son être infini » ;
  • La lecture du manuel remis aux participants à leur arrivée. Le passage étudié concerne une « entité démoniaque » appelée « BHCEEMECS » – qu’il s’agit d’apprendre à exorciser ;
  • L’accès aux bars, un entraînement pour apposer les doigts sur certains points du crâne (dont le point toaster du vieillissement qui permet de travailler le concept du vieillissement).

L’Express fait également référence à des entités et des démons, que les praticiens de l’Access Bars seraient donc capables de maitriser, car ils sont des « humanoïdes » sortes d’êtres humains augmentés, car initiés : ils voient ce que d’autres ne voient pas.

Au début, les praticiens se contentent de la théorie de la « libération des mémoires cellulaires »4, puis ils confient à leurs disciples qu’ils sont « humanoïdes », une espèce supérieure aux humains, capable de pouvoirs psychiques surnaturels.

« Les humanoïdes seraient dotés de pouvoir psychiques, comme celui de « percevoir les pensées, sentiments et émotions de tous ceux qui t’entourent sur un rayon entre 12 et 12 000 m² dans toutes les directions ». »

Il y aurait des entités bonnes et d’autres mauvaises. Ils faut donc se débarrasser des mauvaises et utiliser les bonnes, parfois pour avoir des avantages matériels sur Terre. Gary Douglas explique qu’un jour, il a choisi une entité « antiquaire » car cela lui permettait de connaître les bonnes affaires à faire…

Quant aux démons, « êtres que nous avons apportés ici venant d’autres domaines pour nous aider à avoir du pouvoir sur les autres », Gary propose de les exorciser avec une formule. Il raconte ainsi qu’il a pu acheter une maison après avoir fait fuir certaines entités : il explique que d’un seul coup la maison avait repris de la valeur et tout le monde souhaitait l’acheter.

Conclusion

A partir du moment où l’on nomme une entité démoniaque, et même que l’on propose « d’exorciser », cela mérite immédiatement une grande prudence et doit faire « tilt ».

Dans le document d’Envoyé Spécial, on propose d’ailleurs à la journaliste de réciter une « formule magique » avant chaque début de séance. Une suite de mot en anglais qui « ne veut rien dire » dit-elle…

1https://www.accessconsciousness.com/fr/

2https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/access-bars-consciousness-les-documents-secrets_2068273.html et aussi https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/access-bars-une-pseudo-therapie-aux-derives-inquietantes_2067006.html

3https://www.francetvinfo.fr/societe/video-formules-magiques-entites-demoniaques-envoye-special-a-suivi-une-formation-a-l-access-bars-methode-therapeutique-controversee_3831047.html

4https://sosdiscernement.org/e-books/sosd_05_memoire_cellulaire.pdf

Microkinésithérapie

par Bertran Chaudet.

Dans ma vie professionnelle, j’ai soigné des personnes ayant fait des séances de micro kinésithérapie. J’ai même du me séparer d’un collègue qui pratiquait cette méthode. Pourquoi?

De subtilité en subtilité, le toucher du « thérapeute » croit atteindre la lésion première physique, psychique, voire existentielle qui se serait engrammée dans les tissus, à l’origine de tous les maux. Et de pouvoir y remédier !

Ce qui est certain c’est que notre corps a plus de mémoire que nos souvenirs conscients. Mais il est du devoir impérieux de tout soignant de ne pas aller chercher derrière le voile en étant intrusif ou inductif.

Intrusif en allant chercher des informations qui seraient inscrites dans le corps et dont le patient ne serait pas conscient, non pas par des examens objectifs (IRM, radio, examens sanguins ou des tests musculaires articulaires objectivables etc…) mais par une sensibilité exacerbée qui confine alors à de la médiumnité.

Inductif car dans l’état de dépendance ou de fragilité dans lequel se trouve le patient, il est facile de lui faire croire n’importe quoi. Or tout cela peut avoir dans un premier temps un effet placébo agissant et parfois même de manière spectaculaire.

Deux questions se posent alors:
– La dépendance du patient à l’égard de son thérapeute tout puissant qui devient le sauveur et dont on conseille à tous les soins miraculeux…
– La possibilité de faire allégeances à des forces occultes.

Un rééducation nécessite patience humilité et prise de conscience pour changer geste et attitude qui peuvent occasionner dysfonctionnements et douleurs. Cette rééducation rend au patient son autonomie et sa responsabilité plutôt que de tout attendre de son gourou thérapeute.

Ryke Geerd Hamer, la biologie totale, le décodage biologique

Georges Fenech, Gare aux gourous, Santé, bien-être, Éd. Du Rocher, 2020, pp. 50-58.

Témoignage du parcours d’Alain

« Mon frère a été abusé durant sa maladie et en est mort raconte Jean-Marc, avec tristesse. Alain a été victime de charlatans de la médecine alternative et d’un médecin, le docteur Richard X, chirurgien installé dans le sud de la France. En juillet 2006, on pratique une biopsie sur un petit bouton douteux sur son visage qui provoquait une gêne de plus en plus perceptible au niveau de l’œil droit et empêchait le fonctionnement normal des sinus.

Un mois plus tard, les médecins diagnostiquent une tumeur du sinus maxillaire. Mon frère, également témoin de Jéhovah, ne fait confiance qu’au docteur Richard X. Un protocole médicamenteux, chimiothérapie et radiothérapie, est mis en place avec l’oncologue. Alain suit son traitement durant trois mois environ … Il refuse l’extraction de sa tumeur jusqu’à son hospitalisation. Durant une chimiothérapie, il m’avoue qu’il voit une kinésiologue et qu’ « il envisage de mettre un terme au protocole chimique qui l’empoisonne ». Selon lui, il lui suffirait de chercher les causes de la maladie et d’identifier les membres de la famille responsables de son cancer ! Il ne veut pas servir de cobaye à la médecine qui le traite comme un simple numéro.

Quand nous nous sommes revus, il m’a accusé d »‘être responsable de sa leucémie déclarée ». Elle était due, selon lui, « à notre mauvaise entente au moment de ses premiers soins » !

C’est à cet instant qu’il m’avoue qu’il a décidé de recourir à la médecine parallèle pour soigner son cancer : il prend alors plusieurs rendez-vous chez Mme Suzanne Y, kinésiologue et adepte de la « biologie totale » de Claude Sabbah.

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L’auriculothérapie

Georges Fenech, Gare aux gourous, Santé, bien-être, Éd. Du Rocher, 2020, pp. 229-232.

Cette technique repose sur la stimulation de points sur divers endroits de l’oreille externe, par différents moyens : implantation d’aiguilles, dispositifs d’acupression, applications d’aimants. Des aiguilles « semi-permanentes » peuvent être posées sur le patient pendant plusieurs heures à plusieurs jours. Cette technique est utilisée pour soigner toutes les douleurs, les addictions (tabac, alcool, drogue) les troubles du sommeil, les syndromes anxio-dépressifs, les allergies.

Que nous en dit le GAT ? D’abord qu’« il n’existe pas d’étude scientifique suffisamment rigoureuse permettant de conclure de manière certaine à [son] efficacité thérapeutique ».

Ensuite il en énumère les risques :

« Il existe des douleurs locales ou de légers saignements au moment de la stimulation ou lorsqu’une aiguille semi-permanente est posée. Les effets indésirables causés par des techniques de stimulation particulière (laser, stimulation électrique ou physico-chimique) n’ont pas encore été mesurés avec fiabilité. […] Il existe des risques importants d’aggravation des symptômes si l’auriculothérapie se substitue à un traitement dont l’efficacité est prouvée. »

Alors pourquoi diable, face à ces risques avérés, avoir introduit cette technique dans les hôpitaux ?

Et pourquoi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, n’a-t-elle pas pris les mesures qui s’imposaient auprès de l’AP-HP puisque les hôpitaux de Paris étaient placés sous sa tutelle ministérielle ?

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