À partir d’une réflexion sur « Les 4 accords toltèques : la voie de la liberté personnelle » de Miguel Ruiz
Adrien Bouhours, universitaire, auteur de plusieurs études savantes sur l’histoire des courants ésotériques dont « Le christianisme au défi des nouvelles spiritualités » (Artège, 2024).
Fr. Paul-Adrien s’est rendu au Salon de la Sorcellerie et de l’Ésotérisme à Paris pour comprendre ce qui s’y passe réellement. Peut-on vraiment jouer avec ces forces sans danger ? Quelle est la véritable influence spirituelle de ces courants ésotériques ?
Mais on reste sur sa faim quant aux réponses… On peut se demander si le ton badin adopté ici n’est pas inadapté pour des sujets nécessitant un approfondissement.
Au-delà de la question posée (l’évangélisation dans le contexte du foisonnement de l’occultisme et de l’ésotérisme), le contenu demeure très superficiel. La conclusion disant qu’il faudrait apporter plus de magie à l’évangélisation peut sembler racoleuse.
Les mimiques démagogiques et le ton qui se veut branché provoquent une mise en avant du Fr. Paul-Adrien avec des postures quelque peu artificielles…
Bien-être, créativité, énergies, connexion à la nature et cailloux magiques, les nouvelles spiritualités saturent notre réalité contemporaine. Trend hyper moderne ou rejeton d’un seul et même schéma religieux ? Dans cette vidéo on décortique les quelques grandes pratiques ésotériques à partir notamment de l’étude de Raphaël Liogier dans son ouvrage « Souci de soi, conscience du monde
Cette vidéo traite des dangers et des dérives des nouvelles spiritualités. L’approche est sociologique et anthropologique. Elle donne des repères intéressants dans ces domaines, notamment lorsque cela est intégré dans une perspective historique.
On nous dit que nos contemporains sont de plus en plus individualistes, et c’est sans doute vrai : obsession de l’apparence physique, de l’équilibre psychique, du développement personnel, quête du bien-être et d’un bonheur égocentré. Mais, dans le même temps, nous ne nous sommes jamais autant préoccupés du monde, du monde dans son ensemble, au-delà de toutes les frontières : conscience écologique, développement durable, dialogue des cultures, action humanitaire.
L’individuel d’un côté, de l’autre le global. Deux pôles apparemment inconciliables comme l’huile et l’eau, qui sont pourtant magiquement mêlés dans les consciences contemporaines. Ce mélange paradoxal a donné naissance à la religion dominante de notre temps, l’individuo-globalisme, qui imprègne tous les domaines de la vie humaine : la santé, la politique, le sport, l’éthique, et même l’entreprise.
Elle consacre l’authenticité, le naturel, le ressourcement, l’énergie et s’accompagne de pratiques (nouvelles, même si elles ont parfois des origines anciennes), telles que le yoga, la sophrologie, le qi gong, la méditation. Cette foi nouvelle est en train de changer, silencieusement, notre monde. D’imposer un nouveau rythme de vie, de nouvelles règles du jeu. C’est ce changement insidieux mais radical que cet essai se propose de décrire et d’expliquer. Raphaël Liogier est professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence où il dirige l’Observatoire du religieux.
Je tiens à débuter mon histoire en vous disant que mon père était un homme bon. Un homme de qualité avec un emploi important, des études supérieures, des vêtements à la mode, des valeurs propres qu’il hurlait partout, un sens des affaires développé, une petite famille… Seulement, cet homme, blessé de toutes parts dans sa vie par des défaites familiales et une mère autoritaire, a laissé une secte s’emparer de son âme et il en est mort en 1993.
Il a connu les Rose-Croix vers 1984. Ardent adepte, il a voyagé dans plusieurs pays du monde et est devenu un des piliers de ce mouvement dans la région de Québec. J’ai souvenance avoir moi aussi participé à certaines cérémonies et plusieurs lectures, alors que dans mon jeune âge je faisais partie des portes-flambeaux. Adolescente, je crois avoir eu marre des suppositions et des idéologies et très tôt j’ai abandonné le cercle.
Pourtant, mon père persistait dans ses croyances. Sa philosophie était devenue un mode de vie, où tous les soirs il pratiquait ses rituels Rose-Croix et chaque instant de sa vie fut alors consacré à sa secte Rose-Croix, délaissant femme et enfants.
Un mois avant sa mort, en phase terminale depuis plus de deux ans, il m’a avoué mourir du SIDA, contracté lors d’un voyage Rose-Croix à San Francisco vers 1984-1985. Lors d’une cérémonie avec d’autres adeptes, tous les membres s’étaient piqués à l’héroïne avec la même aiguille, afin de participer à un voyage astral. L’un d’entre eux avait le V.I.H et les symptômes du SIDA se sont développés dès le départ, faisant de lui la dernière victime du groupe.
Il a cru aux Rose-Croix jusqu’au bout de son souffle et a accordé à cet Ordre chacune de ses pensées, mais aussi regrets… Après sa mort, nous avons participé à une cérémonie, la première de la sorte au Canada chez les Rose-Croix, et nous y avons vécu des choses étranges, inexplicables. Je tente de comprendre. J’écris actuellement notre histoire, qui ressemble plutôt à un roman moderne. Ma mère passe sa vie à ressasser le passé, à tenter de survivre et moi j’ambitionne parcourir la terre à crier cette historie afin de protéger le monde des gourous et des sectes qui laissent les hommes blessée et faibles croire à leurs idées saugrenues.