Les médecines « douces » dans le dur. Jeanne Ferney. La Croix du 15/11/22.
Grand
ménage d’hiver sur Doctolib ! Il y a deux mois, après des semaines de
polémique autour des dérives de la naturopathie, le site décidait de
notifier le caractère non réglementé de certaines médecines dites
« douces ». Saine clarification qui devait éviter aux patients de se
méprendre sur le statut de ces praticiens présentant parfois toute la
panoplie du médecin, excepté un diplôme reconnu par l’État.
Une décision largement saluée par les médecins, dont François Braun lui-même, le recadrage de Doctolib allant dans « le sens d’une plus grande clarté et lisibilité de l’information en santé », selon le ministre de la santé. De tribunes en lettres ouvertes, les professionnels du bien-être, eux, dénoncent une condamnation à mort, l’exclusion de la plateforme les privant d’une visibilité aussi commerciale que symbolique. Pour les médecins, qui alertent de longue date sur les risques liés à ces thérapies, la science a gagné face au « charlatanisme ». Pour les défenseurs d’une médecine non conventionnelle, le « scientisme » a eu raison de l’approche naturelle, pourtant de plus en plus plébiscitée par les Français. Chacun jugera.
Mais
dans cette affaire, une voix manque cruellement : celle des patients.
S’est-on demandé pourquoi ils s’en remettent de plus en plus aux mains
de ces thérapeutes ? Qu’y cherchent-ils, à tort ou à raison, qu’ils ne
trouvent pas ou plus chez leur médecin ? À l’heure où l’accès aux soins
se complique en France – hôpital public en crise, généralistes
débordés –, ces médecines « douces » sont parfois perçues comme une
alternative, voire l’ultime recours. Est-ce une bonne chose ? Pas
toujours, surtout quand l’état de santé d’un patient nécessite une prise
en charge médicale. Est-ce systématiquement une mauvaise chose ?
Peut-être pas, surtout si le patient est au clair avec ce qu’il peut
attendre de ce praticien, une approche complémentaire qui ne remplace en
rien l’expertise d’un médecin. Un « plus », à l’image des soins de
support pour les malades du cancer, qui ne soignent pas mais offrent un
peu de confort.
Évidemment, la volonté de protéger les patients des guérisseurs sévissant sur le marché du bien-être est louable. Mais si ces disciplines s’avèrent aussi dangereuses qu’on le laisse entendre, alors ce n’est pas à une entreprise privée mais aux autorités de santé de mieux les encadrer, voire de les interdire si elles peuvent nuire. La majeure partie de ces praticiens étant, pour l’heure, toujours dans la légalité, la logique voudrait que l’utilité des thérapies qu’ils proposent soit examinée, en s’appuyant sur l’état actuel des connaissances. Voilà qui irait véritablement « dans le sens d’une plus grande clarté ».
J’oserai ajouter : aurons-nous le courage, dans les lieux de communication d’Église, de faire le ménage en arrêtant toute publicité aux « surnaturopathes » ? ! D.A.
Le
vieil homme a quitté cette terre, le 1er
samedi du mois — jour de l’archiconfrérie de Notre-Dame des
Victoires. C’était le mois de mai, mois consacré à la Vierge
Marie.
–
Je te l’ai toujours dit papa, la Vierge Marie est penchée sur ton
berceau depuis ton premier souffle… Tu as beaucoup de chance !
Car tu pourras toujours compter sur elle, que tu crois en Dieu, ou
non.
–
Rappelle-moi ce que signifie le 8 décembre ?
–
C’est la fête de l’Immaculée Conception, papa.
Mon
père n’a jamais eu la foi. Tout au plus, à certaines périodes de
sa vie, se disait-il agnostique. Avec le recul, je me dis que c’était
déjà un bon début.
Papa
a toujours eu une bonne santé. Il n’est pas mort de maladie.
De 86 ans, jusqu’à son départ, à l’âge de 93 ans, mon papa a subi, chez lui, des séances hebdomadaires d’occultisme, pratiquées par son fils Marc, maître reiki, degré 3 – le degré plus élevé.
Au
retour de l’un de ses voyages initiatiques en Inde, mon frère
avait désigné notre père comme cobaye privilégié : une
proie facile, à la fois dans l’ignorance et dans une confiance
sans limite.
Dès
sa première séance de reiki, sur le lit une place de son petit
bureau, mon père s’abandonna entre les mains de son fils, sans se
poser la moindre question. À la fin, il me confia même en
souriant :
– C’était très agréable. J’ai eu l’impression de voyager sans prendre l’avion, me dit-il selon l’une de ses expressions bien à lui.
Le
cobaye conquis faisait la publicité de mon frère, presque malgré
lui.
Puisque
le reiki lui apportait bien-être, relaxation, et même évasion, mon
frère pourrait donc pratiquer sur notre papa sans frein ni limite
dans le temps. Il s’y appliqua, hélas, pendant plus de 7 années
consécutives.
Une réflexion du P. Joseph-Marie Verlinde sur le site final-age.net
Ayurveda, est un terme sanskrit formé des mots « ayus » (vie) et « veda » (science, connaissance), il signifie « science de la vie » ou « science de la longévité ». On trouve les premières traces de cette médecine au 12ème siècle avant notre ère. Les textes servant encore aujourd’hui de référence auraient été transcrits au 8ème siècle av. J.C.
La médecine ayurvédique est étroitement liée à l’hindouisme, plus particulièrement aux Vedas, qui constituent les écrits sacrés de cette religion : les maladies auraient une origine spirituelle : elles seraient dues à une perte de confiance dans l’atman – c’est-à-dire dans le divin immanent, selon la conception panthéiste de l’hindouisme.
L’ayurveda repose sur quelques grands principes : – la théorie des cinq éléments – la théorie des trois humeurs
Théorie des cinq principes de vie
Cettemédecinetraditionnelleestbaséesurlathéoriedescinqprincipes de vie ou éléments:la terre (A);l’eau (Va);le feu (Ra);l’air (Ha); etl’espace ou l’éther(Kha).
La structure du corps—les os, les tissus, les muscles,la peau—estrégiepar l’élément terre; lesliquides corporels sont en relation avec l’eau; la vitalité et le mouvement dépendent de l’élément feu,qui gouverne également la régulation thermique; quant à l’air, il gère la respiration et anime le corps.Enfin, les cavités—internes ou externes—sont des manifestations de l’espace.
Théorie des trois humeurs
Il faut compléter cette théorie des éléments par celle des trois doshas ou humeurs:lesprincipesespaceetairprédominentdansvata,quidirigel’impulsionnerveuse,lacirculation, la respiration et l’élimination;la croissance et la protection vis-à-vis de l’extérieur estdirigée par pitta, en qui prédominent lefeu et l’eau;le métabolisme est gouverné par kapha, où prédominent la terreet l’eau.
La santé résulte de l’équilibre entre ces trois doshas. Chacun des trois doshas caractériseun typed’homme:letypevataseraitimprévisible,impulsif,enthousiaste,disposéàl’inquiétudeetàl’insomnie;le pitta serait intelligent, vif, passionnel et aimant le soleil; tandis quele kapha serait solide, lent et disposé aux allergies.
L’ayurveda propose une approche autant préventive que curative, qui cherche à rajeunir les cellules etles tissus dégradés afin d’aider la longévité. Selon la Tradition, plus de 7000 espèces de plantesentreraient dans les recettes ayurvédiques. Toutes maladies seraient dues à un déficit alimentaire.
Diagnostic et thérapie
Le diagnostic du médecin repose sur l’interrogation, la palpation, la prise dupouls, l’examen du corps, particulièrement la langue et les urines. La médecine ayurvédique proposeun certain nombre de thérapies, comparables à l’aromathérapie, la chromothérapie ou l’homéopathie. Plusieurstechniquessontutiliséespouréliminerlestoxinesdel’organisme(Panchakarma):l’applicationd’huilechaude,deslavementsoudesrégimesappropriés.Cesinterventionssontsupposées rééquilibrer les trois doshas et avoir une action préventive.
Mais l’ayurveda fait également appel à des techniques quirelèvent davantage des pratiques spirituellesde l’hindouisme, telles que le Prânâyâma—méthode de contrôle du souffle (prâna) empruntée auYoga, visant à développer l’énergie vitale par la maîtrise de la respiration—ou encore la méditation, lavisualisation et certains rituels visant à canaliser les énergies occultes.
Si tout n’est évidemment pas à rejeter de cet antique art médical, la prudence et le discernement sontcependant de mise; car l’ayurveda mélange allègrement des techniques proprement physiques à des pratiquesrelevantdesesracineshindouistes.S’iln’estpasfauxdeprétendrequ’undysfonctionnement au niveau du corps peut procéder pour une part d’une cause psychique voirespirituelle, toutes les thérapies ne se valent pas dans ces deuxderniers domaines: mieux vaut choisirune approche qui soit cohérente avec ses convictions et sa vision anthropologique. Vu sous cet angle,iln’estpassûrquetouslesaspectsdel’ayurvedapuissentêtreintégrésdansuncheminement chrétien.
Reconnue depuis 2002, cette médecine « non conventionnelle » est plébiscitée par les Français, mais pâtit du manque d’études cliniques probantes sur son efficacité.
«Nous sommes une profession jeune, mais prometteuse », résume
Christophe Couturaud. Prometteuse, le mot est faible. Le 14 mai
prochain, vingt ans après la reconnaissance officielle du titre
d’ostéopathe par la loi Kouchner, le président du Registre des
ostéopathes de France (ROF) lancera la première édition de ses
Rencontres internationales, à la Maison de la chimie à Paris. L’occasion
de revenir sur l’évolution de cette thérapie manuelle, fondée aux
États-Unis au XIXe siècle, mais aussi d’en célébrer le succès grandissant dans le monde et plus particulièrement en France.
Avec
plus de 20 millions d’actes réalisés chaque année dans l’Hexagone,
l’ostéopathie est devenue la médecine « non conventionnelle » préférée
des Français. Le nombre de praticiens, lui, ne cesse d’augmenter : alors
qu’ils étaient 11 608 en 2010, on en compte désormais près de 35 000
selon la Direction de la recherche et des statistiques, contre 14 000 en
Italie, 5 000 au Royaume-Uni ou 4 000 en Allemagne. L’ostéopathie, une
passion française ? « Il n’y a qu’ici qu’on observe un tel phénomène »,
assure le professeur François Rannou, chef du service de médecine
physique et de réadaptation à l’hôpital Cochin, à Paris. Pourtant, il
est formel : rien à ce jour n’atteste de l’efficacité de cette pratique.
Le médecin en veut pour preuve l’étude qu’il a menée sur l’effet des
manipulations ostéopathiques chez des patients souffrant de mal de dos
chronique, dont les résultats ont été publiés en mars 2021 dans la revue
américaine Jama Internal Medicine. Sur les 400 patients
suivis, la moitié a fait l’objet de manipulations « placebo ». Les
autres ont bénéficié de véritables séances dispensées par des
ostéopathes « exclusifs » – c’est-à-dire n’étant pas par ailleurs
médecins ou masseurs-kinésithérapeutes –, comme c’est le cas d’environ
deux tiers de la profession.
« Nous
n’avons pas observé de différence nette entre les deux groupes. En
clair, l’intérêt de l’ostéopathie est légèrement supérieur à celui du
placebo, mais ce bénéfice n’est pas cliniquement significatif », synthétise François Rannou. Ce qui ne veut pas dire que « ça ne sert à rien », comme certains ont conclu un peu vite. « L’effet
placebo n’est pas négligeable dans les douleurs de l’appareil
locomoteur, c’est même l’une des pathologies où il est le plus
important », souligne le médecin.
Mais alors, si cela ne fait pas de mal, voire fait un tout petit peu de bien, pourquoi s’en priver ? « Dès lors qu’on reste dans la sphère du bien-être, cela me va, dit François Rannou. Le
problème, c’est que dans l’esprit de beaucoup de Français, les
ostéopathes sont des professionnels de santé. Or une esthéticienne n’est
pas une dermatologue », tacle le professeur, pour qui les
ostéopathes, non-professionnels de santé qui portent une blouse et
exercent en cabinet, entretiennent l’ambiguïté sur leur statut. « En aucun cas nous n’ambitionnons de remplacer les médecins, se défend Dominique Blanc, président de l’association Ostéopathes de France. La
médecine et l’ostéopathie sont des approches complémentaires. Nous
devons travailler ensemble, pour le bien du patient, au-delà des
logiques corporatistes », plaide-t-il.
C’est au nom de cette complémentarité que la docteure Corinne Le Sauder, présidente de la Fédération des médecins de France (FMF) s’est formée à la médecine manuelle ostéopathique, via un diplôme universitaire. « Quand vous allez chez le médecin, vous entrez avec une douleur et vous repartez avec une ordonnance. Avec l’ostéopathie, on peut lever des contractures ligamentaires ou articulaires, et redonner du mouvement à des gens qui étaient bloqués. Dans certains cas, cela peut même aider à faire des diagnostics. À condition, insiste-t-elle, d’avoir une connaissance des pathologies. » Car le danger serait de passer à côté de certaines maladies. Pour François Rannou, le meilleur moyen de l’éviter serait de suivre le modèle américain, où tous les ostéopathes sont formés à la médecine. Et, surtout, de bannir l’ostéopathie viscérale ou crânienne, qu’il qualifie de « dérives », au bénéfice de la seule ostéopathie structurelle, centrée sur le système musculo-squelettique.
« Ce serait un contresens total », s’étrangle Christophe Couturaud, pour qui « vider » l’ostéopathie de ces dimensions plus « empiriques » ou « spirituelles » reviendrait à la tuer. « Prendre
la personne dans sa globalité, voir les interconnexions qu’il peut y
avoir entre le crâne et le bassin, entre le crâne et les vertèbres,
entre les viscères et le dos, et essayer de comprendre comment elles
peuvent générer des tensions et des douleurs : c’est ce qui fait
l’essence et le succès de l’ostéopathie », ajoute Dominique Blanc,
tout en reconnaissant que les effets de ces manipulations ne sont pas
suffisamment documentés par la littérature scientifique.
Comment expliquer ce faible intérêt de la recherche ? « Pour
faire des études cliniques, il faut de l’argent, or cet argent provient
souvent des laboratoires pharmaceutiques. L’ostéopathie ayant tendance à
réduire la prescription de médicaments, on comprend aisément leur
manque d’intérêt », soulève Corinne Le Sauder. D’autant qu’en la
matière, la preuve du bénéfice pour les patients reste très difficile à
établir, surtout quand on touche à des choses aussi subjectives que la
douleur. « Toute la médecine est fondée sur l’Evidence-Based
Medicine (EBM), la médecine par les preuves. Cela exige de dégager des
données scientifiques générales, alors que l’ostéopathie est d’abord
fondée sur l’individu. » Pour Dominique Blanc, c’est plutôt du côté des sciences humaines que la recherche devrait se placer. « Se
fonder uniquement sur l’EBM, c’est oublier que certains problèmes,
comme le mal de dos dont souffrent tant de Français, sont majorés par le
stress ou des traumatismes gardés en mémoire par les tissus. »
Si elle se méfie de la « psychologisation »
à outrance, Corinne Le Sauder attribue le succès des ostéopathes à leur
capacité d’écoute, une qualité essentielle qui fait de plus en plus
défaut aux médecins, faute de temps. « Je caricature un peu, mais
aujourd’hui, quand vous dites à un médecin que vous avez mal au ventre,
il va vous prescrire une échographie sans même vous toucher le ventre, pointe la généraliste, qui voit aussi dans l’ostéopathie une manière de rendre le patient plus actif. Il
y a cette idée d’apprendre au patient à se prendre en main et à être
acteur de sa pathologie. Et cela aussi, c’est quelque chose qui manque
en médecine. »
Repères
Un diplôme reconnu, mais des débouchés incertains
Depuis une réforme de 2014, seules
les écoles agréées par le ministère de la santé peuvent délivrer des
diplômes d’ostéopathie, indispensables pour exercer en France.
Trente et une formations
sont actuellement reconnues, toutes privées. Parmi elles, neuf ne
bénéficient que d’un agrément provisoire, qui devra être confirmé en
septembre prochain.
La formation dure cinq ans, mais le diplôme obtenu n’étant pas un diplôme d’État, il ne permet pas d’obtenir une équivalence en master à l’université.
Alors que plus de 1 500 étudiants sortent des écoles chaque année, la profession craint la saturation.
Le « cracking », une pratique qui divise
Faut-il
faire « craquer » les articulations des patients lors des séances
d’ostéopathie ?
Si certains professionnels défendent une approche plus « douce », tous
insistent sur la nécessité d’avertir les personnes concernées et de
connaître leurs antécédents.
C’est une demande que les ostéopathes entendent régulièrement dans leur cabinet : « S’il vous plaît, ne me faites pas craquer. Je déteste ça ! »
Pour certains, c’est même devenu un critère de choix au moment de
prendre rendez-vous. Les ostéopathes l’ont bien compris, et précisent,
de plus en plus souvent, « sans craquement » sur leur carte de
visite. Mais en quoi cela consiste-t-il exactement ? En réalité, il ne
s’agit pas de faire « craquer les os », mais les articulations. Quant au
bruit, ce « crac » qui surprend souvent par son intensité sonore, il
provient en fait de l’éclatement, sous l’effet de la pression, de bulles
de gaz contenues dans le liquide synovial, une sorte de lubrifiant qui
se loge entre les articulations.
« Le
”cracking”, c’est moins un sujet pour nous que pour les patients, car
en général, ce n’est pas un moment très agréable pour eux, convient Ai-Jee Youn, fraîchement installée dans un cabinet en région parisienne avec son compagnon, Léo Guérin. Mais
après coup, cela peut faire beaucoup de bien. D’ailleurs, les patients
se mettent souvent à rire juste après, ils sont tout à coup très joyeux,
signe que l’impact a libéré quelque chose. »
Néanmoins, ces jeunes ostéopathes ont rarement recours au craquement – également appelé cracking ou thrust. « Cette
technique a l’avantage de pouvoir traiter l’articulation de façon
précise, mais il y a d’autres manières de redonner de la mobilité à une
articulation bloquée, indique Léo Guérin. On peut aussi avoir
une approche plus globale : traiter l’articulation à distance, en
travaillant par exemple sur les muscles attenants. » Dans tous les cas, une règle d’or : « Toujours demander le consentement du patient avant de le faire craquer. » Pas question de lui imposer quoi que ce soit, « il ne doit pas être mal à l’aise ». Au risque de le voir ressortir du cabinet plus contracté qu’il n’y est entré.
Solène Chavane, elle, a choisi de bannir cette manipulation de sa consultation, au profit de techniques plus douces. « Nous
apprenons toutes les approches à l’école et chacun, une fois diplômé,
pratique avec ce qu’il apprécie le plus. Un peu comme un cuisinier qui,
pour cuire un aliment, peut utiliser un four, une poêle, une friteuse ou
encore la vapeur, compare cette ostéopathe parisienne. En fait, il n’existe pas de bonne ou de mauvaise technique, l’important est qu’elle soit bien maîtrisée. »
Elle
doit surtout être adaptée au patient. En effet, s’il peut se révéler
utile dans certains cas, le cracking n’est pas indispensable ; il est
même déconseillé pour certains. « Il y a des endroits dans le corps,
les cervicales notamment, qu’il vaut mieux éviter de faire craquer,
surtout si l’on ne connaît pas les pathologies du patient, avertit Corinne Le Sauder, médecin généraliste et ostéopathe à Olivet, dans le Loiret. Faire craquer un patient à l’endroit d’une articulation blessée ou d’une métastase, par exemple, peut être ravageur. »
Présentation non exhaustive de techniques non
reconnues par le Conseil national de l’ordre des
masseurs-kinésithérapeutes et signalées comme
ayant été dispensées par des kinésithérapeutes.
Les techniques du présent tableau ne disposent pas de
validation scientifique et ne sont pas reconnues par
le Conseil national. Elles ne peuvent pas constituer
des spécificités d’exercice, ni des titres d’exercice.
Les kinésithérapeutes ne sont pas autorisés à s’en
prévaloir, leur utilisation n’est pas autorisée par
l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes dans la
prise en charge des patients.
Ces techniques ont soit fait l’objet d’un rapport par
une instance scientifique ou d’une autorité publique,
soit d’une décision prononcée par une chambre
disciplinaire qui en ont reconnu le caractère illusoire
ou susceptible de l’être.
Enfin, les techniques listées dans le tableau en annexe, qui sont dépourvues d’étude, d’avis et de décision juridictionnelle doivent toutefois appeler la plus grande vigilance.